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Donald Trump, le sexe et moi

RÉCIT ÉTRANGER – Maintenant que j’ai attiré votre attention aussi grossièrement qu’une publicité Aubade sur une façade d’immeuble avec ce titre éhontément racoleur, nous allons pouvoir parler un peu de White, dernier livre de l’auteur culte (c’est comme ça qu’on dit quand il s’agit, en fait, de n’importe quel Américain) Bret Easton Ellis, traduit (nous y reviendrons) chez Robert Laffont.

Le 09/08/2019 à 11:30 par Maxime DesGranges

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09/08/2019 à 11:30

Maxime DesGranges

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Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue. Bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parle moins de livres que de lui-même, et que pour un critique, le livre était secondaire voire complètement superflu.

C’est vrai en un sens, et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard où je dressais piteusement la liste de mes non-lectures.

“Justice has been done” (Obama à la mort de Ben Laden)

En effet, depuis un matin de novembre 2016 où j’ai ouvert les yeux sur un beau soleil orangé, avant de comprendre, une fois mes yeux dessillés, qu’il s’agissait en fait de la tronche surmaquillée du nouveau président américain passant sur BFM accompagnée du bandeau « Trump élu président », j’essaie de comprendre, en toute sincérité, les raisons pour lesquelles j’ai laissé échapper à ce moment-là un grand éclat de rire. Oui, vous avez bien entendu, bande d’impitoyables aiguiseurs de fourches caudines, j’ai ri à gorge déployée devant cette espèce de farce guignolesque tout en me répétant cette phrase : « Bien fait pour eux ».

« Bien fait », je ne savais pas trop pour quoi, et « eux », je ne savais pas trop qui c’était. Une simple pulsion nihiliste qui éclatait, comme souvent, dans l’intimité de ma vie solitaire ? Mon inaltérable côté punk qui adressait un gros doigt d’honneur à la face de « l’Empire du Bien », comme l’appelait Philippe Muray ? Je ne sais pas. Mais c’était quelque chose qui allait bien au-delà du seul plaisir tout à fait sain, normal et légitime de voir la tête du neurasthénique arrogant Yann Barthès se décomposer aussi rapidement que mes épluchures de fruits et légumes au fond de mon bac de compost.

C’est donc avec l’espoir de résoudre le mystère encore non éclairci de cet éclat de rire venu des profondeurs de mon être diabolique que j’ai entamé la lecture de White, première incursion de « BEE », comme l’appellent les petits snobs dans mon genre, dans les contrées de la non-fiction, dix ans après son dernier roman.

Histoire de la bromance (presque Édouard Louis)

Ça commençait plutôt bien, je dois dire, car Ellis et moi partageons quelques traits communs : comme moi, il est attentif à la politique sans être politisé ; comme moi, il place l’esthétique au-dessus de l’idéologie ou de la morale (ou pour être plus précis : il ne fait pas de l’idéologie ou de la morale le critère premier pour apprécier une œuvre), et comme moi, il accepte une chose très simple, désagréable peut-être mais qu’il faut accepter une fois pour toutes : oui, le monde de l’art accueille sur ses terres hideuses tout un tas de névrosés, psychotiques, suicidaires, misanthropes, tyranniques, racistes, antisémites, misogynes et toutes les tares intolérables que porte en son sein notre humanité corrompue. Et ni lui, ni moi (ni personne, au fond) ne rêvons d’un art raisonnable, inoffensif, acceptable, bref, ennuyeux.

Je partage aussi avec Ellis, et peut-être avec vous depuis que vous avez commencé la lecture de cette chronique, une « irritation vague, mais presque insurmontable, irrationnelle » qui me prend lorsque je passe un peu trop de temps sur le Web 2.0, celui où tout le monde s’autorise à donner son avis, même idiot, sur toute chose, même sérieuse. Et je m’inquiète comme lui de cette « certitude inébranlable d’avoir raison » qui envahit les réseaux sociaux et qui, lorsqu’elle est partagée par une meute, se transforme en arme de coercition massive. Autrement dit, Bret et moi, nous étions faits pour nous entendre.

Seulement, je ne suis pas là pour imaginer ma bromance potentielle avec Bret, mais pour juger un livre, donc un style, une structure, une pensée, une vision, en suivant notre principe commun : se préoccuper moins d’idéologie que d’esthétique. Et c’est là que les choses commencent à se corser quelque peu.

Génération X contre Millennials (titre d’un futur blockbuster)

Ellis ne s’en cache pas : son livre est une sorte de « mishmash » (dieu que j’adore ce mot) de textes divers : mémoires, réflexions tirées de ses podcasts, anecdotes sur le microcosme hollywoodien… Conséquence : ce livre hybride donne parfois l’impression d’un vaste fouillis, parfois intéressant (genèses de ses romans, analyses de films), parfois tout à fait dérisoire (polémiques sur Twitter, déboires de people dont personne n’a entendu parler) mais qui dans tous les cas le rend franchement inégal.

