#Roman francophone

Mort aux girafes – et aux cons, avec... si possible

C’est dans la chambre 46 de l’Hôtel de Trêve sis à Bar-le-Duc qu’a été découvert par Solveig Trève, la fille de Madame Trève, propriétaire de l’établissement, chargée par sa mère de porter, tous les matins, les plateaux du petit déjeuner aux hôtes ne fréquentant pas la salle commune de restauration, aux environs de 8 heures, un triste dimanche de janvier 2011, le sieur Frédéric Berthier qui avait eu l’idée saugrenue, après seulement trois jours passés à l’hôtel sans n’avoir jamais une seule fois quitté sa chambre, de se suspendre, par le cou et avec les draps du lit savamment détournés de leur fonction première, à la poutre d’entrait du plafond de ladite chambre...

Le 28/09/2021 à 14:29 par Mimiche

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28/09/2021 à 14:29

Mimiche

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Une idée qui, plus d’une semaine plus tard, laissait toujours Olivier Chaume, le gardien de nuit de l’établissement interrogé en tant que témoin par la maréchaussée barisienne en charge de l’enquête, dans la plus profonde expectative quant aux motivations insoupçonnées autant que froidement exécutées d’un tel geste d’autodestruction que rien n’avait pu laisser seulement subodorer lors de son arrivée inhabituellement tardive au demeurant.

Et, même si ledit Olivier Chaume, tout autant que Madame Trève, ne seraient pas en peine de se remémorer nombre de clients ayant séjourné à l’Hôtel de Trève et pourvus de mines patibulaires (mais presque), voire d’intentions douteuses, inavouées, suspectes, originales ou fantasques, aucun embryon d’indice susceptible d’intéresser la maréchaussée ne leur avait sauté aux yeux pouvant paraître, après coup, comme un signe sinon inquiétant, tout au moins prémonitoire.

Alors que le susdit Olivier Chaume, comme il l’avait fort à propos fait remarquer à l’interlocuteur de la maréchaussée qui lui faisait face, pouvait tout à fait se targuer de sa capacité professionnelle à cerner ses clients comme il l’avait parfaitement fait, pas plus tard que deux jours après la macabre découverte, en devinant, sous l’imperméable mastic, le chapeau-feutre et les gestes ridiculement furtifs, que l’olibrius qui avait glissé subrepticement sa carte sur le comptoir était bien, conformément aux indications de ladite carte, un détective privé qui, pour autant et bien que sa chambre ait été réservée téléphoniquement à son attention et en bonne et due forme, n’avait même pas pris possession de celle-ci dès lors que Solveig Trève qui l’accueillait à la réception, lui eut rapporté les faits survenus deux jours auparavant dans la chambre 16 de l’hôtel du même nom qu’elle, faits qui l’avaient particulièrement secouée et dont elle appréciait de partager le récit avec quiconque acceptait de lui prêter une oreille compréhensive. (reprise de la respiration...)

Bon, j’ai eu beau essayer, l’exercice est trop compliqué pour que j’y parvienne vraiment. À quoi ? À vous présenter le livre de Pierre Demarty dans le même style que celui qu’il a utilisé dans Mort aux Girafes (comme c’est le premier de ses livres que je lis, j’ignore s’il a déjà usé du même procédé précédemment) : un livre possédant une majuscule à la première page (et plus aucune autre dans le corps de l’ouvrage à l’exception des noms propres) et un point final unique à la dernière !

Première expérience personnelle d’une telle lecture : une phrase longue de 200 pages !!! Mais après la disparition progressive, ébahie et finalement joyeuse d’une appréhension primaire, quel plaisir !

Pierre Demarty semble s’amuser comme un petit fou à promener son lecteur de coq-à-l’âne en digressions, mais, toujours, il raccroche magistralement les wagons et ces divagations s’avèrent être de superbes ellipses ramenant le lecteur dans le droit fil de son histoire, sans coup férir !

Alors certes le récit pourrait paraître un brin décousu (encore qu’il y ait un fil de la première à la dernière page…) à qui ne se laisserait embarquer qu’avec réticence, mais celui qui se laisse tirer par le bout du nez, profite sans répit d’une verve incroyable, d’un humour débridé, d’une faconde infernale, d’une suite dans les idées magistrale, d’un rythme époustouflant. Bref, d’une qualité de narration qui aurait pu m’enchanter encore longtemps si le livre avait été plus épais.

