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Donald Trump, le sexe et moi

RÉCIT ÉTRANGER – Maintenant que j’ai attiré votre attention aussi grossièrement qu’une publicité Aubade sur une façade d’immeuble avec ce titre éhontément racoleur, nous allons pouvoir parler un peu de White, dernier livre de l’auteur culte (c’est comme ça qu’on dit quand il s’agit, en fait, de n’importe quel Américain) Bret Easton Ellis, traduit (nous y reviendrons) chez Robert Laffont.

Le 09/08/2019 à 11:30 par Maxime DesGranges

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09/08/2019 à 11:30

Maxime DesGranges

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Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue. Bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parle moins de livres que de lui-même, et que pour un critique, le livre était secondaire voire complètement superflu.

C’est vrai en un sens, et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard où je dressais piteusement la liste de mes non-lectures.

“Justice has been done” (Obama à la mort de Ben Laden)

En effet, depuis un matin de novembre 2016 où j’ai ouvert les yeux sur un beau soleil orangé, avant de comprendre, une fois mes yeux dessillés, qu’il s’agissait en fait de la tronche surmaquillée du nouveau président américain passant sur BFM accompagnée du bandeau « Trump élu président », j’essaie de comprendre, en toute sincérité, les raisons pour lesquelles j’ai laissé échapper à ce moment-là un grand éclat de rire. Oui, vous avez bien entendu, bande d’impitoyables aiguiseurs de fourches caudines, j’ai ri à gorge déployée devant cette espèce de farce guignolesque tout en me répétant cette phrase : « Bien fait pour eux ».

« Bien fait », je ne savais pas trop pour quoi, et « eux », je ne savais pas trop qui c’était. Une simple pulsion nihiliste qui éclatait, comme souvent, dans l’intimité de ma vie solitaire ? Mon inaltérable côté punk qui adressait un gros doigt d’honneur à la face de « l’Empire du Bien », comme l’appelait Philippe Muray ? Je ne sais pas. Mais c’était quelque chose qui allait bien au-delà du seul plaisir tout à fait sain, normal et légitime de voir la tête du neurasthénique arrogant Yann Barthès se décomposer aussi rapidement que mes épluchures de fruits et légumes au fond de mon bac de compost.

C’est donc avec l’espoir de résoudre le mystère encore non éclairci de cet éclat de rire venu des profondeurs de mon être diabolique que j’ai entamé la lecture de White, première incursion de « BEE », comme l’appellent les petits snobs dans mon genre, dans les contrées de la non-fiction, dix ans après son dernier roman.

Histoire de la bromance (presque Édouard Louis)

Ça commençait plutôt bien, je dois dire, car Ellis et moi partageons quelques traits communs : comme moi, il est attentif à la politique sans être politisé ; comme moi, il place l’esthétique au-dessus de l’idéologie ou de la morale (ou pour être plus précis : il ne fait pas de l’idéologie ou de la morale le critère premier pour apprécier une œuvre), et comme moi, il accepte une chose très simple, désagréable peut-être mais qu’il faut accepter une fois pour toutes : oui, le monde de l’art accueille sur ses terres hideuses tout un tas de névrosés, psychotiques, suicidaires, misanthropes, tyranniques, racistes, antisémites, misogynes et toutes les tares intolérables que porte en son sein notre humanité corrompue. Et ni lui, ni moi (ni personne, au fond) ne rêvons d’un art raisonnable, inoffensif, acceptable, bref, ennuyeux.

Je partage aussi avec Ellis, et peut-être avec vous depuis que vous avez commencé la lecture de cette chronique, une « irritation vague, mais presque insurmontable, irrationnelle » qui me prend lorsque je passe un peu trop de temps sur le Web 2.0, celui où tout le monde s’autorise à donner son avis, même idiot, sur toute chose, même sérieuse. Et je m’inquiète comme lui de cette « certitude inébranlable d’avoir raison » qui envahit les réseaux sociaux et qui, lorsqu’elle est partagée par une meute, se transforme en arme de coercition massive. Autrement dit, Bret et moi, nous étions faits pour nous entendre.

Seulement, je ne suis pas là pour imaginer ma bromance potentielle avec Bret, mais pour juger un livre, donc un style, une structure, une pensée, une vision, en suivant notre principe commun : se préoccuper moins d’idéologie que d’esthétique. Et c’est là que les choses commencent à se corser quelque peu.

Génération X contre Millennials (titre d’un futur blockbuster)

Ellis ne s’en cache pas : son livre est une sorte de « mishmash » (dieu que j’adore ce mot) de textes divers : mémoires, réflexions tirées de ses podcasts, anecdotes sur le microcosme hollywoodien… Conséquence : ce livre hybride donne parfois l’impression d’un vaste fouillis, parfois intéressant (genèses de ses romans, analyses de films), parfois tout à fait dérisoire (polémiques sur Twitter, déboires de people dont personne n’a entendu parler) mais qui dans tous les cas le rend franchement inégal.

