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Donald Trump, le sexe et moi

RÉCIT ÉTRANGER – Maintenant que j’ai attiré votre attention aussi grossièrement qu’une publicité Aubade sur une façade d’immeuble avec ce titre éhontément racoleur, nous allons pouvoir parler un peu de White, dernier livre de l’auteur culte (c’est comme ça qu’on dit quand il s’agit, en fait, de n’importe quel Américain) Bret Easton Ellis, traduit (nous y reviendrons) chez Robert Laffont.

Le 09/08/2019 à 11:30 par Maxime DesGranges

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09/08/2019 à 11:30

Maxime DesGranges

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Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue. Bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parle moins de livres que de lui-même, et que pour un critique, le livre était secondaire voire complètement superflu.

C’est vrai en un sens, et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard où je dressais piteusement la liste de mes non-lectures.

“Justice has been done” (Obama à la mort de Ben Laden)

En effet, depuis un matin de novembre 2016 où j’ai ouvert les yeux sur un beau soleil orangé, avant de comprendre, une fois mes yeux dessillés, qu’il s’agissait en fait de la tronche surmaquillée du nouveau président américain passant sur BFM accompagnée du bandeau « Trump élu président », j’essaie de comprendre, en toute sincérité, les raisons pour lesquelles j’ai laissé échapper à ce moment-là un grand éclat de rire. Oui, vous avez bien entendu, bande d’impitoyables aiguiseurs de fourches caudines, j’ai ri à gorge déployée devant cette espèce de farce guignolesque tout en me répétant cette phrase : « Bien fait pour eux ».

« Bien fait », je ne savais pas trop pour quoi, et « eux », je ne savais pas trop qui c’était. Une simple pulsion nihiliste qui éclatait, comme souvent, dans l’intimité de ma vie solitaire ? Mon inaltérable côté punk qui adressait un gros doigt d’honneur à la face de « l’Empire du Bien », comme l’appelait Philippe Muray ? Je ne sais pas. Mais c’était quelque chose qui allait bien au-delà du seul plaisir tout à fait sain, normal et légitime de voir la tête du neurasthénique arrogant Yann Barthès se décomposer aussi rapidement que mes épluchures de fruits et légumes au fond de mon bac de compost.

C’est donc avec l’espoir de résoudre le mystère encore non éclairci de cet éclat de rire venu des profondeurs de mon être diabolique que j’ai entamé la lecture de White, première incursion de « BEE », comme l’appellent les petits snobs dans mon genre, dans les contrées de la non-fiction, dix ans après son dernier roman.

Histoire de la bromance (presque Édouard Louis)

Ça commençait plutôt bien, je dois dire, car Ellis et moi partageons quelques traits communs : comme moi, il est attentif à la politique sans être politisé ; comme moi, il place l’esthétique au-dessus de l’idéologie ou de la morale (ou pour être plus précis : il ne fait pas de l’idéologie ou de la morale le critère premier pour apprécier une œuvre), et comme moi, il accepte une chose très simple, désagréable peut-être mais qu’il faut accepter une fois pour toutes : oui, le monde de l’art accueille sur ses terres hideuses tout un tas de névrosés, psychotiques, suicidaires, misanthropes, tyranniques, racistes, antisémites, misogynes et toutes les tares intolérables que porte en son sein notre humanité corrompue. Et ni lui, ni moi (ni personne, au fond) ne rêvons d’un art raisonnable, inoffensif, acceptable, bref, ennuyeux.

Je partage aussi avec Ellis, et peut-être avec vous depuis que vous avez commencé la lecture de cette chronique, une « irritation vague, mais presque insurmontable, irrationnelle » qui me prend lorsque je passe un peu trop de temps sur le Web 2.0, celui où tout le monde s’autorise à donner son avis, même idiot, sur toute chose, même sérieuse. Et je m’inquiète comme lui de cette « certitude inébranlable d’avoir raison » qui envahit les réseaux sociaux et qui, lorsqu’elle est partagée par une meute, se transforme en arme de coercition massive. Autrement dit, Bret et moi, nous étions faits pour nous entendre.

Seulement, je ne suis pas là pour imaginer ma bromance potentielle avec Bret, mais pour juger un livre, donc un style, une structure, une pensée, une vision, en suivant notre principe commun : se préoccuper moins d’idéologie que d’esthétique. Et c’est là que les choses commencent à se corser quelque peu.

