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Donald Trump, le sexe et moi

RÉCIT ÉTRANGER – Maintenant que j’ai attiré votre attention aussi grossièrement qu’une publicité Aubade sur une façade d’immeuble avec ce titre éhontément racoleur, nous allons pouvoir parler un peu de White, dernier livre de l’auteur culte (c’est comme ça qu’on dit quand il s’agit, en fait, de n’importe quel Américain) Bret Easton Ellis, traduit (nous y reviendrons) chez Robert Laffont.

Le 09/08/2019 à 11:30 par Maxime DesGranges

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09/08/2019 à 11:30

Maxime DesGranges

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Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue. Bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parle moins de livres que de lui-même, et que pour un critique, le livre était secondaire voire complètement superflu.

C’est vrai en un sens, et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard où je dressais piteusement la liste de mes non-lectures.

“Justice has been done” (Obama à la mort de Ben Laden)

En effet, depuis un matin de novembre 2016 où j’ai ouvert les yeux sur un beau soleil orangé, avant de comprendre, une fois mes yeux dessillés, qu’il s’agissait en fait de la tronche surmaquillée du nouveau président américain passant sur BFM accompagnée du bandeau « Trump élu président », j’essaie de comprendre, en toute sincérité, les raisons pour lesquelles j’ai laissé échapper à ce moment-là un grand éclat de rire. Oui, vous avez bien entendu, bande d’impitoyables aiguiseurs de fourches caudines, j’ai ri à gorge déployée devant cette espèce de farce guignolesque tout en me répétant cette phrase : « Bien fait pour eux ».

« Bien fait », je ne savais pas trop pour quoi, et « eux », je ne savais pas trop qui c’était. Une simple pulsion nihiliste qui éclatait, comme souvent, dans l’intimité de ma vie solitaire ? Mon inaltérable côté punk qui adressait un gros doigt d’honneur à la face de « l’Empire du Bien », comme l’appelait Philippe Muray ? Je ne sais pas. Mais c’était quelque chose qui allait bien au-delà du seul plaisir tout à fait sain, normal et légitime de voir la tête du neurasthénique arrogant Yann Barthès se décomposer aussi rapidement que mes épluchures de fruits et légumes au fond de mon bac de compost.

C’est donc avec l’espoir de résoudre le mystère encore non éclairci de cet éclat de rire venu des profondeurs de mon être diabolique que j’ai entamé la lecture de White, première incursion de « BEE », comme l’appellent les petits snobs dans mon genre, dans les contrées de la non-fiction, dix ans après son dernier roman.

Histoire de la bromance (presque Édouard Louis)

Ça commençait plutôt bien, je dois dire, car Ellis et moi partageons quelques traits communs : comme moi, il est attentif à la politique sans être politisé ; comme moi, il place l’esthétique au-dessus de l’idéologie ou de la morale (ou pour être plus précis : il ne fait pas de l’idéologie ou de la morale le critère premier pour apprécier une œuvre), et comme moi, il accepte une chose très simple, désagréable peut-être mais qu’il faut accepter une fois pour toutes : oui, le monde de l’art accueille sur ses terres hideuses tout un tas de névrosés, psychotiques, suicidaires, misanthropes, tyranniques, racistes, antisémites, misogynes et toutes les tares intolérables que porte en son sein notre humanité corrompue. Et ni lui, ni moi (ni personne, au fond) ne rêvons d’un art raisonnable, inoffensif, acceptable, bref, ennuyeux.

Je partage aussi avec Ellis, et peut-être avec vous depuis que vous avez commencé la lecture de cette chronique, une « irritation vague, mais presque insurmontable, irrationnelle » qui me prend lorsque je passe un peu trop de temps sur le Web 2.0, celui où tout le monde s’autorise à donner son avis, même idiot, sur toute chose, même sérieuse. Et je m’inquiète comme lui de cette « certitude inébranlable d’avoir raison » qui envahit les réseaux sociaux et qui, lorsqu’elle est partagée par une meute, se transforme en arme de coercition massive. Autrement dit, Bret et moi, nous étions faits pour nous entendre.

Seulement, je ne suis pas là pour imaginer ma bromance potentielle avec Bret, mais pour juger un livre, donc un style, une structure, une pensée, une vision, en suivant notre principe commun : se préoccuper moins d’idéologie que d’esthétique. Et c’est là que les choses commencent à se corser quelque peu.

