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Le Démon de la théorie : La littérature est-elle une science exacte ?

Qu’est-ce que la littérature ?

Le 20/05/2019 à 09:02 par Maxime DesGranges

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20/05/2019 à 09:02

Maxime DesGranges

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ESSAI – 1998. Pendant que vous chantiez à tue-tête « Aïe will seuvaïve » au Stade de France, que vous alliez voir couler le Titanic pour la troisième fois au ciné « juste pour accompagner une copine », que vous dansiez frénétiquement au camping sur « Asi Pata Pata » de Coumba Gawlo ou que vous réécoutiez le CD gravé du décevant « Americana » de Offspring dans votre Discman, Antoine Compagnon, lui, se replongeait dans Genette, Barthes et Greimas pour sortir un essai que pratiquement personne n’a lu. Respect.

Aujourd’hui, tous les étudiants de Lettres, même les nuls du fond de l’amphi et les dispensés d’assiduité, sont censés avoir entendu parler – hélas ou heureusement selon les goûts – de « narratologie », de « focalisation interne », d’« intradiégétique » et d’« extradiégétique », de « singulatif » et d’« itératif », et ont nécessairement entendu sonner à leurs oreilles juvéniles, entre deux pétards de mauvaise weed, les doux noms de Gérard Genette et de Roland Barthes.

Car ce vocabulaire si séduisant appartient à ce qu’on appelle la « théorie littéraire », discipline qui dans les années 60 a tâché de dégager de nouveaux horizons dans la compréhension des œuvres littéraires, puis a fini par infuser complètement dans la recherche universitaire – ayant eu pour conséquence d’écœurer des générations entières d’« apprenants » en littérature qui se sont précipités, pour le rarement meilleur et plus souvent le pire, dans des filières pleines de Pierre Bourdieu et de Judith Butler option Écriture inclusive.

Comme le succès n’arrive jamais par hasard, celui de la « théorie » était dû sans doute à ce que cette dernière venait s’opposer au « sens commun », dont la pertinence critique était largement remise en cause. Et le « sens commun », ce sont toutes ces vieilles questions habituelles que tout lecteur continue presque instinctivement de se poser sur un texte littéraire, les mêmes que celles que les professeurs de Compagnon posaient déjà à l'époque de sa scolarité : « Comment comprenez-vous ce passage ? Qu'est-ce que l'auteur a voulu nous dire ? Quelles sont les beautés du vers ou de la prose ? En quoi la vision de l'écrivain est-elle originale ? Quelle leçon pouvons-nous en retenir ? », etc.

Il faut l’admettre : malgré les efforts des théoriciens, rien n’y a fait, le « sens commun » a résisté à l’assaut et ce n’est sans doute pas sans raison. Pour Compagnon, il était donc temps de faire le point sur les arguments respectifs des uns et des autres et d’en dégager les lignes de force, d’analyser les points de vue antithétiques pour en montrer les limites, en cerner les excès, et tenter de dégager une voie du milieu qui ferait revenir tout le monde à la raison, (et à la fac).

Pour commencer, Compagnon relève cinq éléments indispensables pour qu'il y ait « littérature » : un auteur, un livre, un lecteur, une langue, un référent ; avant d’en ajouter deux supplémentaires : l'histoire et la critique. Ces sept points composent la structure de l’essai : chaque chapitre sera l'occasion de confronter théorie littéraire et sens commun autour de ces éléments pour tenter de répondre à un certain nombre d’énigmes irrésolues autour de la littérature. Prenons donc ces énigmes une par une.
Éternelle question à laquelle personne n’a jamais vraiment pu répondre, malgré les tentatives aussi brillantes que nombreuses (Charles du Bos, Sartre…). Autrement dit : quels sont les marqueurs linguistiques indiquant qu'un texte est littéraire et qu'un autre ne l'est pas ? Rien n’affirme d’ailleurs que cela se joue au seul niveau linguistique. Mais dans ce cas, de quoi parle-t-on lorsqu'on parle de littérature, d’œuvre littéraire ? Compagnon explore le sujet en faisant parler les critiques, afin de trouver une explication – faute de réponse – à cette interrogation difficile, car : « La littérature, ou l'étude littéraire, est toujours prise en sandwich entre une approche historique au sens large (le texte comme document) et une approche linguistique (le texte comme fait de langue, la littérature comme art du langage), qui sont irréductibles. » « Historicisme » et « formalisme » : ces deux approches définissent la nature de la fracture théorique présente tout au long du livre.

Qu'est-ce que l’auteur a voulu dire ?

La place de l'intention de l’auteur constitue le chapitre le plus long du livre, tant la question de sa fonction et de son rôle a été débattue. Ici, les critiques se séparent en deux chapelles : les partisans de l'explication (cherchons à comprendre ce que l'auteur nous dit) et les partisans de l'interprétation (cherchons à comprendre ce que le texte dit, indépendamment de l'auteur).

