EXCLUSIF – Au terme de deux mois de réclusion à domicile, après avoir entendu rabâcher que le livre n’était pas un bien indispensable, l’avis des lecteurs diffère. Selon les informations recueillies par ActuaLitté, la vente de liseuses a connu une formidable embellie, et le taux d’équipement durant la période s’est considérablement accru.
Le 30/05/2020 à 08:29 par Nicolas Gary
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30/05/2020 à 08:29
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Si Amazon ne donne pas de chiffres, jamais, tant pis. Les autres acteurs en France l’affirment désormais, la lecture numérique a amplement profité du confinement. À plusieurs reprises, quelques communications ont indiqué, ces dernières semaines, que l’ebook n’était pas le grand oublié, tant s’en faut.
Et les liseuses, par ruissellement, ont réalisé des ventes jusqu’à lors inédites.
Fabian Gumucio, directeur du marketing pour Kobo Europe ne boude pas son plaisir : « Les ventes de contenus ont explosé en effet et cela a eu un effet collatéral sur les liseuses. Sur certaines semaines d’avril, les résultats ont doublé par rapport à l’an dernier à la Fnac, jusqu’à 130 %. »
Côté Bookeen, Michael Dahan, président et fondateur, assure également de ventes excellentes, via le seul canal ecommerce. Les deux modèles de lecteurs book phare, Diva et Muse, ont « rapidement été en rupture de stock ».
L’événement déclencheur, ce fut ce 21 mars, quand une info devenue virale a pointé les quelque 500 ebooks gratuits disponibles sur Fnac. Deux jours plus tôt, la même information, cette fois sur 5000 ebooks (extraits et ouvrages du domaine public) avait agité la toile, et entraînait les lecteurs vers les sites de Furet du Nord et Decitre.
« Nous avons enregistré quelques centaines de milliers de nouveaux clients », reprend Fabian Gumucio, avec « plusieurs millions de téléchargements gratuits », depuis le site Fnac.com.
Et un effet immédiat sur les liseuses, « avec un pic le 10 avril ». Grande plébiscitée, la dernière venue des liseuses Kobo : la Forma. « Cela a prouvé que quand les gens achètent pour eux, ils savent se faire plaisir pour leur confort de lecture. »
Pour Christophe Desbonnet, directeur général adjoint de Furet du nord/Decitre, l’impact confidemment fut identique. « Nos ventes ont été multipliées par trois, tant en magasin que sur nos sites internet », explique-t-il à ActuaLitté. Les deux plateformes enregistrent une croissance de 696 % des ventes de liseuses depuis le 15 mars.
Les deux modèles les plus achetés restent la Vivlio Inkpad 3 et la Touch HD. Or, depuis la réouverture des librairies Decitre, la tendance se prolonge : « Nous enregistrons une croissance de 194 % depuis le 11 mai. »
Côté Furet, avec deux librairies encore non ouvertes — et traditionnellement bonnes vendeuses pour ce qui touche à la lecture numérique —, les ventes sont encore sur une hausse de trois fois les volumes, en comparaison de 2019. « La réactivité de notre fournisseur, Vivlio, a été essentielle pour la gestion de stock », conclut-il.
Bien entendu, les volumes de ventes ne seront pas communiqués — nous aurons essayé —, mais avec ces résultats, difficile d’imaginer que la firme américaine n’ait pas surfé sur la même vague.
La question de l’équipement, cruciale dans le développement de la lecture numérique, pourrait avoir franchi un cap.
photo ActuaLitté, CC BY SA 2.0
Par Nicolas Gary
Contact : ng@actualitte.com
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Quelque part entre l’utopie libertaire d’une bibliothèque totale et l’économie souterraine du téléchargement massif, Anna’s Archive s’est imposée comme un nœud obscur du web du savoir. Depuis quelques années, des millions de livres y circulent hors des circuits éditoriaux traditionnels. Mais à mesure que l’intelligence artificielle avale des bibliothèques entières pour se nourrir de textes, ce territoire pirate change soudain d’échelle.
07/03/2026, 09:35
Deux acteurs du secteur numérique du livre annoncent un rapprochement destiné à faciliter à la fois la vente directe aux lecteurs et la distribution internationale. L’entreprise québécoise De Marque et la société britannique Supadu mettent en place une solution commune qui combine leurs technologies respectives, avec l’objectif de centraliser plusieurs fonctions aujourd’hui dispersées dans la chaîne du livre numérique.