Dans la première partie (sur huit), Ellis commence plutôt bien en nous parlant de son enfance et de la façon dont le cinéma, notamment d’horreur, a façonné son rapport au monde et comment les jeunes de la « Génération X » (la sienne, née dans les années 60-80, à l’apogée de « l’Empire ») devaient à l’époque se construire dans une relative autonomie, contrairement à la nouvelle « Génération dégonflée » (comprendre : les millennials, soit les jeunes du « post-Empire » nés dans les années 80-90 ; notions contestables en soi, la différence générationnelle fondamentale se faisant simplement, selon moi, entre ceux qui ont connu un monde sans internet et les autres), génération angoissée, infantile et colérique couvée par des « parents hélicoptères » prêts à secourir leurs bambins en toutes circonstances à la moindre contrariété (c’est-à-dire tout le temps).

Si l’on met de côté ses considérations c’était-mieux-avantistes assez peu convaincantes, cette première partie est intéressante dans la mesure où BEE sait partager son expertise esthétique et sa passion du cinéma et des acteurs. Il élabore par ailleurs un long développement sur les raisons pour lesquelles le film à Oscars Moonlight serait typique, à ses yeux, de la victimisation ambiante (sexuelle, raciale, sociale) qui aurait cours aux USA. Ces pages sur le cinéma puis sur les acteurs, loin d’être décoratives, nous conduisent en fait à une conclusion : nous serions entrés dans une ère où tout le monde jouerait un rôle, celui de l’individu impeccable, irréprochable et moralement supérieur dans le but d’augmenter sa « likabilité », ce qui nous aurait conduits tout droit dans une « une phase culturelle autoritaire », ou autrement dit : « une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. »

"Donald Trump, le sexe et moi" . Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue ; bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parlait moins de livres que de lui-même, et que pour un critique le livre était secondaire voire complètement superflu. . C’est vrai en un sens et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard dans laquelle je dressais piteusement la liste de mes non-lectures. ... Suite de la chronique dès maintenant sur mon site, ou dès demain sur @actualitte! . #bookstagram #instabook #livrestagram #viteluviteoublie #snipercritique #breteastonellis #white @robert_laffont #lecture #bookworm #booklover #chronique #litteratureaméricaine #usa #nofilter #popculture #sjw

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Guerre civile de basse intensité

Le point névralgique du livre est là. Contrairement à ce qu’ont pu faire entendre certains journalistes imbéciles, et nous ne citerons aucun nom car Isaac Chotiner du New Yorker pourrait mal le prendre s’il nous lisait, ce qui n’arrivera jamais et rend d’autant plus lâche, donc savoureuse, ma petite charge contre lui, la question n’est pas de savoir si BEE prend la défense de Trump ou non. La thèse d’Ellis est pourtant suffisamment provocatrice pour que nous n’ayons pas besoin d’en détourner le sens : selon lui, une « nouvelle forme de fascisme » (le terme revient à de nombreuses reprises) serait en train de se répandre aux États-Unis, et ce serait une frange radicale des Liberals, des Democrats, bref, de la gauche qui en serait la principale propagatrice.

Affirmation qui pourra étonner certains, mais pas vraiment ceux qui s’intéressent de près au contexte culturel américain des années post-crise économique et au clivage qui sépare deux Amériques désormais irréconciliables. Dommage qu'Ellis ait senti le besoin d’enrober cette déclaration clinquante de tout un tas de fioritures, comme pour mieux faire passer la pilule. À mon sens, Ellis n’a même pas été assez loin dans la provocation, ou pour le dire autrement : il n’a pas suffisamment serré son sujet de près, ne lui a pas donné toute sa puissance du fait précisément que son livre est hybride : si Ellis n’est pas essayiste, et ce n’est pas un défaut, la fiction aurait sans doute augmenté à mon sens la capacité déflagratrice du propos.

Liberté sous caution

Partant de l’idée que Trump ne serait pas la cause du climat délétère actuel mais bien sa conséquence, comme un symptôme de la maladie des identity politics devenues désormais le seul horizon politique et social d’une gauche « régressive et sinistre », Ellis s’attache à décrire les effets de cette maladie identitaire et victimaire sur la liberté d’expression, le rapport aux artistes, la manière de vivre ensemble et, comme disait Ernest Renan, le désir commun de former une nation.

L’un de ces effets serait notamment la création informelle et décentralisée d’une police de l’expression publique qui régirait désormais les rapports sociaux, représentant « une forme infantile de fascisme » sévissant principalement dans les médias, sur les réseaux sociaux et les campus universitaires, police qui aurait un seul objectif : contraindre au silence toute personne proférant des propos s’écartant de la « ligne du parti » progressiste, dans un nouveau monde orwellien où un sentiment serait devenu un fait et une opinion un crime, et dans lequel nous passerions notre temps à nous évaluer les uns les autres, tous engagés dans une vaste opération d’éradication de toute déviance idéologique, sans plus se soucier de la dimension « contradictoire et chaotique » qui caractérise l’esprit humain.

Or Ellis, qui, contrairement aux apparences, parle en artiste plus qu’en politologue, n’aspire au fond qu’à une chose : « Me retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre et voir comment il voyait le monde – particulièrement s’il s’agissait d’un outsider, d’un monstre, d’une bête curieuse, qui m’emmènerait aussi loin que possible de ce qui était censé être ma zone de confort – parce que je sentais que j’étais cet outsider, ce monstre, cette bête curieuse. J’avais terriblement envie d’être secoué. J’aimais l’ambiguïté. Je voulais changer d’idée à propos de telle ou telle chose, à propos de tout, pratiquement. Je voulais être dérangé et même endommagé par l’art », ceci dans le but de développer son sens de l’empathie, de l’éloigner du narcissisme de l’enfance et de devenir adulte.