Génération X contre Millennials (titre d’un futur blockbuster)

Ellis ne s’en cache pas : son livre est une sorte de « mishmash » (dieu que j’adore ce mot) de textes divers : mémoires, réflexions tirées de ses podcasts, anecdotes sur le microcosme hollywoodien… Conséquence : ce livre hybride donne parfois l’impression d’un vaste fouillis, parfois intéressant (genèses de ses romans, analyses de films), parfois tout à fait dérisoire (polémiques sur Twitter, déboires de people dont personne n’a entendu parler) mais qui dans tous les cas le rend franchement inégal.

Dans la première partie (sur huit), Ellis commence plutôt bien en nous parlant de son enfance et de la façon dont le cinéma, notamment d’horreur, a façonné son rapport au monde et comment les jeunes de la « Génération X » (la sienne, née dans les années 60-80, à l’apogée de « l’Empire ») devaient à l’époque se construire dans une relative autonomie, contrairement à la nouvelle « Génération dégonflée » (comprendre : les millennials, soit les jeunes du « post-Empire » nés dans les années 80-90 ; notions contestables en soi, la différence générationnelle fondamentale se faisant simplement, selon moi, entre ceux qui ont connu un monde sans internet et les autres), génération angoissée, infantile et colérique couvée par des « parents hélicoptères » prêts à secourir leurs bambins en toutes circonstances à la moindre contrariété (c’est-à-dire tout le temps).

Si l’on met de côté ses considérations c’était-mieux-avantistes assez peu convaincantes, cette première partie est intéressante dans la mesure où BEE sait partager son expertise esthétique et sa passion du cinéma et des acteurs. Il élabore par ailleurs un long développement sur les raisons pour lesquelles le film à Oscars Moonlight serait typique, à ses yeux, de la victimisation ambiante (sexuelle, raciale, sociale) qui aurait cours aux USA. Ces pages sur le cinéma puis sur les acteurs, loin d’être décoratives, nous conduisent en fait à une conclusion : nous serions entrés dans une ère où tout le monde jouerait un rôle, celui de l’individu impeccable, irréprochable et moralement supérieur dans le but d’augmenter sa « likabilité », ce qui nous aurait conduits tout droit dans une « une phase culturelle autoritaire », ou autrement dit : « une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. »

"Donald Trump, le sexe et moi" . Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue ; bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parlait moins de livres que de lui-même, et que pour un critique le livre était secondaire voire complètement superflu. . C’est vrai en un sens et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard dans laquelle je dressais piteusement la liste de mes non-lectures. ... Suite de la chronique dès maintenant sur mon site, ou dès demain sur @actualitte! . #bookstagram #instabook #livrestagram #viteluviteoublie #snipercritique #breteastonellis #white @robert_laffont #lecture #bookworm #booklover #chronique #litteratureaméricaine #usa #nofilter #popculture #sjw

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Guerre civile de basse intensité

Le point névralgique du livre est là. Contrairement à ce qu’ont pu faire entendre certains journalistes imbéciles, et nous ne citerons aucun nom car Isaac Chotiner du New Yorker pourrait mal le prendre s’il nous lisait, ce qui n’arrivera jamais et rend d’autant plus lâche, donc savoureuse, ma petite charge contre lui, la question n’est pas de savoir si BEE prend la défense de Trump ou non. La thèse d’Ellis est pourtant suffisamment provocatrice pour que nous n’ayons pas besoin d’en détourner le sens : selon lui, une « nouvelle forme de fascisme » (le terme revient à de nombreuses reprises) serait en train de se répandre aux États-Unis, et ce serait une frange radicale des Liberals, des Democrats, bref, de la gauche qui en serait la principale propagatrice.

Affirmation qui pourra étonner certains, mais pas vraiment ceux qui s’intéressent de près au contexte culturel américain des années post-crise économique et au clivage qui sépare deux Amériques désormais irréconciliables. Dommage qu'Ellis ait senti le besoin d’enrober cette déclaration clinquante de tout un tas de fioritures, comme pour mieux faire passer la pilule. À mon sens, Ellis n’a même pas été assez loin dans la provocation, ou pour le dire autrement : il n’a pas suffisamment serré son sujet de près, ne lui a pas donné toute sa puissance du fait précisément que son livre est hybride : si Ellis n’est pas essayiste, et ce n’est pas un défaut, la fiction aurait sans doute augmenté à mon sens la capacité déflagratrice du propos.

Liberté sous caution

Partant de l’idée que Trump ne serait pas la cause du climat délétère actuel mais bien sa conséquence, comme un symptôme de la maladie des identity politics devenues désormais le seul horizon politique et social d’une gauche « régressive et sinistre », Ellis s’attache à décrire les effets de cette maladie identitaire et victimaire sur la liberté d’expression, le rapport aux artistes, la manière de vivre ensemble et, comme disait Ernest Renan, le désir commun de former une nation.