Dans la première partie (sur huit), Ellis commence plutôt bien en nous parlant de son enfance et de la façon dont le cinéma, notamment d’horreur, a façonné son rapport au monde et comment les jeunes de la « Génération X » (la sienne, née dans les années 60-80, à l’apogée de « l’Empire ») devaient à l’époque se construire dans une relative autonomie, contrairement à la nouvelle « Génération dégonflée » (comprendre : les millennials, soit les jeunes du « post-Empire » nés dans les années 80-90 ; notions contestables en soi, la différence générationnelle fondamentale se faisant simplement, selon moi, entre ceux qui ont connu un monde sans internet et les autres), génération angoissée, infantile et colérique couvée par des « parents hélicoptères » prêts à secourir leurs bambins en toutes circonstances à la moindre contrariété (c’est-à-dire tout le temps).

Si l’on met de côté ses considérations c’était-mieux-avantistes assez peu convaincantes, cette première partie est intéressante dans la mesure où BEE sait partager son expertise esthétique et sa passion du cinéma et des acteurs. Il élabore par ailleurs un long développement sur les raisons pour lesquelles le film à Oscars Moonlight serait typique, à ses yeux, de la victimisation ambiante (sexuelle, raciale, sociale) qui aurait cours aux USA. Ces pages sur le cinéma puis sur les acteurs, loin d’être décoratives, nous conduisent en fait à une conclusion : nous serions entrés dans une ère où tout le monde jouerait un rôle, celui de l’individu impeccable, irréprochable et moralement supérieur dans le but d’augmenter sa « likabilité », ce qui nous aurait conduits tout droit dans une « une phase culturelle autoritaire », ou autrement dit : « une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. »

"Donald Trump, le sexe et moi" . Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue ; bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parlait moins de livres que de lui-même, et que pour un critique le livre était secondaire voire complètement superflu. . C’est vrai en un sens et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard dans laquelle je dressais piteusement la liste de mes non-lectures. ... Suite de la chronique dès maintenant sur mon site, ou dès demain sur @actualitte! . #bookstagram #instabook #livrestagram #viteluviteoublie #snipercritique #breteastonellis #white @robert_laffont #lecture #bookworm #booklover #chronique #litteratureaméricaine #usa #nofilter #popculture #sjw

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Guerre civile de basse intensité

Le point névralgique du livre est là. Contrairement à ce qu’ont pu faire entendre certains journalistes imbéciles, et nous ne citerons aucun nom car Isaac Chotiner du New Yorker pourrait mal le prendre s’il nous lisait, ce qui n’arrivera jamais et rend d’autant plus lâche, donc savoureuse, ma petite charge contre lui, la question n’est pas de savoir si BEE prend la défense de Trump ou non. La thèse d’Ellis est pourtant suffisamment provocatrice pour que nous n’ayons pas besoin d’en détourner le sens : selon lui, une « nouvelle forme de fascisme » (le terme revient à de nombreuses reprises) serait en train de se répandre aux États-Unis, et ce serait une frange radicale des Liberals, des Democrats, bref, de la gauche qui en serait la principale propagatrice.

Affirmation qui pourra étonner certains, mais pas vraiment ceux qui s’intéressent de près au contexte culturel américain des années post-crise économique et au clivage qui sépare deux Amériques désormais irréconciliables. Dommage qu'Ellis ait senti le besoin d’enrober cette déclaration clinquante de tout un tas de fioritures, comme pour mieux faire passer la pilule. À mon sens, Ellis n’a même pas été assez loin dans la provocation, ou pour le dire autrement : il n’a pas suffisamment serré son sujet de près, ne lui a pas donné toute sa puissance du fait précisément que son livre est hybride : si Ellis n’est pas essayiste, et ce n’est pas un défaut, la fiction aurait sans doute augmenté à mon sens la capacité déflagratrice du propos.

Liberté sous caution

Partant de l’idée que Trump ne serait pas la cause du climat délétère actuel mais bien sa conséquence, comme un symptôme de la maladie des identity politics devenues désormais le seul horizon politique et social d’une gauche « régressive et sinistre », Ellis s’attache à décrire les effets de cette maladie identitaire et victimaire sur la liberté d’expression, le rapport aux artistes, la manière de vivre ensemble et, comme disait Ernest Renan, le désir commun de former une nation.

L’un de ces effets serait notamment la création informelle et décentralisée d’une police de l’expression publique qui régirait désormais les rapports sociaux, représentant « une forme infantile de fascisme » sévissant principalement dans les médias, sur les réseaux sociaux et les campus universitaires, police qui aurait un seul objectif : contraindre au silence toute personne proférant des propos s’écartant de la « ligne du parti » progressiste, dans un nouveau monde orwellien où un sentiment serait devenu un fait et une opinion un crime, et dans lequel nous passerions notre temps à nous évaluer les uns les autres, tous engagés dans une vaste opération d’éradication de toute déviance idéologique, sans plus se soucier de la dimension « contradictoire et chaotique » qui caractérise l’esprit humain.