Oui mais voilà, la tendance actuelle des gens à ne plus vouloir s’intéresser qu’aux choses auxquelles ils peuvent « s’identifier », suivant la logique de la politique identitaire, est dramatique dans le sens où : « Ne pas être capable ou ne pas vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre – afin de voir le monde d’une façon complètement différente de la vôtre – est le premier pas en direction de l’absence d’empathie, et c’est la raison pour laquelle tant de mouvements progressistes deviennent aussi rigides et autoritaires que les institutions qu’ils combattent. »

On pourrait facilement opposer à Ellis le fait que cette tendance à ne s’intéresser qu’à ce qui nous ressemble n’est pas spécifique à la gauche et qu’on peut parier que bien peu de chrétiens évangéliques conservateurs soient allés voir Moonlight au cinéma pour se mettre dans la peau de l’autre et développer leur empathie, mais soit.

D’ailleurs, en parlant de ça, il faut quand même préciser une chose. Bret Easton Ellis a beau se convaincre qu’il ne vit pas « dans une bulle » sous prétexte que la moitié de ses amis ont voté Clinton quand l’autre a voté Trump (alors que lui ne vote pas), on peut supposer, et ce n’est pas un reproche, qu’il soit plus du genre à aller parler du cinéma de Godard avec Tarantino au bord d’une piscine de Hollywood Hills, que d’aller mitrailler des canettes de Bud au AK-47 avec des rednecks du Kentucky.

Et c’est peut-être ça aussi qui manque à ce livre : Ellis, qui nous assomme de pop culture (autant le dire tout de suite : si vous n’êtes pas familier un minimum avec ça, ce livre n’est pas pour vous) comme si ce seul prisme était suffisant pour saisir l’âme d’un pays, ne parvient pas tout à fait à restituer l’atmosphère réelle des États-unis d’aujourd’hui, et ne répond pas en profondeur à la question qu’on se pose tous plus ou moins en ce moment : « What da fuck is goin’ on over there ? », question d’autant plus légitime que dans nos contrées franchouillardes il se trouve toujours quelques hurluberlus outrageusement américanophiles spécialisés dans l’importation des pires idioties, du moment qu’elles sont estampillées du drapeau à étoiles.

Traduire, c’est trahir

Avant de conclure, quand même un mot sur la traduction de Pierre Guglielmina, pourtant expérimenté (Kerouac, Hemingway, Fitzgerald, etc.). Dieu sait que je ne suis pas un grand défenseur des anglicismes qui contaminent notre pauvre langue sans défense, mais certains choix de traduction paraissent, dans le contexte dont parle Ellis, assez saugrenus. En effet, je ne suis pas certain qu’il faille traduire « Social Justice Warriors » par « guerrières (sic) de la justice sociale », « millennials » par « milléniaux » ou pire « millénial », « vertue signaling » par « signalement de vertus », « snowflake » par « flocon de neige », etc.

Car quand on est un minimum familier avec la sous-culture internet, et nous pouvons supposer qu’une large partie des lecteurs de Bret Easton Ellis le sont, les expressions en question ont plus de sens en anglais qu’en français, qu’on le veuille ou non, et leur traduction fait ici l’effet de ces titres de films américains que nos amis québecois traduisent mot pour mot, comme ils l’ont fait par exemple pour No country for old men devenu de façon tristement comique : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Mais c’est une question qui se discute et, si je la relève, c’est parce que ces choix m’ont frappé à la lecture.

Grosse polémique pour petit rien

Sans surprise, le livre de Bret Easton Ellis a déclenché une polémique à sa sortie en avril dernier, et voilà désormais son auteur catalogué en défenseur de l’Amérique conservatrice et réactionnaire pro-Trump. Or il n’y a pas non plus de quoi se lacérer le visage dans son safe space non-mixte pour si peu. Car quand on y regarde de près et qu’on procède à un élagage sérieux de toutes les branches encombrantes du livre, le tronc qu’on découvre n’est pas bien épais : on n’en apprend pas davantage sur la question de la néo-censure que ce qu’on trouverait dans n’importe quel article du Figaro ou de Marianne aujourd’hui.

On peut quand même reconnaître à Ellis le mérite de parler d’un sujet qui risque de nous occuper encore un moment. Car il semblerait qu’il faille se résoudre à cette nouvelle donne : quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise et quoi qu’on écrive désormais, il y en aura toujours un ou deux petits twittos ou journalistes désoeuvrés qui trouveront matière à s’offusquer. Ainsi va le monde et ce n’est peut-être pas nouveau. Comme l’avait déjà compris James Joyce : « J’en suis venu à la conclusion que je ne peux pas écrire sans offenser des gens. »

Bret Easton Ellis, trad. anglais (US) Pierre Guglielmina - White - Seuil - 9782221241172 - 21.50 €

1 Commentaires

 

Camille

02/09/2019 à 09:10

Désolée, mais j'ai adoré la lecture de ce livre. Cela change des médias gauchistes qui nous disent quoi penser et quoi dire. C'est bien pour ça que BEE a plus de succès en France que chez lui, on a besoin de respirer et de retrouver la liberté d'expression.

