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L'art de lire - De la lecture considérée comme un des Beaux-Arts

ESSAI – Nous sommes en 2019 après Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par la littérature Young adult… Toute ? Non ! Car un village littéraire peuplé d’irréductibles Chroniqueurs résiste encore et toujours à l’envahisseur commercial. Et ne se privera pas de recommander L’art de lire d’Émile Faguet (1911) aux garnisons retranchées des instabook-gramtube-machin-choseurs et autres fétichistes du livre-marchandise, devenu dernièrement un simple accessoire tendance pour fashionistas vaniteuses.

Le 27/09/2019 à 17:17 par Maxime DesGranges

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Publié le :

27/09/2019 à 17:17

Maxime DesGranges

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Tout le monde a oublié Émile Faguet. Avec un nom pareil, à la limite, on peut comprendre que les anglophones ne se soient pas empressés de le diffuser chez eux. Lancer : « Have you read Faguette ? » à son voisin de table au beau milieu d’une conversation littéraire passionnée peut être interprété de travers. C’est un peu injuste car nous, braves franchouillards si peu à l’aise avec l’anglais, nous devons bien nous débattre avec leur Philip « Roth » dont on sait tous qu’il provoque une petite gêne au moment de prononcer son nom, alors que nous pensions avoir atteint le comble de l’embarras avec Truman Capote. Bref, nous pouvons l’admettre. Mais qu’Émile Faguet ne soit même pas prophète en son pays, ça, c’est impardonnable.

Il faut pourtant se faire une raison. D’une part, malgré les apparences, lire devient une activité d’un autre temps. Que peuvent en effet Tolstoï et son Guerre et Paix, Roberto Bolaño et son 2666, Robert Musil et son Homme sans qualités, Proust et sa Recherche, Dostoïevski et ses Frères Karamazov, James Joyce et son Ulysse, face à l’anesthésiant Netflix, au tentaculaire YouTube, à l’hypnotique smartphone ? « Réponse : rien », nous dirait un autre Karamazov (aucun lien : celui-ci est fils unique).

D’autre part, si lire est anachronique, que dire de la lecture façon Émile (le tueur) Faguet, lui dont la consigne essentielle ressemble à s’y méprendre au règlement d’un Fight Club littéraire (où l’on mourrait enfin pour une virgule, comme en rêvait Cioran ?) : « lire très lentement et ensuite il faut lire très lentement et, toujours, jusqu’au dernier livre qui aura l’honneur d’être lu par vous, il faudra lire très lentement ». Soit l’exact inverse de ces légions de bookathoniens compulsifs qui épinglent fièrement le compteur de leurs lectures annuelles à la manière d’un dragueur de rue affichant vulgairement le nombre de ses conquêtes.

Or Faguet nous indique pourtant très justement que les livres lus à toute vitesse sont « ceux-là qu’il ne faut pas lire du tout. Premier bienfait de la lecture lente : elle fait le départ, du premier coup, entre le livre à lire et le livre qui n’est fait que pour n’être pas lu. » Premier critère d’un bon livre : il ne peut pas être lu rapidement, ou plutôt : on n’a surtout pas envie de le lire rapidement. Et dire que « Ça se lit vite » ou « Ça se lit facilement » est aujourd’hui perçu comme une qualité, y compris par certains de nos libraires !

Émile ou De l’éducation

Non seulement Émile, qui a l’intention de nous apprendre à bien lire « comme on apprend à jouer du violon, c’est-à-dire pour savoir en jouer et pour prendre le plus grand plaisir possible en en jouant », nous ordonne de lire lentement, mais il nous suggère de lire différemment selon le type de livres. Ainsi, en dix chapitres brefs mais denses, toujours érudits et clairs, Faguet détaille en quoi l’approche d’un « livre d’idées » n’est pas exactement semblable à celle d’un « livre de sentiment », il nous indique la meilleure façon de lire une pièce de théâtre ou un recueil de poèmes, nous dit comment nous devrions aborder la lecture des mauvais auteurs, d’auteurs obscurs ou des textes critiques, tout cela avec un souci de la pédagogie constant, et sans jamais être pontifiant. Puis Faguet ose conclure l’ouvrage par un chapitre sur le plaisir anachronique par excellence : la relecture ! (« un plaisir de vieillard », nous dit-il sans mépris mais au contraire avec tendresse, car « relire, c’est revivre »).