Or Ellis, qui, contrairement aux apparences, parle en artiste plus qu’en politologue, n’aspire au fond qu’à une chose : « Me retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre et voir comment il voyait le monde – particulièrement s’il s’agissait d’un outsider, d’un monstre, d’une bête curieuse, qui m’emmènerait aussi loin que possible de ce qui était censé être ma zone de confort – parce que je sentais que j’étais cet outsider, ce monstre, cette bête curieuse. J’avais terriblement envie d’être secoué. J’aimais l’ambiguïté. Je voulais changer d’idée à propos de telle ou telle chose, à propos de tout, pratiquement. Je voulais être dérangé et même endommagé par l’art », ceci dans le but de développer son sens de l’empathie, de l’éloigner du narcissisme de l’enfance et de devenir adulte.

Oui mais voilà, la tendance actuelle des gens à ne plus vouloir s’intéresser qu’aux choses auxquelles ils peuvent « s’identifier », suivant la logique de la politique identitaire, est dramatique dans le sens où : « Ne pas être capable ou ne pas vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre – afin de voir le monde d’une façon complètement différente de la vôtre – est le premier pas en direction de l’absence d’empathie, et c’est la raison pour laquelle tant de mouvements progressistes deviennent aussi rigides et autoritaires que les institutions qu’ils combattent. »

On pourrait facilement opposer à Ellis le fait que cette tendance à ne s’intéresser qu’à ce qui nous ressemble n’est pas spécifique à la gauche et qu’on peut parier que bien peu de chrétiens évangéliques conservateurs soient allés voir Moonlight au cinéma pour se mettre dans la peau de l’autre et développer leur empathie, mais soit.

D’ailleurs, en parlant de ça, il faut quand même préciser une chose. Bret Easton Ellis a beau se convaincre qu’il ne vit pas « dans une bulle » sous prétexte que la moitié de ses amis ont voté Clinton quand l’autre a voté Trump (alors que lui ne vote pas), on peut supposer, et ce n’est pas un reproche, qu’il soit plus du genre à aller parler du cinéma de Godard avec Tarantino au bord d’une piscine de Hollywood Hills, que d’aller mitrailler des canettes de Bud au AK-47 avec des rednecks du Kentucky.

Et c’est peut-être ça aussi qui manque à ce livre : Ellis, qui nous assomme de pop culture (autant le dire tout de suite : si vous n’êtes pas familier un minimum avec ça, ce livre n’est pas pour vous) comme si ce seul prisme était suffisant pour saisir l’âme d’un pays, ne parvient pas tout à fait à restituer l’atmosphère réelle des États-unis d’aujourd’hui, et ne répond pas en profondeur à la question qu’on se pose tous plus ou moins en ce moment : « What da fuck is goin’ on over there ? », question d’autant plus légitime que dans nos contrées franchouillardes il se trouve toujours quelques hurluberlus outrageusement américanophiles spécialisés dans l’importation des pires idioties, du moment qu’elles sont estampillées du drapeau à étoiles.

Traduire, c’est trahir

Avant de conclure, quand même un mot sur la traduction de Pierre Guglielmina, pourtant expérimenté (Kerouac, Hemingway, Fitzgerald, etc.). Dieu sait que je ne suis pas un grand défenseur des anglicismes qui contaminent notre pauvre langue sans défense, mais certains choix de traduction paraissent, dans le contexte dont parle Ellis, assez saugrenus. En effet, je ne suis pas certain qu’il faille traduire « Social Justice Warriors » par « guerrières (sic) de la justice sociale », « millennials » par « milléniaux » ou pire « millénial », « vertue signaling » par « signalement de vertus », « snowflake » par « flocon de neige », etc.

Car quand on est un minimum familier avec la sous-culture internet, et nous pouvons supposer qu’une large partie des lecteurs de Bret Easton Ellis le sont, les expressions en question ont plus de sens en anglais qu’en français, qu’on le veuille ou non, et leur traduction fait ici l’effet de ces titres de films américains que nos amis québecois traduisent mot pour mot, comme ils l’ont fait par exemple pour No country for old men devenu de façon tristement comique : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Mais c’est une question qui se discute et, si je la relève, c’est parce que ces choix m’ont frappé à la lecture.

Grosse polémique pour petit rien

Sans surprise, le livre de Bret Easton Ellis a déclenché une polémique à sa sortie en avril dernier, et voilà désormais son auteur catalogué en défenseur de l’Amérique conservatrice et réactionnaire pro-Trump. Or il n’y a pas non plus de quoi se lacérer le visage dans son safe space non-mixte pour si peu. Car quand on y regarde de près et qu’on procède à un élagage sérieux de toutes les branches encombrantes du livre, le tronc qu’on découvre n’est pas bien épais : on n’en apprend pas davantage sur la question de la néo-censure que ce qu’on trouverait dans n’importe quel article du Figaro ou de Marianne aujourd’hui.

