#Imaginaire

Poètes et poésie d'aujourd'hui, de la France à l'Argentine 

Faire entendre l’Argentine en France et la France en Argentine, pratiquer la traduction réciproque du français et de l’espagnol, permettre à chaque poème de résonner dans le timbre et les couleurs de la langue de l’autre. Tel est le principe original de l’anthologie de poèmes contemporains que proposent Pascal Mora, lui-même poète, et le Café-poésie de Meaux, lieu de partage ouvert à tous les amateurs et auteurs de poésie. 

Le 09/05/2022 à 17:10 par Auteur invité

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09/05/2022 à 17:10

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Une anthologie à double entrée, fruit du travail d’un petit groupe de traducteurs qu’il faut saluer, ponctuée de quelques photographies de vues urbaines, et qui réunit trente-deux poètes français et argentins dont les œuvres, principalement écrites en vers libres, s’ordonnent autour du thème de la ville — l’un des plus importants de la modernité poétique.  

Une anthologie placée aussi sous l’invocation d’un poète qui, bien qu’il ait vécu sous d’autres latitudes, n’en symbolise pas moins l’union du poète et de la ville : Constantin Cavafy, le poète hellénophone d’Alexandrie, dont l’un des poèmes cité intégralement au début du recueil, élève sa ville natale au rang d’idée platonicienne pour la métamorphoser en une fatalité existentielle dont on ne saurait se libérer — toutes les illusions du voyage et de l’exil étant dénoncées — si ce n’est au moyen du poème lui-même. C’est le poème seul qui permet, par la série des variations mentales qu’il induit, de renouveler la légende et les formulaires de la ville — des villes —, d’en redire, dans une langue où chaque mot se libère, la géographie et les figures, bref, de la faire — de les faire — exister à nouveaux frais. 

Parmi toutes les villes, il en est une qui compte de singulière façon : c’est, le cas échéant, la ville de l’enfance, celle qu’on porte toujours en soi comme la forme d’expériences premières et structurantes. Qu’il s’agisse d’une banale cité HLM dans la banlieue parisienne (Arezki Amroune, Pierre Collinet : « Les fleurs du mal »), ou d’une ville plus accueillante dont les sept collines rappellent celles de Rome (Lilí Muñoz, Victoria de mi infancia), elles sont celles dont le souvenir est un prolongement de soi, le décor disproportionné d’où jaillirent les questions archaïques et les émerveillements initiatiques de l’enfant.

Théâtre de souvenirs mêlés qui portent le plaisir des jeux malgré la dureté du béton ou, paradoxalement, la découverte des grands rythmes naturels, la ville de l’enfance chantonne un air entêtant. Patrick Lannes, dans un poème dédié à son père arabophone (Pays ardent) montre ainsi combien l’habitent pour toujours ces villes brûlantes d’Afrique du Nord où l’on subit patiemment la domination du soleil dans l’attente de la source vive.

Mais une telle ville est aussi, par définition, celle où l’on n’a pas choisi de vivre. L’invention poétique tourne plus nettement à l’éloge quand il s’agit de la ville qu’on a, au contraire, élue — de celle où l’on a décidé de faire halte. Elles sont au demeurant nombreuses, constate Pablo Urquiza, ces villes qui dévoilent leurs appas aux âmes rêvant de s’échapper (Quien decide, ciudad…). Dans une composition de sept strophes rimées à forme fixe, Claudine Sigler chante son amour d’Ostende, la cité flamande qui réserve la chaleur de son accueil à ceux que n’effarouchent ni sa pluie ni les ombres hallucinées de ses peintres natifs, James Ensor et Léon Spilliaert (Ostende).