Génération X contre Millennials (titre d’un futur blockbuster)

Ellis ne s’en cache pas : son livre est une sorte de « mishmash » (dieu que j’adore ce mot) de textes divers : mémoires, réflexions tirées de ses podcasts, anecdotes sur le microcosme hollywoodien… Conséquence : ce livre hybride donne parfois l’impression d’un vaste fouillis, parfois intéressant (genèses de ses romans, analyses de films), parfois tout à fait dérisoire (polémiques sur Twitter, déboires de people dont personne n’a entendu parler) mais qui dans tous les cas le rend franchement inégal.

Dans la première partie (sur huit), Ellis commence plutôt bien en nous parlant de son enfance et de la façon dont le cinéma, notamment d’horreur, a façonné son rapport au monde et comment les jeunes de la « Génération X » (la sienne, née dans les années 60-80, à l’apogée de « l’Empire ») devaient à l’époque se construire dans une relative autonomie, contrairement à la nouvelle « Génération dégonflée » (comprendre : les millennials, soit les jeunes du « post-Empire » nés dans les années 80-90 ; notions contestables en soi, la différence générationnelle fondamentale se faisant simplement, selon moi, entre ceux qui ont connu un monde sans internet et les autres), génération angoissée, infantile et colérique couvée par des « parents hélicoptères » prêts à secourir leurs bambins en toutes circonstances à la moindre contrariété (c’est-à-dire tout le temps).

Si l’on met de côté ses considérations c’était-mieux-avantistes assez peu convaincantes, cette première partie est intéressante dans la mesure où BEE sait partager son expertise esthétique et sa passion du cinéma et des acteurs. Il élabore par ailleurs un long développement sur les raisons pour lesquelles le film à Oscars Moonlight serait typique, à ses yeux, de la victimisation ambiante (sexuelle, raciale, sociale) qui aurait cours aux USA. Ces pages sur le cinéma puis sur les acteurs, loin d’être décoratives, nous conduisent en fait à une conclusion : nous serions entrés dans une ère où tout le monde jouerait un rôle, celui de l’individu impeccable, irréprochable et moralement supérieur dans le but d’augmenter sa « likabilité », ce qui nous aurait conduits tout droit dans une « une phase culturelle autoritaire », ou autrement dit : « une sorte de totalitarisme qui exècre la liberté de parole et punit les gens s’ils révèlent leurs véritables personnalités. »

"Donald Trump, le sexe et moi" . Oscar Wilde disait : tout un tas de choses en fait, un peu comme Churchill, à croire que ces deux-là ne parlaient qu’en aphorismes en permanence, ce qui, tout compte fait, devait être d’un ennui mortel à la longue ; bref, entre autres choses, Wilde affirmait que le critique parlait moins de livres que de lui-même, et que pour un critique le livre était secondaire voire complètement superflu. . C’est vrai en un sens et cette chronique, si elle évoquera (un peu) Donald Trump et pas du tout le sexe, à moins que vous ayez l’esprit vraiment tordu et là je vous conseille de consulter un psychiatre d’urgence, sera tout de même – rassurez-vous – le prétexte à une nouvelle confession de ma part, encore plus scandaleuse et suicidaire que celle de ma chronique sur Pierre Bayard dans laquelle je dressais piteusement la liste de mes non-lectures. ... Suite de la chronique dès maintenant sur mon site, ou dès demain sur @actualitte! . #bookstagram #instabook #livrestagram #viteluviteoublie #snipercritique #breteastonellis #white @robert_laffont #lecture #bookworm #booklover #chronique #litteratureaméricaine #usa #nofilter #popculture #sjw

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Guerre civile de basse intensité

Le point névralgique du livre est là. Contrairement à ce qu’ont pu faire entendre certains journalistes imbéciles, et nous ne citerons aucun nom car Isaac Chotiner du New Yorker pourrait mal le prendre s’il nous lisait, ce qui n’arrivera jamais et rend d’autant plus lâche, donc savoureuse, ma petite charge contre lui, la question n’est pas de savoir si BEE prend la défense de Trump ou non. La thèse d’Ellis est pourtant suffisamment provocatrice pour que nous n’ayons pas besoin d’en détourner le sens : selon lui, une « nouvelle forme de fascisme » (le terme revient à de nombreuses reprises) serait en train de se répandre aux États-Unis, et ce serait une frange radicale des Liberals, des Democrats, bref, de la gauche qui en serait la principale propagatrice.