On peut quand même reconnaître à Ellis le mérite de parler d’un sujet qui risque de nous occuper encore un moment. Car il semblerait qu’il faille se résoudre à cette nouvelle donne : quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise et quoi qu’on écrive désormais, il y en aura toujours un ou deux petits twittos ou journalistes désoeuvrés qui trouveront matière à s’offusquer. Ainsi va le monde et ce n’est peut-être pas nouveau. Comme l’avait déjà compris James Joyce : « J’en suis venu à la conclusion que je ne peux pas écrire sans offenser des gens. »

Bret Easton Ellis, trad. anglais (US) Pierre Guglielmina - White - Seuil - 9782221241172 - 21.50 €

Bret Easton Ellis trad. Pierre Guglielmina Robert Laffont
White
02/05/2019 314 pages 21,50 €
Scannez le code barre 9782221241172
9782221241172
© Notice établie par ORB
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Camille

02/09/2019 à 09:10

Désolée, mais j'ai adoré la lecture de ce livre. Cela change des médias gauchistes qui nous disent quoi penser et quoi dire. C'est bien pour ça que BEE a plus de succès en France que chez lui, on a besoin de respirer et de retrouver la liberté d'expression.

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Banana Fish. C’est la dernière chose qu’a dite ce soldat américain au Vietnam, après avoir disjoncté et tué trois de ses camarades, et juste avant qu’on perde sa trace. 12 ans plus tard, ces mots refont surface. Le jeune chef de gang Ash Lynx les entend d’un homme qu’on assassine dans une ruelle. Et plus Ash cherchera à comprendre, plus le mystère s’épaissira. Dans le même temps, l’étau de la mafia se resserre sur lui… 

05/10/2021, 10:16

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Vertèbres : ne pas confondre philanthropie et lycanthropie 

« Vous qui venez ici dans une humble posture », chantait le poète. Oui, n’en déplaise aux commentateurs chafouins, j’aime bien Musset... Le poète chantait, donc, mais n’avait pas conscience ce que sa fulgurance poétique aboutirait, deux cents ans et quelques brindilles plus tard, au roman de Morgane Caussarieu. Et comme l’époque est à l’injonction de « faire ses propres recherches », les miennes m’ont conduit en ces territoires…

05/10/2021, 09:18

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Des hommes sans femmes : Murakami, au rythme de la musique

Au sortir de la lecture de Birthday Girl (trad. Hélène Morita) avec laquelle Haruki Murakami m’avait ravi, j’ai voulu poursuivre ma découverte de ses autres écrits. Sur les conseils de mon libraire, je suis donc reparti avec, dans ma poche, Des Hommes Sans Femmes, un recueil de nouvelles (trad. Hélène Morita) de cet auteur dont j’avais tant apprécié les talents de narrateur.

04/10/2021, 09:49

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Alexandre Najjar : 20 années d'un territoire, Le syndrôme de Beyrouth

Embrasser et saisir Beyrouth par le biais du regard d’une femme et le déploiement d’une fresque déroulée sur trente ans, c’est le pari osé et réussi que relève Alexandre Najjar dans son nouveau roman Le syndrome de Beyrouth. Par Denis Gombert.

03/10/2021, 15:49

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 Alice Guy de Catel & Bocquet : première réalisatrice que l'histoire a enterrée

Alice Guy n’est pas n’importe qui : cette Française fut la première réalisatrice de l’histoire du cinéma, créant pour Gaumont plusieurs centaines de films, depuis les premiers courts métrages muets jusqu’à d’impressionnants films à (très) gros budgets. De succès en flops, de découvertes techniques en explorations artistiques, la vie d’Alice Guy se confond avec l’histoire du septième art, alors balbutiante. La voici à présent immortalisée en bande dessinée, grâce à l’impressionnant duo de biographes de Casterman : José-Louis Bocquet au scénario et Catel Muller au dessin.

01/10/2021, 16:23

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Fanny Taillandier étend ses Empires

Quelque part au milieu du XXIe siècle. La physionomie politique de l’Europe a bien changé, certaines frontières ont disparu pour laisser la place à une autre organisation de l’espace. Par exemple, les bords de la Méditerranée, de Marseille à Gênes, font partie de la nouvelle région, La Ligurie, qui tient son nom des occupants que ses rivages escarpés et difficiles d'accès ont pu protéger des envahisseurs depuis le Néolithique.

01/10/2021, 13:12

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David Diop : Féérie pour cette fois-ci

Après Frère d’Âmes, prix Goncourt des lycéens 2018, puis Booker Prize en 2021, David Diop revient cette année avec La Porte du voyage sans retour. Le spécialiste du XVIIIe siècle nous plonge cette fois-ci dans son siècle de prédilection, fait de bouillonnement intellectuel, de scientisme balbutiant, et de grands principes philosophiques en contradiction avec l’« inégalité systémique » de l’Ancien Régime. Un roman qui dépeint également le Sénégal peu connu du XVIIIe siècle et ses royaumes : dépaysement garanti.