Évidemment on trouvera toujours à discuter, mais c’est ce qui fait la saveur des livres de critiques. Prenons un petit exemple. Si la lecture des livres d’idées est bien « l’art du rapprochement et de la comparaison avec d’autres textes, d’autres idées, parfois du même auteur » ; si dans le même temps « lire un philosophe, c’est le comparer sans cesse à lui-même » ; et si, par ailleurs, le romancier « est un semeur de sentiments comme le philosophe est un semeur d’idées », pas sûr pour autant qu’il faille à ce point établir une distinction entre lecture d’essais et de romans comme le fait Faguet.

Car on peut très bien considérer que l’art du rapprochement et de la comparaison doit s’appliquer au roman de la même façon, et que l’art du critique consiste précisément à établir des liaisons et des correspondances avec d’autres textes. En effet, comme le disait je ne sais plus qui, donc admettons que ce soit moi jusqu’à preuve du contraire, l’écrivain ne s’assied jamais devant une page blanche mais bien devant une page noire, encombrée de tous les textes écrits avant lui, et que par conséquent il ne peut être lu qu’à la lumière de ses prédécesseurs.

Bref, l’art du rapprochement s’applique à l’essai comme au roman, et par ailleurs il est tout autant possible de « s’abandonner » à une idée qu’à une fiction, d’avoir de la tendresse ou de l’antipathie pour une idée avec la même vigueur, la même réalité de sentiment que pour un personnage. Mais passons sur ce détail que nous prenons la liberté de mentionner uniquement dans le but d’appliquer la directive de Faguet, qui engage à questionner minutieusement et sans complexe chaque idée qu’expose un auteur.

Être plus réel que la réalité elle-même

Faguet aborde évidemment l’art de lire un roman. Selon quels critères peut-on juger qu’un roman est réussi ou non ? Éternelle question me direz-vous, même si ce n’est pas à vous que je la posais, donc taisez-vous un peu et écoutez plutôt Faguet, qui invite à repérer si « le roman a copié la vie avec sûreté ou plutôt l’a déformée de manière à accuser plus vigoureusement ses traits caractéristiques. »

Et pour juger de la capacité d’une fiction à embrasser et restituer le réel (à être « pénétrée de réalité », nous dit-il), il faut d’abord que le lecteur soit capable d’examen de conscience et d’analyse auto-psychologique (ou d’autoanalyse psychologique, comme vous voudrez), car c’est par le sondage de ses propres profondeurs, de ses propres tourments, de sa propre complexité qu’il peut entrer en sympathie, au sens premier du terme, avec un personnage de fiction.

Comme le dit très justement Faguet :

Chacun de nous est un petit monde où le monde entier se voit en raccourci et est véritablement comme en germe (…) Or, ces semences de toutes les vertus et de tous les vices qui sont en nous, nous permettent très bien de juger ce qu’il y a de réalité dans les fictions. Une fiction, c’est toujours une partie de nous qui, aux mains de l’auteur, est devenue un personnage, une autre partie de nous qui est devenue un autre personnage, et ainsi de suite, et c’est encore le plus souvent par retour sur nous-mêmes que nous jugeons.

Comprendre et juger un livre passe donc par le développement de l’aptitude du lecteur à se comprendre et se juger lui-même.

Surtout, un bon roman « nous aide à capter la vie elle-même qui nous fuyait », par cette étrange capacité des personnages à devenir plus vivants que les vivants eux-mêmes. Par (contre)exemple, quand Philippe Djian fait dire à l’un des protagonistes de son dernier roman (Les Inéquitables, Gallimard, un titre particulièrement absurde, soit dit en passant) qu’il était « complètement estourbi, putain de merde », on peut aussitôt conclure sans peur de se tromper que tout sonnera faux du début à la fin et que le livre ne mérite pas qu’on s’y attarde davantage, sauf à vouloir lui consacrer un post lapidaire sur Instagram, ce que je me suis bien gardé de faire (ou presque).

Les abscons ça ose tout

Si la prose djianesque a au moins le mérite d’être lisible par un enfant de cinq ans, ce qui devrait en faire un candidat idéal pour figurer au programme du Baccalauréat, il en va autrement pour certains auteurs qui mettent un point d’honneur à être difficiles d’accès. Nous en avons tous fait l’âpre expérience en s’attelant, pleins d’allant et de bonne volonté, et sans présumer de la qualité de ces auteurs, à la lecture d’un Jacques Derrida, d’un Jacques Lacan ou d’un Jacques-Emmanuel Schmitt* pour d’autres raisons. (*le nom a été modifié afin de préserver l’anonymat de l’auteur.)