04/03/2026, 13:09
À mesure que l’intelligence artificielle s’impose comme levier stratégique, la compétition ne se joue plus seulement sur les algorithmes. Elle se déplace vers l’accès à l’énergie, aux infrastructures et aux gisements de données. L’Europe peut-elle bâtir une souveraineté numérique sans sécuriser ces ressources critiques, alors que quelques géants contrôlent déjà les capacités de calcul et le cloud ?
03/03/2026, 17:53
Anna’s Archive relance la machine, et cette fois la cible s’appelle Spotify. Le 8 février 2026, des liens de téléchargement apparaissent sans annonce officielle dans le fichier torrents.json du site, sous forme de dizaines de nouveaux torrents. TorrentFreak en recense 47, auxquels s’ajoute un torrent de métadonnées : environ 2,8 millions de fichiers audio pour près de 6 téraoctets.
27/02/2026, 15:47
Spotify met aussi en avant une dynamique déjà observée sur ses marchés anglophones : +36 % d’auditeurs de livres audio sur un an, +37 % d’heures d’écoute, et un public majoritairement âgé de 18 à 34 ans (52 % de l’audience livres audio revendiquée). L’entreprise indique que des éditeurs comme Bloomsbury, HarperCollins et Lagardère attribuent à la plateforme une croissance à deux chiffres de leurs ventes audio.
18/02/2026, 16:37
En 2025, les bibliothèques connectées à Libby et Sora ont franchi un seuil qui ressemble à une bascule : plus de 820,5 millions de prêts numériques dans le monde, selon OverDrive. La hausse atteint 10,9 % sur un an, portée par un usage devenu réflexe — ebook, audio, magazines, comics — au même geste : emprunter, immédiatement, depuis un téléphone.
14/02/2026, 11:04
Dans l’univers du livre, la communication visuelle n’est plus un simple habillage. Elle participe pleinement au récit éditorial. L’art du montage, longtemps associé au cinéma, s’impose désormais comme un outil stratégique pour libraires, éditeurs et auteurs soucieux de structurer leur présence publique.
13/02/2026, 06:45
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19 Commentaires
Roger Raynal
30/05/2020 à 14:07
Si cela peut valoir confirmation, même un micro-auteur comme votre serviteur a vu les ventes de ses ebook augmenter de façon non négligeable pendant le confinement.
C'en est au point où se pose la question de savoir si, pour un auteur "hybride" ou autoédité ("vade rétro, Satanas !") il est encore pertinent, ego mis à part, d'en passer par l'édition papier, de stocker quelques livre en avançant les fonds, de courir les librairies, les salons et les dédicaces pour quelques ventes (qui ne rembourserons pas les frais) alors que la version numérique, bien moins chère en plus, et qui rapporte davantage, nous dispense de ces activités couteuses en temps et en argent.
karinem
31/05/2020 à 11:35
En réponse à Roger Raynal.
J'ai une liseuse mais elle ne me dispense pas de la lecture papier dont je ne peux me passer. C'est un complément et elle me permet surtout de gagner de la place car je lis environ 150 livres par an que j'aime conserver ,et je ne peux pas pousser les murs de ma maison.Elle est donc pratique mais ça s 'arrête-là.
Je suis assez offusquée de lire dans votre commentaire qu'en tant qu'"auteur" (avec toutes les réserves que cela pose parce que bon, soyons honnêtes, un auteur auto-édité est un auteur qui s'est souvent vu refuser ses manuscrits/tapuscrits) vous vous posez la question du bien fondé des salons parce que vous n'y faites pas le nombre de ventes que vous souhaiteriez. Un salon est avant tout un lieu de rencontre avec les lecteurs pour lesquels vous devriez avoir le plus grand respect et non un casino où vous viendriez pour gagner le jackpot.Si vous vouliez faire fortune, il ne fallait pas prétendre devenir auteur ou alors il fallait écrire des best-seller, qui sont certes souvent de la "daube" mais qui ont au moins le mérite de se vendre en grand nombre. Le peu de considération que vous avez de vos lecteurs déshonore les livres,et la littérature en général.
Roger Raynal
31/05/2020 à 12:13
Quelques éléments de réponse:
1) je suis un auteur "hybride", c'est a dire édité parfois, et parfois je choisis et préfère l'auto-édition (essentiellement pour sa rapidité)
2) La réalité des salons pour les petits auteurs, c'est que ce sont les auteurs qui s'y retrouvent et s'achètent mutuellement leurs livres.