Pour les New Critics anglo-saxons (Allen Tate, Penn Warren, Wimsatt, Beardsley…), qui ont précédé les structuralistes français dès les années 20, la question relève d'une « illusion intentionnelle » (intentional fallacy) car, comme le démontre par exemple le texte célèbre de Proust, Contre Sainte-Beuve, l’œuvre est le « produit d'un autre moi que le moi social, d'un moi profond irréductible à une intention consciente ». L’oeuvre s'affranchit de son auteur pour devenir une entité signifiante autonome. C'est tout l'objet du structuralisme littéraire (la théorie) que de chercher à le prouver.

Alors, le sens d'une œuvre se réduit-il à l'intention que l'auteur à voulu y mettre ou bien le texte s'émancipe-t-il de l'intention initiale ? Comme souvent dans les questions complexes, la réponse pour Compagnon serait du genre : un peu des deux :

L'intention d'auteur ne se réduit donc pas à un projet ni à une préméditation intégralement consciente (« l'intention claire et lucide » de Picard). L'art est une activité intentionnelle (...), mais il existe de nombreuses activités intentionnelles qui ne sont ni préméditées ni conscientes.

La littérature nous parle-t-elle de la réalité ?

En d'autres termes : la littérature traite-t-elle vraiment du monde, de la réalité qui nous entoure, et à quel degré ? Depuis la « Poétique » d'Aristote, la mimèsis (imitation, représentation) est le terme qui rend compte du rapport entre littérature et réalité. Seulement, « la mimèsis a été remise en cause par la théorie littéraire, qui a insisté sur l'autonomie de la littérature par rapport à la réalité, au référent, au monde, et soutenu la thèse du primat de la forme sur le fond, de l'expression sur le contenu, du signifiant sur le signifié, de la signification sur la représentation, ou encore de la sèmiosis sur la mimèsis. » Ainsi, la référence serait elle aussi une illusion (on parle dans ce cas d’ « illusion référentielle »).

Selon la théorie, la littérature ne nous parle pas du réel, elle ne peut pas le faire, malgré tous les apparats réalistes dont elle s'orne parfois. Une longue description dans un roman de Balzac ne nous parle pas du monde, elle ne représente rien, elle ne fait que parler de littérature, ne renvoie à rien d'autre qu'à elle-même (auto-référentialité) et à un acte de langage. Et si le texte se réfère à autre chose que lui-même, ce n'est qu'à d'autres textes (intertextualité).

La théorie s'oppose donc à la « tradition aristotélicienne, humaniste, classique, réaliste, naturaliste et même marxiste », pour qui le but de la littérature est de représenter la réalité le plus fidèlement possible, dans la mesure de ses possibilités. Cette dernière précision, « dans la mesure de ses possibilités », est importante, puisqu'elle offre à Compagnon l'angle d'attaque argumentatif qui lui permet de contester Barthes : pour ce dernier, si la littérature ne permet pas complètement de représenter la réalité, alors la référence est une illusion totale. C'est cette radicalité que Compagnon met en cause : « Le triomphe facile de la théorie littéraire sur la mimèsis dépendait d'une conception de la référence linguistique simpliste et outrée : l'hallucination ou rien. » (« l'hallucination » étant ici un terme utilisé par Barthes pour désigner la référence au réel).

Et le lecteur dans tout ça ?

Compagnon se penche sur l'approche pragmatique (effet produit) de la littérature, soit son rapport au lecteur. Deux conceptions critiques s'opposent à nouveau : la « critique scientifique » (Brunetière) puis « historique » (Lanson), polémiquait contre ce qu'elle appelait la « critique impressionniste » (qui parle de son expérience de lecture, procède par sympathie, par goût, etc.) Si l’œuvre est une « unité organique auto-suffisante », le point de vue du lecteur est inutile. Car il relève d'une nouvelle illusion, encore une, relevée par les New Critics américains : l'illusion affective (affective fallacy).

Le lecteur, trompé par la volubilité de ses affects, déforme la vérité du texte. Seule une dissection textuelle méthodique, « scientifique », permettrait d'en dégager toutes les virtualités de sens. Seulement, le lecteur résiste. Proust en tête, affirme Compagnon qui cite l'écrivain : « Ce dont nous nous souvenons, [...] ce qui nous a marqué dans nos lectures d'enfant, ce n'est pas le livre lui-même, mais le cadre dans lequel nous l'avons lu, les impressions qui ont accompagné sa lecture. La lecture est empathique, projective, identificatoire ».

Autre exemple de l’importance du lecteur dans l’élaboration de l’oeuvre : dans Manon Lescaut, l'abbé Prévost n'offre aucune description physique de son héroïne, afin que chaque lecteur puisse l'imaginer selon son propre idéal féminin (et non pas, comme le prétendait récemment quelque journaliste radio-francophonique débraillé, pour « invisibiliser » la femme). Ainsi le livre échappe toujours à l'écrivain, car le lecteur le transforme en le lisant, par le filtre de son imaginaire. Il y a toujours comme une lutte intime qui se joue autour de la lecture du livre, qui met en prise la liberté imaginative du lecteur et les contraintes imposées par le texte lui-même, qui balisent temporairement son imaginaire, avec son accord tacite.