Faguet, qui a eu la chance, lui, de mourir bien avant la naissance du Structuralisme et du Nouveau Roman, n’est pas du genre à se décourager et conseille : « Par une lecture attentive, pénétrez-vous de ce que l’auteur a sans doute voulu dire et, ainsi éclairés, si la chose est possible, saisissez les petits procédés par lesquels il a dérobé son idée aux regards et détruisez-les à mesure, jusqu’à ce que vous soyez en présence de l’idée elle-même, laquelle vous paraîtra souvent très ordinaire ». En résumé : quand on s’applique à tronçonner les branches touffues du style, le tronc qu’on découvre n’est souvent pas bien plus épais qu’une allumette.

Cultivez la haine d’un sot livre

L’art de lire c’est aussi savoir distinguer, par l’expérience, par la culture, par le goût, ce qui est bon en littérature et ce qui ne l’est pas, d’où la nécessité de lire aussi de mauvais livres. Bien évidemment, dans ce domaine, rien n’est absolu. Il y a par exemple des gens d’une expérience et d’une culture littéraire supérieures à la mienne, et de très loin, pour qualifier le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint (La Clé USB, Éditions de Minuit) de « chef-d’oeuvre » quand je le trouve tout juste passable, et on entendait encore récemment à la radio un Beigbeder annonçant la sortie des Inéquitables d’un tonitruant « Djian is back ! », alors qu’au même moment j’étais à ma table en train de découper sa quatrième de couverture pour en faire un petit panneau réversible « Libre / Occupé » à épingler sur la porte de nos toilettes sans verrou.

Mais il faut bien en passer par là (la lecture de mauvais romans, pas mes toilettes, quoique les deux puissent parfois aller ensemble), car Faguet rappelle que « c’est par comparaison que l’on a le sentiment de l’exquis », et qu’il est même important de cultiver en nous « la haine d’un sot livre », sentiment qui serait inutile, peu charitable voire méprisable s’il n’avait pas pour fonction première de « raviver en nous l’amour et la soif de ceux qui sont bons. »

Le critique : un ami qui vous veut du bien

L’art de lire est naturellement associé à la lecture critique, et Faguet aborde amplement le sujet. En bon conseiller, quoique ses recommandations paraissent un brin obsolètes à l’heure des réseaux sociaux où chacun donne son avis sur un livre avant même de l’avoir lu, il suggère de « ne jamais lire le critique d’un auteur avant l’auteur lui-même ; ne jamais relire un auteur qu’après avoir lu un ou plusieurs critiques de cet auteur, voilà, je crois, la bonne méthode de lecture et de relecture », ceci pour une raison simple : « Vous ne pourrez pas, en lisant l’auteur, ou vous pourrez difficilement, vous débarrasser du point de vue du critique pour recevoir l’impression directe ; le critique sera comme un écran entre l’auteur et vous. »

En revanche, le critique dont l’utilité consiste aussi à « rompre le tête à tête » entre le lecteur et le texte au moment opportun, soit après une première lecture, peut provoquer chez le lecteur scrupuleux l’envie de s’engager dans une révision du livre, fort de ce nouvel éclairage, enrichi de cet apport extérieur, afin d’approfondir sa connaissance et son analyse du texte, donc d’affiner son jugement.

Au fond, le livre de Faguet est aussi un plaidoyer en faveur de la critique, de la lecture critique qu’il différencie de la lecture plaisir. Faguet affirme à ce propos une chose qu’on entend peu souvent :

Au fond, il ne faut pas dire qu’il n’y a que les critiques qui ne jouissent pas ; il faut dire qu’il n’y a que les critiques qui jouissent vivement. Le lecteur critique est le lecteur armé, armé d’armes défensives. On ne l’emprisonne pas, on ne le garrotte pas du premier coup, ni facilement ; mais, précisément à cause de cela, quand on le charme c’est avec l’ivresse du plaisir qu’il laisse tomber toutes ses armes.

Formez vos bataillons

Sainte-Beuve affirmait que « le critique n’est qu’un homme qui sait lire et qui apprend à lire aux autres ». Faguet serait en désaccord. Même si son constat peut sembler amer, il avance à juste raison que « le critique ne sait pas lire pour son plaisir et n’apprend pas aux autres à lire pour le leur. Il apprend au lecteur à lire en critique. Or lire en critique n’est pas un plaisir ou du moins est un plaisir très particulier, mêlé de beaucoup de sécheresse. » Si le lecteur critique est un « lecteur armé », il doit aussi savoir désarmer et se laisser toucher par les œuvres, s’abandonner, se livrer à elles, mais « se livrer avec méthode ».