30/09/2021, 17:14

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Sylvie Wojcik : au bout du chemin, Les narcisses blancs

Gaëlle en a assez de cette vie étriquée avec Ludovic qui, alors qu’ils étaient, ensemble, partis pour « être libres, sillonner le pays […], rencontrer de gens […], faire une halte […] et repartir, un jour », s’était posé avec elle dans un squat minable, au fond d’une impasse et, « le jour de leur nouveau départ n’était jamais venu ». Mais surtout, « la passivité et la dépendance » avaient pris la place de « l’envie [… et de] l’insouciance choisie ».

29/09/2021, 10:51

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Sexe, flingue et Paul Verlaine : enquête au coeur de Mon maître et mon vainqueur

Quatre ans après Un certain M. Piekielny qui lui valut, comme ses précédents, un certain succès (près de 45.400 exemplaires vendus, selon Edistat), François-Henri Désérable sort un roman au titre verlainien : Mon Maître et mon vainqueur (Gallimard). Blogs, sites, presse, Insta : tout le petit monde s’accorde pour le couvrir de bouquets de houx vert et de bruyère en fleur. Sauf que moi, dès l’aube, à l’heure où blanchit la rentrée littéraire, j’en ai marre.

28/09/2021, 17:01

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Mort aux girafes – et aux cons, avec... si possible

C’est dans la chambre 46 de l’Hôtel de Trêve sis à Bar-le-Duc qu’a été découvert par Solveig Trève, la fille de Madame Trève, propriétaire de l’établissement, chargée par sa mère de porter, tous les matins, les plateaux du petit déjeuner aux hôtes ne fréquentant pas la salle commune de restauration, aux environs de 8 heures, un triste dimanche de janvier 2011, le sieur Frédéric Berthier qui avait eu l’idée saugrenue, après seulement trois jours passés à l’hôtel sans n’avoir jamais une seule fois quitté sa chambre, de se suspendre, par le cou et avec les draps du lit savamment détournés de leur fonction première, à la poutre d’entrait du plafond de ladite chambre...

28/09/2021, 14:29

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Rien ne t'appartient de Nathacha Appanah : aux “petites filles gâchées”

Dans son dernier roman, Rien ne t’appartient, Nathacha Appanah nous raconte l’histoire tragique de Tara, jeune femme venue d’un pays lointain, sauvée par un médecin lors d’une mission humanitaire. Celui-ci, Emmanuel, amoureux d’elle, la ramènera en France et l’y épousera. Mais, une quinzaine d’années plus tard, Emmanuel meurt brusquement. L’univers de Tara s’écroule et, peu à peu, elle sombre dans une profonde dépression. Par MarieDo.

27/09/2021, 09:51

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L'île des âmes : Pergiorgio Pulixi et les ombres des disparues...

1961. Montagne sarde. Un jeune garçon, tiré du sommeil en pleine nuit par les bruits de son chien, se lève et suit ce dernier dans les bois. Attiré par une odeur de sang, le chien fonce dans la végétation qui les griffe au passage et finit par s’arrêter à bonne distance d’un spectacle horrible : une jeune femme, emmaillotée de peaux de bêtes, est recroquevillée au sol, le visage recouvert d’un masque en bois représentant une figure bovine, les cheveux éparpillés, son sang s’éculant par une sorte de canal de pierres vers un puits.

24/09/2021, 13:02

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Complainte sur les trépassés sans sépultures d'Astrid Mujinga

L’an 1996. L’Est de la RD Congo vit au rythme des attaques de différentes milices et groupes armés qui sèment la terreur. La mort et la désolation règnent partout. Les populations des campagnes, victimes des tueries, des massacres, des viols et pillages sont en continuel déplacement, cherchant des endroits plus sûrs pour s’y réfugier...

27/10/2021, 07:35

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Au-delà des mers d'Arnaud Mora - Tome I : 1782-1815

« L’Île de la Réunion, ce petit caillou dans l’Océan Indien qu’un roi de France avait décrit ainsi : une émeraude posée sur un lit de saphir. »   

27/10/2021, 07:33

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Avec Liberty, Simon Liberati inclassable et caractéristique

BONNES FEUILLES – Les Éditions Séguier, connues pour leur catalogue de « curiosités », publieront un récit d’une nature à la fois inclassable et néanmoins caractéristique du style Liberati. Auteur de onze ouvrages, Simon Liberati fut lauréat du Prix de Flore pour L’Hyper Justine ainsi que du Prix Femina pour Jayne Mansfield 1967. Son livre Eva a été unanimement salué par la critique. 

27/10/2021, 07:07

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Le sang des bêtes : Qu'as-tu fait de ta vie ? Crise de la cinquantaine sous la plume corrosive de Thomas Gunzig

BONNES FEUILLES – Dans un roman jubilatoire, Thomas Gunzig dézingue tous les sujets d’actualité : identité, véganisme, écologie, société patriarcale... Tom, vendeur dans une boutique de compléments alimentaires et de protéines pour bodybuilders, est en pleine dépression. Le passage àla cinquantaine lui ouvre les yeux sur sa vie rangée avec sa femme Mathilde qui ne le rend plus heureux.