Qu'est-ce que le style ?

Arrive la question du style. Pour la théorie littéraire, le style est, je vous le donne en mille, une nouvelle illusion. Pour le sens commun, le style est une réalité liée à chaque écrivain. Une ambiguïté se joue autour du terme en ce sens que le style est à la fois une norme et un écart par rapport à cette norme, il a un aspect à la fois collectif (quand on parle de style baroque, de style Louis XV, etc.) et un aspect individuel (singularité d'une œuvre). C'est, en fait, « au sens le plus vaste, un ensemble de traits formels repérables, et en même temps le symptôme d'une personnalité (individu, groupe, période). »

Durant les années 50, la notion de stylistique est contestée, alors que la linguistique prend de l'ampleur. Comme la notion de style se rapproche de celle d'intention d'auteur, elle est à bannir au chapitre des illusions elle aussi. Pour le linguiste Stephen Ullmann : « Il ne peut être question de style à moins que le locuteur ou l'écrivain n'ait la possibilité de choisir entre des formes d'expression distinctes. La synonymie, au sens le plus large, se trouve à la racine de tout le problème du style. » Or, pour la linguistique : dire autrement la même chose, c'est dire autre chose. La notion de synonymie (donc de style) perd aussitôt sa pertinence.

La thèse de l'unité insécable entre pensée et langage devait avoir raison des études de style, puisque le principe de synonymie était anéanti. Mais selon Compagnon, le philosophe Nelson Goodman parvient à résoudre l'aporie en affirmant que « la distinction entre le style et le contenu ne suppose pas qu'exactement la même chose puisse être dite de différentes façons. Elle suppose seulement que ce qui est dit puisse varier de façon non concomitante avec les façons de dire. »

Partant de là, Compagnon résume : « il y a des manières très diverses de dire des choses très semblables, et inversement. Plusieurs œuvres sur le même sujet – ou à peu près le même sujet – peuvent avoir des styles différents, et plusieurs œuvres sur des sujets différents peuvent avoir le même style. » Conclusion de Goodman : « Ce n'est pas parce qu'on se passe de la synonymie que style et sujet ne font plus qu'un. » Une phrase de Goodman définissant sa position médiane permet de sortir de l'impasse dans laquelle la linguistique cherchait à entraîner la question du style : « il y a des façons assez différentes de dire à peu près la même chose. » De cette façon, le style existe bel et bien.

Qu'est-ce que l'histoire littéraire ?

Autrement dit : comment la littérature s'inscrit dans sa propre histoire et quel rapport elle entretient avec l'histoire qui l'entoure. C'est la littérature en contexte et en mouvement : querelles des Anciens et des Modernes, imitation ou innovation, etc. Nouvelle illusion (eh oui, désolé) dénoncée par la théorie : « l'illusion génétique […] consiste à croire que la littérature peut, et doit, s'expliquer par des causes historiques. […] La théorie littéraire accuse l'histoire littéraire de noyer la littérature dans un processus historique qui méconnaît sa « spécificité » de littérature (le fait précisément qu'elle échappe à l'histoire). » Or un problème se pose quand on sait que : « L'hypothèse centrale de l'histoire littéraire est que l'écrivain et son œuvre doivent être compris dans leur situation historique, que la compréhension d'un texte suppose la connaissance de son contexte : "Une œuvre d'art n'a de valeur que dans son encadrement, et l'encadrement de toute œuvre, c'est son époque", écrivait Renan. »

L’historien littéraire et critique Gustave Lanson, quant à lui, affirmait qu'on faisait de l'histoire littéraire dès lors qu'on regardait le nom de l'auteur sur la couverture du livre. L'opposition des deux points de vue est d'ordre synchronique et diachronique : soit toutes les œuvres sont lues dans leur simultanéité, comme si elles étaient toutes contemporaines entre elles et de leur lecteur actuel, soit elles sont lues dans une série chronologique intégrée au processus historique. Or, rappelle Compagnon : « l’œuvre d'art est éternelle et historique. »

Par ailleurs, on ne peut tout à fait considérer les œuvres hors de l'histoire puisque la sélection de ces œuvres dans le canon est une conséquence d'un processus historique de jugement critique. En d'autres termes, ceux qui s'opposent à l'historicité de la littérature en sont les victimes, puisque les œuvres qu'ils étudient ont été sélectionnées par leur appartenance même à cette historicité. L'illusion, c'est de prétendre étudier la poésie de Baudelaire en la « déshistoricisant », alors que le fait même d'étudier cet auteur-là plutôt qu'un auteur oublié est le fruit d'une sélection historique.

Mais le problème que pose l'histoire est aussi lié à l'évolution de la discipline. Compagnon rappelle que : « L'histoire des historiens n'est plus une ni unifiée, mais se compose d'une multiplicité d'histoires partielles, de chronologies hétérogènes et de récits contradictoires. Elle n'a plus ce sens unique que les philosophies totalisantes de l'histoire lui voyaient depuis Hegel. L'histoire est une construction, un récit qui, comme tel, met en scène le présent aussi bien que le passé ; son texte fait partie de la littérature. » Conséquence singulière de cet éclatement de l'histoire : deux livres parus à la même date ne sont pas forcément contemporains, l'un peut être en retard sur son temps, l'autre en avance.