Affirmation qui pourra étonner certains, mais pas vraiment ceux qui s’intéressent de près au contexte culturel américain des années post-crise économique et au clivage qui sépare deux Amériques désormais irréconciliables. Dommage qu'Ellis ait senti le besoin d’enrober cette déclaration clinquante de tout un tas de fioritures, comme pour mieux faire passer la pilule. À mon sens, Ellis n’a même pas été assez loin dans la provocation, ou pour le dire autrement : il n’a pas suffisamment serré son sujet de près, ne lui a pas donné toute sa puissance du fait précisément que son livre est hybride : si Ellis n’est pas essayiste, et ce n’est pas un défaut, la fiction aurait sans doute augmenté à mon sens la capacité déflagratrice du propos.

Liberté sous caution

Partant de l’idée que Trump ne serait pas la cause du climat délétère actuel mais bien sa conséquence, comme un symptôme de la maladie des identity politics devenues désormais le seul horizon politique et social d’une gauche « régressive et sinistre », Ellis s’attache à décrire les effets de cette maladie identitaire et victimaire sur la liberté d’expression, le rapport aux artistes, la manière de vivre ensemble et, comme disait Ernest Renan, le désir commun de former une nation.

L’un de ces effets serait notamment la création informelle et décentralisée d’une police de l’expression publique qui régirait désormais les rapports sociaux, représentant « une forme infantile de fascisme » sévissant principalement dans les médias, sur les réseaux sociaux et les campus universitaires, police qui aurait un seul objectif : contraindre au silence toute personne proférant des propos s’écartant de la « ligne du parti » progressiste, dans un nouveau monde orwellien où un sentiment serait devenu un fait et une opinion un crime, et dans lequel nous passerions notre temps à nous évaluer les uns les autres, tous engagés dans une vaste opération d’éradication de toute déviance idéologique, sans plus se soucier de la dimension « contradictoire et chaotique » qui caractérise l’esprit humain.

Or Ellis, qui, contrairement aux apparences, parle en artiste plus qu’en politologue, n’aspire au fond qu’à une chose : « Me retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre et voir comment il voyait le monde – particulièrement s’il s’agissait d’un outsider, d’un monstre, d’une bête curieuse, qui m’emmènerait aussi loin que possible de ce qui était censé être ma zone de confort – parce que je sentais que j’étais cet outsider, ce monstre, cette bête curieuse. J’avais terriblement envie d’être secoué. J’aimais l’ambiguïté. Je voulais changer d’idée à propos de telle ou telle chose, à propos de tout, pratiquement. Je voulais être dérangé et même endommagé par l’art », ceci dans le but de développer son sens de l’empathie, de l’éloigner du narcissisme de l’enfance et de devenir adulte.

Oui mais voilà, la tendance actuelle des gens à ne plus vouloir s’intéresser qu’aux choses auxquelles ils peuvent « s’identifier », suivant la logique de la politique identitaire, est dramatique dans le sens où : « Ne pas être capable ou ne pas vouloir se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre – afin de voir le monde d’une façon complètement différente de la vôtre – est le premier pas en direction de l’absence d’empathie, et c’est la raison pour laquelle tant de mouvements progressistes deviennent aussi rigides et autoritaires que les institutions qu’ils combattent. »

On pourrait facilement opposer à Ellis le fait que cette tendance à ne s’intéresser qu’à ce qui nous ressemble n’est pas spécifique à la gauche et qu’on peut parier que bien peu de chrétiens évangéliques conservateurs soient allés voir Moonlight au cinéma pour se mettre dans la peau de l’autre et développer leur empathie, mais soit.

D’ailleurs, en parlant de ça, il faut quand même préciser une chose. Bret Easton Ellis a beau se convaincre qu’il ne vit pas « dans une bulle » sous prétexte que la moitié de ses amis ont voté Clinton quand l’autre a voté Trump (alors que lui ne vote pas), on peut supposer, et ce n’est pas un reproche, qu’il soit plus du genre à aller parler du cinéma de Godard avec Tarantino au bord d’une piscine de Hollywood Hills, que d’aller mitrailler des canettes de Bud au AK-47 avec des rednecks du Kentucky.

Et c’est peut-être ça aussi qui manque à ce livre : Ellis, qui nous assomme de pop culture (autant le dire tout de suite : si vous n’êtes pas familier un minimum avec ça, ce livre n’est pas pour vous) comme si ce seul prisme était suffisant pour saisir l’âme d’un pays, ne parvient pas tout à fait à restituer l’atmosphère réelle des États-unis d’aujourd’hui, et ne répond pas en profondeur à la question qu’on se pose tous plus ou moins en ce moment : « What da fuck is goin’ on over there ? », question d’autant plus légitime que dans nos contrées franchouillardes il se trouve toujours quelques hurluberlus outrageusement américanophiles spécialisés dans l’importation des pires idioties, du moment qu’elles sont estampillées du drapeau à étoiles.