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19/05/2021, 14:02

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Home Body de Rupi Kaur : combats d'une âme poétique 

POÉSIE - La poésie ne se raconte pas. Elle se goûte, page après page, au rythme que lui impose l'auteur et que ne peut que suivre le lecteur. Il n'y a qu'à se laisser aller, se laisser prendre, se laisser surprendre, se laisser emporter dans le tourbillon des sentiments qui s'expriment avec douceur, avec amour, avec violence, avec rancœur, avec tristesse, avec espoir. Mais toujours avec force et conviction. À la suite de Rupi Kaur, qui signe chez NIL Home Body.

19/05/2021, 14:01

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Les Enfants sont rois, d'un royaume qui n'existe pas 

ROMAN FRANCOPHONE - Vingt ans après l’apparition de la téléréalité sur les petits écrans français, treize depuis l’arrivée de Facebook sur la toile francophone, Delphine De Vigan s’interroge. Les enfants sont rois décortique l’influence de ces médias sur nos quotidiens, le tout porté par un polar haletant. Dans ce roman, ce sont deux mondes qui entrent en collision : celui de Mélanie Claux, star des réseaux sociaux dont la petite fille est enlevée, et Clara Roussel, jeune policière solitaire qui prend part à l’enquête. 

13/05/2021, 09:38

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Les héroïques : leçon de vie sur un lit d'hôpital 

ROMAN FRANCOPHONE - Avec Les Héroïques (Grasset), Paulina Dalmayer signe une réjouissante ode à la vie. Confinée sur son lit d'hôpital, Wanda se souvient du temps de la chape de plomb soviétique, quand elle ne rêvait que d'émancipation et d'Occident. Déjà en 1967, dans le taxi qui la mène au concert des Rolling Stones au Palais de la culture et de la science de Varsovie, elle a le pressentiment que quelque part, elle ignore où, « la mort doit être moins pénible que dans un lit d'hôpital ». 

11/05/2021, 14:28

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Les carnets de l'apothicaire : Intrigues et poisons dans la Cité interdite

MANGA - Mao Mao est servante à la cour intérieure, le quartier des concubines de la Cité impériale chinoise. Elle qui a été emmenée ici de force ne rêve que de faire profil bas pour être renvoyée le plus vite possible. Mais voilà que Jinshi, un beau et mystérieux intendant, la remarque. Entre vivre sa passion pour les préparations médicinales et éviter les intrigues, Mao Mao va devoir trouver l’équilibre…

10/05/2021, 16:42

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Les Danseurs de l’aube : il faut être deux pour être soi  

ROMAN FRANCOPHONE - « Le duende ne vient pas s’il ne voit pas de possibilité de mort, s’il n’est pas sûr qu’elle va rôder autour de la maison, s’il n’est pas certain qu’elle va secouer ces branches que nous portons tous et que l’on ne peut pas, que l’on ne pourra jamais consoler. […] L’ange et la muse s’échappent avec un violon ou un compas, mais le duende vous blesse ». Ce duende dont parle Garcia Lorca (Jeu et Théorie du duende, éditions Allia), à la fois don, feu sacré, sortilège et démon, intraduisible en français, est au cœur du très beau roman de Marie Charrel, Les Danseurs de l’aube (éditions de L’Observatoire), en lice pour le prix de l’Instant. 

10/05/2021, 16:17

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Nitassinan de Julien Gravelle, une ode à la réconciliation 

ROMAN FRANCOPHONE - L'an 1963, en des « lieux qui n'avaient pas encore les noms qu'on leur connaît aujourd'hui ». Des lieux que les autochtones identifiaient sous un vocable générique, Nitassinan, qui signifiait « notre terre ». Une terre couverte de bois et, pendant tout un long hiver froid et rude, aussi couverte de neige. Et de glace qui prenait ensemble les rivières et les lacs.

10/05/2021, 08:37

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L'Ami de Tiffany Tavernier : ondes de choc 

ROMAN FRANCOPHONE - Après Roissy, Tiffany Tavernier revient chez Sabine Wespieser avec un roman d’une puissance hors du commun : L’Ami. Elle y met en scène la chute d’un homme, Thierry, après avoir appris que son voisin et meilleur ami n’est autre que Guy Delric, violeur et tueur en série, recherché depuis des années. Une nouvelle fois, l’auteure prête sa plume à l’invisible, à ce que l’on ne peut voir que de l’intérieur. Plein de la douleur muette, de la solitude que l’on s’impose et de la muraille que le silence vient sournoisement ériger entre l’homme et ses semblables.

07/05/2021, 10:20

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Simon Johannin, la poésie de l’instant

POESIE - Personne n’a jamais dit que la poésie était morte. Empoussiérée, reléguée voire oubliée, en revanche, sans doute. Aussi, les lecteurs de romans ne sont pas toujours lecteurs de poésie — et inversement. Les auteurs de romans ne sont pas tous quant à eux, tant s’en faut, des poètes. Simon Johannin, si. Le deuxième recueil de poèmes de Simon Johannin a paru en octobre dernier aux éditions Allia. Nous sommes maintenant nos êtres chers est en lice pour le Prix de l'Instant.  

06/05/2021, 09:04

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Les amants de Jésus : de la position des missionnaires 

ROMAN FRANCOPHONE - Cette histoire est l’histoire somme toute banale d’un jeune homme qui se cherche. Une histoire de chemins à prendre, de choix à faire, qui va amener notre narrateur de 20 ans - bègue, chétif, n’ayant aucune confiance en lui, issu d’une famille provinciale que l’on devine plutôt conservatrice - à essayer de se construire. 