Qu'est-ce qu’un « bon livre » ?

Se pose enfin le problème de la qualité d'un texte : comment reconnaître un bon livre d'un mauvais, existe-t-il des critères objectifs de jugement ? C'est ce que la critique « scientifique » a essayé d'établir, comme elle se méfiait de la critique « impressionniste », trop souvent à côté de la plaque. Pourtant, la théorie n'échappe pas à la préférence ni à l'évaluation. Car simplement : « une théorie érige ses préférences, ou ses préjugés, en universaux ». Naturellement, on sélectionne les textes les plus susceptibles d'illustrer ce qu'on cherche à démontrer. Tout discours sur une œuvre littéraire dépend d'un jugement critique préalable sur elle, implicite ou explicite.

Définir la valeur d'une œuvre de façon objective pose de toute façon problème. Dans la Critique de la faculté de juger, Kant nous dit que : « le goût est la faculté de juger un objet ou un mode de représentation par l'intermédiaire de la satisfaction ou du déplaisir, de manière désintéressée. On appelle beau l'objet d'une telle satisfaction. » Avec Kant, le jugement esthétique se place au niveau du sujet, non de l'objet. Or, même en précisant ultérieurement la notion de désintéressement, qui permettrait d'atteindre un certain consensus du jugement esthétique, ce point de vue conduit au relativisme du Beau : est beau ce que je trouve beau, tout simplement. Chacun ses goûts. « Les goûts et les couleurs ne se discutent pas » est un lieu commun esthétique.

Dans ce cas, comment définir ce qu'est un classique ? Doit-on faire confiance au temps qui passe pour faire le tri entre mauvaise et bonne littérature comme certains le suggèrent ? (à ce sujet, lire notre chronique sur Albert Thibaudet) Compagnon résume le nouveau conflit théorique en ces termes : soit il existe un canon légitime, à la liste immuable et à l'ordre rigide, soit tout est arbitraire comme le suggèrent les théoriciens.

Une nouvelle fois, il s'agit d'adopter une position intermédiaire : il existe un canon, désigné par une pratique empirique inscrite dans l'histoire, il y a des entrées (Sade est un exemple) et des sorties, mais les changements se font en périphérie plus qu'au centre. La meilleure preuve en est que les théoriciens littéraires, sous couvert de dénoncer toutes les illusions mentionnées, n'ont fait que parler des œuvres du canon. De la même façon qu'en démontant le réalisme, ils n'ont fait que lire et parler des œuvres réalistes.

Ce long résumé n’a d’autre ambition que d’être une porte d'entrée à ce livre stimulant, qui pourra paraître compliqué à ceux qui ne sont pas habitués au style d'un universitaire, même si Antoine Compagnon est connu pour son style accessible comme il l’a prouvé avec la série  Un Été avec…  qui a connu un grand succès aux éditions des Equateurs. Ceci dit,  Le Démon de la théorie s’adresse à un public plus restreint.

Pour finir, laissons à l’auteur le mot de la fin qui résume en une phrase tout le paradoxe de cette « aventure théorique » dont il a analysé le parcours et les limites :

Certes, l'auteur est mort, la littérature n'a rien à voir avec le monde, la synonymie n'existe pas, toutes les interprétations sont valables, le canon est illégitime, mais on continue à lire des biographies d'écrivains, on s'identifie aux héros des romans, on suit avec curiosité les traces de Raskolnikov dans les rues de Saint-Pétersbourg, on préfère Madame Bovary à Fanny, et Barthes se plongeait délicieusement dans Le Comte de Monte-Cristo avant de s'endormir. 

Antoine Compagnon – Le démon de la théorie : littérature et sens commun – Points – 9782757842041 – 9.50 €

Par Maxime DesGranges
Contact : contact@actualitte.com

7 Commentaires

 

Dona

21/05/2019 à 14:29

Finalement il faut se délesté des fardeaux du snobisme et écrire pour être mal lu! J'ai aimé!

daniel

08/03/2022 à 08:47

Peut-être que Dona devrait, à tout le moins, apprendre l'orthographe !

Chris

24/05/2019 à 01:43

excellente analyse d"un bouquin libérateur

Max

27/05/2019 à 13:02

Merci pour ce retour Chris !

Baroutsaki

25/05/2019 à 15:03

impatiente de plonger dans son contenu!

Gaby

03/03/2021 à 21:39

Attention, Kant n’ouvre surtout pas la porte au relativisme ! Justement, c’est là la grande différence entre la satisfaction ( purement sensible ) et le plaisir esthétique : lorsqu’on juge que quelque chose est beau, on estime du même coup que chaque être humain devrait penser la même chose s’il se trouvait à notre place. L’agréable n’est pas le Beau ! " le Beau est ce qui plaît universellement sans concept " .

