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Donald Trump, le sexe et moi

RÉCIT ÉTRANGER – Maintenant que j’ai attiré votre attention aussi grossièrement qu’une publicité Aubade sur une façade d’immeuble avec ce titre éhontément racoleur, nous allons pouvoir parler un peu de White, dernier livre de l’auteur culte (c’est comme ça qu’on dit quand il s’agit, en fait, de n’importe quel Américain) Bret Easton Ellis, traduit (nous y reviendrons) chez Robert Laffont.

Le 09/08/2019 à 11:30 par Maxime DesGranges

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09/08/2019 à 11:30

Maxime DesGranges

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Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue. Bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parle moins de livres que de lui-même, et que pour un critique, le livre était secondaire voire complètement superflu.

C’est vrai en un sens, et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard où je dressais piteusement la liste de mes non-lectures.

“Justice has been done” (Obama à la mort de Ben Laden)

En effet, depuis un matin de novembre 2016 où j’ai ouvert les yeux sur un beau soleil orangé, avant de comprendre, une fois mes yeux dessillés, qu’il s’agissait en fait de la tronche surmaquillée du nouveau président américain passant sur BFM accompagnée du bandeau « Trump élu président », j’essaie de comprendre, en toute sincérité, les raisons pour lesquelles j’ai laissé échapper à ce moment-là un grand éclat de rire. Oui, vous avez bien entendu, bande d’impitoyables aiguiseurs de fourches caudines, j’ai ri à gorge déployée devant cette espèce de farce guignolesque tout en me répétant cette phrase : « Bien fait pour eux ».

« Bien fait », je ne savais pas trop pour quoi, et « eux », je ne savais pas trop qui c’était. Une simple pulsion nihiliste qui éclatait, comme souvent, dans l’intimité de ma vie solitaire ? Mon inaltérable côté punk qui adressait un gros doigt d’honneur à la face de « l’Empire du Bien », comme l’appelait Philippe Muray ? Je ne sais pas. Mais c’était quelque chose qui allait bien au-delà du seul plaisir tout à fait sain, normal et légitime de voir la tête du neurasthénique arrogant Yann Barthès se décomposer aussi rapidement que mes épluchures de fruits et légumes au fond de mon bac de compost.

C’est donc avec l’espoir de résoudre le mystère encore non éclairci de cet éclat de rire venu des profondeurs de mon être diabolique que j’ai entamé la lecture de White, première incursion de « BEE », comme l’appellent les petits snobs dans mon genre, dans les contrées de la non-fiction, dix ans après son dernier roman.

Histoire de la bromance (presque Édouard Louis)

Ça commençait plutôt bien, je dois dire, car Ellis et moi partageons quelques traits communs : comme moi, il est attentif à la politique sans être politisé ; comme moi, il place l’esthétique au-dessus de l’idéologie ou de la morale (ou pour être plus précis : il ne fait pas de l’idéologie ou de la morale le critère premier pour apprécier une œuvre), et comme moi, il accepte une chose très simple, désagréable peut-être mais qu’il faut accepter une fois pour toutes : oui, le monde de l’art accueille sur ses terres hideuses tout un tas de névrosés, psychotiques, suicidaires, misanthropes, tyranniques, racistes, antisémites, misogynes et toutes les tares intolérables que porte en son sein notre humanité corrompue. Et ni lui, ni moi (ni personne, au fond) ne rêvons d’un art raisonnable, inoffensif, acceptable, bref, ennuyeux.

Je partage aussi avec Ellis, et peut-être avec vous depuis que vous avez commencé la lecture de cette chronique, une « irritation vague, mais presque insurmontable, irrationnelle » qui me prend lorsque je passe un peu trop de temps sur le Web 2.0, celui où tout le monde s’autorise à donner son avis, même idiot, sur toute chose, même sérieuse. Et je m’inquiète comme lui de cette « certitude inébranlable d’avoir raison » qui envahit les réseaux sociaux et qui, lorsqu’elle est partagée par une meute, se transforme en arme de coercition massive. Autrement dit, Bret et moi, nous étions faits pour nous entendre.

Seulement, je ne suis pas là pour imaginer ma bromance potentielle avec Bret, mais pour juger un livre, donc un style, une structure, une pensée, une vision, en suivant notre principe commun : se préoccuper moins d’idéologie que d’esthétique. Et c’est là que les choses commencent à se corser quelque peu.

Génération X contre Millennials (titre d’un futur blockbuster)

Ellis ne s’en cache pas : son livre est une sorte de « mishmash » (dieu que j’adore ce mot) de textes divers : mémoires, réflexions tirées de ses podcasts, anecdotes sur le microcosme hollywoodien… Conséquence : ce livre hybride donne parfois l’impression d’un vaste fouillis, parfois intéressant (genèses de ses romans, analyses de films), parfois tout à fait dérisoire (polémiques sur Twitter, déboires de people dont personne n’a entendu parler) mais qui dans tous les cas le rend franchement inégal.