Traduire, c’est trahir

Avant de conclure, quand même un mot sur la traduction de Pierre Guglielmina, pourtant expérimenté (Kerouac, Hemingway, Fitzgerald, etc.). Dieu sait que je ne suis pas un grand défenseur des anglicismes qui contaminent notre pauvre langue sans défense, mais certains choix de traduction paraissent, dans le contexte dont parle Ellis, assez saugrenus. En effet, je ne suis pas certain qu’il faille traduire « Social Justice Warriors » par « guerrières (sic) de la justice sociale », « millennials » par « milléniaux » ou pire « millénial », « vertue signaling » par « signalement de vertus », « snowflake » par « flocon de neige », etc.

Car quand on est un minimum familier avec la sous-culture internet, et nous pouvons supposer qu’une large partie des lecteurs de Bret Easton Ellis le sont, les expressions en question ont plus de sens en anglais qu’en français, qu’on le veuille ou non, et leur traduction fait ici l’effet de ces titres de films américains que nos amis québecois traduisent mot pour mot, comme ils l’ont fait par exemple pour No country for old men devenu de façon tristement comique : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». Mais c’est une question qui se discute et, si je la relève, c’est parce que ces choix m’ont frappé à la lecture.

Grosse polémique pour petit rien

Sans surprise, le livre de Bret Easton Ellis a déclenché une polémique à sa sortie en avril dernier, et voilà désormais son auteur catalogué en défenseur de l’Amérique conservatrice et réactionnaire pro-Trump. Or il n’y a pas non plus de quoi se lacérer le visage dans son safe space non-mixte pour si peu. Car quand on y regarde de près et qu’on procède à un élagage sérieux de toutes les branches encombrantes du livre, le tronc qu’on découvre n’est pas bien épais : on n’en apprend pas davantage sur la question de la néo-censure que ce qu’on trouverait dans n’importe quel article du Figaro ou de Marianne aujourd’hui.

On peut quand même reconnaître à Ellis le mérite de parler d’un sujet qui risque de nous occuper encore un moment. Car il semblerait qu’il faille se résoudre à cette nouvelle donne : quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise et quoi qu’on écrive désormais, il y en aura toujours un ou deux petits twittos ou journalistes désoeuvrés qui trouveront matière à s’offusquer. Ainsi va le monde et ce n’est peut-être pas nouveau. Comme l’avait déjà compris James Joyce : « J’en suis venu à la conclusion que je ne peux pas écrire sans offenser des gens. »

Bret Easton Ellis, trad. anglais (US) Pierre Guglielmina - White - Seuil - 9782221241172 - 21.50 €

Bret Easton Ellis, Pierre Guglielmina trad. Pierre Guglielmina Robert Laffont
White
02/05/2019 314 pages 21,50 €
Scannez le code barre 9782221241172
9782221241172
© Notice établie par ORB
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1 Commentaire

 

Camille

02/09/2019 à 09:10

Désolée, mais j'ai adoré la lecture de ce livre. Cela change des médias gauchistes qui nous disent quoi penser et quoi dire. C'est bien pour ça que BEE a plus de succès en France que chez lui, on a besoin de respirer et de retrouver la liberté d'expression.

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07/11/2022, 07:35

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Grazia Verasani : la privée Giorgia fouine et farfouille Bologne

Juste après avoir rompu avec Nicola, un jeune amant qui était certainement trop jeune pour elle, Giorgia Canti est contactée par Edda Fraschi, une mère inquiète d’avoir découvert que sa fille Barbara, jusqu’alors brillante, s’était mise à sécher ses cours. Un point culminant dans des changement perçus progressivement jusqu’à ce contact rompu avec sa fille, sans raison identifiée, mais sans pour autant écarter les séquelles de la séparation des parents.

04/11/2022, 17:44

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Silence on tourne, mort à Royan 

Sur le port de plaisance de Royan, en cette mi-avril lumineuse et pas encore écrasée de soleil, le capitaine Valadon profite de ces rares instants que sa fille Alexandra lui a offerts : elle est venue passer une semaine avec son fils Petit Louis chez ce grand-père aux anges ! Du coup, il avait, lui aussi, pris quelques jours de congés et savourait, après une interminable série de tours de manège (!…), une bière avec sa fille sur une terrasse.