3) Il ne s'agit pas de faire fortune, mais de ne pas perdre d'argent. Un micro-auteur qui veux passer apr le papier a toujours quelques frais (ne serais-ce que pour les livres papier qu'il va commander pour son "stock") et doit aussi compter avec ses déplacements. Le tout pour c-vendre quatre exemplaires sur lesquels le salon prendre 30 % et qui lui rapporteront bien souvent moins d'un euro chacun. Telle est la réalité. Avoir une version papier est donc bel et bien une question qu'il faut se poser, sachant que les micro-auteurs (libre à vous de penser qu'ils le sont à cause de leur micro-talent) n'ont quasiment pas accès aux librairies (hors quelques dédicaces au plus près de chez eux, histoire là aussi de limiter les frais).
4) j'avoue que votre passage sur la considération pour les lecteurs me plonge dans un abîme de perplexité. Sa logique doit être au delà de mes faibles moyens intellectuels.
karinem
31/05/2020 à 14:27
Les difficultés dont vous faites part sont hélas connues et injustes, je ne le nie pas.
Mais lorsqu'on explique comme vous l'avez écrit qu'il faudrait peut-être remettre en cause de, je cite, " courir les librairies, les salons et les dédicaces pour quelques ventes (qui ne rembourserons pas les frais) alors que la version numérique, bien moins chère en plus, et qui rapporte davantage, nous dispense de ces activités couteuses en temps et en argent", c'est effectivement mépriser le lecteur qui est tout juste bon selon cette vision des choses à payer pour une version numérique mais pas suffisamment important pour vous rencontrer.
Créach Bernard
30/05/2020 à 22:05
>:( Les retours chez Bookeen en cas de défectuosité (ou non la pratique est courante sur internet) sont lamentables. Peu aimables et.. usant ! J'ai fais une croix sur cette marque française, dommage..
NAUWELAERS
31/05/2020 à 00:49
En réponse à Roger Raynal: je lis parfois des livres numériques...mais en préparation pour corrections !
Du boulot spécialisé quoi.
(Ce qu'on appelle bizarrement «relecture» puisqu'il s'agit d'une première lecture attentive,éventuellement suivie d'une autre !)
Mais il ne faut pas traiter par-dessus la jambe les nombreux lecteurs qui préfèreront toujours les livres papier !
Aucun virus n'y changera quoi que ce soit.
N'oublions pas la lumière bleue nocive pour les yeux si on passe tout son temps sur des écrans,cela compte également.
Je suis trop attaché avec passion au livre papier pour passer à la liseuse.
Ce n'est pas le cas de tout le monde,je sais.
Mais je ne cautionne ni ne soutiens le remplacement du papier par l'écran.
Rien à faire, beaucoup plus de plaisir avec une lecture sur papier pour de longs formats en tout cas.
Pour les «millenials», c'est souvent le contraire.
CHRISTIAN NAUWELAERS
Coulin e
31/05/2020 à 07:34
Grande lectrice depuis longtemps, je suis passée au numérique sans regret ou presque ( l'utilisation des drm est une aberration a mon avis). Pour le reste gain de place, liberté quand je me déplace, côté pratique des dictionnaires. J'ai même pu découvrir des pépites auto-editer avec des prix modérée, risques a faible coût. Il en faut pour tous les goûts, je crois que le numérique a sa place comme le papier, et le diaboliser ne fera pas avancer le débat.
Toto
02/06/2020 à 07:40
En ce qui concerne le côté pratique des dicos, je tempérerai votre jugement : sur ma liseuse (Kobo, dico Robert), le niveau du dico est affligeant (pour lire un Jules Vernes par exemple) et le meilleur dico est alors le... wiktionnaire.
On se demande l'intérêt d'intégrer un dico aussi pauvre !
Midy
31/05/2020 à 10:20
@NAUWELAERS
J'ai posé la question der écrans à mon ophtalmologiste : ils ne sont pas nocif pour les yeux. La lumière bleue a un effet neurologique et trompe le cerveau pour lui faire croire que vous êtes en plein jour donc elle ne pose que des problèmes pour s'endormir. Il y a aussi un effet de fatigue quand on fixe un objet sur longue durée et les yeux ont ensuite du retard quand il s'agit de changer de pronfondeur de champs, ce qui peut être à l'origine d'accidents de voiture au retour du bureau, mais si ça marche sur un écran d'ordinateur, ça marche aussi sur un livre, non ?