Alors, pour notre plaisir autant que pour aiguiser notre regard critique sur les livres, une nécessité qui n’a sans doute jamais été aussi grande qu’aujourd’hui, époque où la publicité éditoriale a le don de nous faire passer des vessies haletantes pour des lanternes jubilatoires, lisons, ou plutôt « relisons » comme le disent tous les snobs, des livres comme L’art de lire d’Émile Faguet. Et peut-être qu’un beau jour, face à ces nouvelles garnisons de lecteurs armés, qui sait, l’envahisseur cédera.

[ NDR : vous trouverez le texte de Faguet, tel notre émérite chroniqueur, sur Gallica , dans sa version de 1923, en collection des Muses ; et vous pouvez le commander à votre libraire en impression à la demande avec la référence 9782329082400, en coédition Hachette/ BNF, 13.60 €  ]

Emile Faguet Hachette/BnF
L'art de lire
01/09/2018 178 pages 13,60 €
Scannez le code barre 9782329082400
9782329082400
© Notice établie par ORB
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Les pigments sauvages : la puissance des mythes fondateurs

Après la somme impressionnante du génial Tod le géant s’est fait voler son slip qui comptait plus de mille pages, Alex Chauvel revient avec une histoire épique aussi dense que captivante. 

31/10/2022, 12:46

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Lakota Woman, autobiographie d'une femme Sioux

En 1954, dans une réserve sioux du Dakota du Sud, est née Mary Brave Bird dans la tribu des Brûlés qui est l’une des tribus des Sioux de l’Ouest connue sous le nom de Lakotas. « Cavaliers, pillards féroces et grands guerriers », les Brûlés ont été parqués dans des réserves dans les années 1870-80 après avoir été défaits par les soldats américains.

31/10/2022, 12:13

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Poème d’amour postcolonial, ou l’odyssée des corps

Natalie Diaz signe un deuxième recueil qui fait de la langue poétique à la fois une balle de pistolet et une caresse langoureuse. Poème d’amour postcolonial dont la traduction française a été publiée le 15 septembre 2022 aux Éditions Globe, a reçu le Prix Pulitzer 2021 de poésie. Une gratification méritée. Cette œuvre appelle à la libération et l’autodétermination et on en ressort grandis. 

31/10/2022, 10:59

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Alicia Jaraba conte La Malinche dans Celle qui parle  

Parfois symbole de trahison, mais aussi véritable héroïne féministe, la Malinche est une personnalité controversée de l’Histoire du Mexique. Dans Celle qui parle, l’autrice-dessinatrice Alicia Jaraba Abellán met en lumière la femme derrière la légende. Qui était Malinalli, cette esclave devenue traductrice et conseillère en diplomatie ? A-t-elle réellement trahi les siens ? Ce roman graphique présente, avec délicatesse, un emblème de l’héritage colonial mexicain. 

31/10/2022, 10:36

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 Un Recueil d'Histoires Courtes qui fourmille de créativité  

Prendre en photo des fantômes, donner vie à un grille-pain, protéger sa fille du terrorisme des intelligences artificielles… Dans ce recueil, les univers fantasques s’enchaînent et les aventures entrent en résonance. Le duo derrière The Promised Neverland n’a décidément pas fini de nous étonner et de nous émouvoir.

28/10/2022, 17:23

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La couleur des choses, des ronds dans des cases

Après être s’être rendu chez une voyante qui lui a prédit les prochains chiffres du tiercé, un jeune garçon joue aux courses pour régler les problèmes familiaux. Contre toute attente, il remporte la mise et, ayant besoin de la signature de son père pour empocher les gains, rentre à la maison. Il alors découvre sa mère gisant au sol, battue à mort, tandis que son père a pris la fuite.

27/10/2022, 16:04

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Maraudes au cœur de Belleville

Point de départ : Place Krasucki, 20e arrondissement de Paris. Bienvenue dans la Commune de Belleville, microcosme à l’origine d’une « promenade en binôme dans le quartier, attentive à l’invisible ». Au cœur de ce texte, une série d’instants d’éternité, de fusion avec cet environnement à l’énergie vive. Observations, échanges, rencontres — avec toujours, en filigrane, une menace qui pèse sur la Commune.

27/10/2022, 15:11

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La Passe-miroir : monde fantastique éclaté, magie et complot politique

Ophélie est une jeune femme discrète, à l’apparence banale, qui est responsable du musée d’Anima. Une chevelure brune qui ne cesse de s’emmêler, des lunettes qui cachent ses yeux et changent de couleurs en fonction de ses émotions, des mains qui ne cessent de casser tous les objets qu’elles tiennent, un corps qui trébuche, se cogne, se blesse à tout va. Or, Ophélie possède de mystérieuses capacités héritées de sa famille : celle de lire les objets qu’elle touche, et celle de voyager d’un miroir à un autre.