L’un de ces effets serait notamment la création informelle et décentralisée d’une police de l’expression publique qui régirait désormais les rapports sociaux, représentant « une forme infantile de fascisme » sévissant principalement dans les médias, sur les réseaux sociaux et les campus universitaires, police qui aurait un seul objectif : contraindre au silence toute personne proférant des propos s’écartant de la « ligne du parti » progressiste, dans un nouveau monde orwellien où un sentiment serait devenu un fait et une opinion un crime, et dans lequel nous passerions notre temps à nous évaluer les uns les autres, tous engagés dans une vaste opération d’éradication de toute déviance idéologique, sans plus se soucier de la dimension « contradictoire et chaotique » qui caractérise l’esprit humain.

Or Ellis, qui, contrairement aux apparences, parle en artiste plus qu’en politologue, n’aspire au fond qu’à une chose : « Me retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre et voir comment il voyait le monde – particulièrement s’il s’agissait d’un outsider, d’un monstre, d’une bête curieuse, qui m’emmènerait aussi loin que possible de ce qui était censé être ma zone de confort – parce que je sentais que j’étais cet outsider, ce monstre, cette bête curieuse. J’avais terriblement envie d’être secoué. J’aimais l’ambiguïté. Je voulais changer d’idée à propos de telle ou telle chose, à propos de tout, pratiquement. Je voulais être dérangé et même endommagé par l’art », ceci dans le but de développer son sens de l’empathie, de l’éloigner du narcissisme de l’enfance et de devenir adulte.

Oui mais voilà, la tendance actuelle des gens à ne plus vouloir s’intéresser qu’aux choses auxquelles ils peuvent « s’identifier », suivant la logique de la politique identitaire, est dramatique dans le sens où : « Ne pas être capable ou ne pas vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre – afin de voir le monde d’une façon complètement différente de la vôtre – est le premier pas en direction de l’absence d’empathie, et c’est la raison pour laquelle tant de mouvements progressistes deviennent aussi rigides et autoritaires que les institutions qu’ils combattent. »

On pourrait facilement opposer à Ellis le fait que cette tendance à ne s’intéresser qu’à ce qui nous ressemble n’est pas spécifique à la gauche et qu’on peut parier que bien peu de chrétiens évangéliques conservateurs soient allés voir Moonlight au cinéma pour se mettre dans la peau de l’autre et développer leur empathie, mais soit.

D’ailleurs, en parlant de ça, il faut quand même préciser une chose. Bret Easton Ellis a beau se convaincre qu’il ne vit pas « dans une bulle » sous prétexte que la moitié de ses amis ont voté Clinton quand l’autre a voté Trump (alors que lui ne vote pas), on peut supposer, et ce n’est pas un reproche, qu’il soit plus du genre à aller parler du cinéma de Godard avec Tarantino au bord d’une piscine de Hollywood Hills, que d’aller mitrailler des canettes de Bud au AK-47 avec des rednecks du Kentucky.

Et c’est peut-être ça aussi qui manque à ce livre : Ellis, qui nous assomme de pop culture (autant le dire tout de suite : si vous n’êtes pas familier un minimum avec ça, ce livre n’est pas pour vous) comme si ce seul prisme était suffisant pour saisir l’âme d’un pays, ne parvient pas tout à fait à restituer l’atmosphère réelle des États-unis d’aujourd’hui, et ne répond pas en profondeur à la question qu’on se pose tous plus ou moins en ce moment : « What da fuck is goin’ on over there ? », question d’autant plus légitime que dans nos contrées franchouillardes il se trouve toujours quelques hurluberlus outrageusement américanophiles spécialisés dans l’importation des pires idioties, du moment qu’elles sont estampillées du drapeau à étoiles.

Traduire, c’est trahir

Avant de conclure, quand même un mot sur la traduction de Pierre Guglielmina, pourtant expérimenté (Kerouac, Hemingway, Fitzgerald, etc.). Dieu sait que je ne suis pas un grand défenseur des anglicismes qui contaminent notre pauvre langue sans défense, mais certains choix de traduction paraissent, dans le contexte dont parle Ellis, assez saugrenus. En effet, je ne suis pas certain qu’il faille traduire « Social Justice Warriors » par « guerrières (sic) de la justice sociale », « millennials » par « milléniaux » ou pire « millénial », « vertue signaling » par « signalement de vertus », « snowflake » par « flocon de neige », etc.