Bref ne me croyez pas sur parole; faites comme moi et demandez l'avis de votre ophtalmologiste.
Cela fait plus d'une décénie que je lis des ebooks autoédités-publiés. Si je m'étais cantonné au papier, j'aurais manqué d'incroyables histoires.
Les livres papiers que j'achète aujourd'hui sont ceux qui sont dédicacés.
NAUWELAERS
31/05/2020 à 11:03
Réponse à Coulin et Midy.
Une fois de plus, je constate que l'on altère et transforme des propos...
Même en le faisant de bonne foi.
Je ne «diabolise» absolument jamais rien (sauf l'addiction totale aux écrans mais ce n'est pas précisément le sujet).
«Beaucoup plus de plaisir avec une lecture sur papier» (et cela pour longs formats uniquement,je ne suis pas un technophobe intégriste), cela ne veut pas dire du tout «diaboliser» !
J'achète encore des livres et périodiques non dédicacés !
Je crois que déformer des propos d'autrui -mais c'est une constante sur le web-ne fait en rien avancer le débat.
Arrêtons de le perturber avec des interprétations sauvages, pour employer une expression dialectique qui semble s'être estompée: le mot mais pas du tout la chose.
Sinon...
Il existe des filtres anti-lumière bleue pour les verres de lunettes mais ni mon ophtalmo retraité maintenant ni mon nouveau ni mon opticien -chez qui je n'ai évidemment pas manqué de me renseigner, aimant m'informer à bonne(s) source(s) -ne sont sûrs de leur efficacité.
J'ai également lu (sur papier donc pas de liens numériques dispos ici) de nombreux articles sur la nocivité de la lumière bleue.
Cela ne relève pas du fantasme.
Je comprends que cela puisse faire peur (c'est mon cas,je l'avoue) mais il vaut mieux connaître la réalité même si anxiogène pour pouvoir faire face.
Pour finir: je préfère infiniment la lecture papier si au long cours et je n'ai plus envie dans ce cadre de lire ce mot «diabolisation» dont on use à tort et à travers svp.
Cela devient un cliché récurrent et captieux et spécieux en outre.
Merci d'avance et profitons du beau soleil de ce long w-e, même hors lectures !
CHRISTIAN NAUWELAERS
Roger Raynal
31/05/2020 à 11:25
Attention Christian, le ciel a une fâcheuse tendance à nous inonder de lumière... bleue... :-)
Sinon, Je crois que vous confondez la lecture sur écran d'ordi ou de tablette et sur liseuse, qui n'a rien à voir. La technologie e.ink et son éclairage particulier (soit rasant, soit inverse de celui d'un ordi, la liseuse orientant la lumière vers l'écran) ne pose aucun problème pour les yeux.
Il faut aussi bien voir que je m'interrogeais sur la nécessité pour de "petits" auteurs (voire des auteurs microscopiques : mon premier roman édité doit actuellement compter 200 ventes en Trois ans, mon second auto-édité une trentaine en un an...) de continuer à en passer par les frais du papier.
Pour le reste, chacun trouvera des avantages et des inconvénients aux livres papier et numériques !
RDGilead
31/05/2020 à 12:00
Bonjour,
Pour votre culture générale, les liseuses ont des écrans eInk, c'est à dire en encre électronique. Il n'y a pas d'émissions de lumière du tout (sauf pour ceux qui ont un éclairage nocturne indirect, relativement inutile et désactivé la plupart du temps).
Il serait bien de se renseigner, ce sont les tablettes type iPad qui émettent ce genre de lumière, et je défis en effet quiconque de lire un livre sur une tablette.
Bonne journée.
NAUWELAERS
31/05/2020 à 15:04
J'apprends donc que la lumière bleue nocive pour la vue ne concernerait pas la liseuse ?
C'est à vérifier mais c'est une très bonne nouvelle, si avérée.
Cela ne m'empêchera pas de préférer de loin les publications papier mais il est bon de s'informer correctement,je suis bien d'accord.
L'honnêteté intellectuelle est une priorité pour moi.
En ce qui concerne l'autoédition y compris papier, on peut parfois y trouver des talents méconnus, mais également une foule de recalés de l'édition traditionnelle qui tentent leur chance par le biais de l'autoédition.
J'ai lu un livre publié sur papier mais par un pseudo-éditeur du web...