Abdallah

07/04/2026 à 09:18

La litterature est une activité spirituelle qui console l'être humain. Elle nous donne l'énergie et la capacité de penser et de réfléchir dans le bon chemin, elle nous permet de résoudre les problémes les plus ardus et les complexes. Sans la litterature, notre objectif et notre perspective reste inaccessible; cependant, le chemin de la litterature nous conduit à réaliser nos buts et nos objectifs que nous aspirons atteindre dans l'avenir.

Le démon de la théorie

Antoine Compagnon

Paru le 21/08/2014

338 pages

Points

10,20 €

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Publiée en 2014 dans le recueil intitulé Des Hommes sans femmes, aux éditions Belfond (traduction d’Hélène Morita), Drive my Car est une nouvelle à l’intelligence narrative exceptionnelle. La simplicité de son écriture et la profondeur qu’elle atteint évoque Tchekhov ou Kafka, présents tous deux dans le recueil. Dramatique, elle pose deux problèmes auxquels elle répond de manière limpide, abyssale. Au lieu de se refermer à la dernière page, le sens reste béant, fascinant, que le dispositif de la nouvelle épouse à jamais.

29/06/2026, 09:49

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Espions de Cambridge, Tocqueville, paternité : la sélection Books

Cette semaine, Books suit cinq chemins où l’érudition rencontre les angles morts du présent. Les Cinq de Cambridge rappellent les ravages de la fidélité idéologique ; un biologiste démonte les mirages de la longévité ; Juan Villoro observe le football comme une religion ; Tocqueville reparaît dans une Amérique désenchantée, tandis que la paternité se lit jusque dans le cerveau. Chaque livre remet ainsi une évidence en jeu.

27/06/2026, 09:00

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Houaria : Oran, ses femmes et ses fantômes

Houaria, roman de l'auteure algéro- syrienne Inam Bioud, est paru en 2025, dans la collection Khamsa, co-crée par les éditions Barzakh en Algérie et les éditions Philippe Rey en France. Par Ghozlène Benabi.

26/06/2026, 17:44

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Les Crimes de la Maison Bleue… et il n’en resta plus qu’un ?

Un groupe d’étudiants se rend à Tsunojima, pour la retraite annuelle du Club des amateurs de roman policier. Un lieu chargé d’histoire, idéal pour ce rendez-vous : un an auparavant, l’île est devenu la scène de crime d’un quadruple meurtre. Une famille assassinée dans leur demeure. Seiji Nakamura, son épouse Kazié, leur domestiques. Un épisode sanglant, à ce jour encore inexpliqué, malgré quelques théories… Pourtant, ce n’est que le début.

26/06/2026, 17:18

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Le Poids des os : c’est quoi, le prix d’une belle vie ?

D’un côté, il y a ces personnes pour qui tout va bien, à qui la vie sourit dès leur premier souffle sur cette Terre. Une existence proche d’un long fleuve tranquille, sans soubresaut. De l’autre côté, il y a le reste de l’humanité : une part, certainement plus importante, qui se démène pour atteindre un idéal, parfois impossible, et un bonheur qui leur glisse entre les doigts, encore et toujours. Le Poids des os, ce sont 25 nouvelles, entre rêve et réalité.

25/06/2026, 16:46

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La Nuit gagnera l’océan : la fantasy aquatique de Nadia Coste

Quand un messager halve, englué dans une matière noire, échoue près de l’Acropora, Discrète pressent que l’équilibre de son peuple vient de céder. Gardienne dakhana capable de lire l’avenir dans les nuages, elle doit quitter le récif et rejoindre les peuples de la forêt. Avec La Nuit gagnera l’océan, publié chez Scrineo, Nadia Coste compose une fantasy aquatique inventive, dense et portée par une héroïne qui apprend à agir sans attendre d’être délivrée de ses peurs.

25/06/2026, 11:29

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Le chef d’oeuvre oublié

Avec La Vierge jaune, Foucauld Duchange signe un premier roman d’une étonnante maturité, à la fois récit de filiation, méditation sur l’art et exploration du manque maternel. Publié dans la toute récente collection “Aventures” (éditions Gallimard), le livre s’inscrit dans cette tradition française du roman de mémoire où l’écriture tente moins de raconter une vie que de recomposer une présence disparue.

24/06/2026, 10:52

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Salem, de Stephen King : que l’écriture soit

Salem (éditions JC Lattès, 2006, traduction originale de Christiane Thiollier et Joan Bernard, révisée et augmentée par Dominique Defert) est le second roman de Stephen King. Perturbant, littéraire – il convoque un grand nombre d’œuvres et d’auteurs de marque –, une confiance s’en dégage au-delà du pire, belle comme l’espoir d’un écrivain qui sent monter en lui des forces capables d’affronter l’existence, la part d’effroi qu’elle recèle.

24/06/2026, 10:42

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RMC Story de Philippe Pichon : dictionnaire d’un amoureux transi du théâtre classique

Oubliez vos souvenirs des Lagarde et Michard, dépoussiérez vos idées reçues sur les classiques de la littérature et mettez de côté vos fastidieuses notes prises en cours de français sur les dramaturges du XVII : voici un essai enthousiaste, qui va bousculer vos aprioris.