Dans la première partie (sur huit), Ellis commence plutôt bien en nous parlant de son enfance et de la façon dont le cinéma, notamment d’horreur, a façonné son rapport au monde et comment les jeunes de la « Génération X » (la sienne, née dans les années 60-80, à l’apogée de « l’Empire ») devaient à l’époque se construire dans une relative autonomie, contrairement à la nouvelle « Génération dégonflée » (comprendre : les millennials, soit les jeunes du « post-Empire » nés dans les années 80-90 ; notions contestables en soi, la différence générationnelle fondamentale se faisant simplement, selon moi, entre ceux qui ont connu un monde sans internet et les autres), génération angoissée, infantile et colérique couvée par des « parents hélicoptères » prêts à secourir leurs bambins en toutes circonstances à la moindre contrariété (c’est-à-dire tout le temps).

Si l’on met de côté ses considérations c’était-mieux-avantistes assez peu convaincantes, cette première partie est intéressante dans la mesure où BEE sait partager son expertise esthétique et sa passion du cinéma et des acteurs. Il élabore par ailleurs un long développement sur les raisons pour lesquelles le film à Oscars Moonlight serait typique, à ses yeux, de la victimisation ambiante (sexuelle, raciale, sociale) qui aurait cours aux USA. Ces pages sur le cinéma puis sur les acteurs, loin d’être décoratives, nous conduisent en fait à une conclusion : nous serions entrés dans une ère où tout le monde jouerait un rôle, celui de l’individu impeccable, irréprochable et moralement supérieur dans le but d’augmenter sa « likabilité », ce qui nous aurait conduits tout droit dans une « une phase culturelle autoritaire », ou autrement dit : « une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. »

"Donald Trump, le sexe et moi" . Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue ; bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parlait moins de livres que de lui-même, et que pour un critique le livre était secondaire voire complètement superflu. . C’est vrai en un sens et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard dans laquelle je dressais piteusement la liste de mes non-lectures. ... Suite de la chronique dès maintenant sur mon site, ou dès demain sur @actualitte! . #bookstagram #instabook #livrestagram #viteluviteoublie #snipercritique #breteastonellis #white @robert_laffont #lecture #bookworm #booklover #chronique #litteratureaméricaine #usa #nofilter #popculture #sjw

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Guerre civile de basse intensité

Le point névralgique du livre est là. Contrairement à ce qu’ont pu faire entendre certains journalistes imbéciles, et nous ne citerons aucun nom car Isaac Chotiner du New Yorker pourrait mal le prendre s’il nous lisait, ce qui n’arrivera jamais et rend d’autant plus lâche, donc savoureuse, ma petite charge contre lui, la question n’est pas de savoir si BEE prend la défense de Trump ou non. La thèse d’Ellis est pourtant suffisamment provocatrice pour que nous n’ayons pas besoin d’en détourner le sens : selon lui, une « nouvelle forme de fascisme » (le terme revient à de nombreuses reprises) serait en train de se répandre aux États-Unis, et ce serait une frange radicale des Liberals, des Democrats, bref, de la gauche qui en serait la principale propagatrice.

Affirmation qui pourra étonner certains, mais pas vraiment ceux qui s’intéressent de près au contexte culturel américain des années post-crise économique et au clivage qui sépare deux Amériques désormais irréconciliables. Dommage qu'Ellis ait senti le besoin d’enrober cette déclaration clinquante de tout un tas de fioritures, comme pour mieux faire passer la pilule. À mon sens, Ellis n’a même pas été assez loin dans la provocation, ou pour le dire autrement : il n’a pas suffisamment serré son sujet de près, ne lui a pas donné toute sa puissance du fait précisément que son livre est hybride : si Ellis n’est pas essayiste, et ce n’est pas un défaut, la fiction aurait sans doute augmenté à mon sens la capacité déflagratrice du propos.

Liberté sous caution

Partant de l’idée que Trump ne serait pas la cause du climat délétère actuel mais bien sa conséquence, comme un symptôme de la maladie des identity politics devenues désormais le seul horizon politique et social d’une gauche « régressive et sinistre », Ellis s’attache à décrire les effets de cette maladie identitaire et victimaire sur la liberté d’expression, le rapport aux artistes, la manière de vivre ensemble et, comme disait Ernest Renan, le désir commun de former une nation.

L’un de ces effets serait notamment la création informelle et décentralisée d’une police de l’expression publique qui régirait désormais les rapports sociaux, représentant « une forme infantile de fascisme » sévissant principalement dans les médias, sur les réseaux sociaux et les campus universitaires, police qui aurait un seul objectif : contraindre au silence toute personne proférant des propos s’écartant de la « ligne du parti » progressiste, dans un nouveau monde orwellien où un sentiment serait devenu un fait et une opinion un crime, et dans lequel nous passerions notre temps à nous évaluer les uns les autres, tous engagés dans une vaste opération d’éradication de toute déviance idéologique, sans plus se soucier de la dimension « contradictoire et chaotique » qui caractérise l’esprit humain.