04/11/2022, 17:43

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Mon acrobate : guérir de l’inconcevable 

Tout commence par le départ d’Étienne, un matin. Il quitte leur appartement, à la demande d’Izia, qui a besoin d’être seule. Sans une once de regret, elle le voit disparaître ; puis, enfin seule, elle se douche avec un savon sans odeur, enfile son peignoir lavé avec une lessive sans odeur, puis s’allonge sur un lit, lui, chargé d’un parfum si familier. Celui de sa fille, Zoé, renversée par un chauffard — « morte sur le coup », lui a-t-on dit. Comme si ces mots rendaient cette déchirure moins terrible, moins douloureuse.

02/11/2022, 14:42

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No-no-yuri, sans fioritures ni subtilités 

À la fin d'études universitaires, Kyôko Niré a quitté son village natal où elle avait vécu avec ses parents et cherché un emploi à Tokyo où elle avait fini par s’installer.

02/11/2022, 14:40

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Les pigments sauvages : la puissance des mythes fondateurs

Après la somme impressionnante du génial Tod le géant s’est fait voler son slip qui comptait plus de mille pages, Alex Chauvel revient avec une histoire épique aussi dense que captivante. 

31/10/2022, 12:46

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Lakota Woman, autobiographie d'une femme Sioux

En 1954, dans une réserve sioux du Dakota du Sud, est née Mary Brave Bird dans la tribu des Brûlés qui est l’une des tribus des Sioux de l’Ouest connue sous le nom de Lakotas. « Cavaliers, pillards féroces et grands guerriers », les Brûlés ont été parqués dans des réserves dans les années 1870-80 après avoir été défaits par les soldats américains.

31/10/2022, 12:13

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Poème d’amour postcolonial, ou l’odyssée des corps

Natalie Diaz signe un deuxième recueil qui fait de la langue poétique à la fois une balle de pistolet et une caresse langoureuse. Poème d’amour postcolonial dont la traduction française a été publiée le 15 septembre 2022 aux Éditions Globe, a reçu le Prix Pulitzer 2021 de poésie. Une gratification méritée. Cette œuvre appelle à la libération et l’autodétermination et on en ressort grandis. 

31/10/2022, 10:59

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Alicia Jaraba conte La Malinche dans Celle qui parle  

Parfois symbole de trahison, mais aussi véritable héroïne féministe, la Malinche est une personnalité controversée de l’Histoire du Mexique. Dans Celle qui parle, l’autrice-dessinatrice Alicia Jaraba Abellán met en lumière la femme derrière la légende. Qui était Malinalli, cette esclave devenue traductrice et conseillère en diplomatie ? A-t-elle réellement trahi les siens ? Ce roman graphique présente, avec délicatesse, un emblème de l’héritage colonial mexicain. 

31/10/2022, 10:36

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 Un Recueil d'Histoires Courtes qui fourmille de créativité  

Prendre en photo des fantômes, donner vie à un grille-pain, protéger sa fille du terrorisme des intelligences artificielles… Dans ce recueil, les univers fantasques s’enchaînent et les aventures entrent en résonance. Le duo derrière The Promised Neverland n’a décidément pas fini de nous étonner et de nous émouvoir.

28/10/2022, 17:23

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La couleur des choses, des ronds dans des cases

Après être s’être rendu chez une voyante qui lui a prédit les prochains chiffres du tiercé, un jeune garçon joue aux courses pour régler les problèmes familiaux. Contre toute attente, il remporte la mise et, ayant besoin de la signature de son père pour empocher les gains, rentre à la maison. Il alors découvre sa mère gisant au sol, battue à mort, tandis que son père a pris la fuite.

27/10/2022, 16:04

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Maraudes au cœur de Belleville

Point de départ : Place Krasucki, 20e arrondissement de Paris. Bienvenue dans la Commune de Belleville, microcosme à l’origine d’une « promenade en binôme dans le quartier, attentive à l’invisible ». Au cœur de ce texte, une série d’instants d’éternité, de fusion avec cet environnement à l’énergie vive. Observations, échanges, rencontres — avec toujours, en filigrane, une menace qui pèse sur la Commune.

27/10/2022, 15:11

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La Passe-miroir : monde fantastique éclaté, magie et complot politique

Ophélie est une jeune femme discrète, à l’apparence banale, qui est responsable du musée d’Anima. Une chevelure brune qui ne cesse de s’emmêler, des lunettes qui cachent ses yeux et changent de couleurs en fonction de ses émotions, des mains qui ne cessent de casser tous les objets qu’elles tiennent, un corps qui trébuche, se cogne, se blesse à tout va. Or, Ophélie possède de mystérieuses capacités héritées de sa famille : celle de lire les objets qu’elle touche, et celle de voyager d’un miroir à un autre.