23/06/2026, 13:02

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Trois livres pour redécouvrir Marc Bloch, historien et résistant

À l'heure où Marc Bloch et Simonne Vidal font leur entrée au Panthéon, Armand Colin republie trois textes majeurs de l'historien : Écrits de guerre (1914-1918), Apologie pour l'histoire ou Métier d'historien et Les Caractères originaux de l'histoire rurale française. Trois ouvrages qui permettent de mesurer l'ampleur d'une œuvre dont l'influence dépasse largement le cadre universitaire.

23/06/2026, 12:22

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John Rebus, l’enquêteur prisonnier qui refuse de lâcher la vérité

Infatigable Ian Rankin ! Quatre décennies se sont écoulées depuis qu'il nous a donné à lire la première enquête de son inspecteur au nom d'énigme, John Rebus, dans L'étrangleur d'Édimbourg (l'ouvrage vient d'ailleurs d'être réédité en poche). Un cycle romanesque qu'il convient d'apprécier dans sa totalité fluide. Une sorte de « comédie humaine », avec ses personnages reparaissant d'un livre à l'autre (comme dans celle de Balzac), indissociable de la ville d'Édimbourg. Et de l'Écosse tout entière, d'ailleurs. Par Jean Miniac.

23/06/2026, 12:01

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Histoires extraordinaires de ballons : quand Paris prenait son envol

Depuis le 21 juin, la vasque olympique retrouve le ciel de Paris. Une occasion parfaite pour se souvenir que, bien avant de porter la flamme des Jeux, les ballons ont accompagné certaines des plus extraordinaires aventures scientifiques, techniques et humaines de notre histoire.

22/06/2026, 17:33

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Prix Lumière d’août : les recommandations des jurés pour l’été — catégorie essai

Attaché en premier lieu à la littérature francophone et à la photographie, le prix Lumière d’août poursuit chaque année le même objectif : distinguer des œuvres où l’écriture, le regard, la mémoire des lieux, des corps et des êtres entrent en résonance.

22/06/2026, 12:43

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Freida McFadden et les cahiers de vacances : on prend les mêmes et on recommence

Le Dîner, de Freida McFadden (trad. Karine Xaragai), reste en tête des meilleures ventes du 6 au 12 juillet 2026, avec 42.080 exemplaires écoulés. Derrière, La Prof remonte à la deuxième place. Pour le suspense, il faudra repasser : les huit autres titres du Top 10 sont encore des cahiers de vacances.

17/07/2026, 12:31

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Septentrionale : Karim Kattan fait de l’amour le dernier moteur du monde

Un pays jamais nommé s’effondre derrière eux ; devant, toutes les routes filent vers le nord. Dans Septentrionale, Karim Kattan lance Maryam et Joseph à travers une nuit de guerre, de prodiges et de souvenirs. Porté par les trajectoires queer de ses deux protagonistes, ce roman de l’exil mêle argot, visions cosmiques et tendresse sans édulcorer les violences héritées. Une traversée saisissante, parfois freinée par des symboles trop appuyés. Sortie le 4 septembre.

17/07/2026, 10:37

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Elle le mangerait : la grande Frédé a les crocs

Frédérique a 35 ans, quelques centimètres de trop selon les autres, un ex qu’une mesure d’éloignement lui interdit d’approcher et une faim d’amour impossible à rassasier. Lorsque Gabriel la défend dans la rue, elle ne rencontre pas un homme : elle invente un couple. Avec Elle le mangerait, Nicolas Robin signe une comédie noire nerveuse, drôle dans son aveuglement, glaçante dans sa logique. À table, le 27 août.

17/07/2026, 10:37

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Que reste-t-il des idéaux quand un attentat se prépare ?

Jeanne, Eric et Abdallah sont adolescents quand ils forment un groupe de musique : Les Pirouettes Cacahuètes. Ils voulaient fabriquer du son, une matière sauvage pour contrer l’effondrement annoncé, mais jamais le trio n’aurait imaginé alimenter une révolution à venir.

17/07/2026, 09:00

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Saurez-vous distinguer l’auteur de l’intelligence artificielle ?

Antoine Hummel propose un jeu. Son dispositif littéraire caustique entreprend de nous décoller du régime permanent de sollicitation que produisent les algorithmes de plateformes et d’applications.  En se confrontant à YouTube et en laissant s’insinuer l’intelligence artificielle, le texte explore ce que deviennent l’attention, le jugement et la création lorsque la répétition du même et la suggestion algorithmique enclosent notre appréhension du monde. 

17/07/2026, 08:00

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La prochaine guerre mondiale pourrait commencer par l’eau

L’eau est devenue l’or bleu du XXIe siècle, une ressource rare et convoitée, au cœur des équilibres géopolitiques. Dans un monde sous tension, Léa, ingénieure spécialiste du traitement de l’eau, travaille sur des technologies de pointe censées répondre à la pénurie. Lorsque la crise s’intensifie, elle est mobilisée au sein de Blue Corps, une unité internationale chargée de sécuriser les ressources hydriques, considérées comme des infrastructures critiques.