A l’occasion d’un bref séjour, la capitale de l’Allemagne fait à Marie-Jo Istin, dans les entrelacs de l’oubli et de la mémoire, le don d’une vie qui s’apaise à l’ombre des arbres nombreux, mais qui ne cèlent rien des pierres écrites d’où le passé interpelle les passants (Bons baisers de Berlin) ; et, lors d’une simple promenade à Meaux, Jean-Marie Martin fait l’expérience, banale mais toujours renouvelée, de la coappartenance de l’espace et du temps (Allons nous promener). Sous l’éclat des couleurs pures d’une île de la mer Egée, une promenade parmi un dédale rocailleux se fait procession jusqu’au cœur du mythe — au plus loin des chronologies humaines (Marta Ortiz, Mykonos). On peut aussi, au contraire, venir à contre-cœur dans une ville puis succomber à son charme sensuel — telle Daría Rolland Pérez qui s’enivre à Valencia, malgré ses réticences premières, du bleu du ciel et de la mer (Valencia y la forastera). Il y a enfin la ville dont le nom seul suffit à susciter le désir et à faire vibrer l’imagination (Sébastien Souhaité, Villes) : la ville maintes fois célébrée, la ville dont on a toujours entendu parler et que l’on croit connaître avant même d’y avoir mis les pieds.

C’est la tâche du poète que d’en renouveler le cantique sans en déformer la silhouette. Car chaque ville a ses symboles intangibles. Esteban Charpentier personnifie ainsi Buenos Aires sous les traits d’une fille facile et difficile, tendre et cruelle, dont le tango emporte et les misères et les contradictions — plaçant de la sorte la capitale argentine sous le signe de l’irrésistible et de l’impitoyable (Buenos Aires). Alors que José Muchnik, s’il inscrit aussi le tango au cœur de son évocation de Buenos Aires, lui confère un caractère de danse cosmique assortie à l’alternance du jour et de la nuit, reliée aussi à la multitude des vies humaines que concentre la ville : des vies qu’il demande au promeneur de considérer dans leur dépouillement, au moment où l’aurore semble se déployer au son du bandonéon (Como un tango de madrugada).

Et, quand la nuit silencieuse tombe sur la ville, elle devient pour l’écrivain la métaphore de sa nécessaire solitude — cette thébaïde où il peut cultiver l’égoïsme indispensable à l’écriture du livre (Celia Fontán, Escribir de noche).

Mais les villes ne cessent de s’étendre, comme si la planète était condamnée à la fin à n’être recouverte que par une ville unique et tentaculaire (il est d’ailleurs remarquable que les zones urbaines accueillent aujourd’hui, en France, 8 habitants sur 10, et 9 sur 10 en Argentine). « Allá es aquí », proclame Osvaldo Burgos : ailleurs est ici — dans un poème qui dit l’effritement du sens et le chaos menaçant la ville globale où tourbillonnent les délocalisations et les relocalisations en tout genre.

Un effondrement lent se produit qui nous entraîne dans l’indifférence et l’indifférenciation, et la violence est alors la seule langue dans laquelle l’humanité sache encore communiquer (Allá es aquí). Sandra Graciela Gudiño ouvre le journal du jour où se récapitulent — toujours les mêmes et toujours nouvelles — les misères accablant l’humanité, mais retourne le nom de sa ville natale — Santa Fe — pour donner à son poème un titre — Fe santa — qui affirme, malgré la faim partout inassouvie de justice, sa foi intacte dans la vie.

Au revers de l’éloge, les griefs : concentrations humaines, les villes ne peuvent que concentrer aussi les négativités produites par l’homme. A commencer par les mensonges qui se logent dans certaines architectures. Au vrai, c’est le procès de nombreuses villes modernes qu’on pourrait instruire de ce point de vue, et le dossier des villes françaises ne serait pas le moins épais. Le cas de l’Argentine est éloquent. On se rappelle ce que disait Borges : « Les Argentins sont des Européens qui sont nés en exil. »  

C’est de cette conviction de ne pas totalement y être ou en être que semblent issus, par exemple, tous les quartiers de Buenos Aires qui ne sont que des pastiches du style haussmannien de Paris. Mais c’est sans doute aussi le malheur de toute ville coloniale que de receler ce type de falsification, que Bernardo Schiavetta repère dans une simple fontaine dont le style emprunté finit par provoquer une déréalisation, où l’élément naturel est le seul auquel l’on puisse se fier : « Sauf l’eau vive, rien n’était vrai » (A una fuente en Córdoba del Tucumán).

