#Roman francophone

Mort aux girafes – et aux cons, avec... si possible

C’est dans la chambre 46 de l’Hôtel de Trêve sis à Bar-le-Duc qu’a été découvert par Solveig Trève, la fille de Madame Trève, propriétaire de l’établissement, chargée par sa mère de porter, tous les matins, les plateaux du petit déjeuner aux hôtes ne fréquentant pas la salle commune de restauration, aux environs de 8 heures, un triste dimanche de janvier 2011, le sieur Frédéric Berthier qui avait eu l’idée saugrenue, après seulement trois jours passés à l’hôtel sans n’avoir jamais une seule fois quitté sa chambre, de se suspendre, par le cou et avec les draps du lit savamment détournés de leur fonction première, à la poutre d’entrait du plafond de ladite chambre...

Le 28/09/2021 à 14:29 par Mimiche

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28/09/2021 à 14:29

Mimiche

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Une idée qui, plus d’une semaine plus tard, laissait toujours Olivier Chaume, le gardien de nuit de l’établissement interrogé en tant que témoin par la maréchaussée barisienne en charge de l’enquête, dans la plus profonde expectative quant aux motivations insoupçonnées autant que froidement exécutées d’un tel geste d’autodestruction que rien n’avait pu laisser seulement subodorer lors de son arrivée inhabituellement tardive au demeurant.

Et, même si ledit Olivier Chaume, tout autant que Madame Trève, ne seraient pas en peine de se remémorer nombre de clients ayant séjourné à l’Hôtel de Trève et pourvus de mines patibulaires (mais presque), voire d’intentions douteuses, inavouées, suspectes, originales ou fantasques, aucun embryon d’indice susceptible d’intéresser la maréchaussée ne leur avait sauté aux yeux pouvant paraître, après coup, comme un signe sinon inquiétant, tout au moins prémonitoire.

Alors que le susdit Olivier Chaume, comme il l’avait fort à propos fait remarquer à l’interlocuteur de la maréchaussée qui lui faisait face, pouvait tout à fait se targuer de sa capacité professionnelle à cerner ses clients comme il l’avait parfaitement fait, pas plus tard que deux jours après la macabre découverte, en devinant, sous l’imperméable mastic, le chapeau-feutre et les gestes ridiculement furtifs, que l’olibrius qui avait glissé subrepticement sa carte sur le comptoir était bien, conformément aux indications de ladite carte, un détective privé qui, pour autant et bien que sa chambre ait été réservée téléphoniquement à son attention et en bonne et due forme, n’avait même pas pris possession de celle-ci dès lors que Solveig Trève qui l’accueillait à la réception, lui eut rapporté les faits survenus deux jours auparavant dans la chambre 16 de l’hôtel du même nom qu’elle, faits qui l’avaient particulièrement secouée et dont elle appréciait de partager le récit avec quiconque acceptait de lui prêter une oreille compréhensive. (reprise de la respiration...)

Bon, j’ai eu beau essayer, l’exercice est trop compliqué pour que j’y parvienne vraiment. À quoi ? À vous présenter le livre de Pierre Demarty dans le même style que celui qu’il a utilisé dans Mort aux Girafes (comme c’est le premier de ses livres que je lis, j’ignore s’il a déjà usé du même procédé précédemment) : un livre possédant une majuscule à la première page (et plus aucune autre dans le corps de l’ouvrage à l’exception des noms propres) et un point final unique à la dernière !

Première expérience personnelle d’une telle lecture : une phrase longue de 200 pages !!! Mais après la disparition progressive, ébahie et finalement joyeuse d’une appréhension primaire, quel plaisir !

Pierre Demarty semble s’amuser comme un petit fou à promener son lecteur de coq-à-l’âne en digressions, mais, toujours, il raccroche magistralement les wagons et ces divagations s’avèrent être de superbes ellipses ramenant le lecteur dans le droit fil de son histoire, sans coup férir !

Alors certes le récit pourrait paraître un brin décousu (encore qu’il y ait un fil de la première à la dernière page…) à qui ne se laisserait embarquer qu’avec réticence, mais celui qui se laisse tirer par le bout du nez, profite sans répit d’une verve incroyable, d’un humour débridé, d’une faconde infernale, d’une suite dans les idées magistrale, d’un rythme époustouflant. Bref, d’une qualité de narration qui aurait pu m’enchanter encore longtemps si le livre avait été plus épais.