27/10/2022, 13:39

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Mildred, radioscopie de la Résistance allemande 

Mildred ou le destin exceptionnel d’une résistante américaine dans l’Allemagne nazie, c’est le titre de cette biographie qui sort ce 27 octobre en librairie. Publié par les Éditions Héloïse d’Ormesson, ce livre est le fruit du travail de l’arrière-petite-nièce de Mildred Harnack. 

25/10/2022, 11:35

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Riad Sattouf et la BD sur le toit des meilleures ventes

Difficile de faire entrée plus spectaculaire. Tout juste sorti, le tome 6 de L’Arabe du futur, qui conclut la série de Riad Sattouf, remporte la première place du classement des meilleures ventes de la semaine avec 51 300 exemplaires. Autre nouvelle sortie et autre bande dessinée, le tome 29 de Blake et Mortimer, intitulé Huit heures à Berlin, peut se vanter d’une seconde place avec 29 155 éditions vendues. 

 

02/12/2022, 12:20

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Les Éphémérides de Patrice Franceschi, la vie en poésie

BONNES FEUILLES - Modestement, mais avec certitude, Patrice Franceschi a fait de sa vie une poésie en acte. Sous sa plume, aventure et poésie nous offrent la possibilité fragile, mais sans cesse présente, de vivre doublement.

02/12/2022, 09:00

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Quelques moments sans gravité pour le plus grand des secrets

BONNES FEUILLES - L’univers original de Karin Serres nous enchante une nouvelle fois dans ce roman plein de subtilité et d’audace, où l’étrange se mêle avec grâce au poétique.

02/12/2022, 08:00

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Le livre audio, une solution quand on ne peut plus lire ?

Avec l’âge, les différentes facultés de perception s’amenuisent, parfois considérablement, à tel point qu’il peut devenir très pénible de lire. Après les lunettes, on va utiliser une loupe. Mais, avec une main tremblante, l’exercice est rapidement fastidieux et rend compliquée une lecture quelque peu étendue.

01/12/2022, 16:25

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La Furieuse, rives et dérives par Michèle Lesbre

BONNES FEUILLES - « Rives et dérives » est un parfait sous-titre pour ce nouveau texte de Michèle Lesbre. Elle y emprunte des chemins de traverse afin de rejoindre une rivière, la Furieuse, dont le nom – sans qu’elle la connaisse – a résonné en elle de manière particulière. 

01/12/2022, 09:00

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Par la fenêtre, entre mémoire et Histoire par Allain Glyko

BONNES FEUILLES - Aujourd’hui disparu, Philippe était un brillant étudiant en philosophie, disciple de Gilles Deleuze. Bébé, il avait réchappé à la mort de justesse, une photo a immortalisé son départ pour l’hôpital. 

01/12/2022, 08:00

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Stéphanie Garzanti interroge l'acte d'écrire dans Petite Nature

BONNES FEUILLES - Après Les Orageuses de Marcia Burnier et La Vie têtue de Juliette Rousseau, la
collection Sorcières propose un nouveau premier roman, celui de l'artiste plasticienne Stéphanie Garzanti.

 

01/12/2022, 07:30

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Jerry Stahl en compagnie des "touristes des camps de la mort"

BONNES FEUILLES - Comment survivre à un voyage organisé dans les camps de la mort quand on est juif et dépressif ? C'est le défi que s'est lancé Jerry Stahl, dans une enquête délirante et grinçante, monument d'humour noir et d'autodérision, sur fond de satire de l'amérique trumpiste.

30/11/2022, 09:30

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La plus grande catastrophe écologique du XXe

BONNES FEUILLES - Une histoire d’amour entre un ingénieur soviétique et une chamane sur fond de la plus grande catastrophe écologique du XXe siècle.

30/11/2022, 09:00

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La découverte d'un autre Rimbaud avec Henri Guyonnet

BONNES FEUILLES - Une exofiction qui retrace la découverte, par Rodolphe Darzens, de l’œuvre poétique d’Arthur Rimbaud, dans un chassé-croisé haletant.