Hors du mensonge, un affect existe qui s’éprouve toujours dans sa vérité : l’angoisse. Dans une page tirée de son roman Disparaître, où l’écriture atteint un niveau de densité égal à celui du poème en prose, Etienne Ruhaud fait passer le vent glacé de la solitude qui s’engouffre entre les tours du quartier de la Défense — décor mortuaire et lieu désertifié depuis l’origine. Une solitude telle que la moindre foule suffit à la conjurer, dût-on la trouver dans le bruit et sous des lumières aveuglantes, au fond des couloirs du métro.  Ces villes délaissées opposent une sorte de refus à l’homme ; nous y sommes tous pourvus, semble-t-il, d’un double qui pourrait se muer en assassin (Jérôme Thomas, La haine citadine).

Un refus que symbolisent également les longs trottoirs où déambulent ces myriades d’inconnus que plus jamais nous ne reverrons (Eric Dubois, La Ville) — les trottoirs interminables qu’il faut parcourir avant de rejoindre la porte du domicile (Diana luz Bravi, Veredas infinitas)  Encore faut-il signaler qu’une forme de mort, aussi prosaïque que réelle, est à l’œuvre dans nombre de ces villes modestes que nous connaissons bien en France, où l’on ne parvient plus à faire tenir ensemble les fonctionnalités nécessaires à la vie quotidienne (Patrick Gorlier, Ma ville… Et la vôtre ???).

Le salut, s’il en est un, est alors à chercher dans ce qui, au centre de la ville ou à sa périphérie, travaille à la nier en tant que produit de l’activité humaine : la nature. Dans cette négation même, l’esprit apprend à retrouver une part de sa vérité. Il est fatal que les agencements des villes opposent à l’action humaine leur contre-finalité : mais les portes sont là pour rappeler le passage toujours possible vers le spectacle libérateur de la nature (Gustavo José Núñez, Abre la puerta). A Oberá, une ville située dans le nord de l’Argentine, le printemps chamarre les hauts lapachos — ces arbres amazoniens dont les Incas utilisaient déjà les propriétés médicinales — de fleurissements de grappes roses ; pour Daniel González Rebolledo, si le domaine urbain offre un cadre spécial aux beautés naturelles et un promontoire pour les observer, c’est parce qu’il possède une stabilité, une pérennité dont la médiation est absolument nécessaire aux hommes, eux-mêmes précaires (Oberá) : 

Quel que soit mon Sort

Oberá sera toujours là, destin et destination.

Au demeurant, c’est le propre de toutes les villes quelles qu’elles soient, remarque Claire Bertet (Ville), que de susciter l’attention aux plus modestes manifestations de la vie : touffe d’herbe qui fraie son chemin à travers l’interstice de deux espaces goudronnés, plume d’oiseau légère qui virevolte dans le vent et vient se poser devant le poète. Inversement, Olga Suárez chante dans Rosario especular l’être majestueux du río Paraná, ce puissant fleuve dont le nom, en langue guarani, veut dire « parent de la mer », et dont la largeur, au niveau de la ville de Rosario, dépasse les 2000 mètres. Irrésistible, impassible, le fleuve lave la ville et la régénère dans son cours vers l’estuaire de la Plata ; il communique directement avec le ciel où les nuages s’amassent en un appareillage rédempteur, réveillant de leur pluie les divinités indiennes d’un peuple disparu — et le souvenir latent de l’Amérique précolombienne. Pour Florencia Lo Celso, le Paraná symbolise ce branle universel dont parlait Montaigne, le mouvement qui emporte tout et jusqu’aux reflets des visages aimés, mais dont le caractère cyclique inspire l’idée d’une équivalence entre la fin et le commencement (Rosario y el río), alors qu’à Manhattan, c’est le fleuve Hudson qui semble retenir tous les souvenirs dont la ville est dépossédée (Alicia Salinias, Ribereña). 