05/05/2021, 14:56

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Trencadis : Niki de Saint Phalle, mosaïque d'une funambule 

ROMAN FRANCOPHONE - Nom de code : Trencadis. Agent en opération : Caroline Deyns. Objectif de la mission : échafauder une anti-biographie de Niki de Saint Phalle. Protocole : infiltration, observation, interrogatoire des proches et retraitement des informations. « Agent Deyns, la femme sur la photo est votre cible. Ne vous fiez pas à l’apparente candeur de son visage, il s’agit au contraire d’un individu extrêmement difficile à identifier, à cerner, à manipuler. » Ce genre d’incipit, tout droit sorti d’un épisode de Mission Impossible, sied plutôt bien au projet de Caroline Deyns. Trencadis est en lice pour le Prix de l'Instant. 

05/05/2021, 11:51

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Ovibos le survivant de l'Arctique : faire front commun 

ESSAI - Ouvrage original que celui de Rémy Marion qui, par-delà la disparition déjà ancienne de Robert Gessain, nous offre un ouvrage écrit « à quatre mains » en l'absence même de l'un des deux auteurs ! Robert Gessain était un anthropologue qui a longtemps traîné ses guêtres au Groenland où il a étudié les us et coutumes des peuples du Grand Nord, ce qui lui a valu de découvrir et connaître « Ovibos », ce mammifère aux allures préhistoriques qui peuple des régions où dire que la vie est rude, sinon dure, est un euphémisme, et auquel il a consacré un ouvrage éponyme de référence paru en 1981, cinq ans seulement avant la disparition de son auteur. 

05/05/2021, 10:16

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Benjamin Carle et David Lopez, c'est par où la sortie de l'usine ?

BANDE DESSINEE - En 2017, les ouvriers de GM&S, entreprise sous-traitante pour l'industrie automobile installée dans la Creuse, préviennent qu'ils vont faire sauter leur usine si un plan de relance n'est pas trouvé rapidement. Menace en l'air ou énergie du désespoir chez des ouvriers poussés à bout ? Benjamin Carle a longuement enquêté sur place pour se forger un avis solidement informé et réaliser un documentaire. Quelques années plus tard, un album de BD part à la rencontre de quatre syndicalistes qui ont tenu tête contre vents et marées, et propose une relecture particulièrement pertinente de la mutation du secteur secondaire en France et de la lente, mais inexorable, désindustrialisation du territoire.

03/05/2021, 16:12

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Sale Bourge, l'origine de la violence 

ROMAN FRANCOPHONE - À la sortie du tribunal, Pierre, le narrateur, apprend qu’il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales, assortis d’une mise à l’épreuve de dix-huit mois et d’une injonction de soins. Il a trente-trois ans. Ainsi débute le récit d’un triste fait divers. Sale bourge, premier roman de Nicolas Rodier, fait partie des cinq livres finalistes du Prix de L’Instant. 

29/04/2021, 15:58

Autres articles de la rubrique Livres

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Une certaine raison de vivre, de Philippe Torreton : l'homme qui voulait écrire

BONNES FEUILLES – « Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand-chose, écris, mon Jean, surtout n'arrête pas, j'aime que tu écrives... Je m'offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où... sans moi... sans ta femme... » Dans son prochain roman, Une certaine raison de vivre, à paraître à la rentrée littéraire, Philippe Torreton offre aux lecteurs des arbres, des tranchées, de la poésie, les tourments d’un homme et l’espoir du monde.

18/06/2021, 08:11

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Les Contreforts, de Guillaume Sire : quand les Corbières se révoltent...

BONNES FEUILLES – « Un éclair découpa l’horizon, suivi de sa morsure sonore, et une goutte tomba, grosse comme un doigt et le grand délire commença. » Dans Les Contreforts, épopée baroque et tragique où l'on retrouve toute sa puissance romanesque, Guillaume Sire érige une mythologie sur la terre de son enfance.

17/06/2021, 06:29

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L'Espion français, de Cédric Bannel : S'il tombe, il tombera seul... 

BONNES FEUILLES - Au sein de la DGSE, il existe une entité ultra secrète dont les membres ont une mission : tuer ceux qui s'en prennent à la France. Edgar est l'un d'eux. Il a la trentaine et plusieurs assassinats ciblés à son actif. Il n'y trouve aucun plaisir, simplement il veut défendre la république. Sa nouvelle cible est une femme, la « Veuve blanche », réfugiée en Afghanistan.

16/06/2021, 11:27

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Où est Anne Franck ?, roman graphique signé Ari Folman et Lena Guberman

BONNES FEUILLES - Co-réalisé par Ari Folman, cinéaste israélien, et Lena Guberman, dessinatrice israélienne, Où est Anne Franck ?, sera publié par les éditions Calmann-Lévy le 27 octobre 2021. Après Le journal d’Anne Frank, adapté en roman graphique avec David Polonski en 2019 chez Calmann-Lévy, Ari Folman poursuit son travail de mémoire avec une visite poétique et familiale à Anne Frank, qui résonne fortement avec l’actualité.   

15/06/2021, 09:47

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L’éditeur et correcteur libertaire Marc Tomsin est mort

Membre des mouvements libertaires de l’après-guerre, Marc Tomsin resta attaché aux valeurs anarchistes tout au long de sa vie. Correcteur à L’Humanité puis au Monde, il est également le fondateur des éditions Ludd et des éditions Rue des Cascades. Soutien indéfectible des mobilisations zapatistes, il est mort ce lundi 8 juin des suites d’une chute accidentelle. 