Mais je peux comprendre qu’après deux cents pages, il faille aussi reprendre un peu son souffle.

Entre jeux de mots (laids !), calembours et blagues potaches (combien j’ai ri en apprenant, par la radio, l’entrée de Sofia la girafe au Musée Grévin !), inclusions (parfaitement intégrées au cours du texte) d’extraits de chansons françaises qui tombent à pic…, Pierre Demarty ne laisse jamais passer l’occasion d’en placer une bien bonne : c’est réjouissant, amusant, plaisant, bien fait ! Pour moi, rien à redire, l’exercice est tout à fait réussi et a maintenant réduit à néant mes réticences à me lancer dans un autre ouvrage écrit de la même manière, qui m’a été offerte, mais qui, jusqu’à présent, m’avait trop rebuté pour que je me lance dans l’aventure.

Car, ne vous y trompez pas, c’en est une ! Quand vous êtes lancé(e), il n’y a pas beaucoup d'autres alternatives que de continuer.

Et tout cela va nous amener à un point d’orgue qui finit là où tout commence. Une prouesse, vous dis-je.

Alors, après toutes ces louanges (méritées, j’insiste), l’auteur ne m’en voudra pas de lui tirer les oreilles !… D’abord la droite : dans le blason de Bar-le-Duc, les deux bars ne sont pas d’« argent », mais d’« or » (nuance qui n’échappera probablement pas à tout un chacun un tant soit peu féru d’héraldique…). Ensuite, la gauche : la surface de l’état du Wisconsin (USA) n’est pas de « 170 millions », mais seulement de 170 mille « kilomètres carrés » (ce qui n’est déjà pas si mal !)

Non, mais de fois…

Je vous souhaite une bonne lecture, pour moi, ce fut une très enthousiasmante découverte.

 
 
 
 
 

Pierre Demarty Le Tripode Editions
Mort aux girafes
02/09/2021 194 pages 17,00 €
Scannez le code barre 9782370552792
9782370552792
© Notice établie par ORB
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5 Commentaires

 

Pierre Demarty

28/09/2021 à 18:19

Cher Mimiche,
Pour la superficie du Wisconsin, je plaide coupable, elle est en effet comme chacun sait de très exactement 169 639 kilomètres carrés, or en voulant l'arrondir (afin d'épargner au lecteur un excès de vétilleuses précisions qui eût risqué, songeai-je en ma grande mesquinerie mercantile, de le décourager de faire l'acquisition de mon humble ouvrage à la librairie "Busnel Mon Amour" de Pithiviers (comme quoi on a toujours tort de vouloir simplifier)) j'ai commis une impardonnable méprise métrique et me suis laissé quelque peu emporter, de sorte que les mille sont devenus des millions – ça m'apprendra à avoir passé mon adolescence à regarder Jean-Pierre Foucault, tiens.
Pour ce qui est du blason, en revanche, permettez-moi de m'inscrire en faux et de défendre mon honneur : le bar (comme le silence) est d'or en effet mais uniquement sur le blason du Barrois (autrement dit le comté de Bar dans son ensemble (fondé ainsi que nul ne l'ignore au 10e siècle de notre ère par l'injustement oublié Ferry d'Ardenne (né en 910 ou 15 et mort en 978, comte de Bar, duc de Haute-Lotharingie, fils de Wigéric et de Cunégonde et frère enfin non pas des quasi homophoniques réalisateurs belges multiprimés à Cannes, cessez donc vos facéties, mais bel et bien de l'évêque de Metz, le regretté Adalbéron))) ; mais sur le blason de la ville de Bar-le-Duc proprement dite, même si de nos jours la facilité métonymique veut qu'on le fasse communément se confondre avec celui dudit comté, historiquement parlant (c'est-à-dire avant la naissance du pape Alexandre VIII en 1610) les deux nobles créatures qui se dressent à son flanc senestre étaient bel et bien d'argent, ainsi que chacun pourra le vérifier sur le site mon-grand-est.fr, grâce auquel j'ai par ailleurs appris que si ledit blason était "parti" (c'est-à-dire scindé en deux partie distinctes, poiscaille d'un côté, flore de l'autre), c'était parce qu'il y avait à l'origine deux Barrois, un de chaque côté de la Meuse, l'un dit "mouvant" et l'autre "non-mouvant" (ce qui confirme au passage, si besoin était, que le Meusien n'est pas du genre à chercher midi à 17h34). Je m'en veux terriblement d'avoir omis ce fait décisif dans mon bouquin, et je jure ici à genoux devant mes 37 fidèles followers d'en battre ma coulpe jusqu'à la fin des siècles (laquelle ne devrait d'ailleurs pas trop tarder si j'en crois la météo de ce mois de septembre ainsi que la réception critique du dernier roman de BIIIIIIIIIIIIIIIIIIP), amen.
Pour le reste, cher Mimiche, comment vous remercier de cette si généreuse et enthousiaste lecture? Eh bien je ne sais pas.
Héraldiquement vôtre,
L'auteur.