30/11/2022, 08:00

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Paula Jacques débarque à New York avec Mon oncle de Brooklyn

BONNES FEUILLES - Quand Éva débarque à New York, elle a plus d’une idée en tête : côté pile, interviewer des personnalités apparemment inaccessibles pour une jeune journaliste française – comme l’impressionnante Toni Morrison, qui pourrait se confier sur les très récentes émeutes raciales qui viennent d’enflammer la ville. 

29/11/2022, 09:00

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Aurélien Delsaux : tirer à vue sur l'époque

BONNES FEUILLES - Etienne rentre de vacances avec sa famille parfaite et son apparent bien-être. Sa vie est confortable, routinière. Il mène une vie normale, c’est l’essentiel. 

28/11/2022, 09:30

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Le destin d'un ténor d'exception par Alexia Stresi

BONNES FEUILLES - Paris, 1935. Ce soir-là, à la Première du Rigoletto de Verdi à l’Opéra-Comique, une chose inouïe se produit.

28/11/2022, 09:00

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Laurent Quintreau : hommes et femmes à travers les âges

BONNES FEUILLES - Une fresque intergénérationnelle explorant l'évolution des rapports de force entre hommes et femmes, construite à partir d'une seule histoire familiale, dont on suit la trajectoire du milieu du XIXe siècle jusqu'en 2050, à l'aube du transhumanisme et de la disparition de la famille traditionnelle.

28/11/2022, 08:00

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Les Ensablés - Adieu mes quinze ans de Claude Campagne

Un chef-d’œuvre de la littérature jeunesse : Adieu mes quinze ans fut en 1960 un véritable phénomène éditorial : plus de 650.000 exemplaires écoulés. Le livre fut traduit en 11 langues et adapté en un feuilleton de 10 épisodes qui fit les beaux jours de l’ORTF au tout début des années 70. Il faut croire que ce roman sur l’adolescence possédait quelque chose de particulier qui avait pu toucher toute une génération. Elle se retrouvait dans le portrait de Fanny, l’héroïne du roman qui voyait du jour au lendemain sa vie bousculée avec l’apparition de deux êtres et d’un secret. Mais quoi ? Par Denis Gombert

27/11/2022, 11:34

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Véronique Ovaldé laisse s'exprimer la Fille en colère sur un banc de pierre

BONNES FEUILLES - Quand elle décroche, Aïda entend sa sœur lui lancer un grotesque « coucou » ; on ne dit pas coucou à quelqu’un qu’on n’a pas vu (et pas voulu voir) pendant quinze ans. 

27/11/2022, 09:00

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Thibaut Solano met Clermont à l'épreuve dans Les Dévorés

BONNES FEUILLES - Un roman social avec comme toile de fond le mouvement des gilets jaunes et la sauvagerie d'un grand méchant loup moderne. 

27/11/2022, 08:00

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Rodolphe Danjou imagine Ces vies d'où l'on vient

BONNES FEUILLES - Faut-il retourner aux sources pour rebattre les cartes ? Faut-il revenir d’où l’on vient pour tout recommencer ? Tel est le pari d’Adrien, quadra. 

26/11/2022, 09:00

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Mickaël Brun-Arnaud explore Les vallées closes

BONNES FEUILLES - On pardonne rarement à celui qui s'éloigne du troupeau. Une tragédie moderne et poignante sur le déterminisme social. 

26/11/2022, 08:00

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Meilleures ventes : l'éternel effet prix

On le sait, nous le savons, ils savent. Les prix littéraires ont une influence considérable sur les meilleures ventes des livres, en fin d'année. Alors un prix Goncourt à un petit mois de Noël, c'est quasi synonyme de première place au classement. Cette année, c'est Brigitte Giraud qui en profite : son roman Vivre vite (Flammarion) a convaincu 24.048 lecteurs cette semaine.

25/11/2022, 12:22

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Eric Faye présente sa petite saga des années 2010

BONNES FEUILLES - Dans les années 2010, un journaliste vit, de l’intérieur, les convulsions de l’entreprise de presse dans laquelle il travaille depuis de nombreuses années : rachat, brutalité managériale, obsession du profit envers et contre tout... 

25/11/2022, 09:00

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Boris, 1985 : un premier “je” pour Douna Loup

BONNES FEUILLES - Janvier 1985. Boris Weisfeiler, quarante-quatre ans, disparaît dans le Chili de Pinochet. Né en URSS au sein d’une famille juive, ce surdoué des chiffres s’exile aux États-Unis pour pouvoir exercer librement les mathématiques. 

25/11/2022, 08:00

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Nesrine Slaoui à la croisée des vies d'Anissa et de Nora avec Seule

BONNES FEUILLES - À la mort d'Anissa qu'elle était trop loin pour empêcher, Nora décide d'en finir radicalement avec la violence des hommes.