27/10/2022, 13:39

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Une chance amère ou le souvenir d'un exil par Alice Dumas Kol

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03/12/2022, 08:00

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Riad Sattouf et la BD sur le toit des meilleures ventes

Difficile de faire entrée plus spectaculaire. Tout juste sorti, le tome 6 de L’Arabe du futur, qui conclut la série de Riad Sattouf, remporte la première place du classement des meilleures ventes de la semaine avec 51 300 exemplaires. Autre nouvelle sortie et autre bande dessinée, le tome 29 de Blake et Mortimer, intitulé Huit heures à Berlin, peut se vanter d’une seconde place avec 29 155 éditions vendues. 

 

02/12/2022, 12:20

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Les Éphémérides de Patrice Franceschi, la vie en poésie

BONNES FEUILLES - Modestement, mais avec certitude, Patrice Franceschi a fait de sa vie une poésie en acte. Sous sa plume, aventure et poésie nous offrent la possibilité fragile, mais sans cesse présente, de vivre doublement.

02/12/2022, 09:00

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Quelques moments sans gravité pour le plus grand des secrets

BONNES FEUILLES - L’univers original de Karin Serres nous enchante une nouvelle fois dans ce roman plein de subtilité et d’audace, où l’étrange se mêle avec grâce au poétique.

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Le livre audio, une solution quand on ne peut plus lire ?

Avec l’âge, les différentes facultés de perception s’amenuisent, parfois considérablement, à tel point qu’il peut devenir très pénible de lire. Après les lunettes, on va utiliser une loupe. Mais, avec une main tremblante, l’exercice est rapidement fastidieux et rend compliquée une lecture quelque peu étendue.

01/12/2022, 16:25

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La Furieuse, rives et dérives par Michèle Lesbre

BONNES FEUILLES - « Rives et dérives » est un parfait sous-titre pour ce nouveau texte de Michèle Lesbre. Elle y emprunte des chemins de traverse afin de rejoindre une rivière, la Furieuse, dont le nom – sans qu’elle la connaisse – a résonné en elle de manière particulière. 

01/12/2022, 09:00

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Par la fenêtre, entre mémoire et Histoire par Allain Glyko

BONNES FEUILLES - Aujourd’hui disparu, Philippe était un brillant étudiant en philosophie, disciple de Gilles Deleuze. Bébé, il avait réchappé à la mort de justesse, une photo a immortalisé son départ pour l’hôpital. 

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Meilleures ventes : l'éternel effet prix

On le sait, nous le savons, ils savent. Les prix littéraires ont une influence considérable sur les meilleures ventes des livres, en fin d'année. Alors un prix Goncourt à un petit mois de Noël, c'est quasi synonyme de première place au classement. Cette année, c'est Brigitte Giraud qui en profite : son roman Vivre vite (Flammarion) a convaincu 24.048 lecteurs cette semaine.

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BONNES FEUILLES - Dans un monde qui refuse de voir son lent effondrement, l’odyssée de Janvier Bonnefoi pour rentrer chez lui et tenter de reconstruire sur les ruines. Un premier roman remarquable, d’une étonnante crédibilité.

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Philippe Besson de retour : Ceci n'est pas un fait divers

BONNES FEUILLES - « Papa vient de tuer maman. » Passée la sidération, deux enfants brisés vont devoir se débattre avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et réapprendre à vivre.

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Zanzibar, l'autre voie d'Altaïr Despres

BONNES FEUILLES - Ce premier roman raconte une île tropicale d’une beauté franche et sale, théâtre de rencontres exaltées entre des jeunes Européennes qui ont tout plaqué pour faire leur vie loin de chez elles, et des beach boys, décidés à saisir les opportunités laissées par un tourisme écrasant.

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BONNES FEUILLES - On dit de lui qu’il a eu mille vies. Une enfance passée à l’orphelinat, une jeunesse marquée par le succès et, au faîte de sa gloire, des fiançailles avec une riche Américaine.

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BONNES FEUILLES - Un homme vit paisiblement à la campagne avec sa femme Livia, son chien Pablo et le chat Lennon. Pour cet écrivain parvenu à l’aube de la vieillesse, l’essentiel n’est plus tant dans ses actions que dans sa façon d’habiter le Monde, et plus précisément dans la nécessité de l’amour.

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Défaire l'amour : l'art de l'autosabotage amoureux

BONNES FEUILLES - À vingt ans, fuyant Paris et mon chaos intérieur, je débarquai dans un Istanbul en pleine effervescence. 

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