Le poème se prête enfin à des exercices de distanciation qui — inversant les perspectives et démultipliant les points de vue — nous mènent au plus loin de de la ville vécue dans la banalité des jours qui se succèdent. Les villes se plient et se déplient au gré des mouvements du poème, et elles s’augmentent d’autant. Avec Didier Ayres, la mémoire fait danser des images de Tulle et de Royan qu’on croirait projetées par une lanterne magique, mais qui ne sont que des mots arrachés à ces villes prises dans le grillage de la langue (Villes). Dans Y la ciudad detrás del cielo, Anamaria Mayol situe la ville au plus loin, derrière le ciel, les forêts et le vol des oiseaux qui la fuient, dans un halo de silence, pour en imaginer mieux la destruction finale. Dominique Cagnard pose aussi, au futur antérieur, la disparition des villes et la libération concomitante, quoique dans un givre mallarméen, du poème — libération par où s’affirme sa primauté d’être (Ville absente). Pascal Mora évoque pour sa part une ville confinée, silencieuse, vidée de ses habitants et de ses voitures ; et la « rose de solitude » qu’il y cueille est comme le chiffre de la menace qui s’y déploie d’une suspension asphyxiée du temps (Meaux France). 

Dans le nord-ouest de l’Argentine, la ville de San Fernando del Valle de Catamarca s’ouvre sur les chaînes des sierras d’Ambato et d’Ancasti, qui l’enclosent. Le mot de Catamarca, dont use Alfredo Luna pour couronner son poème d’un titre à l’énigme somptueuse, vient de la langue quechua et signifie « forteresse de la montagne ».

Comme il sert aussi à nommer la province alentour où se trouvent les ruines d’une ancienne capitale régionale de l’Empire inca, Alfredo Luna y trouve l’occasion de relier la ville espagnole, fondée en 1683, à un passé de plus vaste mémoire — nouant dans une boucle temporelle l’Argentine moderne — celle du général San Martin et de Manuel Belgrano — et l’Amérique précolombienne — notre autre le plus absolu. De même qu’il restitue, dans un mouvement de piété s’exerçant autant en faveur du malheur des humbles que des grandeurs déchues, la fragilité héroïque des œuvres humaines et les longues insomnies qui les ont inspirées — dessinant un parallèle entre la ville et le poème, l’une fondée sur l’expérience refoulée du sacré, l’autre se faisant l’écho d’une parole première et séparée.

Par Michael Scrive

 
 
 
 
 
 
 

Par Auteur invité
Contact : contact@actualitte.com

2 Commentaires

 

Reshad Nazroo

10/05/2022 à 16:07

Très bel article sur la thématique de la ville en poésie, et ce des deux côtés des rives atlantiques. La poésie, qu'elle soit moderne, surréaliste, symboliste ou romantique, est un art difficile, exigeant spontanéité et imagination fertile. Qu'ont donc en commun une ville et un poème? Paul Valéry disait qu'"Un poème doit être une Fête de l'intellect", alors que Paul ÉLuard proclamait qu'"Un poème doit être une débâcle de l'intellect". Personnellement, je trouve que c'est relativement facile de juger et de décider, surtout après avoir écouté - toute une vie durant - les superbes poèmes de Louis Aragon mis en musique et interprétés par Jean Ferrat et avoir lu, en édition bilingue anglais-espagnol les "Poèmes d'amour' du grand poète Chilien, Pablo Neruda (Prix Nobel de littérature en 1971). Le traducteur Julio Cortasar disait justement de lui que la thébaïde de ce dernier, Isla Negra, était un lieu de poésie vivante où chaque pierre, chaque fleur et chaque objet était impregné de son souffle vivant.