17/07/2026, 07:00

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Les Carnivores : Guillaume Nail écrit un futur qui a les crocs

Après une série de contaminations venues du vivant, les bêtes ont presque disparu, la viande se rationne et le Sanum organise un monde d’interdits, de protocoles et de surfaces désinfectées. Augustin, enfant rescapé d’une forêt interdite, croise Vadim, bureaucrate carniste, masculiniste et futur Guide d’une communauté hors contrôle. Avec Les Carnivores, publié chez Denoël, Guillaume Nail signe un roman brutal, organique, parfois saturé, mais traversé d’une vraie puissance de vision.

16/07/2026, 17:31

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

16/07/2026, 14:22

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Le petit chien thérapeute : “Le deuil, c’est la mémoire qui s’obstine à battre sous les cendres”

16/07/2026, 14:22

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers fait parler un Érard disparu

En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.

16/07/2026, 10:38

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Gaëlle Obiégly, ou l’art de digresser dans Rien à voir

Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.

16/07/2026, 10:33

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Ce que le capitalisme doit au racisme et au patriarcat

Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?

16/07/2026, 09:00

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Son fiancé vole les 32 millions du Loto et déclenche sa vengeance

Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros ! 

 

16/07/2026, 08:00

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Une veuve face aux victimes remontées d’un lac artificiel

Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.

16/07/2026, 07:00

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France-Espagne : la Roja met les Bleus à terre un soir de 14 juillet

Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.

15/07/2026, 21:35

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Je ne suis pas venu apporter la paix : la ferme où tout implose

Dans une ferme isolée d’une vallée pyrénéenne, un patriarche agonise. Ses enfants reviennent, chargés de rancœurs, de secrets, de fatigue et de comptes jamais réglés. Dehors, l’orage cogne. Dedans, Judith tient la maison, Maud prie, les chiens veillent, la fratrie s’observe. Je ne suis pas venu apporter la paix, ou la tragédie familiale noire revue par Nicolas Martin, organique, parfois excessive, mais d’une puissance d’atmosphère rare. À partir du 3 septembre.

15/07/2026, 15:12

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Fille de : Anne Pitteloud démonte le mythe du grand écrivain

À la mort de Christian Monnay, écrivain culte retiré du monde depuis trente ans, sa fille Chloé découvre que ses neuf manuscrits inédits ne contiennent que des pages blanches. Pour préserver sa mère aveugle, puis pour exister enfin comme autrice, elle glisse ses propres romans sous le nom du père. Anne Pitteloud signe une comédie noire, fine et acide sur la filiation, l’imposture et les légendes que fabrique le monde littéraire. Généalogie à découvrir le 21 août.

15/07/2026, 12:15

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Comment l’ordre transforme les révolutions en cérémonies

Comme il y a une dialectique de la raison, il y a une dialectique de la mémoire qui métamorphose le souvenir de la révolte en culte de l’ordre, les anniversaires des révolutions en défilés militaires, l’héritage de la Shoah en légitimation d’un État génocidaire ; ainsi s’affrontent les romans nationaux et la tradition des vaincus, le culte des héros et les traces laissées par les sans-nom, les monuments et les remémorations dissidentes.

15/07/2026, 09:00

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Les Désarmantes : Caroline Bouffault imagine une France sans hommes au pouvoir

Avec Les Désarmantes, son troisième roman à paraître le 21 août 2026 aux éditions Fugue, Caroline Bouffault imagine une France devenue une république pacifiste dirigée exclusivement par des femmes, où l’arrivée d’une journaliste étrangère vient révéler les contradictions d’un modèle fondé sur l’exclusion des hommes.

15/07/2026, 07:48

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Le mythe de la France sans esclaves s’effondre dans les archives

À la veille de la Révolution française, Paris se pense comme une terre de liberté, régie par le principe selon lequel « il n’y a pas d’esclaves en France ». Pourtant, pour les esclaves venus des colonies chercher refuge dans la capitale, cette promesse se révèle fragile et souvent illusoire. 

14/07/2026, 09:00

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Une communauté protectrice devient peu à peu impossible à quitter

Alors qu’elle prend la route pour tenter de calmer ses angoisses, Coro se retrouve sur des sentiers déserts, sans téléphone portable, frôlant la panne sèche. La nuit progresse, et alors qu’elle s’aventure au bout d’un chemin étroit pour demander de l’aide, elle arrive devant un grand portail noir. Elle va découvrir une demeure isolée, entourée de végétation et peuplée d’animaux. La communauté de femmes qui y vit propose son aide à Coro.

14/07/2026, 08:00

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Celle que je suis

13/07/2026, 16:37

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En Iran, 72 jours de garde à vue deviennent un monument littéraire

Arrêté en Iran le 12 octobre 2022, Olivier Grondeau a passé 887 jours en prison avant sa libération, le 17 mars 2025. Dans Joseph dans la nuit, publié chez L’Iconoclaste, il revient sur ses 72 jours de garde à vue sous l’autorité du ministère du Renseignement. Un récit d’enfermement, de peur et de résistance intérieure, porté par une langue nette, poétique et vibrante, où les rêves, les camarades et Hafez maintiennent un peu de monde au fond du noir.