Mais je peux comprendre qu’après deux cents pages, il faille aussi reprendre un peu son souffle.

Entre jeux de mots (laids !), calembours et blagues potaches (combien j’ai ri en apprenant, par la radio, l’entrée de Sofia la girafe au Musée Grévin !), inclusions (parfaitement intégrées au cours du texte) d’extraits de chansons françaises qui tombent à pic…, Pierre Demarty ne laisse jamais passer l’occasion d’en placer une bien bonne : c’est réjouissant, amusant, plaisant, bien fait ! Pour moi, rien à redire, l’exercice est tout à fait réussi et a maintenant réduit à néant mes réticences à me lancer dans un autre ouvrage écrit de la même manière, qui m’a été offerte, mais qui, jusqu’à présent, m’avait trop rebuté pour que je me lance dans l’aventure.

Car, ne vous y trompez pas, c’en est une ! Quand vous êtes lancé(e), il n’y a pas beaucoup d'autres alternatives que de continuer.

Et tout cela va nous amener à un point d’orgue qui finit là où tout commence. Une prouesse, vous dis-je.

Alors, après toutes ces louanges (méritées, j’insiste), l’auteur ne m’en voudra pas de lui tirer les oreilles !… D’abord la droite : dans le blason de Bar-le-Duc, les deux bars ne sont pas d’« argent », mais d’« or » (nuance qui n’échappera probablement pas à tout un chacun un tant soit peu féru d’héraldique…). Ensuite, la gauche : la surface de l’état du Wisconsin (USA) n’est pas de « 170 millions », mais seulement de 170 mille « kilomètres carrés » (ce qui n’est déjà pas si mal !)

Non, mais de fois…

Je vous souhaite une bonne lecture, pour moi, ce fut une très enthousiasmante découverte.

 
 
 
 
 

Par Mimiche
Contact : contact@actualitte.com

5 Commentaires

 

Pierre Demarty

28/09/2021 à 18:19

Cher Mimiche,
Pour la superficie du Wisconsin, je plaide coupable, elle est en effet comme chacun sait de très exactement 169 639 kilomètres carrés, or en voulant l'arrondir (afin d'épargner au lecteur un excès de vétilleuses précisions qui eût risqué, songeai-je en ma grande mesquinerie mercantile, de le décourager de faire l'acquisition de mon humble ouvrage à la librairie "Busnel Mon Amour" de Pithiviers (comme quoi on a toujours tort de vouloir simplifier)) j'ai commis une impardonnable méprise métrique et me suis laissé quelque peu emporter, de sorte que les mille sont devenus des millions – ça m'apprendra à avoir passé mon adolescence à regarder Jean-Pierre Foucault, tiens.
Pour ce qui est du blason, en revanche, permettez-moi de m'inscrire en faux et de défendre mon honneur : le bar (comme le silence) est d'or en effet mais uniquement sur le blason du Barrois (autrement dit le comté de Bar dans son ensemble (fondé ainsi que nul ne l'ignore au 10e siècle de notre ère par l'injustement oublié Ferry d'Ardenne (né en 910 ou 15 et mort en 978, comte de Bar, duc de Haute-Lotharingie, fils de Wigéric et de Cunégonde et frère enfin non pas des quasi homophoniques réalisateurs belges multiprimés à Cannes, cessez donc vos facéties, mais bel et bien de l'évêque de Metz, le regretté Adalbéron))) ; mais sur le blason de la ville de Bar-le-Duc proprement dite, même si de nos jours la facilité métonymique veut qu'on le fasse communément se confondre avec celui dudit comté, historiquement parlant (c'est-à-dire avant la naissance du pape Alexandre VIII en 1610) les deux nobles créatures qui se dressent à son flanc senestre étaient bel et bien d'argent, ainsi que chacun pourra le vérifier sur le site mon-grand-est.fr, grâce auquel j'ai par ailleurs appris que si ledit blason était "parti" (c'est-à-dire scindé en deux partie distinctes, poiscaille d'un côté, flore de l'autre), c'était parce qu'il y avait à l'origine deux Barrois, un de chaque côté de la Meuse, l'un dit "mouvant" et l'autre "non-mouvant" (ce qui confirme au passage, si besoin était, que le Meusien n'est pas du genre à chercher midi à 17h34). Je m'en veux terriblement d'avoir omis ce fait décisif dans mon bouquin, et je jure ici à genoux devant mes 37 fidèles followers d'en battre ma coulpe jusqu'à la fin des siècles (laquelle ne devrait d'ailleurs pas trop tarder si j'en crois la météo de ce mois de septembre ainsi que la réception critique du dernier roman de BIIIIIIIIIIIIIIIIIIP), amen.
Pour le reste, cher Mimiche, comment vous remercier de cette si généreuse et enthousiaste lecture? Eh bien je ne sais pas.
Héraldiquement vôtre,
L'auteur.