14/06/2021, 16:50

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Trek, de Pete Oswald : en randonnée avec Papa

BONNES FEUILLES – Le célèbre illustrateur new-yorkais Pete Oswald signe un nouvel album, Trek. L’histoire vous plongera dans un univers tendre, dans lequel la découverte de la nature rejoint l’exploration de la relation entre un père et son fils.

11/06/2021, 13:21

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Astérix et Obélix cèdent la vedette à Idéfix, cabot de Lutèce

Idéfix, qui accompagnait, depuis 1959, le célèbre duo créé par René Goscinny et Albert Uderzo, devient la star de sa propre bande dessinée. En collaboration avec les illustrateurs Jean Bastide et Philippe Fenech, les éditions Albert René présentent la première bande dessinée ayant pour héros le renommé Idéfix. Idéfix et les irréductibles sortira en librairie le mercredi 16 juin 2021. 

11/06/2021, 09:03

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Disparition de l’écrivain Michel Host, emporté par la Covid

Michel Host, lauréat du Prix Goncourt 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset), est décédé dimanche 6 juin 2021 à Paris. Parti à l’âge de 79 ans, ses proches indiquent qu’il est décédé des suites du coronavirus. Né Yves Chavatte en 1942, ce fils de parents français aura grandi en Belgique.

09/06/2021, 12:43

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Disparition du poète Matthieu Messagier

Matthieu Messagier, poète français, est décédé le mardi 1er juin 2021 à l’hôpital de Trévenans (Bourgogne-Franche-Comtée). Agé de 72 ans, il avait dédié sa vie à l’écriture. Fils du peintre Jean Messagier, représentant de la tendance abstraite de l'École de Paris, et de l'artiste céramiste Marcelle Baumann-Messagier, il écrivait depuis son plus jeune âge et ne cessa jamais de le faire.

08/06/2021, 13:39

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Les Ensablés – La Maison Camille, (1935) de Henri Duvernois

Les fidèles de notre rubrique se rappelleront que nous avons déjà chroniqué deux romans de cet auteur prolixe (Edgar, L’homme qui s’est retrouvé) mort en 1937, juste avant la guerre ; ce qui lui fut peut-être fatal, car, en 1945, on était passé à un autre monde, pas forcément meilleur. À côté de Camus, Sartre, et tant d’autres, Duvernois ne faisait plus très sérieux, d’autant que l’homme, dans sa vie comme dans ses écrits, avait toujours imité la légèreté. Je dis « imité » à dessein, car l’œuvre de Duvernois, sous des apparences d’ironie et de comique, dissimule une profonde mélancolie, une réflexion désabusée sur l’homme. Par Hervé Bel.

06/06/2021, 19:41

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De la haine à l’amour, il n’y a qu’un clap : Agent of my Heart!

Autrefois brimée à l’école, Chitose Saejima est aujourd'hui une manager forte et autoritaire. Et de l’autorité, il va lui en falloir pour gérer Sena Fujishiro, la superstar de l'agence artistique où elle travaille. Si les talents d’acteur de ce dernier sont indiscutables, sa tendance à draguer et à mentir compulsivement va donner du fil à retordre à Chitose… D’autant qu’il semblerait que leurs routes se soient déjà croisées !

05/06/2021, 11:22

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Primo-romancier, Tarantino apporte Hollywood en France

Le réalisateur avait promis qu’il se mettrait désormais à écrire des livres, mais des livres sur le cinéma. Et pour commencer, c’est à l’un de ses propres films qu’il s’attaquerait en réalisant l’adaptation, pour une version romanesque, de sa dernière production, Once Upon A Time... In Hollywood. Et cette dernière comptera donc parmi les premiers romans de la rentrée littéraire de septembre, joli coup pour son éditeur français.

02/06/2021, 09:33

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Benoît Sokal : mort d'un passionné, de la BD aux jeux vidéo

C’est avec une profonde tristesse que l’équipe de Microids annonce le décès de Benoît Sokal, survenu le 28 mai 2021 des suites d’une longue maladie. Connu avant tout pour être un talentueux scénariste et dessinateur de bande dessinée, Benoît a aussi marqué l’industrie du jeu vidéo à travers le monde avec ses différentes productions pendant plus de vingt-cinq ans.

29/05/2021, 10:14

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Femmes au fil du temps : vies privées des femmes ordinaires

DOCUMENTAIRE JEUNESSE - “Les hommes n’ont jamais eu besoin d’être extraordinaires pour apparaître dans les livres d’Histoire”. Répétez cette phrase à voix haute, vous en saisirez encore mieux la portée. Alors que certains droits et libertés sont remis en cause à l’heure actuelle dans le monde, Femmes au fil du temps propose une Histoire au féminin, et parle des femmes ordinaires dans leur vie quotidienne.

 

25/05/2021, 09:14

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Décès du poète SAÏD, exilé iranien sur le sol allemand

Exilé en Allemagne, le poète originaire d’Iran SAÏD, est décédé ce 15 mai dernier, nous informe la traductrice Nathalie Huet. L’auteur avait connu, écrivant en allemand, une grande reconnaissance, il reste encore à découvrir pour le public français. Seuls quelques-uns de ses textes furent proposés en traduction par des maisons audacieuses.