Or Ellis, qui, contrairement aux apparences, parle en artiste plus qu’en politologue, n’aspire au fond qu’à une chose : « Me retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre et voir comment il voyait le monde – particulièrement s’il s’agissait d’un outsider, d’un monstre, d’une bête curieuse, qui m’emmènerait aussi loin que possible de ce qui était censé être ma zone de confort – parce que je sentais que j’étais cet outsider, ce monstre, cette bête curieuse. J’avais terriblement envie d’être secoué. J’aimais l’ambiguïté. Je voulais changer d’idée à propos de telle ou telle chose, à propos de tout, pratiquement. Je voulais être dérangé et même endommagé par l’art », ceci dans le but de développer son sens de l’empathie, de l’éloigner du narcissisme de l’enfance et de devenir adulte.

Oui mais voilà, la tendance actuelle des gens à ne plus vouloir s’intéresser qu’aux choses auxquelles ils peuvent « s’identifier », suivant la logique de la politique identitaire, est dramatique dans le sens où : « Ne pas être capable ou ne pas vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre – afin de voir le monde d’une façon complètement différente de la vôtre – est le premier pas en direction de l’absence d’empathie, et c’est la raison pour laquelle tant de mouvements progressistes deviennent aussi rigides et autoritaires que les institutions qu’ils combattent. »

On pourrait facilement opposer à Ellis le fait que cette tendance à ne s’intéresser qu’à ce qui nous ressemble n’est pas spécifique à la gauche et qu’on peut parier que bien peu de chrétiens évangéliques conservateurs soient allés voir Moonlight au cinéma pour se mettre dans la peau de l’autre et développer leur empathie, mais soit.

D’ailleurs, en parlant de ça, il faut quand même préciser une chose. Bret Easton Ellis a beau se convaincre qu’il ne vit pas « dans une bulle » sous prétexte que la moitié de ses amis ont voté Clinton quand l’autre a voté Trump (alors que lui ne vote pas), on peut supposer, et ce n’est pas un reproche, qu’il soit plus du genre à aller parler du cinéma de Godard avec Tarantino au bord d’une piscine de Hollywood Hills, que d’aller mitrailler des canettes de Bud au AK-47 avec des rednecks du Kentucky.

Et c’est peut-être ça aussi qui manque à ce livre : Ellis, qui nous assomme de pop culture (autant le dire tout de suite : si vous n’êtes pas familier un minimum avec ça, ce livre n’est pas pour vous) comme si ce seul prisme était suffisant pour saisir l’âme d’un pays, ne parvient pas tout à fait à restituer l’atmosphère réelle des États-unis d’aujourd’hui, et ne répond pas en profondeur à la question qu’on se pose tous plus ou moins en ce moment : « What da fuck is goin’ on over there ? », question d’autant plus légitime que dans nos contrées franchouillardes il se trouve toujours quelques hurluberlus outrageusement américanophiles spécialisés dans l’importation des pires idioties, du moment qu’elles sont estampillées du drapeau à étoiles.

Traduire, c’est trahir

Avant de conclure, quand même un mot sur la traduction de Pierre Guglielmina, pourtant expérimenté (Kerouac, Hemingway, Fitzgerald, etc.). Dieu sait que je ne suis pas un grand défenseur des anglicismes qui contaminent notre pauvre langue sans défense, mais certains choix de traduction paraissent, dans le contexte dont parle Ellis, assez saugrenus. En effet, je ne suis pas certain qu’il faille traduire « Social Justice Warriors » par « guerrières (sic) de la justice sociale », « millennials » par « milléniaux » ou pire « millénial », « vertue signaling » par « signalement de vertus », « snowflake » par « flocon de neige », etc.

Car quand on est un minimum familier avec la sous-culture internet, et nous pouvons supposer qu’une large partie des lecteurs de Bret Easton Ellis le sont, les expressions en question ont plus de sens en anglais qu’en français, qu’on le veuille ou non, et leur traduction fait ici l’effet de ces titres de films américains que nos amis québecois traduisent mot pour mot, comme ils l’ont fait par exemple pour No country for old men devenu de façon tristement comique : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Mais c’est une question qui se discute et, si je la relève, c’est parce que ces choix m’ont frappé à la lecture.

Grosse polémique pour petit rien

Sans surprise, le livre de Bret Easton Ellis a déclenché une polémique à sa sortie en avril dernier, et voilà désormais son auteur catalogué en défenseur de l’Amérique conservatrice et réactionnaire pro-Trump. Or il n’y a pas non plus de quoi se lacérer le visage dans son safe space non-mixte pour si peu. Car quand on y regarde de près et qu’on procède à un élagage sérieux de toutes les branches encombrantes du livre, le tronc qu’on découvre n’est pas bien épais : on n’en apprend pas davantage sur la question de la néo-censure que ce qu’on trouverait dans n’importe quel article du Figaro ou de Marianne aujourd’hui.

On peut quand même reconnaître à Ellis le mérite de parler d’un sujet qui risque de nous occuper encore un moment. Car il semblerait qu’il faille se résoudre à cette nouvelle donne : quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise et quoi qu’on écrive désormais, il y en aura toujours un ou deux petits twittos ou journalistes désoeuvrés qui trouveront matière à s’offusquer. Ainsi va le monde et ce n’est peut-être pas nouveau. Comme l’avait déjà compris James Joyce : « J’en suis venu à la conclusion que je ne peux pas écrire sans offenser des gens. »

Bret Easton Ellis, trad. anglais (US) Pierre Guglielmina - White - Seuil - 9782221241172 - 21.50 €

1 Commentaires

 

Camille

02/09/2019 à 09:10

Désolée, mais j'ai adoré la lecture de ce livre. Cela change des médias gauchistes qui nous disent quoi penser et quoi dire. C'est bien pour ça que BEE a plus de succès en France que chez lui, on a besoin de respirer et de retrouver la liberté d'expression.