13/07/2026, 16:18

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Villes impériales. Sur les traces de Napoléon Ier et de Napoléon III

13/07/2026, 10:43

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France-Maroc : les Bleus avalent les Lions de l’Atlas

Je vous écris ce matin les yeux fermés (c’est beau la confiance) : cette Coupe du monde outre-Atlantique va me coûter encore quelques nuits sans assez de sommeil. Des cernes, certes, mais qu’au moins je ne dois pas à une peine que la défaite face au Maroc aurait provoquée. Une fatigue victorieuse, avec quelques réserves.

11/07/2026, 12:19

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La collision

11/07/2026, 09:20

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La colonisation rend-elle fou ? Une enquête après Fanon

À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), l’un des premiers asiles d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation. 

11/07/2026, 09:00

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Le roman d’un père qui refuse de voir son fils lui échapper

Sur l’île de Muckle Flugga, le point habité le plus septentrional du Royaume-Uni, se dresse le phare de l’impossible, un des fameux phares de Stevenson. Un père et son fils le gèrent ensemble, depuis des années, accueillant parfois des pensionnaires, ornithologues pour la plupart. L’île est en effet peuplée d’une immense variété d’oiseaux, dont certains inattendus.

11/07/2026, 08:00

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Un homme de 456 ans veut rejoindre la maison d’Elvis

Quand Will Somersby débarque en titubant dans le hall d’un hôpital psychiatrique canadien, il prétend être venu à pied depuis le Tennessee, guidé par le chant d’un rossignol. Il affirme, en outre, être âgé de 456 ans. Il est alors confié aux bons soins du Dr Miranda Gosling, peu à peu convaincue d’avoir déjà croisé l’étrange individu...

11/07/2026, 07:00

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Federica Zombie

10/07/2026, 16:53

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Freida McFadden reprend la tête, devant les cahiers de vacances

Nouveau livre de Freida McFadden en poche rime souvent avec nouvelle entrée dans le Top 10 — et pas à n’importe quelle place : Le Dîner s’installe directement en tête, avec 88.707 ventes en une seule semaine, du 29 juin au 5 juillet. Une entrée phénoménale. Derrière, les cahiers de vacances conservent pourtant leur mainmise sur le classement, dont ils occupent huit des dix premières places.

10/07/2026, 13:00

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers enquête sur les pianos volés aux juifs

Dans Le fabuleux piano, à paraître le 27 août chez Robert Laffont, Sonia Devillers retrace l’histoire d’un instrument disparu, le piano de la famille Enoch, éditeurs de partitions, en l’inscrivant dans celle des milliers de pianos volés aux familles juives à Paris pendant l’Occupation, puis déplacés jusqu’aux confins du IIIe Reich. À travers cette enquête, l’autrice explore à la fois la spoliation, la mémoire familiale et la place intime que peuvent occuper les objets dans la transmission.

10/07/2026, 08:56

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Un week-end entre proches fait éclater les certitudes de deux familles

Avec Entre amis (Actes Sud), premier roman de Hal Ebbott traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau et publié le 26 août, l’auteur met en scène deux familles liées par une amitié ancienne, soudain confrontées à un acte de violence qui bouleverse leurs certitudes et révèle les tensions sociales, intimes et familiales longtemps restées sous silence.

10/07/2026, 06:56

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John, Fils de John : Douglas Stuart revient au pays des hommes blessés

Cal Macleod revient d’Édimbourg vers Falabay, dans les Hébrides extérieures, avec un sac à dos, un sac-poubelle et des secrets que l’île devine avant même qu’il pose le pied sur le quai. Son père John, tisserand, éleveur et chantre d’une foi sans souplesse, l’attend avec Ella, les moutons, la mer et le poids du nom familial. Traduit de l’anglais d’Écosse par Charles Bonnot, John, Fils de John, noue retour au pays, désir, honte et filiation dans un roman rude, drôle et profondément habité. Généalogie à ouvrir le 26 août.

09/07/2026, 13:07

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Argentine-Égypte : le calvaire des champions du monde avant le miracle Messi

Hier, la terre a tremblé. Les bars autour de chez moi étaient en ébullition : l’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine, championne du monde en titre, dans le dernier huitième de finale de la Coupe du monde. L’Albiceleste n’avait pas dit son dernier mot ; moi, je perdais les miens. En quelques minutes seulement, Lionel Messi a mis le match à l'envers. À l’arrivée : 3-2, pleurs, soulagement. Et vertige. 

 

08/07/2026, 22:51

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Résoudre ce qu’Albert Einstein qualifiait d’”éternel mystère”

S’il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait, en soi, être un sujet d’étonnement. Pourquoi l’ingéniosité du vivant anticipe-telle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l’« éternel mystère » : pourquoi comprenons-nous le monde ?

08/07/2026, 08:00