25/05/2021, 08:58

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Les Ensablés - Voyage d’un livre à travers la Bibliothèque Nationale de  Henri Beraldi

Exhumé de l’oubli, ce petit texte écrit par un bibliophile passionné raconte et s’inquiète de la croissance des arrivées des livres en masse à la Bibliothèque Nationale. Nous sommes à la fin du XIXe siècle et la noble institution enregistre déjà 500.000 références disponibles (14 millions aujourd’hui !). « La vérité, annonce l’auteur, est que, de ces espaces, aujourd’hui, il n’y en a plus. La Bibliothèque est pleine, archipleine, bondée, bourrée jusqu’à refus. » Voyage au cœur de la Bibliothèque, ogre-machine qui tourne à plein régime. 

23/05/2021, 20:41

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Pour quelques millions !, entre Paris et La Havane, plonger en enfer 

POLAR FRANCOPHONE - Conrad est le fils de la fondatrice d’une ONG dont l’assassinat à Paris, maquillé en suicide, n’a jamais été élucidé. Il galère depuis, frôlant sans cesse l’illégalité. À quelques encablures de La Havane, Dahlia, abusée par son père, se bat bec et ongles pour éviter à son frère de subir le même sort. Ce sont les deux héros du polar de Carl Pineau, Pour quelques millions! 

 

20/05/2021, 15:00

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Kentaro Miura, créateur de Berserk, est décédé

Voilà quelques jours, la possibilité d’une adaptation sur Netflix de Berserk était définitivement exclue. Ou quasi. Et voici que l’on apprend le décès, survenu le 6 mai, du créateur de cette saga, Kentaro Miura. À 54 ans, le mangaka est mort des suites d’une dissection aortique aiguë, explique un communiqué de son éditeur Hakusensha.

20/05/2021, 09:11

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RIP Raphaël Sorin : hommages à l'éditeur, absent de Paris...

Il avait décidé de prolonger sa carrière dans l’aventure des éditions Ring, mais Raphaël Sorin, éditeur historique, et directeur de collection, laissera surtout une carrière grandiose. Il aura traversé l’édition française, de Seuil à Albin Michel, en passant par Flammarion ou Fayard. C’est aussi lui qui mettra le pied à l’étrier d’un certain Michel Houellebecq, publiant deux romans de l’écrivain.

16/05/2021, 18:55

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Alain Joubert, de l'autre côté du surréalisme

Passionné de cinéma, Alain Joubert aura exploité cet art à travers le prisme du surréalisme. Écrivain, mais également journaliste, il produisit pour la télévision. Emporté par la Covid le 22 avril dernier, il est mort à l’âge de 85 ans, après avoir voué sa création au surréalisme.

15/05/2021, 12:28

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La révolution que l’on attendait est arrivée Le réenchantement du territoire

BONNES FEUILLES - Nous avons changé. La maladie, la mort, la solitude, la peur du chômage et le désir de transformer nos vies sont partout. Nous avons vécu local et planétaire, télétravail et livraisons, mais aussi respect, nouveau ou renforcé, pour les soignants, les caissiers, les livreurs, les agriculteurs... et défiance accrue face aux décideurs et aux immenses bureaucraties publiques. 

14/05/2021, 10:05

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La couleur de l'agonie de Gisèle Pineau

BONNES FEUILLES – Une trentaine d'années après le viol sauvage qu'ils ont commis, sept hommes voient se dessiner le visage de la vengeance et la couleur de l'agonie. La mort leur court après telle une ombre sans pardon.

13/05/2021, 12:57

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Nicole Bordeleau : S’aimer, malgré tout ou la vie de famille

BONNES FEUILLES – Un voyage à travers trois époques, trois générations. Des vies d’hommes et de femmes qui oscillent entre raison et folie, mais qui partagent la même quête, celle d’être aimés, malgré tout. Que faire lorsqu’on se retrouve au cœur d’une vie qui ne nous ressemble plus ? Tous les jours, c’est la brûlante question que se pose Édith, une jeune femme brillante à qui tout semble réussir, mais qui souffre au plus profond de son âme. 

13/05/2021, 09:48

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Lucja, de Coji Inada, premier manga inédit du catalogue Vega-Dupuis

Un titre inédit, cela se célèbre. Les éditions Vega-Dupuis, résultant du rachat du premier par le second, officialisé en janvier dernier, annoncent donc leur premier venu. Avec mille précautions : d’abord, ne pas confondre ce Coji Inada avec le Koji Inada de Dragon Quest – La Quête de Dai et Beet the Vandel Buster. Rien à voir. Ensuite…

12/05/2021, 18:00

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Amélie Nothomb, fidèle à la rentrée littéraire avec Premier sang

L’habitude est bien ancrée, chez Albin Michel, autant que pour la romancière : un nouvel ouvrage, chaque année, pour accompagner la rentrée littéraire. Celle de 2021 ne dérogera pas à la règle : rendez-vous le 19 août pour découvrir le nouveau livre d’Amélie Nothomb, Premier sang.