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24/06/2021, 13:41

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Et l'évolution créa la femme de Pascal Picq : l'homme, son pire ennemi 

ESSAI — Partant du « la femme est l'avenir de l'homme » d'Aragon, magnifié en chanson par Ferrat, Pascal Picq présente la synthèse imposante d'études relatives à la place de la femme dans les sociétés humaines. Et, dès son préambule, il affiche la couleur en s'appuyant sur une « actualité brûlante » qui donne une tout autre orientation à ses questionnements en affirmant que « si la femme est, peut-être, l'avenir de l'homme, dans le présent, en tous cas, elle est souvent son souffre-douleur » !

24/06/2021, 13:15

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Vatel - Les fastes de la table sous Louis XIV : de l'importance d'être ponctuel, même pour les poissons  

BEAUX LIVRES - À l’occasion du 350e anniversaire de la mort de Vatel, In fine éditions d’art et le Château de Chantilly se sont associés pour publier un livre qui mêle Histoire et gastronomie : Vatel. Les fastes de la table sous Louis XIV. (Re)découvrez le célèbre organisateur des plus belles fêtes du XVIIe siècle pour vous projeter dans les fastes de la cour de Louis XIV, et plus particulièrement à celui donné en 1671 par Le Grand Condé, prince de Chantilly, en l’honneur de son cousin le Roi.

23/06/2021, 16:20

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Sam et le pouvoir des mots de Marjorie Danna et Nicolas Haverland : une aide fantastique pour affronter le quotidien 

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - Grâce à Sam et le pouvoir des mots, votre enfant pourra se questionner sur les réactions à adopter face aux tracas du quotidien auxquels les plus petits sont aussi confrontés. La collaboration de Marjorie Danna et Nicolas Haverland a réalisé un roman graphique où science-fiction et réalité se mêlent pour leur apprendre à survivre sans empiéter sur leur imagination.  

23/06/2021, 16:19

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Et la vigne se mit à pleurer de Élisabeth Bourgois : réapprendre à vivre

ROMAN FRANCOPHONE — Et la vigne se mit à pleurer est le vingt-cinquième roman d’Élisabeth Bourgois qui est également scénariste. Ici, un professeur de philosophie perd, en novembre 2015, dans les attentats du Bataclan, sa femme et ses deux adolescents. Comment fait-on pour survivre à un tel drame ? C’est l’histoire d’un deuil inconsolable et d’une renaissance.

23/06/2021, 16:17

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Archives détective de Nancy Guilbert et Anna Griot : une chasse au trésor dans la mémoire de papier

ALBUM JEUNESSE —  « Aujourd’hui est un jour particulier » pour le petit narrateur de l’album Archives détective - Enquête dans le mystère des archives. En compagnie de ses parents, il se rend pour la première fois dans un service d’archives afin d’y faire quelques recherches sur ses origines. À peine a-t-il commencé à consulter les documents qu’il est happé par le monde nouveau qui s’offre à lui. « L’Histoire m’ouvre les bras et m’appelle. Devant mes yeux défilent les siècles, au bout du monde. » 

23/06/2021, 16:16

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Les gens qui luttent : objet-bijou poétique

POÉSIE — On le prend bien en main, il se loge au creux de la paume et on tourne ses pages avec plaisir, attention et gourmandise… On caresse le papier, on regarde comment il est fait, on mesure, probablement mal le temps qu’il a fallu pour le réaliser et on se dit, quel bel objet que ce livre signé Jean-Marc Flahaut en dialogue avec les dessins de Fannie Loget. 10x12 cm, c’est la taille de cet opuscule fait à la main par les éditions Les Venterniers dont l’atelier se trouve à Saint-Omer.

23/06/2021, 16:13

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Mal Dominant de Fabrice Erre : l'homme blanc a-t-il le droit de rire de tout ?

Exercice périlleux que de donner la parole à un gringalet représentant du sexe fort en cette période où les féministes et les figures de proue des minorités donnent de la voix et rappellent que, même s'il n'est ni costaud ni éduqué ni riche, un mâle occidental blanc bénéficie tout de même d'un bon nombre de privilèges enviables ! Avec Mal Dominant, Fabrice Erre nous embarque dans un one man show dessiné et parvient à pagayer entre les nombreux récifs et poncifs contre lesquels son frêle esquif pourrait aisément s'encastrer. Risqué, mais réussi...

21/06/2021, 07:17

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Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot : virtuoses miniatures  

ROMAN FRANCOPHONE - Tout a l’air minuscule dans ce texte. La taille : à peine une centaine de pages. Le sujet : quelques heures de l’existence d’une peintre parfois injustement jugée mineure. Le style : asséché. Et, paradoxalement, c’est cette petitesse qui fait la grandeur de ce livre. Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann est en lice pour le Prix de l'Instant.  