26/10/2021, 12:33

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Claude Cahun : portrait de l'artiste en femme

Ce 25 octobre, Google a décidé de nous rappeler l’existence de Claude Cahun – née Lucy Schwob le 25 octobre 1894. L’occasion de célébrer l’anniversaire de cette artiste, plasticienne, photographe, mais également écrivaine. Décédée le 8 décembre 1954, elle est très liée au mouvement des surréalistes, mais également connue pour sa liaison avec Suzanne Malherbe, artiste originaire de Nantes.

25/10/2021, 09:54

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Les Ensablés – La Cité ardente d’Henry Carton de Wiart (1869-1951)  

La ville de Liège doit son célèbre surnom au titre de ce roman historique publié en 1905 (Paris, Perrin) par le comte Henry Carton de Wiart, le premier d’une série de cinq livres constituant le « cycle de la Destinée nationale ». L’ambition de l’auteur, qui s’apprête à occuper d’importantes fonctions gouvernementales au seuil de la guerre, est de renforcer le sentiment national belge en illustrant littérairement des épisodes de vaillance, de courage et de résistance puisés dans l’Histoire. Par Louis Mores

24/10/2021, 16:00

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Regarde le ciel : corps, désirs et combats, un roman sur les femmes

BONNES FEUILLES – Regarde le ciel est un roman choral à suspense psychologique d’un nouveau genre : un meurtre sans enquête, un suspense construit autour de la psychologie de chaque personnage, le cœur des femmes en filigrane. 

24/10/2021, 11:08

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Attaque des titans, Demon slayer, Rowling : les 200 meilleures ventes (semaine 41)

PALMARÈS – Grosse semaine pour le monde du manga, puisque le tome 34 de L’Attaque des titans d’Hajime Isayama balaye tout sur son passage. Et deux fois plutôt qu’une puisque l’édition limitée et la version classique publiées chez Pika, prennent la tête des ventes (trad. Sylvain Chollet, adaptateur Olivier Marcel). Et plus largement, le manga se paye une belle tranche de réussite, plaçant le tome 19 de Demon slayer dans les 5 meilleures ventes — et bien entendu, le nouveau livre de JK Rowling fait son apparition.

22/10/2021, 11:03

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Avec Mater, Stanislas Moussé poursuit “son improbable tapisserie de Bayeux”

BONNES FEUILLES – Un mal étrange et profond ronge le château familial et s’attaque aux héritiers de la dynastie du roi. Alors que le royaume est en danger, c’est une femme, une mère, une magicienne, qui va entamer un combat avec les forces obscures pour la survie de son enfant et de sa lignée. 

15/10/2021, 11:26

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Ascension fulgurante de Patrick Modiano : les 200 meilleures ventes de la semaine (40)

Pas de grands mouvements cette semaine, l’hydre Musso/Zemmour continue de monopoliser l’attention des lecteurs. En termes de chiffre d’affaires, le premier représente 3,36 millions € et le second 4,05 millions €. Non négligeable. Mais voici qu’une lueur surgit : Chevreuse de Patrick Modiano. Plus de 11.600 exemplaires en l’espace d’une semaine.

15/10/2021, 10:29

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Les Ensablés - La grande peur dans la montagne (1925) de Charles-Ferdinand Ramuz

L’œuvre de Ramuz comprend une vingtaine de romans. La grande peur dans la montagne est un texte de 1925 qui fait montre d’une grande maturité d’un auteur qui a entamé une carrière littéraire à Paris en 1900, à l’âge de vingt ans. Cependant, à Paris, là où son éditeur Bernard Grasset lui demandera toute sa vie de « se montrer », Charles Ferdinand Ramuz aura à cœur de toujours se mettre en retrait des mondanités. Par pudeur ainsi que par méfiance de la corruption urbaine, Ramuz est avant tout un homme de la terre. Par Denis Gombert

11/10/2021, 16:51

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Blacksad, Cyril Lignac et Star Wars : les 200 meilleures ventes de la semaine (39)

Le duo de la rentrée, Guillaume Musso et Éric Zemmour, continue de truster les deux meilleures places du classement. Si Blacksad — la première partie du tome 6 de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido –, entre à la troisième place, Cyril Lignac occupe la quatrième. Et la science-fiction fait soudainement son apparition… Avec une bande dessinée Star Wars. Eh oui, les goûts et les couleurs, comme chaque semaine…

09/10/2021, 16:07

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Le dessinateur Vincent Mallié s'empare des aventures d'Arsène Lupin

BONNES FEUILLES – Découvrez les aventures d’Arsène Lupin, le plus téméraire des cambrioleurs, dont les seules armes sont l’esprit et l’audace ! Dans ces neuf nouvelles, il réalise d’incroyables tours de passe-passe pour voler les bourgeois. Jamais vraiment le même, toujours différent, Arsène Lupin est insaisissable ! 

05/10/2021, 11:34

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Les ombres du passé de Gabriel Zallas  

Une heure du matin, un coup de téléphone mystérieux sur le portable de Bernard sonne et le réveille. Un bref échange de phrases avec son interlocutrice, une attitude inhabituelle qui l’intrigue mais, demain, finies les vacances, il est prévu qu’il parte prendre son avion tôt le matin. Sa nuit sera courte… et agitée. 