11/05/2021, 17:01

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Les Ensablés - Hiver 1814, de Bernard Michel, la Campagne de France

Les Ensablés ont plusieurs fois évoqué Napoléon pour rappeler que dans sa jeunesse, il avait écrit des nouvelles, et qu’à Sainte-Hélène, il avait retrouvé son désir d’écrire et pu assouvir sa passion pour la lecture. Il faut lire Le Mémorial pour mesurer l’étendue de sa culture littéraire. Il profita de son inactivité pour écrire quelques ouvrages, dont une étude sur « La guerre des Gaules », et une espèce de fiction sur son exil à Sainte-Hélène. Par Hervé Bel

 

09/05/2021, 10:22

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Les Œuvres complètes d’Esparbec publiées aux éditions de La Musardine 

BONNES FEUILLES - Esparbec, décédé en 2020, est l’auteur-phare des éditions La Musardine. Qualifié par Jean-Jacques Pauvert de « dernier des pornographes », c’est aussi la meilleure vente ces dernières années du rayon littérature érotique. Par cette édition monumentale (12 volumes d’environ 800 pages, publiés entre 2021 et 2025), la maison d'édition veut montrer que l’œuvre d’Esparbec a toute sa place en littérature.

03/05/2021, 15:39

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 Jojo L'Affreux, le monstre pas si monstrueux 

ALBUM JEUNESSE - Comme son père et son grand-père avant lui, Jojo l'Affreux a un seul but dans la vie : être la terreur des enfants ! Faire partie d'une famille d'Effaroucheurs professionnels, ce n'est pas rien ! Gonflé à bloc, Jojo l'Affreux pose ses valises dans la chambre d'un petit garçon, et se met au travail. Il grogne, rugit, grimace, montre ses dents, fait craquer ses os... Mais rien ne se passe. 

30/04/2021, 11:57

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Le poète Jean-Guy Pilon est décédé

Poète originaire du Québec, Jean-Guy Pilon est décédé ce 28 avril à l’âge de 90 ans. L’Académie des Lettres du Québec lui rend hommage dans un texte parvenu à ActuaLitté. Le voici reproduit dans son intégralité.

30/04/2021, 09:12

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Paresse pour tous d'Hadrien Klent : travailler trois heures par jour, utopie ou réalité ? 

BONNES FEUILLES - Et si on ne travaillait plus que trois heures par jour ? Telle est la proposition iconoclaste d’Émilien Long, prix Nobel d’économie français, dans son essai Le Droit à la paresse au XXIe siècle. Très vite le débat public s’enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l’auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ? Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l’eau : il sera le candidat de la paresse à l’élection présidentielle.

29/04/2021, 15:33

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« Au fil des émotions » : 4e édition du concours d’écriture UNICEF

UNICEF France, en partenariat avec Le Livre de Poche, donne la parole aux 15-20 ans, en leur proposant de participer à son grand concours d’écriture 2021, sur le thème « Au fil des émotions », parrainé par la chanteuse et romancière Olivia Ruiz.

28/04/2021, 15:15

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Les survivants : l'Australie, souffle coupé 

BONNES FEUILLES - Après Canicule et Lost Man, le nouveau polar de l’Australienne Jane Harper, Les Survivants, est plus sauvage et trépidant que jamais. Kieran Elliott, trentenaire vivant à Sidney, retourne en basse saison dans sa ville natale d’Evelyn Bay, minuscule station balnéaire de Tasmanie. Ce court séjour familial fait aussitôt resurgir des souvenirs douloureux. 

27/04/2021, 11:27

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Racisme et jeux vidéo : décoloniser les esprits, manette en main ?

Produit culturel de premier ordre, le jeu vidéo ne peut pas échapper à un regard critique sur sa charge politique et sociale. Dans Racisme et jeu vidéo, Mehdi Derfoufi propose une recherche qui lit l'histoire du jeu vidéo par le prisme des études postcoloniales et décoloniales, pour questionner les enjeux de création, de production et de réception.

26/04/2021, 12:14

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Les Ensablés - Black (1858) d’Alexandre Dumas (1802-1870)

« Pas de mystère, pas de souterrain, pas de ténèbres dans cette œuvre ; partout le rayonnement, partout le plein midi », disait Victor Hugo. L’œuvre d’Alexandre Dumas n’intéresse pas l’Histoire de l’art. En 1840 certes, résidant à Florence, il lui fut commandé, pour la somme considérable de dix mille francs, un ouvrage sur la galerie des Offices. La description des trois cent cinquante portraits de peintres qui sont dans ce fameux musée devait former L’histoire biographique et anecdotique de la peinture depuis huit siècles. Par Antoine Cardinale.

25/04/2021, 10:12

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Cinéphile et spécialiste du XXe siècle, l’historien Marc Ferro est mort à l’âge de 96 ans

Historien spécialiste de la colonisation, de la Russie et de l’URSS et du cinéma, Marc Ferro est décédé dans la nuit du 21 avril entouré de sa famille en banlieue parisienne. Il avait 96 ans.

22/04/2021, 15:56

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Ursibel, fils de la grande ourse, “une incroyable imagination”, assure Tatiana de Rosnay

Voici l’histoire d’un ouvrage comme on les aime : la romancière Tatiana de Rosnay a reçu un manuscrit et sur un coup de coeur, l’a présenté à son éditeur, Robert Laffont. Voici le premier tome d’une trilogie à l’univers original et contemporain, dans la lignée de À la croisée des mondes et de La Passe-miroir. Hommes et ours cohabitent sur la planète Béryl, mais la Flore mène une guerre impitoyable pour reconquérir le territoire.

22/04/2021, 11:48