jujube

12/05/2022 à 09:38

Julio .....Z.., sans S

Villes

Café-poésie de Meaux, Pascal Mora

Paru le 01/10/2021

2408 pages

Editions Unicité

18,00 €

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Infatigable Ian Rankin ! Quatre décennies se sont écoulées depuis qu'il nous a donné à lire la première enquête de son inspecteur au nom d'énigme, John Rebus, dans L'étrangleur d'Édimbourg (l'ouvrage vient d'ailleurs d'être réédité en poche). Un cycle romanesque qu'il convient d'apprécier dans sa totalité fluide. Une sorte de « comédie humaine », avec ses personnages reparaissant d'un livre à l'autre (comme dans celle de Balzac), indissociable de la ville d'Édimbourg. Et de l'Écosse tout entière, d'ailleurs. Par Jean Miniac.

23/06/2026, 12:01

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Histoires extraordinaires de ballons : quand Paris prenait son envol

Depuis le 21 juin, la vasque olympique retrouve le ciel de Paris. Une occasion parfaite pour se souvenir que, bien avant de porter la flamme des Jeux, les ballons ont accompagné certaines des plus extraordinaires aventures scientifiques, techniques et humaines de notre histoire.

22/06/2026, 17:33

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Prix Lumière d’août : les recommandations des jurés pour l’été — catégorie essai

Attaché en premier lieu à la littérature francophone et à la photographie, le prix Lumière d’août poursuit chaque année le même objectif : distinguer des œuvres où l’écriture, le regard, la mémoire des lieux, des corps et des êtres entrent en résonance.

22/06/2026, 12:43

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La France Empire : le présent indéfini des colonies

Les anthologies thématiques de La Revue dessinée sont toujours des livres passionnants. En consacrant son dernier volume à une série d'enquêtes « sur les blessures des territoires colonisés », l'équipe de la revue en tandem avec éditions Casterman font œuvre salutaire pour rendre lisibles et visibles une série de drames humains déclenchés sur le territoire de la France qui s'étend au-delà de la métropole, au nom de la saine gestion des choses, de la bonne marche des affaires, du prestige de la nation. C'est sale. C'est affligeant. C'est terrifiant et donc... à lire de toute urgence

22/06/2026, 12:30

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Derrière la chair : morts suspectes et vivants cabossés

La médecine légale est au cœur de cette intrigue policière imaginée par un... thanatopracteur ! On y découvre l'existence et le rôle de l'UPIVC dans une intrigue efficace menée sans temps mort.

22/06/2026, 12:28

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Une étreinte pour un long voyage : une saison en Perse et en prose

16/07/2026, 14:22

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Le petit chien thérapeute : “Le deuil, c’est la mémoire qui s’obstine à battre sous les cendres”

16/07/2026, 14:22

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers fait parler un Érard disparu

En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.

16/07/2026, 10:38

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Gaëlle Obiégly, ou l’art de digresser dans Rien à voir

Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.

16/07/2026, 10:33

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Ce que le capitalisme doit au racisme et au patriarcat

Pourquoi le capitalisme domine-t-il le monde ? A-t-il toujours existé ? Quels liens entretient-il avec la démocratie, le racisme, le patriarcat ou la crise écologique ?

16/07/2026, 09:00

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Son fiancé vole les 32 millions du Loto et déclenche sa vengeance

Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros ! 

 

16/07/2026, 08:00

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Une veuve face aux victimes remontées d’un lac artificiel

Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.

16/07/2026, 07:00

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France-Espagne : la Roja met les Bleus à terre un soir de 14 juillet

Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.

15/07/2026, 21:35

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Je ne suis pas venu apporter la paix : la ferme où tout implose

Dans une ferme isolée d’une vallée pyrénéenne, un patriarche agonise. Ses enfants reviennent, chargés de rancœurs, de secrets, de fatigue et de comptes jamais réglés. Dehors, l’orage cogne. Dedans, Judith tient la maison, Maud prie, les chiens veillent, la fratrie s’observe. Je ne suis pas venu apporter la paix, ou la tragédie familiale noire revue par Nicolas Martin, organique, parfois excessive, mais d’une puissance d’atmosphère rare. À partir du 3 septembre.