Bourré de fautes,une honte.
Le suivi,la finition sont des nécessités pour des publications de qualité.
On ne peut faire passer le professionnalisme et l'expérience par-dessus bord.
Le nivellement par le bas existe: ce n'est pas un cliché,pas d'accord.
Tout dépend en fait de l'exigence (ou absence de),du talent et du professionnalisme de quiconque souhaite publier des écrits.
Je crains que l'autoédition à croissance exponentielle via le web n'entraîne une cascade excessive d'autopublications.
Déjà que l'édition papier est victime de surproduction, à laquelle la crise sanitaire met un coup d'arrêt...
Une surproduction numérique où absolument tout le monde et son père estime pouvoir être (auto)édité risque d'enfouir le bon grain du talent sous l'ivraie surabondante du désir irrationnel d'être publié.
Pour être lu par qui au final ?
On dit parfois qu'il y a plus d'apprentis-écrivains que de lecteurs en France !
Un éditeur comme Michel Lafon s'est fait une spécialité de dénicher sur le web les auteurs et auteures ou autrices en herbe dont les écrits en ligne révèlent un réel potentiel.
Et le Graal: cela finit par...un vrai livre papier pour les meilleures et meilleurs (selon cette maison d'édition certes), on ne se refait pas !
Je sais que les aficionados du numérique bisqueront...désolé.
CHRISTIAN NAUWELAERS
BEAUFRETON Jean-Patrick
31/05/2020 à 16:09
Bravo pour tous vos commentaires, même s'ils sont parfois tranchés et frisent la caricature : la guerre du papier contre l'écran n'a pas péri avec le confinement. :)
Je me reconnais dans les propos de Roger Raynal : auteur accepté par ci, refusé par là, qui passe autant de temps à écrire qu'à courir le lecteur ! En 2019, pour un livre vendu en salon (15 euros), une quinzaine passaient en numérique (4 x 15 = 60 euros). En face de ce chiffre d'affaire, on met les frais : tirage, déplacements, parfois hébergement. Est-ce dégrader les lecteurs de dire qu'on se rencontre mieux sur la toile que dans les salons ? Un des avantages de ces lieux est d'y rencontrer des gens qui ne m'ont pas lu, mais savent ce que valent mes textes :-) :-) :-) et d'y trouver quelque inspiration, d'y croiser de rares lecteurs qui jugent que telle nouvelle les a déçus et telle autre enchantés. D'y retrouver des alter-ego avec qui j'ai tissé des liens d'amitié.
La querelle papier-numérique me fait penser aux premiers livres de poche : quelle horreur ! les lettres françaises au même prix que les pommes de terre ! les grandes œuvres classiques en rayons d'épicerie.
Et aujourd'hui, on attend la sortie en poche pour éviter le plein tarif. Est-ce un progrès, une déchéance ? Non, seulement une nouvelle pratique, pas de quoi fouetter un chat. Dans dix ou vingt ans, on dira peut-être que le numérique a révélé tel génie ou sauvé tel genre en déclin... Attendons voir.
L'écran de liseuse n'abime pas les yeux, les justes remarques ont déjà été dites. Dans le train, j'ai croisé une ophtalmo qui conseillait de mettre l'écran en inversé (lettres blanches sur fond noir) ; depuis ce jour, ma liseuse n'a jamais bougé et je lis sans lumière en pleine nuit, en traversant les tunnels ferroviaires en plein jour, etc. Mes vieux yeux qui peinent de plus en plus avec les fines écritures reçoivent les textes classiques et modernes avec délectation, car à la taille qui leur convient.
Pensez à votre vue, au plaisir de lire et faites comme Colin e : "J'ai même pu découvrir des pépites auto-editées avec des prix modérés, risques a faible coût. Il en faut pour tous les goûts."