[Maj 17/06 : Le titre de Mika Biermann est lauréat du Prix de l'Instant 2021 ] 

18/06/2021, 08:54

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Un été avec Albert de Marie Pavlenko : racines, ne pas oublier 

YOUNG ADULT - Après son apparition dans le recueil Elle est le vent furieux et son dernier roman Et le désert disparaîtra, Marie Pavlenko revient avec Un été avec Albert aux éditions Flammarion. La quatrième de couverture, à l’image du roman, dissimule bien plus qu'elle ne révèle l’été que Soledad s’apprête à vivre aux côtés de sa grand-mère… Un récit court et addictif aux frontières du fantastique, porteur de messages forts sur les liens entre humains ainsi que notre dépendance à la Terre.

15/06/2021, 13:16

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Insoumission française de Sonia Mabrouk : malaise et déclin français 

ESSAIS - Ce que l’on sait d’elle : Sonia Mabrouk est née le 17 décembre 1977 à Tunis. Nationalisée française en 2010. Très jeune elle baigne dans les hautes sphères de la politique tunisienne, son grand-père n’est autre que Mongi Mabrouk, Ministre du commerce et compagnon de route de Habid Ben Ali Bourguiba, Président de la République tunisienne de 1957 à 1987, fer-de-lance du mouvement pour l’indépendance de la Tunisie. 

11/06/2021, 13:32

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Malacarne, Urbi et Orbi : l'Italie, en plein coeur 

ROMAN ETRANGER - Avec cet ouvrage, on entre dans une superbe découverte éditoriale dont l'originalité m'a séduit : deux romans tête-bêche, rassemblés dans un seul livre et imprimés l'un à partir de la première de couverture et l'autre à partir de la quatrième, comme pour lancer deux flèches dans une même direction vers une sorte de point focal : les éléments marquants de la société italienne.

10/06/2021, 11:29

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La femme qui n'aimait plus les hommes, d'Isabelle Le Nouvel : vivre, envers et contre tout

BONNES FEUILLES – Quand la violence du présent convoque celle du passé : Jeanne, harcelée et frappée par son mari, va devoir affronter, pour pouvoir revivre, le bourreau de son enfance… A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Michel Lafon vous proposent de découvrir le premier roman d’Isabelle Le Nouvel.

27/07/2021, 09:51

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Grande Couronne, de Salomé Kiner : entre rêves et contradictions 

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publie le premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne. Décrit comme un roman « de banlieue », il se distingue de la production actuelle : ni banlieue HLM (Faïza Guène), ni France périphérique (Nicolas Mathieu, David Lopez). Il n’est ni politiquement correct, ni naïf. En somme, un roman de formation qui ravira les nostalgiques des années 1990, tout en décrivant avec justesse la relation mère/fille. Il s’inscrit dans la lignée du roman Il est des hommes qui se perdront toujours de Rebecca Lighieri.

27/07/2021, 09:43

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Hadès, Argentine, de Daniel Loedel : entre violence, trahison et aveuglement 

Pour la rentrée littéraire, les éditions La Croisée publie le premier roman de Daniel Loedel, traduit par David Fauquemberg. Il fait partie de la sélection Fnac 2021. « Ce n’est donc que ça, l’enfer ? Rien que notre vie à nouveau ? »

27/07/2021, 09:40

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Le chat, le général et la corneille, de Nino Haratischwili : entre histoire et fiction

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Belfond vous propose de découvrir le roman de l’autrice Nino Haratichwili. Un récit de violence, de passion et de culpabilité inextricablement lié à l’histoire de l’Europe contemporaine…

26/07/2021, 10:53

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Murnau des ténèbres, de Nicolas Chemla : une expédition mystérieuse

BONNES FEUILLES – A l’occasion de cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions Le Cherche Midi vous proposent de découvrir le roman de l’auteur Nicolas Chemla, Murnau des ténèbres. L’histoire d’un homme, à la frontière du rêve et de la réalité, de la vérité et de la fiction…

26/07/2021, 09:35

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La fille qu'on appelle, de Tanguy Viel 

BONNES FEUILLES – Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les Editions de Minuit publient le prochain roman de Tanguy Viel, La fille qu'on appelle

23/07/2021, 08:33

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Traverser la foule de Dorothée Caratini : un appel à vivre

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Bouquins donnent la parole à Dorothée Caratini à travers son premier roman Traverser la foule. Un livre qui souligne la force des émotions et la vivacité d’un besoin de vivre. Traverser la foule comme on traverse la vie, avec un but, un horizon ; traverser, au plus vite, pour ne pas se perdre ou perdre des morceaux de soi.

22/07/2021, 11:29

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Bébé, d'Olivier Rasimi : privilèges de l'étrange 

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Arléa publient le prochain livre de Olivier Rasimi. À dix-sept ans, Bébé mesure tout juste soixante-dix centimètres et a conservé son apparence enfantine dont il possède l’esprit, l’inconstance, l’indolence, la bouffonnerie… Guidé par une sorte de sixième sens qui lui fait considérer les choses sous un angle étrange, inapproprié, qu’il exprime alors d’une façon qu’on pourrait juger poétique si elle n’était involontaire.

