BONNES FEUILLES - Une analyse limpide et précise, conjuguant philosophie et psychanalyse, de la question du changement de sexe.
Le 25/02/2023 à 09:30 par Hocine Bouhadjera
9 Réactions | 487 Partages
Publié le :
25/02/2023 à 09:30
9
Commentaires
487
Partages
Notre société libérale pose l'individu comme « maître étalon » de toutes les décisions, de toutes les évolutions. Le choix de chacun est donc devenu un principe, presque une loi.
« C'est mon choix » pourrait être la réponse contemporaine qui exonère de tout argument supplémentaire. Il serait donc de possible de tout choisir, de tout changer selon sa seule volonté. Même son sexe. Mais peut-on réellement « changer de sexe » ? Et si cette question, devenue courante, était mal posée ?
Car il existe non pas une réalité mais deux : le sexe et le genre. Il convient de les distinguer. Le sexe renvoie à un réel biologique et le genre a une réalité psychologique et culturelle. Or un philosophe ne doit surtout pas confondre le réel et la façon dont il peut être pressenti par l'individu.
De cette distinction, il se dégage une loi essentielle : on peut faire ce que l'on veut de ses ressentis, changer de genre à volonté mais on ne peut pas pour autant changer de sexe puisqu'il existe indépendamment de ce que l'on pense. Ici, l'individu touche une limite. Et, aujourd'hui, l'individu tout-puissant, moteur du capitalisme, n'aime pas du tout ça...
Dany-Robert Dufour décrypte avec précision les véritables enjeux du phénomène trans et de cette fausse promesse : changer de sexe. Il montre comment l'économie de marché trouve son plein régime en renouvelant en permanence les modes, en garantissant l'infini des possibles, en suscitant perpétuellement de nouveaux désirs.
Le phénomène trans s'inscrit parfaitement dans ce cadre et devient une nouvelle option dans le catalogue libéral. En conjuguant la philosophie et la psychanalyse, Dany-Robert Dufour livre un ouvrage éclairant sur cette question de société aux répercussions anthropologiques essentielles. Un essai limpide et argumenté, indispensable pour nourrir le débat.
Les éditions du cherche midi nous en proposent les premières pages en avant-première :
Dany-Robert Dufour est philosophe. Professeur honoraire à l'université Paris VIII, il est l'auteur d'ouvrages essentiels comme Le Divin Marché (Denoël, 2007) ou Baise ton prochain, une histoire souterraine du capitalisme (Actes Sud, 2019).
DOSSIER - Romans de la rentrée littéraire 2021 : parcourir les bonnes feuilles
Par Hocine Bouhadjera
Contact : hb@actualitte.com
Paru le 09/03/2023
192 pages
Le Cherche Midi
19,90 €
Paru le 20/10/2021
192 pages
Actes Sud Editions
7,40 €
Plus d'articles sur le même thème
Pâquerette a 28 ans. Elle est laborantine, et follement amoureuse de Jean-Benoît, son fiancé, qu’elle considère comme l’homme parfait. Un soir, après sa journée de travail, elle rentre chez elle, avec dans sa poche, un ticket de Loto sur lequel elle a coché tous les numéros qui racontent leur histoire d’amour. Installée devant la télé, elle retient son souffle. Les chiffres tombent… un par un. Jusqu’au dernier : jackpot, trente-deux millions d’euros !
16/07/2026, 08:00
Près de l’ancienne mine creusée par les Britanniques, une veuve assiste aux recherches des victimes dans un lac artificiel. Un homme en combinaison plonge puis remonte sans cesse des eaux. Elle tremble à l’idée de ce qu’il pourrait repêcher. Traduit du grec par Nicolas Pallier.
16/07/2026, 07:00
Comme il y a une dialectique de la raison, il y a une dialectique de la mémoire qui métamorphose le souvenir de la révolte en culte de l’ordre, les anniversaires des révolutions en défilés militaires, l’héritage de la Shoah en légitimation d’un État génocidaire ; ainsi s’affrontent les romans nationaux et la tradition des vaincus, le culte des héros et les traces laissées par les sans-nom, les monuments et les remémorations dissidentes.
15/07/2026, 09:00
Avec Les Désarmantes, son troisième roman à paraître le 21 août 2026 aux éditions Fugue, Caroline Bouffault imagine une France devenue une république pacifiste dirigée exclusivement par des femmes, où l’arrivée d’une journaliste étrangère vient révéler les contradictions d’un modèle fondé sur l’exclusion des hommes.
15/07/2026, 07:48
À la veille de la Révolution française, Paris se pense comme une terre de liberté, régie par le principe selon lequel « il n’y a pas d’esclaves en France ». Pourtant, pour les esclaves venus des colonies chercher refuge dans la capitale, cette promesse se révèle fragile et souvent illusoire.