Mimiche

29/09/2021 à 11:52

Incapable d’émettre une quelconque objection face à une telle érudition historique locale, je ne peux que plaider coupable d'avoir fait confiance à plusieurs références qui, de concert et sans que je leur demande de prendre mon parti (sans relation avec le partage vertical du blason, d'ailleurs...), se sont tout de même accordées pour considérer que les bars, lorsqu'ils ne sont pas en train de voguer entre deux eaux tumultueuses et se contentent de faire figuration sur la dextre partie (oui car, sauf erreur supplémentaire de ma part qui ne conduirait qu'à me plonger définitivement dans la confusion la plus totale et dans la non moins définitive perte de crédibilité, même quant à la surface de l'état du Wisconsin, la partie gauche du blason est la dextre puisque c’est le combattant qui porte le blason sur son écu qui définit la référence de latéralité) du blason de la ville de Bar-le-Duc, sont représentés avec quelques miroitements que je me sens quand même contraint de considérer comme dorés, comme le laisse penser notamment "L'Armorial des villes et villages de France" lequel, confirmant la plus grande partie de la description technique qui fut la vôtre dans votre ouvrage (dont je reste toujours, et malgré cet insignifiant différend, un enthousiaste mais modeste chroniqueur) en lui adjoignant même la devise « Plus penser que dire », s'entête à colorier les fameux bars de jaune (d'« or », donc), comme le font pareillement généalogie-bisval.net ou emblemes.free.fr ou wikipédia (dont je m'abstiens cependant de mettre en avant le propos compte tenu de la fiabilité parfois soumise à caution des informations qui sont rapportées par cette encyclopédie collective) ou encore l’excellent roland-corrier.ov (qui fait référence à l’Union des Cercles Généalogiques Lorrains, qui présente même l’avantage d’illustrer son propos de photos de vitraux de l’église Saint Étienne, de la Porte d’Honneur et du portail du Parc de l’Hôtel de Ville, de la salle des fêtes municipale et de la façade de l’église Notre Dame lesquels ne laissent planer aucun doute sur la couleur desdits bars et qui se permet même de proposer une autre légende (mais c’est bien le propre des légendes que de trouver toutes sortes de raisons possibles au même événement) quant à l’origine dudit blason en prétendant que « un roi de Bar revenant de la chasse arriva à Fagine et ne trouva rien à manger (ce qui fit depuis appeler ce village Fains). Le roi allait mourir de faim lorsqu’une fée présenta un repas composé de deux gros barbeaux garnis de fleurs de pensées. En reconnaissance, il mit des barbeaux sur son blason et des pensées sur celui de sa capitale »...) lesquels sites, décrivant un blason légèrement différent, ont donc douché mon seul désir initial de vérification purement technique du blasonnement (car les conventions héraldiques étant nombreuses, parfois complexes, souvent tombant peu sous le sens commun, cette vérification se voulait simplement due à une passion pour l'héraldique que je dois à un professeur, malheureusement trop tôt disparu pour que puisse le solliciter sur le sujet), titillé que j'étais par un descriptif à l'évidence fort au fait desdites conventions m'incitant ainsi à vouloir en avoir le cœur net, dans une démarche intellectuelle qui m’a conduit à émettre une objection quant à votre rédaction et qui pourrait nous conduire aujourd'hui dans une interminable confrontation savante dont il faut reconnaître que l’utilité n’est pas la première des qualités et dont je ne voudrais surtout pas qu'elle ternisse en quoi que ce soit une relation épistolaire dont je suis trop honoré pour prendre le risque de la vouloir mettre en péril, préférant faire amende honorable et définitive et laisser en suspens cette divergence trop content d'avoir pu provoquer cet échange en attendant la lecture du prochain ouvrage que vous commettrez et que j’attendrai avec beaucoup d’intérêt.
Votre lecteur réellement enchanté de sa lecture.