Mimiche

29/09/2021 à 11:52

Incapable d’émettre une quelconque objection face à une telle érudition historique locale, je ne peux que plaider coupable d'avoir fait confiance à plusieurs références qui, de concert et sans que je leur demande de prendre mon parti (sans relation avec le partage vertical du blason, d'ailleurs...), se sont tout de même accordées pour considérer que les bars, lorsqu'ils ne sont pas en train de voguer entre deux eaux tumultueuses et se contentent de faire figuration sur la dextre partie (oui car, sauf erreur supplémentaire de ma part qui ne conduirait qu'à me plonger définitivement dans la confusion la plus totale et dans la non moins définitive perte de crédibilité, même quant à la surface de l'état du Wisconsin, la partie gauche du blason est la dextre puisque c’est le combattant qui porte le blason sur son écu qui définit la référence de latéralité) du blason de la ville de Bar-le-Duc, sont représentés avec quelques miroitements que je me sens quand même contraint de considérer comme dorés, comme le laisse penser notamment "L'Armorial des villes et villages de France" lequel, confirmant la plus grande partie de la description technique qui fut la vôtre dans votre ouvrage (dont je reste toujours, et malgré cet insignifiant différend, un enthousiaste mais modeste chroniqueur) en lui adjoignant même la devise « Plus penser que dire », s'entête à colorier les fameux bars de jaune (d'« or », donc), comme le font pareillement généalogie-bisval.net ou emblemes.free.fr ou wikipédia (dont je m'abstiens cependant de mettre en avant le propos compte tenu de la fiabilité parfois soumise à caution des informations qui sont rapportées par cette encyclopédie collective) ou encore l’excellent roland-corrier.ov (qui fait référence à l’Union des Cercles Généalogiques Lorrains, qui présente même l’avantage d’illustrer son propos de photos de vitraux de l’église Saint Étienne, de la Porte d’Honneur et du portail du Parc de l’Hôtel de Ville, de la salle des fêtes municipale et de la façade de l’église Notre Dame lesquels ne laissent planer aucun doute sur la couleur desdits bars et qui se permet même de proposer une autre légende (mais c’est bien le propre des légendes que de trouver toutes sortes de raisons possibles au même événement) quant à l’origine dudit blason en prétendant que « un roi de Bar revenant de la chasse arriva à Fagine et ne trouva rien à manger (ce qui fit depuis appeler ce village Fains). Le roi allait mourir de faim lorsqu’une fée présenta un repas composé de deux gros barbeaux garnis de fleurs de pensées. En reconnaissance, il mit des barbeaux sur son blason et des pensées sur celui de sa capitale »...) lesquels sites, décrivant un blason légèrement différent, ont donc douché mon seul désir initial de vérification purement technique du blasonnement (car les conventions héraldiques étant nombreuses, parfois complexes, souvent tombant peu sous le sens commun, cette vérification se voulait simplement due à une passion pour l'héraldique que je dois à un professeur, malheureusement trop tôt disparu pour que puisse le solliciter sur le sujet), titillé que j'étais par un descriptif à l'évidence fort au fait desdites conventions m'incitant ainsi à vouloir en avoir le cœur net, dans une démarche intellectuelle qui m’a conduit à émettre une objection quant à votre rédaction et qui pourrait nous conduire aujourd'hui dans une interminable confrontation savante dont il faut reconnaître que l’utilité n’est pas la première des qualités et dont je ne voudrais surtout pas qu'elle ternisse en quoi que ce soit une relation épistolaire dont je suis trop honoré pour prendre le risque de la vouloir mettre en péril, préférant faire amende honorable et définitive et laisser en suspens cette divergence trop content d'avoir pu provoquer cet échange en attendant la lecture du prochain ouvrage que vous commettrez et que j’attendrai avec beaucoup d’intérêt.
Votre lecteur réellement enchanté de sa lecture.