15/07/2026, 15:12

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Fille de : Anne Pitteloud démonte le mythe du grand écrivain

À la mort de Christian Monnay, écrivain culte retiré du monde depuis trente ans, sa fille Chloé découvre que ses neuf manuscrits inédits ne contiennent que des pages blanches. Pour préserver sa mère aveugle, puis pour exister enfin comme autrice, elle glisse ses propres romans sous le nom du père. Anne Pitteloud signe une comédie noire, fine et acide sur la filiation, l’imposture et les légendes que fabrique le monde littéraire. Généalogie à découvrir le 21 août.

15/07/2026, 12:15

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Comment l’ordre transforme les révolutions en cérémonies

Comme il y a une dialectique de la raison, il y a une dialectique de la mémoire qui métamorphose le souvenir de la révolte en culte de l’ordre, les anniversaires des révolutions en défilés militaires, l’héritage de la Shoah en légitimation d’un État génocidaire ; ainsi s’affrontent les romans nationaux et la tradition des vaincus, le culte des héros et les traces laissées par les sans-nom, les monuments et les remémorations dissidentes.

15/07/2026, 09:00

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Les Désarmantes : Caroline Bouffault imagine une France sans hommes au pouvoir

Avec Les Désarmantes, son troisième roman à paraître le 21 août 2026 aux éditions Fugue, Caroline Bouffault imagine une France devenue une république pacifiste dirigée exclusivement par des femmes, où l’arrivée d’une journaliste étrangère vient révéler les contradictions d’un modèle fondé sur l’exclusion des hommes.

15/07/2026, 07:48

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Le mythe de la France sans esclaves s’effondre dans les archives

À la veille de la Révolution française, Paris se pense comme une terre de liberté, régie par le principe selon lequel « il n’y a pas d’esclaves en France ». Pourtant, pour les esclaves venus des colonies chercher refuge dans la capitale, cette promesse se révèle fragile et souvent illusoire. 

14/07/2026, 09:00

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Une communauté protectrice devient peu à peu impossible à quitter

Alors qu’elle prend la route pour tenter de calmer ses angoisses, Coro se retrouve sur des sentiers déserts, sans téléphone portable, frôlant la panne sèche. La nuit progresse, et alors qu’elle s’aventure au bout d’un chemin étroit pour demander de l’aide, elle arrive devant un grand portail noir. Elle va découvrir une demeure isolée, entourée de végétation et peuplée d’animaux. La communauté de femmes qui y vit propose son aide à Coro.

14/07/2026, 08:00

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Celle que je suis

13/07/2026, 16:37

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En Iran, 72 jours de garde à vue deviennent un monument littéraire

Arrêté en Iran le 12 octobre 2022, Olivier Grondeau a passé 887 jours en prison avant sa libération, le 17 mars 2025. Dans Joseph dans la nuit, publié chez L’Iconoclaste, il revient sur ses 72 jours de garde à vue sous l’autorité du ministère du Renseignement. Un récit d’enfermement, de peur et de résistance intérieure, porté par une langue nette, poétique et vibrante, où les rêves, les camarades et Hafez maintiennent un peu de monde au fond du noir.

13/07/2026, 16:18

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Villes impériales. Sur les traces de Napoléon Ier et de Napoléon III

13/07/2026, 10:43

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France-Maroc : les Bleus avalent les Lions de l’Atlas

Je vous écris ce matin les yeux fermés (c’est beau la confiance) : cette Coupe du monde outre-Atlantique va me coûter encore quelques nuits sans assez de sommeil. Des cernes, certes, mais qu’au moins je ne dois pas à une peine que la défaite face au Maroc aurait provoquée. Une fatigue victorieuse, avec quelques réserves.