Autrement dit, soyez curieux... à votre sauce. ;-)
Jpi066
01/06/2020 à 00:57
Liseuse livre, il n'y a pas à être pour ou contre. Chacun a ses défauts et inconvénients. Avantage du livre la qualité d'écriture, possibilité de le prêter à un ami ou bien le revendre. Inconvénients lourd et encombrant surtout lorsqu'on voyage avec un sac dos. La liseuse ( pas les tablettes numériques) offre presque la même qualité de lecture qu'un livre, seul le contraste est peu moins élevé, pour le reste, que des avantages. Possibilité d'emporter des centaines de livre pour un poids et une taille inférieurs à celui d'un livre papier. Possibilité de changer la taille des caractères, lorsque comme moi on a une mauvaise vue. Accès au dictionnaire par un simple clic. Plus de feuilles qui tournent avec le vent, de sable qui se glisse dans la reliure.... La liste serait encore longue. Mais un inconvénient et non des moindres impossible de passer le livre à ami. Ce qui entraîne, souvent hélas, le piratage des livres. Bref, j'étais de ceux qui disaient " jamais ne me passerai du livre papier", aujourd'hui lorsque qu'on m'offre un livre papier je m'empresse de la charger sur ma liseuse. Comme disait Pierre DAC " Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, je l'ai toujours dit" ;-)
Toto
01/06/2020 à 08:00
Je me suis décidé à essayer une liseuse... J'avoue avoir été séduit : sans remplacer le papier, elle le complète.
Le côté négatif en revanche est la mauvaise qualité des e-pub. Beaucoup sont de mauvaises factures, avec des retours à la ligne (le paragraphe <p> manquant) absent (ce qui fait qu'un début de paragraphe peut s'enchaîner après une réplique de dialogue par exemple !), des notes renvoyées en fin de chapitre illisible sur l'instant, etc.
Et ceci n'a rien à voir avec le fait d'en payer ou de lire des classiques gratuits : les gratuits seraient d'ailleurs statistiquement de meilleur qualité.
Bref, un manque de qualité professionnelle affligeant qui montre le dédain de certains envers ce format. Quand on connaît le prix de vente, on a de quoi être scandalisé.
NAUWELAERS
01/06/2020 à 10:51
En réponse à jpi66, je comprends vos arguments.
Mais vous pensez «livres à emporter en voyage» -on peut en emporter des centaines en vacances...autant éviter les vacances alors, on lit et on n'a plus de temps pour autre chose ! Je plaisante ! -mais moi en vacances, je préfère profiter de l'endroit où je me trouve et des personnes présentes.
Donc je préfère le livre papier que je lis,comme les périodiques papier et journaux,chez moi et en bibliothèques...quand les services habituels seront disponibles !
Il faut donc savoir de quoi on parle.
CHRISTIAN NAUWELAERS
NAUWELAERS
01/06/2020 à 11:08
Réponse à Monsieur Beaufreton:«Comparaison n'est pas raison».
Celle avec les livres de poche est hors sujet puisqu'ici il est question de supports de lecture différents.
Sous-entendre que les amoureux du papier auraient une mentalité de caste contre la démocratisation de la culture comme autrefois les (rares !) détracteurs du livre de poche est absurde.
Je suis pour la démocratisation au maximum de la culture tout en préférant le papier...qui, figurez-vous,n'exclut en rien la curiosité intellectuelle, la passion de s'informer et le goût de la découverte !
J'arpente également le web mais au risque de vous décevoir, j'y trouve également beaucoup de médiocrité, voire d'insignifiance et de bêtise.
Le côté auberge espagnole,en vrac, entraîne fatalement cela.
J'essaie néanmoins -pas psychorigide - d'y repérer des choses intéressantes et y parviens tout de même.
Quoi qu'il en soit, on a le droit de vivre selon ses goûts et tropismes au-delà des modes et des pressions.
On ne passera pas sa vie à suivre des injonctions supposées tous azimuts tout de même...
Le coronavirus porte peut-être un coup au papier mais il est là pour survivre.
J'ajoute un élément important: les beaux-livres,les beaux objets sont évidemment irréductibles à des liseuses.
Ce sont des fleurons remarquables de l'édition papier sans substitut numérique possible.
Il se fait que moi je les apprécie également.
La première nécessité selon moi,et on en sera d'accord pour conclure positivement: lire,et du bon !
Qu'importe le flacon...
CHRISTIAN NAUWELAERS
Christophe
05/09/2020 à 12:35
Je confirme le reconditionnement des liseuses Bookeen que je n'achète plus et avec ma famille, j'en ait déjà acheté 5 depuis... toutes d'une autre marque.
Lorsque je l'ai achetée neuve en magazin emballage cellé, la batterie n'avait plus qu'une barre et des livres achetés par le client précédent était dedans.
Ca laisse un goût amer, je l'ai réinitialisée et oubliée dans un coin au profit de ma vieille kindle qui finalement fonctionne toujours...
Ce post finalement me rappel que je devrait mieux la jeter, ça me libèrerait l'esprit :D.