Pierre Demarty

29/09/2021 à 12:24

Pas mieux.

kelticLago

29/09/2021 à 16:56

Et moi je tire les deux oreilles:

Règle : « mille » est un adjectif numéral qui est toujours invariable. Bien qu'on écrive « je veux quatre-vingts bonbons », on écrira « je veux quatre mille bonbons » (ce qui fait déjà beaucoup, n'en rajoutons pas en apposant un -s à « mille » !).

Joyeux milieu de semaine!

Mimiche

29/09/2021 à 21:08

Le cramoisi vif de la honte inonde mon visage de la tête aux pieds…
« Errare » de relecture.
« Humanum est », certes.
Mais « perseverare », certainement pas!
Comme quoi, il ne faut pas faire une confiance excessive aux correcteurs de traitement de textes qui conduisent à laisser passer des règles grammaticales même les plus triviales
Merci de ce rappel à l’ordre.

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Ophélie est une jeune femme discrète, à l’apparence banale, qui est responsable du musée d’Anima. Une chevelure brune qui ne cesse de s’emmêler, des lunettes qui cachent ses yeux et changent de couleurs en fonction de ses émotions, des mains qui ne cessent de casser tous les objets qu’elles tiennent, un corps qui trébuche, se cogne, se blesse à tout va. Or, Ophélie possède de mystérieuses capacités héritées de sa famille : celle de lire les objets qu’elle touche, et celle de voyager d’un miroir à un autre.

27/10/2022, 13:39

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Mildred, radioscopie de la Résistance allemande 

Mildred ou le destin exceptionnel d’une résistante américaine dans l’Allemagne nazie, c’est le titre de cette biographie qui sort ce 27 octobre en librairie. Publié par les Éditions Héloïse d’Ormesson, ce livre est le fruit du travail de l’arrière-petite-nièce de Mildred Harnack. 

25/10/2022, 11:35

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Immersion dans la spiritualité indienne avec Bingo Palace

Dans le voisinage, rares sont ceux qui ne connaissent pas les habitudes immuables de Lulu Lamartine à son réveil ponctué de cafés, de pauses, de doughnuts, et, encore, de cafés jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement apte à reprendre en main sa tâche de « chef de tribu ».

22/10/2022, 09:28

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Et il neigeait sur le Japon : bonheur et difficultés des couples mixtes

Roger Raynal, professeur de biologie passionné de Japon, relate dans ce premier roman une histoire d’amour entre une Japonaise et un Français. Une relation faite de découvertes mais aussi de difficultés, qui sont l’objet de réflexions sur l’amour et la vie, émaillées de citations de grands auteurs.

22/10/2022, 09:18

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Tenir sa langue, ou être libre de porter son prénom

Moscou, octobre 1993. Polina voit sa mère faire les valises. Une seule instruction : choisir avec soin ce qui va les accompagner. À l’époque, la petite fille qu’elle est ne comprend pas tout, en voyant pour la première fois des tanks sur l’écran de la télévision. Suite à la chute de l’URSS, cette famille quitte son pays natal pour la France. Là-bas, ils vont tenter de s’intégrer – mais comment prendre soin de ses racines ?

21/10/2022, 16:48

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Une fille sur les traces de son père, une femme au GIGN

Clémentine Dabadie signe avec brio un premier roman qui vous teindra en haleine de la première à la dernière page. Delphine Oldberg, son personnage principal, est une jeune femme avec un fort tempérament. Elle voue une admiration sans bornes à son père qui a une brillante carrière dans la gendarmerie. Par Aurélie Guarderas.