Pierre Demarty

29/09/2021 à 12:24

Pas mieux.

kelticLago

29/09/2021 à 16:56

Et moi je tire les deux oreilles:

Règle : « mille » est un adjectif numéral qui est toujours invariable. Bien qu'on écrive « je veux quatre-vingts bonbons », on écrira « je veux quatre mille bonbons » (ce qui fait déjà beaucoup, n'en rajoutons pas en apposant un -s à « mille » !).

Joyeux milieu de semaine!

Mimiche

29/09/2021 à 21:08

Le cramoisi vif de la honte inonde mon visage de la tête aux pieds…
« Errare » de relecture.
« Humanum est », certes.
Mais « perseverare », certainement pas!
Comme quoi, il ne faut pas faire une confiance excessive aux correcteurs de traitement de textes qui conduisent à laisser passer des règles grammaticales même les plus triviales
Merci de ce rappel à l’ordre.

Mort aux girafes

Pierre Demarty

Paru le 02/09/2021

194 pages

Le Tripode Editions

17,00 €

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Nina Harrow a douze ans. Un âge qui pourrait, pour elle comme pour bien d’autres enfants du royaume, indiquer le début d’un nouveau chapitre. Ces jeunes de tous les villages alentours, plus précisément de la Bordure, sont invités à se rendre à Belleville, capitale flamboyante, pour y passer un test. Une épreuve très simple : boire un précieux liquide, l'idium, qui déterminera quel sera leur pouvoir. Façonneur, Artisan, Alchimiste… quel destin les attend ? 

18/09/2026, 12:56

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L’Odyssée du savoir : renouer avec la vérité

Certains ouvrages font beaucoup trop de bruit, d’autres un peu moins, mais celui-là a son propre son, son diapason, et, tout comme son auteur, une identité : celle d'un arpenteur méticuleux, viscéralement attaché à démêler le mythe de la raison. On en a parlé, on en parle et on en parlera encore ; après tout, c’est logique quand le livre, lui, parle du monde. Jean-Jacques Bedu, L’Odyssée du savoir. Vraies sagesses et fausses croyances, tome 1 : Des origines à l’Antiquité tardive.

18/09/2026, 12:40

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Si près de la lumière : Cinéma, collaboration et coups de baïonnette

Un récit teinté d'amertume, où plane l'ombre de Goebbels, et qui nous ramène aux tout débuts de l'industrie du cinéma français quand on pouvait croiser dans les couloirs des studios parisiens, H-G. Clouzot, Suzy Delair, Simone Signoret, Gabin...

16/09/2026, 11:06

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Une réponse : Devenir lesbienne

Ni formules toutes faites ni slogans tapageurs. Dans Une réponse, Iris Brey livre une traversée émancipatrice, entre réflexion intime et critique sur la construction du désir. Faisant la part belle aux trajectoires obliques, elle esquisse les contours d’une éthique attentive aux violences que subissent les démunis et les minoritaires, le viol et l’inceste au premier chef.

15/09/2026, 15:20

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Ténébreux : Brandon Sanderson passe du côté obscur de la fantasy

Brandon Sanderson a souvent construit ses mondes autour d’une mécanique : des règles, des pouvoirs, une prophétie, puis des personnages chargés d’en éprouver les limites. Ténébreux retourne la pièce. Paul Tanasin n’est pas l’élu promis à sauver un royaume : à Mirandus, il est celui que l’histoire attend pour le détruire. Un changement de perspective simple sur le papier, autrement moins sage en images.

15/09/2026, 15:17

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Sarah Knafo reste en tête des ventes, Thélyson Orélien grimpe malgré la polémique

Pour la cinquième semaine consécutive, Sarah Knafo conserve la première place des meilleures ventes de livres en France. Du 28 septembre au 4 octobre 2026, Le Casse du siècle (Fayard) enregistre 37.294 ventes supplémentaires. Derrière l'eurodéputée, One Piece reste deuxième, tandis que Thélyson Orélien monte sur le podium.

09/10/2026, 12:22

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Vital : une psy face au deuil d’un patient

Dans une mansarde du 11e arrondissement de Paris, une psychologue reçoit des patients aux parcours singuliers. Jusqu’au jour où la mort de l’un d’eux, tué le 13 novembre 2015, bouleverse son rapport à son métier et la conduit à franchir certaines limites.