22/07/2021, 11:00

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Une folie de rêves, de Jean-Daniel Baltassat : écouter battre le coeur

BONNES FEUILLES — « Depuis qu'il menait la plus grande partie de sa vie ici dans le Dessous, dans sa Chapelle, des rencontres, il en avait fait de tous les acabits. Mais ceux-là, c'était autre chose. » Pour cette rentrée littéraire, les Editions Calmann Lévy publient le prochain roman de l’auteur et scénariste Jean-Daniel Baltassat. 

22/07/2021, 09:18

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A un détail près de François Cérésa : dans les miroirs, la diablesse 

BONNES FEUILLES - Voyage sentimental à travers la France et l’italie, le nouveau roman de François Cérésa, A un détail près, nous plonge au coeur d’une histoire entre deux amants, rencontre hasardeuse qui les plonge dans un jeu passionnel.

21/07/2021, 17:30

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Choco-Boys : Lucky Luke convoyeur de chocolat suisse dans le Far West

BONNES FEUILLES – Décédé en 2001, le dessinateur Morris a laissé derrière lui le renommé cow-boy Lucky Luke, capable de tirer plus vite que son ombre. L’auteur des plus célèbres bandes dessinées allemandes, Ralf König, et les éditions Dargaud rendent hommage à l’auteur belge dans la bande dessinée Choco-Boys. Cette dernière met en scène notre cow-boy préféré dans un cadre tout nouveau, loin des stéréotypes du Far West traditionnel.

21/07/2021, 15:52

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Mort d'Henri Deluy, directeur d'Action poétique

Fondée en 1950, Action poétique est une des plus anciennes revues de poésie française publiées. Elle a également publié des recueils. Pendant plus de cinquante ans, Henri Deluy dirigea cette revue qu’il ouvrit à tous les débats et à toutes les formes de poésies. Il s’est éteint le 20 juillet, à l’âge de 90 ans.

20/07/2021, 19:52

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La pratique de la divine présence avec le divin verbe créateur - L’Ascension, unique véritable But

Bien que, entre les lignes du livre de l’Apocalypse, le leitmotiv soit « la victoire », ce qui doit être vaincu n’est pas explicitement évoqué. Et Saint Paul, dans ses épîtres, emploie maintes fois « homme intérieur », une manière sans doute de désigner la partie spirituelle en chacun de nous. 

20/07/2021, 14:43

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Thanatos - Le retour des dieux, de Gabriel Zallas

Gien, petite ville provinciale célèbre pour sa faïencerie et son musée de la chasse ; sa cathédrale eut l’honneur de recevoir Jeanne d’Arc à deux reprises au XVe siècle après la libération d’Orléans ; sa plage de sable sur le fleuve pendant la période estivale, la première cité partant d’un circuit de la visite des châteaux de la Loire dans une région où il n’en compte pas moins de quarante-cinq, tous plus magnifiques les uns que les autres ; mais c’est aussi la porte de la Sologne pour les amateurs de pure nature sauvage.

20/07/2021, 14:38

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La danse de l’eau, de Ta-Nehesi Coates : le pouvoir de l'homme libre 

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions Fayard nous font découvrir le premier roman de l’auteur américain Ta-Nehesi Coates. Il livre ici un récit profondément habité, plein de fougue et d’exaltation, qui rend leur humanité à tous ceux dont l’existence fut confisquée, leurs familles brisées, et qui trouvèrent le courage de se soulever au nom de la liberté.

20/07/2021, 13:16

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Les P'tites poules : du poulailler à la cuisine, grosse rentrée chez les gallinacés

Les deux Christian, Heinrich et Jolibois, ont séduit les lecteurs depuis une vingtaine d’années avec leurs P’tites poules : plus de 5 millions d’exemplaires vendus, le succès est colossal. Et poursuivant sur cette belle lancée, deux nouveaux ouvrages sont attendus pour la rentrée : un 19e tome des poulardes débarque, suivi d’un ouvrage de recettes… garanties sans poule au pot !

19/07/2021, 11:45

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Le second souffle, de Gilles Marchand et Jennifer Murzeau : planète haletante

BONNES FEUILLES —  Intoxiquée, empoisonnée, la Terre respire avec peine. Ulysse et Ava aussi. Trouveront-ils leur second souffle ? Pour cette rentrée littéraire, les éditions Rageot publient un roman à quatre mains, signé Gilles Marchand et Jennifer Murzeau. Cette publication marque l’entrée au catalogue Rageot de deux auteurs de littérature générale aussi talentueux qu’engagés.

16/07/2021, 17:52

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Les villages de Dieu d'Emmelie prophète : Port-au-Prince, coeur battant d'un État voyou 

BONNES FEUILLES - « J’ai grandi dans cette cité où jamais il n’y avait eu de trêves, où la mort circulait à midi comme à minuit. » Publié aux éditions Mémoire d'encrier, Les villages de Dieu, écrit par Emmelie Prophète se présente comme un roman extrême, qui puise sa substance au milieu des agitations des bidonvilles. Un ouvrage sur la puissance des gangs à Port-au-Prince. La mise en scène d’un État voyou, qui résonne longuement avec l'actualité d'Haïti. 