25/11/2022, 07:30

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Isabelle Rodriguez dévoilent Les Orphelines du mont Luciole

BONNES FEUILLES - Un retour envoûtant sur les lieux de l’enfance et l’imaginaire qui s’y déploie. Une supplique pour que la mémoire des campagnes ne s’efface jamais.

24/11/2022, 09:00

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Samuel Dock fait la lumière sur une triste vérité avec L'enfant thérapeute

BONNES FEUILLES - Quand faire le deuil de son enfance implique de faire celui de l’enfance que sa propre mère n’a jamais eue. Samuel Dock livre un récit poignant sur l’enfance maltraitée, ses saccages, la reconstruction et la puissance du lien filial.

24/11/2022, 08:00

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Le retour de Janvier ou la France des tempêtes

BONNES FEUILLES - Dans un monde qui refuse de voir son lent effondrement, l’odyssée de Janvier Bonnefoi pour rentrer chez lui et tenter de reconstruire sur les ruines. Un premier roman remarquable, d’une étonnante crédibilité.

23/11/2022, 09:00

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Les heures abolies, entre sauvagerie et civilisation

BONNES FEUILLES - Dans un golfe étroit veillé par des montagnes jumelles et des forêts ogresses, un couple traverse l’obscurité de l’hiver boréal pendant plusieurs semaines.

23/11/2022, 08:00

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Philippe Besson de retour : Ceci n'est pas un fait divers

BONNES FEUILLES - « Papa vient de tuer maman. » Passée la sidération, deux enfants brisés vont devoir se débattre avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et réapprendre à vivre.

22/11/2022, 09:00

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Zanzibar, l'autre voie d'Altaïr Despres

BONNES FEUILLES - Ce premier roman raconte une île tropicale d’une beauté franche et sale, théâtre de rencontres exaltées entre des jeunes Européennes qui ont tout plaqué pour faire leur vie loin de chez elles, et des beach boys, décidés à saisir les opportunités laissées par un tourisme écrasant.

21/11/2022, 09:00

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Les désobéissantes dévoilent les secrets de Marcus Solar

BONNES FEUILLES - On dit de lui qu’il a eu mille vies. Une enfance passée à l’orphelinat, une jeunesse marquée par le succès et, au faîte de sa gloire, des fiançailles avec une riche Américaine.

21/11/2022, 08:00

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Le Roitelet, de l'oiseau fragile au roi sans prestige

BONNES FEUILLES - Un homme vit paisiblement à la campagne avec sa femme Livia, son chien Pablo et le chat Lennon. Pour cet écrivain parvenu à l’aube de la vieillesse, l’essentiel n’est plus tant dans ses actions que dans sa façon d’habiter le Monde, et plus précisément dans la nécessité de l’amour.

21/11/2022, 07:00

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Défaire l'amour : l'art de l'autosabotage amoureux

BONNES FEUILLES - À vingt ans, fuyant Paris et mon chaos intérieur, je débarquai dans un Istanbul en pleine effervescence. 

20/11/2022, 09:00

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Ta seule issue, un premier thriller glaçant pour Giles Kristian

BONNES FEUILLES - Une nature hostile. Un tueur impitoyable. Qui sera la proie ?

20/11/2022, 08:00

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Les Ravissements, ou le "réalisme magique" de Jan Carson

BONNES FEUILLES - Hannah, le personnage principal des Ravissements, est une petite fille de onze ans née dans une famille de fondamentalistes protestants – les chrétiens charismatiques évangélistes – à Ballylack, un village imaginaire d’Irlande du Nord, qui n’est pas sans rappeler Ballymena, où est née l’écrivaine, elle-même issue d’une famille presbytérienne très stricte.

19/11/2022, 09:30

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La Promesse d'un homme par Marie de Lattre

BONNES FEUILLES - La Promesse raconte le destin de quatre adultes et d'un enfant pendant la Seconde Guerre mondiale et ses lendemains, tous liés par un secret qui, encore aujourd'hui, stupéfie.

19/11/2022, 09:00

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Lettre à Vouchka, "La quête du pardon ne doit pasêtre une figure de style"

BONNES FEUILLES - Un deuil. De cette séparation brutale renaît progressivement un chaos de souvenirs fait de lieux revisités, de rencontres, de conversations à bâtons rompus, où la stricte chronologie cède aux caprices de la mémoire.

19/11/2022, 08:00