 

09/10/2026, 07:30

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À la grâce des fous : un meurtre au cœur des fantômes de la Gaspésie

À L’Anse-à-Beaufils, près de Percé, un homme est retrouvé mort en pleine saison touristique. Son passé sulfureux lui avait valu de nombreux ennemis. Tandis que l’enquête commence, les souvenirs des villages disparus de Gaspésie refont surface.

 

09/10/2026, 06:15

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L’oiseau qui boit des larmes T2 : une fantasy coréenne entre meurtre et lutte de pouvoir

Dans un monde partagé entre quatre peuples, la mort d’un jeune Naga lors d’un rituel va bouleverser un fragile équilibre. Accusé à tort, Ryun Pei fuit vers le nord, où il doit rejoindre une escorte composée de représentants de chacun des peuples. Traduit du coréen par Kette Amoruso.

08/10/2026, 07:30

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Quand le mari est auteur de polars, le crime parfait devient une possibilité

Une joggeuse disparaît sans laisser de trace. Son mari, écrivain de romans policiers, devient le principal suspect. Cinq ans plus tard, la découverte d’ossements humains relance une affaire que certains auraient préféré voir enterrée. Avec The Crime Writer, Diane Jeffrey mêle enquête, secrets de famille et fascination pour le crime parfait.

08/10/2026, 06:00

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Esquisse d’une serial killer : derrière la Diabolique, une enquête dérangeante

Le titre désigne déjà un piège. Esquisse d’une serial killer (trad. Pierre-Mong Lim) promet le monstre, la mécanique du crime, peut-être le frisson confortable du true crime. Hu Mu-ching fait exactement l’inverse. Elle revient vers Lin Yu-ju, condamnée à mort à Taïwan pour trois meurtres et très vite figée par les médias sous un surnom : la Diabolique. Ébauche prévue le 15 octobre.

06/10/2026, 17:59

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Lola Lafon enferme quatre amis dans un aéroport sous tension

Une valise, un mot, une fracture politique : voici la nouvelle pièce de Lola Lafon. Une valise dépasse de quelques centimètres et, avec elle, tout déborde. Dans une salle d’embarquement, quatre amis d’une quarantaine d’années devraient partir en vacances. Décollage (ou pas), le 15 octobre.

06/10/2026, 17:20

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Le Parfum des feuilles de thé : quitter Tokyo pour recommencer

Tokyo s’éloigne, la route monte, le béton cède aux pentes de Shizuoka. Mayumi et Akane ont trente-cinq ans, sont amoureuses et décident de reprendre la plantation de thé du grand-père d’Akane, affaibli par un AVC. Sur le papier, tout ressemble au fantasme contemporain du grand départ : quitter la ville, retrouver la terre, repartir de zéro. Infusion dès le 15 octobre.

06/10/2026, 14:06

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Voyage avec un âne : ce que Modestine change au récit de Stevenson

Il part à pied pour se remettre d’un chagrin, s’équipe beaucoup trop, achète une ânesse pour porter le tout et découvre presque aussitôt qu’elle n’a aucun goût pour les itinéraires bien tracés. Voyage avec un âne dans les Cévennes tient depuis 1879 sur ce délicieux désaccord entre un homme qui veut avancer et Modestine, qui préfère brouter. Parution le 15 octobre

06/10/2026, 13:32

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Toute la famille a eu de la chance : Auschwitz au bout du couloir

Philippe Schwartz commence par se méfier de sa propre mémoire. C’est une excellente manière d’entrer dans Toute la famille a eu de la chance. « Aujourd’hui, j’ai conscience d’enjoliver. J’en fais une légende. » Le narrateur ne promet donc ni archive pure ni reconstitution infaillible. Sortie le 15 octobre.

06/10/2026, 12:55

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Mom Alone : la maternité solo, sans filtre et sans mode d’emploi

Il y a les livres sur la parentalité, avec leurs principes, leurs méthodes, leurs lendemains mieux organisés. Et puis il y a 17 h 30. Le travail n’est pas fini, les enfants reviennent dans le cadre, le dîner se rapproche et quelqu’un pense soudain : « Purée... Il est déjà 17h30 ! » Quelques cases plus loin tombe le verdict : « J’ai rien foutu. » Mom Alone habite exactement cet espace-là : celui où les bonnes intentions se froissent au contact du réel.