20/10/2022, 09:56

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Les Ensablés - Adieu mes quinze ans de Claude Campagne

Un chef-d’œuvre de la littérature jeunesse : Adieu mes quinze ans fut en 1960 un véritable phénomène éditorial : plus de 650.000 exemplaires écoulés. Le livre fut traduit en 11 langues et adapté en un feuilleton de 10 épisodes qui fit les beaux jours de l’ORTF au tout début des années 70. Il faut croire que ce roman sur l’adolescence possédait quelque chose de particulier qui avait pu toucher toute une génération. Elle se retrouvait dans le portrait de Fanny, l’héroïne du roman qui voyait du jour au lendemain sa vie bousculée avec l’apparition de deux êtres et d’un secret. Mais quoi ? Par Denis Gombert

27/11/2022, 11:34

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Véronique Ovaldé laisse s'exprimer la Fille en colère sur un banc de pierre

BONNES FEUILLES - Quand elle décroche, Aïda entend sa sœur lui lancer un grotesque « coucou » ; on ne dit pas coucou à quelqu’un qu’on n’a pas vu (et pas voulu voir) pendant quinze ans. 

27/11/2022, 09:00

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Thibaut Solano met Clermont à l'épreuve dans Les Dévorés

BONNES FEUILLES - Un roman social avec comme toile de fond le mouvement des gilets jaunes et la sauvagerie d'un grand méchant loup moderne. 

27/11/2022, 08:00

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Rodolphe Danjou imagine Ces vies d'où l'on vient

BONNES FEUILLES - Faut-il retourner aux sources pour rebattre les cartes ? Faut-il revenir d’où l’on vient pour tout recommencer ? Tel est le pari d’Adrien, quadra. 

26/11/2022, 09:00

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Mickaël Brun-Arnaud explore Les vallées closes

BONNES FEUILLES - On pardonne rarement à celui qui s'éloigne du troupeau. Une tragédie moderne et poignante sur le déterminisme social. 

26/11/2022, 08:00

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Meilleures ventes : l'éternel effet prix

On le sait, nous le savons, ils savent. Les prix littéraires ont une influence considérable sur les meilleures ventes des livres, en fin d'année. Alors un prix Goncourt à un petit mois de Noël, c'est quasi synonyme de première place au classement. Cette année, c'est Brigitte Giraud qui en profite : son roman Vivre vite (Flammarion) a convaincu 24.048 lecteurs cette semaine.

25/11/2022, 12:22

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Eric Faye présente sa petite saga des années 2010

BONNES FEUILLES - Dans les années 2010, un journaliste vit, de l’intérieur, les convulsions de l’entreprise de presse dans laquelle il travaille depuis de nombreuses années : rachat, brutalité managériale, obsession du profit envers et contre tout... 

25/11/2022, 09:00

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Boris, 1985 : un premier “je” pour Douna Loup

BONNES FEUILLES - Janvier 1985. Boris Weisfeiler, quarante-quatre ans, disparaît dans le Chili de Pinochet. Né en URSS au sein d’une famille juive, ce surdoué des chiffres s’exile aux États-Unis pour pouvoir exercer librement les mathématiques. 

25/11/2022, 08:00

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Nesrine Slaoui à la croisée des vies d'Anissa et de Nora avec Seule

BONNES FEUILLES - À la mort d'Anissa qu'elle était trop loin pour empêcher, Nora décide d'en finir radicalement avec la violence des hommes.

25/11/2022, 07:30

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Isabelle Rodriguez dévoilent Les Orphelines du mont Luciole

BONNES FEUILLES - Un retour envoûtant sur les lieux de l’enfance et l’imaginaire qui s’y déploie. Une supplique pour que la mémoire des campagnes ne s’efface jamais.

24/11/2022, 09:00

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Samuel Dock fait la lumière sur une triste vérité avec L'enfant thérapeute

BONNES FEUILLES - Quand faire le deuil de son enfance implique de faire celui de l’enfance que sa propre mère n’a jamais eue. Samuel Dock livre un récit poignant sur l’enfance maltraitée, ses saccages, la reconstruction et la puissance du lien filial.

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Le retour de Janvier ou la France des tempêtes

BONNES FEUILLES - Dans un monde qui refuse de voir son lent effondrement, l’odyssée de Janvier Bonnefoi pour rentrer chez lui et tenter de reconstruire sur les ruines. Un premier roman remarquable, d’une étonnante crédibilité.

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Les heures abolies, entre sauvagerie et civilisation

BONNES FEUILLES - Dans un golfe étroit veillé par des montagnes jumelles et des forêts ogresses, un couple traverse l’obscurité de l’hiver boréal pendant plusieurs semaines.

