C'est toujours un bonheur de tomber sur un album qui happe les lecteurs comme le tuyau d'un aspirateur emporte la poussière. Les trompettes de la mort a la puissance des grands livres, à savoir celle qui efface le monde environnant et nous plonge de la tête aux pieds dans le pur espace de la fiction. Et plus particulièrement dans les décors d'une campagne nostalgique qui évoque à peu près tout sauf le bonheur et l'insouciance.
Le 29/11/2022 à 11:24 par Nicolas Ancion
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29/11/2022 à 11:24
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Dès les premières planches, on sait que rien ne va bien pour Antoine, ce gamin, assis à l’arrière de la voiture de son père, qui serre dans son petit poing un Power Ranger qui n’est pas de taille à le protéger ou à le rassurer. Les parents se sont disputés, la séparation se prépare et le garçon est remisé, pour quelques jours, chez les grands-parents du côté paternel, un lieu où il ne se sent pas le bienvenu.
Certes, la mammy est prévenante, mais le pépé, c’est autre chose. Avec sa carrure de frigo américain, sa moustache tombante, sa veste de chasseur, son fusil et ses silences pesants, il semble mépriser le pauvre Antoine trop fragile, trop émotif, trop renfermé au goût du vieux bourru... Les choses pourraient bien sûr tourner à la Heidi, en rencontre inattendue, mais la surprise justement ne surgira pas là où on l’imagine.

Simon Bormel-Bosson signe avec Les trompettes de la mort un grand album de bande dessinée, où l'image sert de véritable moteur à la narration. Les planches muettes s'enchaînent, emportant les lecteurs dans un grand huit émotionnel, avec une maîtrise impressionnante du rythme. Même sans dialogue, la lecture se fait par moment haletante, alors que sur d'autres pages, le temps semble s'éterniser. C'est que le jeune dessinateur a un sens très particulier du tempo et de la construction des planches, élaborant par la succession des plans et des cadrages, une grammaire très personnelle, d'une efficacité imparable.
Loin d'être un plaidoyer édifiant sur les beautés de la nature ou la place de l'humain dans son biotope, Les trompettes de la mort fait résonner des thématiques intimes, de façon à la fois subtile et complexe : le rapport entre générations n'est pas présenté comme une forme d'enrichissement, la contemplation de la nature n'est pas non plus dans ces pages simples source d'émerveillement, quant à la solitude et à l'ennui, ils sont ici exploités de façon particulièrement dramatique.

Pour parvenir à ce résultat tout en nuances, Simon Bormel-Bosson épure son dessin et sa mise en scène, colorise ses planches avec des moyens limités, des à-plats de couleurs tranchées et des ombres grasses très marquées. Il déploie ainsi tout son dispositif visuel au service d'une lisibilité instantanée, faisant de la fluidité la pierre angulaire de son récit. Mais cette simplicité n'est que de surface, car la subtilité naît ensuite de l'interprétation que les lecteurs feront des motifs de l'histoire, du temps qui s'écoule et du rapport entre les protagonistes, humains et animaux.
Au final, contrairement à ce que le titre laisse entrevoir, c'est un cerf blanc qui occupera la place centrale dans cet album, plutôt que des champignons. Tant mieux, car les scènes de cavalcade et de chasse resteront longtemps gravées dans la mémoire des lecteurs qui auront la bonne idée de se plonger sans attendre dans cette première BD d'une maturité hors du commun. Tout en félicitant les éditions de l'Agrume pour cette délicieuse découverte, retenons la signature de Simon Bormel-Bosson : à mon avis, on n'a pas fini de s'émerveiller devant les planches de ce scénariste-dessinateur.

Par Nicolas Ancion
Contact : nicolas.ancion@gmail.com
Paru le 13/10/2022
160 pages
Agrume (L')
29,00 €
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