 

15/07/2021, 12:12

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Paternoster d’Adrien Girard : dernière déclaration 

BONNES FEUILLES – Un père est dans le coma et son fils se rend à son chevet, au rythme de tout un service de réanimation, d’une folie pandémique mondiale et d’un deuil qui, coupablement, se fait attendre. Un père solaire autrefois adoré, mais un père irrémédiablement absent, une ombre dans laquelle le fils a dû grandir. Pour cette rentrée littéraire, les éditions Au Diable Vauvert publient le premier roman, Paternoster, du plus jeune lauréat du Prix d'Hemingway : Adrien Girard. Ce dernier y narre la veillée funèbre d’un fils auprès de son père, au seuil de la mort.  

14/07/2021, 15:56

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Feu de Maria Pourchet : la passion et ses menaces 

BONNES FEUILLES - Edité par Fayard, Feu, le sixième roman de l'écrivaine et scénariste Maria Pourchet, sera disponible en librairie dès le 18 août 2021. Rongés par la monotonie de leurs vies respectives, Laure et Clément seront bientôt consumés par leur passion mutuelle naissante. Loin du classique des romans d'amour, Feu en propose une vision mêlant puissance sentimentale et humour. 

13/07/2021, 17:55

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Tableau final de l’amour, de Larry Tremblay : Francis Bacon, radical 

BONNES FEUILLES – Pour cette rentrée littéraire, les éditions La Peuplade publient le prochain roman de l’auteur québécois Larry Tremblay. Librement inspiré de la vie du peintre Francis Bacon, Tableau final de l’amour fait le récit d’une quête artistique sans compromis, viscérale, voire dangereuse. Un roman humblement cruel sur l’amour et la création…

13/07/2021, 09:38

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Philipp Weiss : Le grand rire des hommes assis au bord du monde

BONNES FEUILLES - 1200 pages, une œuvre en quatre romans et un manga, qui, à travers cinq histoires personnelles toutes liées les unes aux autres, tourne autour d’un seul et même thème, la fin de notre monde : un projet romanesque hors norme qui nous conduit du XIXe siècle français au Japon du XXIe siècle, de la Commune à Fukushima, des premiers pas de la libération de la femme à la réalité virtuelle et à l’humain augmenté. 

12/07/2021, 16:02

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La trilogie de Licanius de James Islington : la saga des prophéties 

BONNES FEUILLES - Vingt ans se sont écoulés depuis la fin de la guerre. Les Augures, autrefois considérés comme des dieux - devenus dictateurs - ont été renversés et anéantis, leurs pouvoirs mystérieusement disparus. Leurs représentants, hommes et femmes dotés d'une capacité moindre, les Talentés, n'ont évité le sort des Augures qu'en se soumettant au Pacte qui les lie à quatre Préceptes, les marque de manière indélébile et protège les humains. Davian, élève des Talentés, en subit les conséquences. Le premier tome de la Trilogie de Licanius de James Islington est annoncé pour cette rentrée aux éditions Leha. 

12/07/2021, 16:00

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Disparition de Robson Rocha, illustrateur chez DC Comics

Dimanche 11 juillet, Robson Rocha, illustrateur, est décédé à 41 ans suite à des complications liées à la COVID-19. Après une entrée dans le monde de la bande dessinée en 2010, Rocha avait signé un contrat exclusif avec DC Comics en 2016, où il a fait carrière depuis. Il s’est principalement fait connaître pour son travail de reprise d’illustrations pour Aquaman, d’après le script de Kelly Sue DeConnick.

12/07/2021, 12:12

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Uchronie biographique : Rimbaud en 2021, poète dans un monde sans poésie ?

Aujourd’hui, Raphaël Gariépy, à la suite d'un entretien avec Adrien Cavallaro, maître de conférences à l’université Grenoble Alpes, auteur de Rimbaud et le rimbaldisme. XIXe-XXe siècles, et codirecteur, avec Yann Frémy et Alain Vaillant, d'un récent Dictionnaire Rimbaud, imagine une rencontre avec le jeune Arthur, auteur de polar, sympathisant des Gilets jaunes et futur transhumaniste. 

09/07/2021, 16:14

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La langue du pic vert de Chantal Dupuy-Dunier : de vos folies faites vos rêves

BONNES FEUILLES - « Le pic vert enroule sa langue autour de son cerveau pour le protéger contre les trépidations quand il fore les arbres. » Cette phrase, prononcée par un guide de musée, est une révélation pour Sylvain Breuil, le point de départ d’une quête de l’invulnérabilité, puis de l’immortalité. Premier roman mystérieux et original, La langue du pic vert de Chantal Dupuy-Dunier, publié chez La Déviation, est dédié à tous ceux dont le rêve est appelé folie.

09/07/2021, 09:00

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Gallimard publie l'édition intégrale du Journal de Franz Kafka

Ces 12 cahiers allant de 1909 à 1923, Kafka les qualifiait parfois de Journal, observations de vie quotidienne, rêves, visions, fulgurations, réflexions et même dessins alternant avec de multiples débuts de récit, certains répétés. Comme s’il s’agissait de réchauffer un moteur narratif refroidi. Dans cette galaxie brille un seul récit achevé, Le verdict, écrit d’une traite une nuit de 1912, devenu pour l’écrivain le modèle du bonheur de raconter. 

