À 21 ans, Max de Paz n'a pas attendu pour publier ce premier roman. C'est dans l'urgence qu'il dit avoir pris la plume. 3000 personnes dorment dehors toutes les nuits dans Paris : Max n'est pas l'un d'eux, il est de ceux qui ont décidé d'arrêter de les ignorer.
Le 06/02/2024 à 11:22 par Ugo Loumé
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06/02/2024 à 11:22
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Son premier roman se situe autour de la place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, le quartier où Max a bâti sa réussite scolaire (d'Henri IV à l'ENS en passant par la Sorbonne). Cependant, il adopte un tout autre point de vue sur ces rues-là : celui d'un garçon de 20 ans sans domicile fixe — ou plutôt, disons-le directement puisqu'il préfère s'appeler comme ça, un clochard.
Le narrateur vit dans la rue depuis que sa famille s'est lentement désintégrée. Lui, il n'y est pour rien, mais un jour il s'est retrouvé sur le canapé d'un ami. Et quand il ne pouvait plus supporter la honte qu'il ressentait en squattant les appartements des parents de ses potes, en mangeant dans leurs frigos et en utilisant leurs salles de bains, il n'a eu d'autre choix que de finir sur les trottoirs.
D'abord il a résisté, il a essayé de garder la face, en s'installant sur des bancs ou dans des abribus. En restant debout le plus longtemps possible. Puis, petit à petit, il s'est résigné : il a quitté la norme, il a posé ses fesses sur le sol. « Moi je trouve que la lucidité nous rachète un peu de dignité ».
La rue le rend progressivement fou. il se scinde en deux. Le petit garçon sage et réfléchi mène un combat intérieur avec une nouvelle personnalité bien plus sombre, qui se rebelle, qui envoie tout chier, qui s'abandonne.
Heureusement, ce n'est pas seul qu'il affronte ces journées tendues d'un point à l'autre par l'ennui et la misère. Il a Philippe, le vieux de la vieille qui lit des romans et qui en sait plus sur la littérature que les bourgeois du quartier. Lui, c'est le favori, les riches l'adorent.
Il y a Moussa, qui s'est installé dans les rues grises de Paris quand il en a eu marre du sable jaune des plages toscanes, où il vendait tout un tas de babiolles pour survivre. Malgré sa situation, Moussa est prêt à sacrifier l'argent de deux repas pour une bonne gaufre au chocolat, et la plus chère possible.
Tamas est un Rom, il n'hésite pas à faire peur aux passants qui, de toute manière, ne le respecteront pas autrement, pour leur imposer ses volontés — à quoi bon rester gentil après tout ? —. Il vit avec sa famille. Un matin, au réveil, son oncle était mort, là, par terre, sur le trottoir.
Enfin, le narrateur rencontre Elise. Elise écrit des poèmes pour passer le temps. Le narrateur et elle s'ouvrent l'un à l'autre, il a l'impression qu'ils se comprennent mieux que personne. Elle réveille en lui un peu de tendresse, sentiment qu'il croyait être en train de perdre. Mais pourtant, impossible de savoir comment elle s'est retrouvée à la rue. Ni pourquoi elle est si craintive face aux autres SDF. « La rue, ça s'explique pas, la rue c'est donné ».
Je le sais, moi, que l’aumône est un tunnel infini, un cycle infernal où la manche d’aujourd’hui cultive celle de demain. Je sais que les pièces achètent notre calme, qu’il n’y a pas de plus grande gamelle à chien docile qu’un petit pot rempli de pièces. Mais il se trouve que je crève la dalle. J’ai faim, j’ai froid, je suis seul ; trio de malheur qui, depuis l’éternité, emporte violemment les sans-abri du monde dans le piège de ce cérémonial, le jeu de la petite monnaie glissant chaque jour de mains propres en mains sales, et lie fatalement le destin de mon cul à celui du trottoir. La manche m’attache au sol, m’installe et me ligote.
Ces personnages vivants et humains qu'on retrouve dans La manche, ce sont les mêmes que nous ignorons dans la réalité. Ceux qu'on laisse dans l'angle mort de nos quotidiens. Ceux pour qui nous alternons entre compassion, dégout, mépris, pitié, tant de sentiment qui finalement, quand nous regardons dans le miroir que nous tend ce livre, constitue notre propre saleté.
Comment les traiter avec respect, ces autres ? Nous qui avons chaud dans nos vêtements et nos appartements, nous qui mangeons à notre faim et parfois plus, nous ne le pouvons pas, c'est ce que semble nous dire Max de Paz. Parce que notre mode de vie en lui-même est une insulte au leur. Parce que nous vivons pendant qu'ils essayent de survivre, et que pour cela nous avons décidé de les exclure de notre monde. Nous avons décidé que leur crasse était la frontière entre nous et eux.
Et la manche, le seul geste par lequel nous communiquons, ce geste dans lequel nous n'osons même pas toucher la main de l'autre, traduit parfaitement cette relation inégale qui colle à la peau de chacune des parties.