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Philippe Besson de retour : Ceci n'est pas un fait divers

BONNES FEUILLES - « Papa vient de tuer maman. » Passée la sidération, deux enfants brisés vont devoir se débattre avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et réapprendre à vivre.

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Zanzibar, l'autre voie d'Altaïr Despres

BONNES FEUILLES - Ce premier roman raconte une île tropicale d’une beauté franche et sale, théâtre de rencontres exaltées entre des jeunes Européennes qui ont tout plaqué pour faire leur vie loin de chez elles, et des beach boys, décidés à saisir les opportunités laissées par un tourisme écrasant.

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Les désobéissantes dévoilent les secrets de Marcus Solar

BONNES FEUILLES - On dit de lui qu’il a eu mille vies. Une enfance passée à l’orphelinat, une jeunesse marquée par le succès et, au faîte de sa gloire, des fiançailles avec une riche Américaine.

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Le Roitelet, de l'oiseau fragile au roi sans prestige

BONNES FEUILLES - Un homme vit paisiblement à la campagne avec sa femme Livia, son chien Pablo et le chat Lennon. Pour cet écrivain parvenu à l’aube de la vieillesse, l’essentiel n’est plus tant dans ses actions que dans sa façon d’habiter le Monde, et plus précisément dans la nécessité de l’amour.

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Défaire l'amour : l'art de l'autosabotage amoureux

BONNES FEUILLES - À vingt ans, fuyant Paris et mon chaos intérieur, je débarquai dans un Istanbul en pleine effervescence. 

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Ta seule issue, un premier thriller glaçant pour Giles Kristian

BONNES FEUILLES - Une nature hostile. Un tueur impitoyable. Qui sera la proie ?

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Les Ravissements, ou le "réalisme magique" de Jan Carson

BONNES FEUILLES - Hannah, le personnage principal des Ravissements, est une petite fille de onze ans née dans une famille de fondamentalistes protestants – les chrétiens charismatiques évangélistes – à Ballylack, un village imaginaire d’Irlande du Nord, qui n’est pas sans rappeler Ballymena, où est née l’écrivaine, elle-même issue d’une famille presbytérienne très stricte.

19/11/2022, 09:30

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La Promesse d'un homme par Marie de Lattre

BONNES FEUILLES - La Promesse raconte le destin de quatre adultes et d'un enfant pendant la Seconde Guerre mondiale et ses lendemains, tous liés par un secret qui, encore aujourd'hui, stupéfie.

19/11/2022, 09:00

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Lettre à Vouchka, "La quête du pardon ne doit pasêtre une figure de style"

BONNES FEUILLES - Un deuil. De cette séparation brutale renaît progressivement un chaos de souvenirs fait de lieux revisités, de rencontres, de conversations à bâtons rompus, où la stricte chronologie cède aux caprices de la mémoire.

19/11/2022, 08:00

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Bambine, la vie au féminin d'Alice Ceresa

BONNES FEUILLES – Avec un regard désenchanté mais d’une précision chirurgicale implacable, et maniant une ironie savamment dissimulée, Alice Ceresa dresse le portrait intimiste d’une famille ordinaire, pour mettre au jour la structure profonde de la famille patriarcale et l’aliénation qui, inexorablement en découle.

19/11/2022, 07:30

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Modernité du livre : de nouvelles maisons d’édition pour de nouveaux lectorats

BONNES FEUILLES – Le livre semble à la peine dans la société contemporaine, détrôné par les objets connectés. Les sondages inquiétants sur l'évolution de la lecture font apparaître un tassement du goût pour les livres, notamment chez les jeunes générations. 

18/11/2022, 11:56

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Meilleures ventes : un prix littéraire, sinon rien ?

Noël approche, plus question de plaisanter : désormais, les prix littéraires s’imposent comme des bulldozers. Certes, le roman de Giuliano Da Empoli, Le mage du Kremlin (Prix de l’Académie française) déroule un 115.710 ventes cumulées. Mais le Prix Goncourt, Vivre vite de Brigitte Giraud, prend la tête des meilleures ventes de la semaine passée avec 19.228 exemplaires écoulés (35.503 ventes cumulées) – contre 16.436 pour Da Empoli. 