04/10/2021, 15:48

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La maison des Kalonoros de Gabriel Zallas 

Dans le nord de Madagascar, dans la région Diana, une petite municipalité en plein développement, où l’on y trouve de l’or, des pierres précieuses et surtout, on y cultive la vanille, cet « or vert ». Ses richesses naturelles attirent bon nombre d’aventuriers, y compris des astrologues, guérisseurs, marabouts, etc., surtout à Sengolaka, à quelques kilomètres avant l’entrée de la ville.

04/10/2021, 15:48

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Cet Autre Moi de Denise Périgault

Ce moi que j’ai construit depuis ma naissance pourrait-il être autre ? Ou, suis-je destiné(e) à être le MOI que je suis, que je l’estime être bon ou mauvais ?

04/10/2021, 15:20

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Chaud, de Victoire Loup : une co-édition par Hachette Cuisine et Human Humans 

Hachette Cuisine & Human Humans lancent en commun une collection capsule de livres de recettes de chefs. Chaud, le nouveau titre de Victoire Loup, journaliste gastronomique et consultante culinaire entre autres, inaugurera la collection et réunira 60 recettes de chefs « pour séduire ». Le livre paraîtra le 3 novembre prochain. 

04/10/2021, 12:01

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Fabien Vinçon raconte le “tabou de l’inceste féminin” dans La Cul-Singe 

BONNES FEUILLES – La Cul-singe, c'est le surnom que lui donnaient ses petits-fils. Gabriel, son préféré, est aspiré depuis toujours dans le huis clos incestueux qu'a construit cette grand-mère hors norme. Deux obsessions la hantent : le sexe et son gendre. Racontée à travers un regard d'enfant, cette autre Folcoche incarne les femmes d'une certaine époque. Épouse au foyer, elle n'a pas le permis de conduire, ni la permission de signer ses chèques.

04/10/2021, 11:10

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Comme une Déesse : Roxane Malone s'occupe des coeurs brisés

Nina, pétillante trentenaire, est à la tête des Déesses, une agence conçue pour aider les femmes à tourner la page après une rupture... Soutenue par Marie-Jeanne, une septuagénaire bikeuse et bricoleuse, et par Jade, son assistante administrative, elle a réussi à créer un lieu cosy, qui offre aux femmes tout ce qu’il leur faut pour retrouver confiance en elles et démarrer une nouvelle vie. Spa, relooking, shopping, cours de pole dance, gogo dancers, il y en a pour tous les goûts !

 

04/10/2021, 10:30

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Les 200 meilleures ventes de la semaine : Musso passe devant Zemmour (38) 

Dans une rentrée littéraire un peu moribonde, où les prix littéraires sont chahutés par d’épineuses questions d’éthique, voici que jaillit Guillaume Musso. Sur la semaine passée, du 20 au 26 septembre, son nouveau roman L’inconnue de la Seine prend l’ascendant, avec un démarrage foudroyant – plus de 75.000 exemplaires. Et sur le marché global, Star Wars et Cyril Lignac pointent le bout de leur nez…

01/10/2021, 13:07

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La mer, sous toutes les coutures : Atlas insolite des grandes bleues

Si la Terre est bleue comme une orange, vue par les poètes et les astronautes, la mer, elle, a bien plus de couleurs et de secrets à dévoiler. Un Atlas insolite de la mer sortira prochainement chez Lapérousse éditions, explorant fonds marins, étranges phénomènes, mais également citées englouties et autres créatures étranges…

01/10/2021, 12:00

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Jack et la grande aventure du cochon de Noël, nouveau roman de JK Rowling

Après Harry Potter et L’Ickabog, Jack et la grande aventure du cochon de Noël sera le nouveau roman jeunesse de J.K. Rowling. Il sortira ce 12 octobre. Le livre est illustré par Jim Field, et traduit, comme il se doit, par Jean-François Ménard. 

30/09/2021, 12:12

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Karel Čapek, de la poésie des jardins à l'avénement du jardinier...

BONNES FEUILLES – Qui mieux que le poète peut nous faire sentir les fleurs, humer la terre et respirer la beauté d’un jardin ? Les éditions de l'Aube republient le livre de Karel Čapek, dans une traduction de Joseph Gagnaire. « Contre toute attente, le jardinier ne sort pas d'une graine, ni d'un bourgeon, ni d'un oignon, ni d'un bulbe, ni d'un provin : il devient jardinier avec l'expérience, sous l'influence du voisinage et des conditions naturelles. »

30/09/2021, 07:58

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Autoportrait en thérapies : Marcel Rufo en apprenti psychiatre

BONNES FEUILLES – Dans ce livre, Marcel Rufo se dévoile. Il raconte son enfance et son apprentissage en psychiatrie. Comment vit-on ce métier ? « En nous appuyant sur nos peines, nous devenons plus forts, plus modestes et plus déterminés dans le soin. » 

29/09/2021, 10:20

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Mobylette, “un premier roman désopilant”

À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d'efforts pour l'avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. Le roman a reçu le prix Stanislas 2021, remis lors du Livre sur la Place, à Nancy.