Max de Paz nous expose avec efficacité à cette honte dont nous ne pouvons pas nous défaire, qui nous colle à la peau. Notre crasse à nous, qui est éthique et morale. Il redonne également une part de dignité aux milliers d'individus qui vivent sans toit, et devant lesquels passent chaque jour des milliers d'autres individus qui décident des les ignorer.
À seulement 21 ans, il le fait avec talent dans le style, maturité et intelligence dans le propos, et maîtrise dans la narration. Un récit précis et tranchant, mais qui est également tendre et drôle quand il le faut. Un premier roman à la hauteur de l'urgence qui le commande.
Par Ugo Loumé
Contact : ul@actualitte.com
Paru le 01/02/2024
128 pages
Editions Gallimard
16,00 €
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tryphon
06/02/2024 à 20:08
Votre usage récurrent du "gras" dans vos articles est tout simplement insupportable. Cela vous rend à peu près illisible sur la forme, ce qui est dommage pour un site qui prétend parler de littérature.
Quant au fond, vous êtes déjà perdu depuis longtemps, pétris de vos ridicules certitudes islamogauchistes d'être du côté du Bien, vous ne connaissez rien à la Nature humaine, et vous crèverez donc sans jamais avoir vécu, c'est exactement le peu que la Vie réserve aux petits fonctionnaires de la culture technocratique de l'ère de la post-Histoire que vous êtes. Bonne continuation dans votre impasse intellectuelle.
comic sans ms
20/09/2024 à 13:46
Bonjour,
Je suis bien d'accord sur l'usage récurrent du gras, en revanche vous vous en prenez à la rédaction de Actualitté sans aucun discernement, sans même prendre la peine de chercher, puis de creuser vos arguments, vous dénoncez ainsi la forme et le fond alors que vous êtes vous même tout bonnement incapable d'appuyer vos propos diffamatoires. Vous utilisez des concepts, " Bien ", " Nature humaine " " Vie " et ceux-ci sonnent parfaitement creux, puis l'inévitable " islamogauchiste " évidement, qui dès le commencement vous auréole de l'idéologie nauséabonde à laquelle vous appartenez. Je vous conseillerai donc avant de poster un commentaire, de bien essuyer votre fessier tel que l'on nous l'inculque dès la prime enfance, car il sent d'ici, même virtuellement, la merde.
Bien à vous,
Votre islamogauchiste préféré
Cathy
06/02/2024 à 20:26
Nous sommes deux catégories.
Ceux d'en bas, et ceux d'en haut.
Depuis que je suis née, ou presque j'ai toujours connu les personnes qui ont une vie correcte, qui travaillent, élèvent leurs enfants, ont un lieu où se mettre à l'abri.
Même si leur train de vie est moyen.
Et les personnes," habillées" en haillons,
qui sont seules, tendent la main pour
recevoir le smic du jour, et n'ont rien d'autre qu'un morceau de pain et un fruit
pour se nourrir, et du vin pour oublier la solitude et la faim.
A Alger, le soir, ces hommes se couchent sur des cartons, on les appelle des kilos.
J'ai toujours eu très honte de savoir que leur vie était grise. Sans avenir.
Honte pour eux. Avinés et même pas
caractériels. Ils se regroupent pour éviter le danger.Tous les soirs, ils sont au même endroit. On se dit bonsoir.
En revanche, ceux d'en haut n'en ont rien à fiche de leur misère.
C'est pas de ma faute, c'est eux qui ont choisi leur vie. Quelle vie ?
La facilité, pas de travail , pas de responsabilités.
En amont, il y a bien des raisons s'ils sont comme ça. Mais on ne va chercher .
Quel pays !
On habite dans de beaux quartiers pour
éviter de rencontrer ces miséreux.
Personne ne va chercher à comprendre
pourquoi ils ont faim, ils ont froid et ils sont seuls.
Soixante ans plus tard, la situation n'a pas tellement changé.
Les migrants, ils font honte.
Et pourquoi ils viennent chez nous ?
Ce sont toujours les mêmes qui dérangent, ils traînent dans la rue, ils ont faim, froid et ils sont seuls.
Moi j'ai soixante de plus et j'ai le cœur qui déborde de chagrin, comme avant.
Jasper the disaster
06/02/2024 à 23:42
Très beau texte, Cathy ! Ça change des rageux habituels. Merci.
Joe
06/03/2024 à 13:09
+1
Jvc
07/02/2024 à 11:35
Sûr! Nous sommes tous coupables! Des salaires indecents que nos vieux sont allés chercher avec les dents et les armes. Sûr! Nous sommes des salauds de ne pas nous demander où nous boufferons à midi, des lâches de ne pas nous coltiner la merde séchée de ces outcasts, de ne pas consacrer notre temps inutile à relever tous ces bras cassés, que dis-je, à lever une armée de clochards pour renverser notre propre ordure, j'allais dire, honte à moi! Pour reverser ce monde de merde au tout à l'égoût d'où il n'aurait jamais dû sortir - mais non! Mais non! Le monde n'y est pour rien! C'est nous qui sommes d'immondes pécheurs incurables par nos propres forces! Seigneur Jésus intercède pour nos péchés, amen.