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Un bon endroit pour vivre, un recueil de nouvelles hypnotisant et poétique

BONNES FEUILLES - Une cabane dans les arbres, une ancienne maison dans les montagnes, une piscine…

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Les femmes de dispensaire : sur les docks de Hambourg

BONNES FEUILLES - Port de Hambourg, 1910. De retour de Londres qu’elle a dû fuir sous un faux nom, Anne Fitzpatrick retrouve sa ville natale, les docks flottants de Steinwerder, les quais et les canaux grouillant d’ouvriers et de mendiants et les splendides hôtels et boutiques chics des faubourgs mondains.

18/11/2022, 09:00

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Les mémoires les plus controversés des athlètes professionnels

Il est courant de voir certaines personnes écrire une œuvre autobiographique où elles narrent : leurs parcours, expériences, réussites échecs, etc. Ceux qui s'adonnent à cet exercice de souvenir sont généralement des personnes célèbres dans un domaine ou dans un autre.

17/11/2022, 11:47

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L'embuscade, le combat d'une mère pour la vérité 

Nuit d’août. Dans la chambre flotte le parfum de Cédric. Un mois et demi que ce soldat des forces spéciales est en mission et que Clémence attend son retour avec leurs trois garçons. Au petit matin, une délégation militaire sonne à la porte. L’adjudant Cédric Delmas est tombé dans une embuscade avec cinq de ses camarades. 

17/11/2022, 11:28

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Le territoire sauvage de l'âme, périple poétique de Jean-François Létourneau

BONNES FEUILLES - Un premier roman qui célèbre ce monde vivant et ce territoire que nous voudrions transmettre, intacts, dans toute leur splendeur, à celles et ceux qui viendront après nous.

17/11/2022, 09:00

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La Vierge néerlandaise, la jeune fille au fleuret

BONNES FEUILLES - Pendant l’été 1936, Janna, dix-huit ans, est envoyée en Allemagne. Un ami de son père, Egon von Bötticher, doit aider la jeune fille néerlandaise à se perfectionner au fleuret. Grand maître d’escrime, von Bötticher réside à la campagne dans une belle propriété où il organise, malgré leur interdiction, des combats de Mensur avec armes réelles.

17/11/2022, 08:00

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Petites dents, grands crocs : le couple et la maternité

BONNES FEUILLES - Sarah Barry, épouse et mère en apparence comblée, a quitté les RH d’une grande entreprise pour s’accorder une année d’écriture. Mais alors qu’elle dispose enfin du temps nécessaire, le piège de la domesticité semble se refermer sur elle.

17/11/2022, 07:30

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Susan Smit : une chasse aux sorcières au XVIIe siècle

BONNES FEUILLES - Une ode à la nature et aux savoirs ancestraux des femmes guérisseuses. « Aujourd’hui, le 10 juillet 1674, par ordre du bailli et des échevins de Limbricht, vous êtes arrêtée pour suspicion de sorcellerie ou magie noire. » 

16/11/2022, 09:30

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Sortir au jour, ou comment écrire un livre réconfortant sur la mort

BONNES FEUILLES - Lors d’une rencontre en librairie, Amandine Dhée raconte comment un homme l’a un jour abordée, à l’issue d’une dédicace, pour lui faire part de son horreur du mot « autrice ». Désappointée, elle hésita alors sur la manière de réagir : se lancer dans le débat ou botter en touche... 

16/11/2022, 09:00

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Camille Froidevaux-Metterie raconte la femme dans Pleine et douce

BONNES FEUILLES - « Pleine et douce », comme la peau de la petite Ève, qui a juste vu le jour et dont une galaxie de femmes s’apprête à célébrer la naissance. Dans à peine deux semaines, aura lieu la fête en blanc organisée pour sa venue au monde. Stéphanie, sa mère, cheffe de cuisine, a toujours désiré un enfant, jamais une vie à deux. Elle est partie en Espagne, pour une procréation médicalement assistée, alors impossible en France. 

16/11/2022, 09:00

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Bolla, Roméo et Juliette en pleine Guerre du Kosovo

BONNES FEUILLES - Kosovo, 1995 : Quand Arsim rencontre Miloš à l’université de Pristina, tout semble les opposer : l’un est albanais, l’autre serbe, et leurs deux ethnies s’enfoncent dans un conflit meurtrier. Pourtant, face à une société où l’homosexualité est un crime, ils s’aiment.

16/11/2022, 08:30