05/10/2026, 17:30

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Phébus ressort La boîte en os, un roman gothique aussi fascinant que dérangeant

À l’occasion de son cinquantenaire, la maison Phébus publie une édition collector d’un de ses romans emblématiques : La boîte en os, d’Antoinette Peské. Un nouvel écrin pour un petit bijou de la littérature du XXe siècle. Par Emma Tholozan.

02/10/2026, 17:37

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Soif d’idéal : Rocheteau raconte ce qui reste après les matchs

Dominique Rocheteau avance par souvenirs, visages, sensations et fidélités. Trente récits plutôt qu’une autobiographie chronologique : le dispositif lui va bien et forme cette Soif d’idéal. Il préfère le lien au palmarès, l’émotion au monument. Dès les premières pages, la ligne est donnée : « L’émotion avant tout. » Le ton ne variera guère, direct, pudique, sans désir de régler des comptes. Sortie le 8 octobre. 

02/10/2026, 13:13

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Malgré l’abordage de One Piece, Sarah Knafo règne sur les ventes de livres

Jamais deux sans trois… ou quatre ? Sarah Knafo refuse visiblement de rendre la médaille d’or : Le Casse du siècle (Fayard) reste numéro un avec 42.023 ventes sur la semaine et 201.985 exemplaires cumulés.

 

02/10/2026, 11:00

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Comment expliquer la liberté aux enfants ?

Être libre, est-ce faire tout ce que l’on veut ? Avec Vive la liberté !, Sybille Hein aborde cette grande question à hauteur d’enfant, en partant de situations concrètes pour aider les plus jeunes à comprendre ce que signifie être libre, mais aussi les limites et les responsabilités qui l’accompagnent. Traduit et adapté de l’allemand par Camille Logoz.

02/10/2026, 07:00

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Quand être "ami des Juifs" devient un phénomène à interroger

Alors que l’antisémitisme connaît une progression mondiale depuis le 7 octobre 2023, un autre phénomène attire l’attention : le philosémitisme. Dans Les Nouveaux philosémites, Edith Bruder réunit sociologues, politologues et théologiens pour enquêter sur celles et ceux qui se revendiquent « amis des Juifs », « compagnons de route d’Israël », voire « presque juifs ».

02/10/2026, 06:00

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De la gare du Nord aux hauteurs de Belleville, six voix pour un Paris vivant

Belleville n’est pas un décor dans Bellevilles. C’est une matière vivante : une pente qui coupe le souffle, une terrasse trop pleine, un café où les fidélités se renégocient, un escalier qui sépare deux vies, un trottoir où l’on peut croiser sa propre jeunesse. Samih Amar Tran construit son livre comme une promenade à six voix. Alma, Landrot, Marie, Omar, Jim et Romy prennent tour à tour possession du quartier, chacun avec son rythme, ses angles morts et sa manière de s’y accrocher. Tour du quartier, le 4 novembre.

 

01/10/2026, 14:00

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Alien Clay : sur une planète-prison, la science devient une arme de liberté

Il ne faut jamais commencer une histoire par un réveil. Adrian Tchaikovsky le sait, son narrateur aussi, et Alien Clay (trad. Gilles Goullet) commence donc exactement ainsi : après trente ans de sommeil interstellaire et quelques secondes avant une chute vers une planète carcérale. « Il ne faut jamais commencer une histoire par un réveil, à ce qu’il paraît », observe Arton Daghdev. Alien Clay sortiral le 4 novembre 2026. Science, catastrophe et sarcasme : le roman vient de trouver son carburant.

01/10/2026, 13:01

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Retrouvés après 45 ans, les cahiers d’une adolescente des années 70 ressurgissent

Entre 1974 et 1976, Martine Faustin tient un journal intime alors qu’elle est pensionnaire à l’Institution Saint Paul de Thiviers, en Dordogne. À quatorze ans, elle y consigne ses amitiés, ses premières histoires d’amour, ses colères et ses envies de liberté. En 2021, elle retrouve par hasard ces trois cahiers, dont elle avait oublié l’existence.

01/10/2026, 09:27

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Amitié entre femmes : quand les liens choisis connaissent aussi la tempête

Longtemps reléguée derrière l’amour et la famille, l’amitié est aujourd’hui célébrée comme un lien choisi, plus libre et plus durable. Mais est-elle vraiment plus simple ? 