Car quand on est un minimum familier avec la sous-culture internet, et nous pouvons supposer qu’une large partie des lecteurs de Bret Easton Ellis le sont, les expressions en question ont plus de sens en anglais qu’en français, qu’on le veuille ou non, et leur traduction fait ici l’effet de ces titres de films américains que nos amis québecois traduisent mot pour mot, comme ils l’ont fait par exemple pour No country for old men devenu de façon tristement comique : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Mais c’est une question qui se discute et, si je la relève, c’est parce que ces choix m’ont frappé à la lecture.

Grosse polémique pour petit rien

Sans surprise, le livre de Bret Easton Ellis a déclenché une polémique à sa sortie en avril dernier, et voilà désormais son auteur catalogué en défenseur de l’Amérique conservatrice et réactionnaire pro-Trump. Or il n’y a pas non plus de quoi se lacérer le visage dans son safe space non-mixte pour si peu. Car quand on y regarde de près et qu’on procède à un élagage sérieux de toutes les branches encombrantes du livre, le tronc qu’on découvre n’est pas bien épais : on n’en apprend pas davantage sur la question de la néo-censure que ce qu’on trouverait dans n’importe quel article du Figaro ou de Marianne aujourd’hui.

On peut quand même reconnaître à Ellis le mérite de parler d’un sujet qui risque de nous occuper encore un moment. Car il semblerait qu’il faille se résoudre à cette nouvelle donne : quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise et quoi qu’on écrive désormais, il y en aura toujours un ou deux petits twittos ou journalistes désoeuvrés qui trouveront matière à s’offusquer. Ainsi va le monde et ce n’est peut-être pas nouveau. Comme l’avait déjà compris James Joyce : « J’en suis venu à la conclusion que je ne peux pas écrire sans offenser des gens. »

Bret Easton Ellis, trad. anglais (US) Pierre Guglielmina - White - Seuil - 9782221241172 - 21.50 €

Par Maxime DesGranges
Contact : contact@actualitte.com

1 Commentaire

 

Camille

02/09/2019 à 09:10

Désolée, mais j'ai adoré la lecture de ce livre. Cela change des médias gauchistes qui nous disent quoi penser et quoi dire. C'est bien pour ça que BEE a plus de succès en France que chez lui, on a besoin de respirer et de retrouver la liberté d'expression.

White

Bret Easton Ellis trad. Pierre Guglielmina

Paru le 02/05/2019

314 pages

Robert Laffont

22,00 €

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Lorsqu’elle écrivait La Naissance du jour, Sidonie-Gabrielle Colette avait 55 ans. Avec tendresse et l’habituelle libertée lyrique assumée qu’on lui (re)connaît, elle déploie un texte dédié à un sujet inhabituel, aujourd’hui encore : le chemin vers la vieillesse pour une femme. Les Éditions Les Prouesses proposent de replonger dans les deux premiers chapitres, afin de découvrir ou redécouvrir cette réflexion intime et délicate.

29/12/2025, 10:47

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Gaza, quel avenir pour le droit international ?

Après L’Ère des extrêmes (Agone, 2020), entendue comme l’étude magistrale que l’historien Éric Hobsbawm consacra aux révolutions politiques et culturelles ainsi qu’aux bouleversements majeurs du XXᵉ siècle (1914-1991) – les deux guerres mondiales, le progrès scientifique et la création artistique au premier chef –, c’est encore L’Ère des extrêmes : l’ère de nouvelles visions du monde exterminatrices faisant du colonialisme et d’une guerre d’effacement d’un peuple occupé l’unique voie du parachèvement de la « démocratie »… et de la réalisation de la « paix ».

29/12/2025, 10:43

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La République des Mères : plongée lyrique en terrain intime

Qu’est-ce que ça veut dire, être mère ? Comment un tel rôle se vit-il ? Voici, entre autres, ce que La République des Mères permet de questionner, d’explorer. D’effleurer du bout des lèvres. Liz Berry nous offre un recueil de poésie bouleversant dédié à la maternité. Une expérience à la fois universelle et terriblement intime, dans un corps qui chante de joie autant qu’il pleure de douleur. Une traduction à quatre mains assurée par Alice Brun et Claire Hélie. 

24/12/2025, 13:26

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Madame Bijou : au fil des souvenirs

C’est une journée d’été comme les autres, pour ce jeune garçon venu de la ville. Ici, dans la ferme de ses grands-parents, quelque part dans le sud-ouest de la France, les possibilités d’aventure et d’exploration sont infinies. 