11/07/2026, 12:19

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La collision

11/07/2026, 09:20

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La colonisation rend-elle fou ? Une enquête après Fanon

À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), l’un des premiers asiles d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation. 

11/07/2026, 09:00

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Le roman d’un père qui refuse de voir son fils lui échapper

Sur l’île de Muckle Flugga, le point habité le plus septentrional du Royaume-Uni, se dresse le phare de l’impossible, un des fameux phares de Stevenson. Un père et son fils le gèrent ensemble, depuis des années, accueillant parfois des pensionnaires, ornithologues pour la plupart. L’île est en effet peuplée d’une immense variété d’oiseaux, dont certains inattendus.

11/07/2026, 08:00

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Un homme de 456 ans veut rejoindre la maison d’Elvis

Quand Will Somersby débarque en titubant dans le hall d’un hôpital psychiatrique canadien, il prétend être venu à pied depuis le Tennessee, guidé par le chant d’un rossignol. Il affirme, en outre, être âgé de 456 ans. Il est alors confié aux bons soins du Dr Miranda Gosling, peu à peu convaincue d’avoir déjà croisé l’étrange individu...

11/07/2026, 07:00

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Federica Zombie

10/07/2026, 16:53

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Freida McFadden reprend la tête, devant les cahiers de vacances

Nouveau livre de Freida McFadden en poche rime souvent avec nouvelle entrée dans le Top 10 — et pas à n’importe quelle place : Le Dîner s’installe directement en tête, avec 88.707 ventes en une seule semaine, du 29 juin au 5 juillet. Une entrée phénoménale. Derrière, les cahiers de vacances conservent pourtant leur mainmise sur le classement, dont ils occupent huit des dix premières places.

10/07/2026, 13:00

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Le fabuleux piano : Sonia Devillers enquête sur les pianos volés aux juifs

Dans Le fabuleux piano, à paraître le 27 août chez Robert Laffont, Sonia Devillers retrace l’histoire d’un instrument disparu, le piano de la famille Enoch, éditeurs de partitions, en l’inscrivant dans celle des milliers de pianos volés aux familles juives à Paris pendant l’Occupation, puis déplacés jusqu’aux confins du IIIe Reich. À travers cette enquête, l’autrice explore à la fois la spoliation, la mémoire familiale et la place intime que peuvent occuper les objets dans la transmission.

10/07/2026, 08:56

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Un week-end entre proches fait éclater les certitudes de deux familles

Avec Entre amis (Actes Sud), premier roman de Hal Ebbott traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau et publié le 26 août, l’auteur met en scène deux familles liées par une amitié ancienne, soudain confrontées à un acte de violence qui bouleverse leurs certitudes et révèle les tensions sociales, intimes et familiales longtemps restées sous silence.

10/07/2026, 06:56

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John, Fils de John : Douglas Stuart revient au pays des hommes blessés

Cal Macleod revient d’Édimbourg vers Falabay, dans les Hébrides extérieures, avec un sac à dos, un sac-poubelle et des secrets que l’île devine avant même qu’il pose le pied sur le quai. Son père John, tisserand, éleveur et chantre d’une foi sans souplesse, l’attend avec Ella, les moutons, la mer et le poids du nom familial. Traduit de l’anglais d’Écosse par Charles Bonnot, John, Fils de John, noue retour au pays, désir, honte et filiation dans un roman rude, drôle et profondément habité. Généalogie à ouvrir le 26 août.

09/07/2026, 13:07

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Argentine-Égypte : le calvaire des champions du monde avant le miracle Messi

Hier, la terre a tremblé. Les bars autour de chez moi étaient en ébullition : l’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine, championne du monde en titre, dans le dernier huitième de finale de la Coupe du monde. L’Albiceleste n’avait pas dit son dernier mot ; moi, je perdais les miens. En quelques minutes seulement, Lionel Messi a mis le match à l'envers. À l’arrivée : 3-2, pleurs, soulagement. Et vertige. 