01/10/2026, 08:58

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Monaco n’a pas toujours ressemblé à une carte postale

Palais princier, casino, yachts et palmiers : l’image de Monaco semble évidente. Avec Monaco, l’histoire inconnue, Pierre Abramovici entreprend de regarder derrière cette façade et de faire ressurgir 150 ans d’une histoire monégasque faite de luttes de pouvoir, de guerres, d’Occupation et d’épisodes restés dans l’ombre.

01/10/2026, 08:57

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30/09/2026, 16:15

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La Pleureuse : Camilla Läckberg rouvre un secret vieux de trente ans à Fjällbacka

La Pleureuse (trad. Susanne Juul - Andréas Saint Bonnet) s’ouvre dans l’étouffement. Une jeune fille lutte, perd le contrôle de son corps, tente de comprendre ce qui lui arrive. Une phrase suffit à installer la menace : « Elle ne voulait pas mourir. » Camilla Läckberg ne cherche pas encore l’énigme ; elle impose d’abord une sensation. Puis Fjällbacka retrouve son quotidien, ses restaurants, ses familles, ses plaisanteries, ses habitudes. Sous cette normalité, pourtant, quelque chose attend depuis trente ans. 

30/09/2026, 14:00

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Abdeljalil Lahjomri : les livres, ces compagnons qui refusent d’obéir

Abdeljalil Lahjomri n’empile pas des comptes rendus : il compose une autobiographie de lecteur. Les Compagnons indociles avance par rencontres, retours, désaccords et fidélités, comme si une bibliothèque pouvait devenir le journal d’une conscience. Dès l’introduction, une phrase donne la mesure du projet : « Les livres sont des compagnons d’éternité. » Le titre ajoute aussitôt ce qui empêche toute dévotion tranquille : ces compagnons résistent, irritent, déçoivent, obligent à relire. L’ouvrage se construit dans cet écart entre attachement et liberté critique. A paraître le 8 octobre.

30/09/2026, 13:00

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Chat Larme : Hélène Cixous ouvre la porte des absents

« Ceci est mon dernier livre » : chez Hélène Cixous, l’annonce d’une fin n’achève rien. Elle ouvre au contraire une chambre supplémentaire dans la mémoire. Chat Larme naît de cette contradiction : vouloir retenir ce qui s’éloigne tout en sachant que l’écriture ne ressuscite pas. Alors elle cherche autrement, dans les carnets, les photographies, les rêves, les voix, les animaux aimés. Sortie le 8 octobre

30/09/2026, 08:30

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Keith Jarrett au Japon : quand une musique disparaît après avoir été jouée

En 1976, Keith Jarrett donne au Japon huit récitals solo en seulement treize jours. De cette tournée naîtront les Sun Bear Concerts, dix vinyles et plusieurs heures d’improvisation. Dans Keith Jarrett, Japon 1976, Philippe Séclier part sur les traces de cette aventure musicale devenue mythique.

30/09/2026, 08:00

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Elles quittent Tokyo pour une plantation de thé au pied du Fuji

Avec Le parfum des feuilles de thé, Camille Monceaux prolonge l’univers du Secret des bonbons pamplemousse dans un nouveau récit au cœur du Japon. Akane et Mayumi quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale, et se lancent dans une nouvelle vie rythmée par le thé et les saisons.

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30/09/2026, 07:00

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Une pie, une clé et un drôle de trésor tout bleu

Avec Trésor d’hiver, Gilles Baum et Csil proposent un imagier où les animaux et les objets se répondent page après page. Pensé pour les tout-petits, cet album joue sur les formes, les matières et les associations pour laisser l’imaginaire prendre le relais. Dès 2 ans.

30/09/2026, 06:00

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Un fils adopté, une famille blanche : le vertige de L’Enfant de cœur

Tout commence par une disparition, mais le vrai vertige de L’Enfant de cœur est ailleurs : dans ce que chacun croit savoir de l’autre. Marie est enlevée avec une efficacité glaciale. Puis le récit recule, change de voix, ouvre les dossiers, les souvenirs, les versions. Laure de Rivières construit son roman comme une maison où chaque pièce possède une porte dérobée. On entre par la peur immédiate ; on découvre ensuite l’adoption de Noé, la séparation de ses parents, les familles recomposées, les signes que chacun interprète à sa manière.

29/09/2026, 17:00

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Agrégat

29/09/2026, 13:30