24/12/2025, 13:25

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La “drogue des djihadistes” racontée par un ancien flic des stups

Ce polar, très documenté, nous emmène en Syrie et au Moyen-Orient, au cœur du trafic de « captagon », la drogue des djihadistes.

24/12/2025, 09:00

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Alex Taylor et la face charnelle du western

Le trop rare Alex Taylor nous revient avec un nouveau roman, un western noir et sauvage. Une immersion glacée dans un univers de viande fumante et de chair pourrie où revient sans cesse l'obsédante question de la « servitude de la chair ». Âmes sensibles, s'abstenir. Amoureux des mots, plongez !

23/12/2025, 09:00

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Brûlez tout, un roman noir à l’épreuve de notre époque

Complosphère et réseaux sociaux : l'air des temps modernes souffle fort dans les couloirs du Bastion de la PJ, où le dernier polar de Christophe Molmy a obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2026.

22/12/2025, 09:45

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De Gaulle par la caricature : le miroir (souvent cruel) de l’étranger

Les éditions Gallimard publient un livre éclairant intitulé De Gaulle, la France et le Monde. Trente ans d’histoire par la caricature, 1940-1970. 

19/12/2025, 18:22

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À Noël, offrir Verlaine à quelqu’un qui chérit la beauté

Ce coffret ne se contente pas d'ajouter une couronne à une œuvre plus bardée de médailles qu'Amin Dada, mais la désorganise intelligemment, c’est-à-dire lui rend son mouvement. Les Œuvres complètes, en deux volumes, de Paul Verlaine, constituent une invitation à ne plus rien fermer du tout : genres, périodes, « manières », légendes. Un beau cadeau de Noël pour quelqu'un qu'on aime beaaaucoup.

15/12/2025, 18:22

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Vers ma fin : un huis clos sur l'horreur corporelle

Premier livre de l’autrice irlandaise Sophie White traduit en français (par Anne-Sylvie Homassel), Vers ma fin débarque chez Fleuve éditions dans sa nouvelle collection Styx dirigée par Laurent Queyssi, avec la réputation d’un texte dérangeant, viscéral, glauque. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. C’est donc avec beaucoup d’attentes que j’ai entamé son écoute sur Nextory (lu par Nadine Girard), et je dois dire que cette réputation n’est pas usurpée.

12/12/2025, 10:40

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Quand la couleur devient conscience : l’expérience sensorielle inédite de Martian Manhunter

Il fallait au moins ça pour que le Limier martien redevienne vraiment alien : un comics qui ressemble à une crise de nerfs chromatique, une peinture expressionniste éclatée au fil des cases. Avec Absolute Martian Manhunter, Deniz Camp et Javier Rodríguez s’emparent de la bestiole, la passent au scan cérébral et réécrivent sa légende comme un thriller psychologique sous acide. Forcément, on adhère, on adore.

09/12/2025, 13:43

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Comment habiller un garçon : Cyrille Martinez explore la mode comme roman d’apprentissage

Comment habiller un garçon, nouveau roman de Cyrille Martinez, paraît aux éditions Verticales le 19 février et poursuit une exploration littéraire de la jeunesse et de ses rites, en racontant l’initiation d’un jeune homme à la mode masculine à travers l’apprentissage collectif d’une bande d’étudiants provençaux, entre quête de style, construction de soi et détournement des codes sociaux.

17/01/2026, 08:00

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Après Kim Jiyoung, Cho Nam-Joo poursuit son autopsie de la société coréenne

Avec Miss Kim, Cho Nam-Joo poursuit son exploration implacable de la condition féminine en Corée du Sud à travers huit portraits de femmes, dans un roman traduit du coréen par Pierre Bisiou et Choi Kyung-Ran, à paraître le 5 février aux éditions Robert Laffont. De l’enfance à la vieillesse, ces trajectoires intimes exposent les violences, les discriminations et les contradictions auxquelles les femmes sont confrontées, dessinant en creux le visage d’une société entière.

17/01/2026, 07:10

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Pierre Lemaitre tient ses belles promesses et s’empare du top des ventes

Certains auteurs tiennent parole, dès le titre de l'œuvre : Pierre Lemaitre signe ainsi une entrée fracassante sur le marché. Il se place au sommet des meilleures ventes dès la première semaine, apportant un souffle nouveau à un classement qui ronronnait depuis plusieurs mois. Passage en revue du palmarès des derniers jours (du 05/01 au 11/01)...