08/07/2021, 08:26

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Les étoiles les plus filantes d'Estelle-Sarah Bulle : Orfeu Negro, comme une épiphanie 

BONNES FEUILLES - Avec Les étoiles les plus filantes (Liana Levi), Estelle-Sarah Bulle signe en cette rentrée littéraire une fiction audacieuse, comblant l’absence d’archives, un grand roman qui raconte une parenthèse enchantée, à la confluence de la Nouvelle Vague et de la bossa nova, et la cruauté quand elle se referme :  l’histoire imaginaire d’un film culte, Orfeu Negro de Marcel Camus, de son tournage en 1958 à sa consécration avec la Palme d'or en 1959 . 

07/07/2021, 17:27

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Villebasse, de Anna de Sandre : nouvelles mythologies urbaines 

BONNES FEUILLES — Pour cette nouvelle rentrée littéraire, les éditions La manufacture de livres publient le prochain livre de l’écrivaine Anna de Sandre, Villebasse. Avec ce premier roman poétique et onirique, l’autrice nous donne à lire la mythologie contemporaine d’un monde ravagé par nos maux ordinaires. 

07/07/2021, 15:18

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24 fois la vérité de Raphaël Meltz : caméra subjective

BONNES FEUILLES - En vingt-quatre chapitres, raconter une vie. Vingt-quatre chapitres comme les vingt-quatre images qui font chaque seconde d’un film. Vingt-quatre chapitres pour tenter de saisir la vérité : que reste-t-il de ce qui n’est plus là ? Que connaît-on de ce qu’on a vu sans le vivre ? Que faire, aujourd’hui, de tant d’images ? 24 fois la vérité, de Raphaël Meltz, raconte avec sensibilité et une intelligence remarquable la vie de deux hommes, traversés par le XXème siècle et ses questionnements.

05/07/2021, 09:21

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L’intrusive, de Claudine Dumont : huis clos dévorant

BONNES FEUILLES — Pour cette rentrée littéraire, les éditions Le mot et le reste publient le prochain roman de Claudine Dumont. Avec L’intrusive, l’actrice québécoise plonge ses lecteurs dans les eaux troubles de l’esprit de Camille, personnage insomniaque qui devra affronter ses monstres intérieurs, dans l’espoir de découvrir qui elle est réellement. 

05/07/2021, 08:51

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La mélancolie des baleines de Philippe Gerin : des lambeaux, une fraternité nouvelle

BONNES FEUILLES - Alors que se multiplient à travers le globe les échouages de baleines, cinq hommes et femmes — des êtres blessés ou endeuillés, mais n'ayant pas renoncé à faire l'expérience de la beauté du monde et de la bonté — convergent vers une mystérieuse maison bleue surplombant une plage d'Islande où viennent mourir les cétacés. Ils ne se connaissent pas encore mais une nuit les attend, qui scellera à jamais leur destin. Les éditions Gaïa publient en cette rentrée littéraire La mélancolie des baleines, nouveau roman de Philippe Gerin. 

05/07/2021, 08:33

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Le parfum des cendres de Marie Mangez : comme une odeur de vie, après tout

BONNES FEUILLES - Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s’occupe tous les jours dans son métier ­d’embaumeur. Marie Mangez signe en cette rentrée littéraire son premier roman, Le parfum des cendres, chez Finitude.  

05/07/2021, 08:24

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L'Abolition : 40 ans après, le combat de Robert Badinter contre la peine de mort

Le Livre de Poche proposera à la rentrée une édition anniversaire de L’Abolition de Robert Badinter, enrichie d’une préface inédite. Cette édition sera disponible en librairie le 1er septembre. Nous célébrerons, à ce titre, les 40 ans de l'abolition de la peine de mort, ce 30 septembre 2021.

 

02/07/2021, 11:08

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Belinda Cannone : Petit éloge de l'embrassement, ou la magie du tango

Romancière et essayiste, Belinda Cannone a choisi le petit format pour son prochain livre. Elle sortira chez Folio Petit éloge de l’embrassement, qui n’est pas sans écho à Petit éloge du désir, paru chez le même éditeur en 2013. Ce texte inédit passera donc immédiatement en poche, pour 2 €. Sortie le 23 septembre.

01/07/2021, 15:20

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Le mode avion, de Laurent Nunez : épiques linguistes anachorètes 

BONNES FEUILLES - Au centre de Fontan, petit village paisible du Mentonnais, trône la magistrale statue d'Étienne Choulier. Qui est-il ? Et pourquoi les édiles du bourg ont-ils décidé de lui rendre hommage ? Sans doute parce que c'est là, en 1937, que cet homme de science, professeur de grammaire à la Sorbonne, a choisi de s'installer avec son confrère et ami Stefan Meinhof. Laurent Nunez signe avec Le mode avion, à paraître en cette prochaine rentrée littéraire, une épopée tragi-comique de deux linguistes anachorètes guettant l’éclair de génie et se jalousant jusqu’à un duel funeste.

30/06/2021, 17:10