Et la crasse du christianisme on se la douche quand? Je croyais que c'etait fini depuis belle lurette, ô candide mécréance que je suis.
Abby
07/02/2024 à 13:19
Je me suis toujours demandée ce qu’il adviendrait de moi si un jour je faisais un faux pas… Je viens d’un de ces petits pays dont les ressortissants sont minés par la précarité car ayant payé le prix fort de la colonisation et de la corruption que continue d’instrumentaliser tous ces gens proprets, ces fonctionnaires bien pensants prônant une humanité universelle contredite par chacune de leurs actions…. Étudiante à Paris, j’ai connu une précarité si forte que je m’interdisais de m’assoir sur un banc publique par les jours de déprime de peur d’y rester, de ne pas avoir le courage d’avancer…. Il y a tellement d’obstacles à vaincre lorsqu’on est dans la vraie précarité que l’on peut manquer de courage…. Je ne suis pas devenue clocharde sans doute parce que j’ai ces mécanismes de résilience que j’ai su activer à temps à chaque fois…prier, marcher, parler … Il s’est passé quelque chose dans cette ville car la dernière fois que j’y suis passée, cela m’a choquée …tant de sans-abris … des sans-abris et leur progéniture sur le trottoir…. Bravo De Paz pour ce roman et pour ne pas avoir fermé les yeux sur ces frères plus faibles qui mériteraient qu’on leur tendent véritablement la main….
Natasha
07/02/2024 à 19:15
Je viens de le retwitter.
Un monde débile où il n'y a pas de place pour les humains.
Moi Juriste SDF en France depuis Juin 2013.
Toujours Aucun Secours Pérenne 😳
Thomas
08/02/2024 à 07:56
Purée le nombre de barjots dans vos commentaires
Zerdoumi
08/04/2024 à 02:15
Oui, il est utile de témoigner, de ressusciter ses morts de la rue aux yeux des vivants qui cultivent à leur égard l'indifférence et le dégoût. Cependant, dans la détresse il y a des degrés. Actuellement, un génocide à lieu, loin d'ici, sur une petite bande de terre, dans l'indifférence générale. Cela a lieu en direct, sous nos yeux. Les SDF de ce pays ont la possibilité de boire et de manger. Certes, ils n'ont pas de toit et le froid est mortel. Mais ils ne sont pas délibérément décimés. Ils peuvent aller se faire soigner à l'hôpital. Moi, les êtres dont je parle ne peuvent pas être soignés ou sauvés. Sur la peau de chagrin dont ils sont, pour certains, des rescapés - les autres meurent sous les bombes ou se décomposent, faute de pouvoir être enterrés - ils périssent de soif, de faim, de maladies dues au manque de secours médicaux, de médicaments et d'hygiène.
rosine.proust
10/04/2024 à 23:02
J'ai écouté ce jeune auteur Max de Paz passionné et engagé et entendu Marina Fois qui en a si bien lu un si court passage.... a la grande librairie .Oui, C'est un texte a jouer : un rythme , une écriture poétique... J'étais comédienne et je suis sûre que ce livre est tombé dans les bonnes mains de Marina Fois et sera monté au théâtre ou réalisé au cinéma !!!
Anna
10/04/2024 à 23:09
Vaste et profond sujet politique : la misère qui côtoie l’indifférence des plus nantis.
Chacune chacun va se sentir dérangé mais est-ce le but ? Les passants , qu’ils soient généreux ou pas , n’ont pas la solution.
La vraie question me semble-t-il c’est comment éviter la chute , le point de non retour de celle ou celui qui habite le trottoir ?
La seule réponse n’est pas de culpabiliser le passant mais de se battre pour que le scandale des logements vacants cesse et pour cela, nous, citoyens, devons ébranler les certitudes des mairies qui donnent des miettes avec le Samu Social . Le passant ne peut rien . Les passants peuvent beaucoup s’ils s’unissent… mais trop de renoncements , trop de peurs dans nos vies, bien souvent…
Bravo à ce jeune auteur qui ose !
Envie d’acheter son livre ou de donner une pièce quand je peux à celle qui a faim car celle-là est encore plus vulnérable…que le narrateur..Désolée, je ne peux pas faire les deux ou rarement….Une Précaire mais pas encore sur le trottoir….
Pierre la police
11/04/2024 à 10:41
Encore un bobo qui stylise la misère du monde chez Gallimard. Mais bon, ça marche encore pour les dames patronnesses de province. Ça ne mange pas de pain, ça dispense une piécette à la ronde mais littérairement, ça ne vaut pas grand chose, une indignation morale à la petite semaine du Normalien bien nourri.
Lauri
09/07/2024 à 11:29
Lecture aisée mais sujet cruel, ,devant ce constat,on ne voit pas d’issue, on ne peut espérer une fin heureuse et l’on se sent impuissant.
J’en suis sortie démoralisée mais les yeux grand ouverts, merci à l’auteur