 

16/01/2026, 11:36

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L’Avant-poste : le roman qui transforme la frontière en poison

Il suffit de quelques pages pour comprendre que L’Avant-poste (trad. Raphaëlle Pache) n’est pas un simple roman d’anticipation. C’est un territoire. Un monde clos, poisseux, saturé de brouillard et de non-dits, où l’Histoire a reculé jusqu’à se figer. D’emblée, Glukhovsky plante le décor avec force : « L’immense pont s’enfonce dans une vase glauque, dans un épais brouillard empoisonné, s’y dissout peu à peu et disparaît complètement. » Tout est là : la frontière, l’interdit, la peur de ce qui se trouve “de l’autre côté”.  

16/01/2026, 10:33

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Accréditée : plongée inédite au cœur de la Macronie

Oubliez les dorures, les poignées de main chorégraphiées et les communiqués aseptisés : Accréditée vous propulse dans l’arrière-boutique du pouvoir, là où ça sue, ça ruse et ça verrouille. Ania Nussbaum écrit comme on infiltre un bunker, carnet en bandoulière et lucidité en alerte maximale. Ici, l’Élysée n’est pas un symbole, mais une machine nerveuse, parfois parano, souvent fascinante. Un livre qui ne murmure pas : il observe, il note, il appuie là où ça fait mal.

16/01/2026, 10:30

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Elle menait une vie discrète, jusqu’au jour où tout a dérapé

Une employée modèle, roman de Jean-Christophe Tixier publié chez Albin Michel et attendu en librairie le 11 février, met en scène une femme ordinaire dont l’existence réglée bascule lorsqu’elle décide de sauver son frère menacé, déclenchant un engrenage clandestin où la transgression devient peu à peu une manière d’exister.

16/01/2026, 08:00

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Une Russie coupée du monde au cœur de L’Avant-poste

Avec L’Avant-poste, roman de Dmitry Glukhovsky traduit du russe par Raphaëlle Pache et publié chez Robert Laffont, l’auteur de Metro 2033 plonge le lecteur dans une Russie de l’après, ravagée par une guerre civile et coupée de son propre centre, où un jeune homme isolé dans un poste-frontière rêve d’un monde auquel plus personne n’ose accéder. En librairie le 5 février, ce récit d’anticipation explore l’attente, l’enfermement et la peur de l’inconnu à travers un suspense tendu et politique.

16/01/2026, 07:00

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Les enfants de la Creuse, page éprouvante de la sombre histoire coloniale de l'État français

Une lecture éprouvante, à l'image du destin de Rose, mais un salutaire devoir de mémoire avec le rappel de l'histoire récente de l'île de La Réunion et de la sinistre affaire des « enfants de la Creuse ».

15/01/2026, 13:04

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Le Voile des illusions : le roman qui vous fait douter de l’amour… et de vous-même

Il y a des romans qui happent sans élever la voix. Et ça secoue. Le Voile des illusions (trad. Carine Chichereau) sera à ajouter au compte : le texte avance, et c’est nous qu’il déshabille. Anna, à quarante-cinq ans, enquête sur sa propre trajectoire — non pour dresser un dossier, mais pour comprendre la part souterraine des choix.

15/01/2026, 11:03

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La Résidence, un roman pour comprendre la colonisation de l’Afrique du Nord

Avec La Résidence, Laurent Crassat, dont le livre paraît le 6 février 2026, propose un roman historique solidement documenté qui explore l’histoire européenne de la colonisation de l’Afrique du Nord entre 1830 et 1925, en mettant en regard la violence de la conquête algérienne et la mise en place plus feutrée du protectorat marocain, tout en dévoilant les ressorts politiques, militaires et financiers d’une domination aux effets durables.

15/01/2026, 08:17

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Une bande dessinée jeunesse au cœur de la mythologie nordique

Skara est une jeune viking qui a reçu à la naissance un talent rare et divin : le don du Loup. Ce don fait d’elle une redoutable guerrière pouvant tenir tête à n’importe qui malgré son jeune âge ! Après la mort de sa mère, tuée par des pillards, Skara, emportée par la colère et le désespoir, incendie accidentellement un temple sacré d’Odin. 

15/01/2026, 07:00

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Vous ne lirez plus jamais l’Histoire du Cambodge de la même manière : Une main vers le ciel

Impossible de rester simple spectateur devant Une main vers le ciel : Jean-Christophe Boccou vous attrape par le col et vous installe, d’emblée, dans la tête de Khieu, seize ans, Phnom Penh, avril 1975. « La guerre est finie ? Tu n’y crois pas beaucoup. Tu n’y crois pas du tout. » « Les doctrines changent, les mains aussi, mais il y a toujours une lame, et une gorge coupable à trancher – au nom de la justice, au nom de la sauvegarde du régime, au nom du nom. »  À paraître le 5 février. Par Jérôme Bosch.