28/09/2021, 09:30

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Viet Thanh Nguyen : Le Dévoué, trafic de cannabis et guerre de gangs

BONNES FEUILLES – Été 1981. Après avoir réchappé d’un camp de rééducation, Vo Danh atterrit à Paris, accompagné de Bon, son frère de sang. Aidés du Boss, leur seul contact sur place, tous deux se lancent dans un lucratif trafic de cannabis auprès d’intellectuels de gauche et autres philosophes marxistes. 

27/09/2021, 15:28

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À Kaboul rêvait mon père : le mystère afghan d'André Malraux

BONNES FEUILLES – Régis Koetschet publiera prochainement un essai littéraire et atypique sur le voyage d’André Malraux en Afghanistan en 1930. Le récit d'un épisode peu connu de la vie du grand homme, revisité à la lumière de nombreux documents et témoignages. 

27/09/2021, 12:38

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Les Ensablés - L’univers sévère et lumineux de Maria Borrély (1890-1963)

Maria Borrély, le nom n’est pas connu. Pourtant, il devrait !...Il est toujours émouvant de découvrir des auteurs du passé. Je ne parle pas d’auteurs renommés qu’on lit pour la première fois, mais de ces auteurs complètement oubliés, que plus personne ne lit depuis longtemps, si tant est qu’ils ont déjà été lus. Par François Ouellet. 

27/09/2021, 09:39

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Bienvenue au “petit endroit” : Toilettes Un monde merveilleux

Nous passons près d’un an de notre vie aux toilettes… et certains plus que d’autres! Mais que savons-nous de ces lieux ? Où se trouvent les plus belles toilettes du monde ? Combien coûtent des toilettes en or ? Le sujet a-t-il toujours été tabou ? Quel avenir nous réservent les inventeurs et designers ? Comment se soulager sur une île déserte ou dans l’espace ?

24/09/2021, 12:02

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Les 200 meilleures ventes (semaine 37) : Zemmour, inlassablement...

Invraisemblable, prévisible, choquant ou désespérant… Le fait est que le livre d’Éric Zemmour écrase toute concurrence cette semaine. S’installant loin devant Amélie Nothomb, une nouvelle fois la star de la rentrée littéraire, le polémiste s’installe confortablement. Pour la suite, il suffira de suivre la liste.

24/09/2021, 11:02

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À quoi penses-tu ? de Jean-Louis Fournier : derrière le regard des animaux, 

BONNES FEUILLES– Dans ce livre inattendu et surprenant, Jean-Louis Fournier interroge les animaux. Leurs réponses n’épargnent pas l’espèce humaine. Un pauvre crocodile pleure en pensant à sa mère et « à tous les gros salauds qui se promènent avec sur eux des morceaux de sa peau, un portefeuille dans la poche ». 

24/09/2021, 08:40

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Three Dark Crowns, Kendare Blake imagine le Game of Thrones au féminin

BONNES FEUILLES –  Best-seller du New York Times, vendu à plus de 600.000 exemplaires et traduit en 21 langues, le livre de Kendare Blake arrivera mi-octobre en France, sur la traduction de Hermine Hémon. Une lutte pour le pouvoir sans merci et non dénuée de violence, mais sans complaisance malsaine, à travers quatre tomes.

24/09/2021, 07:23

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S'adapter ou mourir : heureusement, vous n'aviez pas tout vu sur les réseaux...

Elle a 17 ans et s'est enfuie de chez sa mère pour se sentir enfin libre. Accompagnée de son petit ami, elle fait escale chez un homme qu'elle n'a jamais rencontré mais avec lequel elle discute depuis des mois sur Internet. Elle en a fait son confident. Alors qu'il pourrait bien s'agir du plus abject des monstres... Un thriller décapant sur l'univers des modérateurs de contenus.

23/09/2021, 12:09

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Renvoyé par Gaston Gallimard : Jacques Schiffrin, fondateur de la Pléiade

BIOGRAPHIE – Amos Reichman livre un bouleversant portrait de Jacques Schiffrin, fondateur de « La Pléiade ». Une existence romanesque, héroïque et tragique, avec son lot de malheurs personnels et de succès magnifiques.

22/09/2021, 11:40

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La Petite boutique aux poisons, de Sarah Penner : doux parfums londoniens

BONNES FEUILLES – Règle 1 : le poison ne doit jamais être utilisé pour blesser ou tuer une autre femme. Règle 2 : le nom de la meurtrière et celui de sa victime doivent être notés dans les registres de l’apothicairesse..

20/09/2021, 15:55

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Grangé, Nothomb et My Hero Academie : les 200 meilleures ventes de la semaine

La 36e semaine de l’année, s’étale du 6 au 12 septembre 2021, montre bien que la rentrée littéraire s’installe. Quelques noms du moment percent – notamment chez Albin Michel (Amélie Nothomb et Jean-Christophe Grangé) et le 30e tome de My Hero Academia…. 

17/09/2021, 12:56