 

08/07/2026, 22:51

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Résoudre ce qu’Albert Einstein qualifiait d’”éternel mystère”

S’il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait, en soi, être un sujet d’étonnement. Pourquoi l’ingéniosité du vivant anticipe-telle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l’« éternel mystère » : pourquoi comprenons-nous le monde ?

08/07/2026, 08:00

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Malraux, un homme fondamentalement paradoxal

Françoise Theillou explore la relation complexe d’André Malraux à l’amour et aux femmes, à peu près absente de son œuvre et des grandes biographies qui lui ont été consacrées. L’écrivain a volontairement brouillé les pistes entre réel et imaginaire, taisant l’intime et rejetant toute lecture biographique de son œuvre. Ce sont surtout les femmes qui l’ont aimé, Clara, Josette, Madeleine, Sophie, qui ont permis de lever en partie le voile, chacune révélant un Malraux différent.

08/07/2026, 07:00

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Raconter l’Amérique eugéniste à hauteur de femme : Mon corps donné pour vous

En 1924, Carrie Buck, 17 ans, est envoyée dans une institution de Virginie où médecins, juges et travailleurs sociaux préparent sans le lui dire le procès qui doit légitimer sa stérilisation. À partir de l’affaire Buck v. Bell, Marouane Essadek construit, chez Noir sur Blanc, un premier roman documenté et rageur sur l’eugénisme américain, ses discours de progrès et les vies qu’il a méthodiquement confisquées.

07/07/2026, 11:10

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Notre-Dame-des-Anges : Célia Houdart à l'écoute des voix disparues

À l’automne 1938, Henri vit auprès de Rachel, son épouse atteinte de sclérose en plaques, dans une clinique près de Liège. Marcelle, pianiste en tournée entre le Maroc, l’Égypte et l’Italie, lui écrit depuis les gares, les paquebots et les chambres d’hôtel. Célia Houdart publie chez POL Notre-Dame-des-Anges et transforme une correspondance familiale couvrant les années 1935 à 1944 en un roman de désir, de maladie et de guerre imminente. Révélation le 20 août.

07/07/2026, 11:03

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Clémentine Mélois, le grand déménagement des souvenirs

Un verre Musclor brisé, des assiettes sorties des placards, des coupures du Dauphiné libéré : sur le point de déménager après une rupture, la narratrice de Choses que je croyais perdues emballe davantage qu’un appartement. Clémentine Mélois transforme ces restes domestiques en récit d’apprentissage vif, drôle et fissuré, où chaque objet remet une histoire en circulation. À retrouver, le 20 août.

07/07/2026, 11:02

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Le roman qui imagine Israël sans ses Palestiniens

Plus d’ouvriers, plus de conducteurs de bus, plus de vendeurs… La société israélienne est à l’arrêt. À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est journaliste, un sioniste libéral, critique à l’égard de l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza, mais fidèle au projet du pays ; l’autre, cameraman palestinien, est hanté par les souvenirs de sa grand-mère récemment décédée, jamais remise de la Nakba et de la perte de sa ville, Jaffa. 

07/07/2026, 09:00

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Amateurs de Shameless, une nouvelle famille dysfonctionnelle vous attend

Vous pensez avoir une famille dysfonctionnelle ? Attendez de rencontrer les Flynn. Rien ne va plus chez eux. La mère tente de sauver son mariage en s’essayant au couple libre, tandis que le père s’enfonce dans une crise existentielle forcément pathétique.

07/07/2026, 08:00

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Alizée Delpierre enquête sur l’esclavage moderne en France

Après Servir les riches, sa première enquête retentissante chez les grandes fortunes, Alizée Delpierre poursuit sa réflexion sur les rapports de domination et d’exploitation. Dans ce nouveau terrain inédit nourri de nombreux témoignages et de scènes stupéfiantes, elle fait tomber un tabou : aujourd’hui en France, autour de nous, dans tous les secteurs d’activité, il existe des travailleurs que leurs employeurs traitent comme des esclaves. 

07/07/2026, 07:00