14/01/2026, 16:19

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Intervalles

14/01/2026, 16:00

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Loin du Mékong

14/01/2026, 11:39

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Julien Denormandie et Érik Orsenna imaginent la révolte silencieuse d’un sol que l’humanité n’écoute plus

Publié au Seuil et attendu en librairie le 6 février, Le Chant du sol est un conte écologique signé Julien Denormandie, ingénieur agronome et ancien ministre, avec une préface d’Érik Orsenna, membre de l’Académie française, qui imagine la révolte silencieuse de ce sol que l’humanité croit connaître mais qu’elle n’écoute plus, dans un récit engagé où la fiction devient un outil pour alerter sur notre rapport au vivant.

14/01/2026, 08:18

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Un thriller coréen sur une leçon particulière qui tourne au règlement de comptes

Avec Leçon particulière, roman de Sulmi Bak traduit du coréen par Marion Gilbert et publié aux éditions HarperCollins le 18 février, l’autrice sud-coréenne signe un premier livre sombre et tendu, construit comme une descente méthodique au cœur de la cruauté humaine, où une jeune professeure particulière s’immisce dans la vie d’un adolescent pour l’obliger à affronter une vérité dont les conséquences s’annoncent glaçantes.

14/01/2026, 07:00

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Vins d'Orient. 4000 ans d'ivresse

13/01/2026, 18:09

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Nicolas Le Clerc, chirurgien des âmes rurales dans Aurore

Il suffit de quelques pages à Aurore pour installer un climat de tension sourde, presque organique. Un appel nocturne, un réveil brutal : « Le téléphone laisse échapper deux courtes sonneries et Mélanie l’a déjà saisi, par réflexe. » En quelques lignes, le lecteur est plongé dans une mécanique d’urgence, rythmée par l’épuisement et la responsabilité. Le roman s’ouvre sur cette cadence heurtée, qui ne cessera plus de structurer le récit. À paraître le 6 février.

 

13/01/2026, 15:29

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Beyrouth Paradise : le polar du black-out

Avant même le premier corps, il y a une panne. Et quelle panne… « Soixante-treize heures d’affilée, ça fait tout de même un peu long pour une seule et même coupure de courant. » Le ton est donné : sec, drôle, lucide. À Beyrouth, l’électricité n’est pas un confort ; c’est une humeur nationale. « Routine absurde qui rythme leurs journées, à lui comme aux deux millions d’habitants de la capitale. » À paraître le 5 février.

13/01/2026, 11:28

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Brasileiras, voix de femmes sous la dictature brésilienne

Devant le magnétophone de Maryvonne Lapouge et Clélia Pisa, ces femmes nous plongent au cœur de la condition féminine dans un Brésil où les inégalités sociales, le racisme structurel, la violence de genre et la colonisation des femmes à l’intérieur du pays marquent profondément le quotidien.

13/01/2026, 08:00

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Croire un auteur pour sa notoriété : déconstruire les figures d'autorité

Partant du constat que nous accordons spontanément du crédit au nom posé en haut d’une couverture ou en bas d’un tableau, Samah Karaki analyse comment certaines figures d’autorité constituent une fiction cognitive, un mécanisme mental auquel notre cerveau est spontanément enclin. 

13/01/2026, 07:00

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Histoire du Maghreb de la fin du XVIIIe siècle aux Printemps arabes

12/01/2026, 18:22

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Nettle

12/01/2026, 17:00

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Un destin hors normes : Simona Kossak dans Le Souffle de la forêt

Il est des livres qui ne racontent pas une vie : ils l’approchent à pas feutrés, comme on entre dans une clairière en retenant son souffle. Le Souffle de la forêt relève de cette catégorie rare. Simonetta Greggio n’écrit pas sur Simona Kossak ; elle marche à ses côtés, dans une prose habitée, charnelle, attentive au moindre frémissement. Dès les premières pages, le ton est donné : « Elle n’a que la peau, les os et un nom de famille. » Tout est là : la nudité, la résistance, l’essentiel. À paraître le 21 janvier.

12/01/2026, 09:34

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Ambition politique dans un territoire contrôlé

Dans un Mexique ravagé par la violence et les cartels, un homme honnête croit pouvoir devenir maire. Mais, dans le même temps, il va découvrir l’amour de sa vie, un amour scandaleux. Humour ravageur, suspense, un roman de passion pure sur la morale des apparences. 

12/01/2026, 07:00

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Daniel Mendelsohn face aux crises du monde contemporain dans Entrelacs

Entrelacs. Entretiens réunit Daniel Mendelsohn, Adrien Zirah et Déborah Bucchi dans un volume publié aux éditions Seuil et attendu en librairie le 6 février, qui donne à lire une série d’échanges approfondis autour de l’œuvre et de la pensée de l’écrivain américain, entre héritages antiques et juifs, récits personnels et lectures des grands textes, dessinant le portrait d’un auteur pour qui l’intime dialogue sans cesse avec l’histoire et la littérature. Traduit de l'anglais par Adrien Zirah.

10/01/2026, 08:00

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La Sage-Femme et la Rivière : une narration aussi captivante que déstabilisante

La Sage-Femme et la Rivière, roman d’Ariel Lawhon traduit par Sarah Tardy, paraîtra le 11 février 2026 aux éditions HarperCollins. Dans ce nouveau récit historique, l’autrice explore un passé instable, traversé de secrets, de mensonges et de vérités dissimulées, où l’histoire elle-même semble se dérober sous les pas du lecteur.

10/01/2026, 07:03

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Meilleures ventes : qui a volé la potion magique d’Astérix ?

Pour démarrer 2026, La Femme de ménage ne se contente pas de dominer : elle écrase tout sur son passage. Ou plutôt, elle balaie le classement (du 29 décembre au 4 janvier). Les trois marches du podium sont occupées par une seule et même autrice, infatigable depuis plus d’un an : Freida McFadden.

 

09/01/2026, 12:25

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La maison du bonheur

09/01/2026, 11:18

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J’t’aime encore : avec Roxane Bouchard quand l’amour ordinaire devient extraordinaire

Il suffit parfois de quelques mots, répétés comme un mantra fragile, pour faire vaciller toutes les certitudes. J’t’aime encore part de là. D’un aveu simple, presque banal, mais chargé d’un vertige immense. Dès l’ouverture, le lecteur est happé par cette voix qui s’adresse à un « vous » complice, embarqué dans une traversée intime du couple, du temps qui passe et des rêves qu’on réaménage plutôt qu’on n’abandonne. À paraître le 6 février.

09/01/2026, 10:47

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Nicole Caligaris interroge le chaos du temps dans Le gogol

Avec Le gogol, roman à paraître le 19 février aux éditions Verticales, Nicole Caligaris met en scène la rencontre improbable entre un homme débordant de paroles et une femme silencieuse, dans un bar parisien où un manteau devient le réceptacle d’histoires entremêlées et de temporalités disloquées, dessinant le portrait de deux existences suspendues au bord du présent.

 

09/01/2026, 08:43

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De la France à Hong Kong, les fantasmes et les contradictions de l’exil

Avec Les Nouveaux Territoires, roman de Grace Ly publié aux éditions HarperCollins et paru le 11 février, l’autrice plonge le lecteur dans un Hong Kong en ébullition, théâtre d’un parcours intime et politique, où une jeune femme en rupture cherche à se réapproprier son histoire, son identité et sa liberté.

 

09/01/2026, 07:00

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Le tour de la Grande Bourgogne. Sur les traces des Téméraires

08/01/2026, 15:09

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Pierre le Gris de Matthias Zschokke : histoire peu banale d’un homme ordinaire

Matthias Zschokke aime les personnages qui trainent derrière eux une vie banale faite de tâches ingrates et répétitives dans une administration quelconque, des personnages qui semblent ne pas exister, ne pas avoir d’emprise avec le réel. Et pourtant, dans les insignifiantes vies de ces personnages-là, existent une multitude de détails, de petits incidents qui en disent long sur un univers lunaire, poétique, à la limite de l’imaginaire. Une traduction de Isabelle Rüf. Parution le 16 janvier aux éditions Seuil.

08/01/2026, 12:02

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Brûler grand

08/01/2026, 10:51

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Un roman noir face au suicide des enfants : Toussaint Noël

Dès l’ouverture, Toussaint Noël frappe sans ménagement. Pas de montée progressive, pas de décor aimablement planté : une adolescente morte, une cabane sordide, un flic à bout. « Debout au-dessus du cadavre sans tête de la petite Tsvetana, treize ans… la nausée m’a submergé ». Tout est là : la violence du monde, l’usure morale, et cette ligne de fracture à partir de laquelle plus rien ne sera réparable. À paraître le 18 février.

08/01/2026, 10:20