14/07/2026, 09:00
Alors qu’elle prend la route pour tenter de calmer ses angoisses, Coro se retrouve sur des sentiers déserts, sans téléphone portable, frôlant la panne sèche. La nuit progresse, et alors qu’elle s’aventure au bout d’un chemin étroit pour demander de l’aide, elle arrive devant un grand portail noir. Elle va découvrir une demeure isolée, entourée de végétation et peuplée d’animaux. La communauté de femmes qui y vit propose son aide à Coro.
14/07/2026, 08:00
À partir des dossiers retrouvés des personnes internées à Anjanamasina (Madagascar), l’un des premiers asiles d’aliénés des colonies françaises, Raphaël Gallien prend au sérieux des paroles jugées délirantes, des gestes incompris, des trajectoires brisées, pour approcher les effets intimes de la colonisation.
11/07/2026, 09:00
Sur l’île de Muckle Flugga, le point habité le plus septentrional du Royaume-Uni, se dresse le phare de l’impossible, un des fameux phares de Stevenson. Un père et son fils le gèrent ensemble, depuis des années, accueillant parfois des pensionnaires, ornithologues pour la plupart. L’île est en effet peuplée d’une immense variété d’oiseaux, dont certains inattendus.
11/07/2026, 08:00
Quand Will Somersby débarque en titubant dans le hall d’un hôpital psychiatrique canadien, il prétend être venu à pied depuis le Tennessee, guidé par le chant d’un rossignol. Il affirme, en outre, être âgé de 456 ans. Il est alors confié aux bons soins du Dr Miranda Gosling, peu à peu convaincue d’avoir déjà croisé l’étrange individu...
11/07/2026, 07:00
Dans Le fabuleux piano, à paraître le 27 août chez Robert Laffont, Sonia Devillers retrace l’histoire d’un instrument disparu, le piano de la famille Enoch, éditeurs de partitions, en l’inscrivant dans celle des milliers de pianos volés aux familles juives à Paris pendant l’Occupation, puis déplacés jusqu’aux confins du IIIe Reich. À travers cette enquête, l’autrice explore à la fois la spoliation, la mémoire familiale et la place intime que peuvent occuper les objets dans la transmission.
10/07/2026, 08:56
Avec Entre amis (Actes Sud), premier roman de Hal Ebbott traduit de l’anglais (États-Unis) par Laure Manceau et publié le 26 août, l’auteur met en scène deux familles liées par une amitié ancienne, soudain confrontées à un acte de violence qui bouleverse leurs certitudes et révèle les tensions sociales, intimes et familiales longtemps restées sous silence.
10/07/2026, 06:56
S’il est loisible de méditer sur les mystères insondables du monde que nous habitons, le fait que la science parvienne à le rendre compréhensible devrait, en soi, être un sujet d’étonnement. Pourquoi l’ingéniosité du vivant anticipe-telle nos techniques ? Pourquoi les mathématiques les plus abstraites décrivent-elles le réel ? Conjuguant sciences sociales et sciences du vivant, Bernard Lahire remonte aux racines du réalisme pour élucider l’« éternel mystère » : pourquoi comprenons-nous le monde ?
08/07/2026, 08:00
Françoise Theillou explore la relation complexe d’André Malraux à l’amour et aux femmes, à peu près absente de son œuvre et des grandes biographies qui lui ont été consacrées. L’écrivain a volontairement brouillé les pistes entre réel et imaginaire, taisant l’intime et rejetant toute lecture biographique de son œuvre. Ce sont surtout les femmes qui l’ont aimé, Clara, Josette, Madeleine, Sophie, qui ont permis de lever en partie le voile, chacune révélant un Malraux différent.
08/07/2026, 07:00
Plus d’ouvriers, plus de conducteurs de bus, plus de vendeurs… La société israélienne est à l’arrêt. À Tel-Aviv, Ariel et Alaa sont voisins et amis. L’un est journaliste, un sioniste libéral, critique à l’égard de l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza, mais fidèle au projet du pays ; l’autre, cameraman palestinien, est hanté par les souvenirs de sa grand-mère récemment décédée, jamais remise de la Nakba et de la perte de sa ville, Jaffa.
07/07/2026, 09:00
Vous pensez avoir une famille dysfonctionnelle ? Attendez de rencontrer les Flynn. Rien ne va plus chez eux. La mère tente de sauver son mariage en s’essayant au couple libre, tandis que le père s’enfonce dans une crise existentielle forcément pathétique.
07/07/2026, 08:00
Après Servir les riches, sa première enquête retentissante chez les grandes fortunes, Alizée Delpierre poursuit sa réflexion sur les rapports de domination et d’exploitation. Dans ce nouveau terrain inédit nourri de nombreux témoignages et de scènes stupéfiantes, elle fait tomber un tabou : aujourd’hui en France, autour de nous, dans tous les secteurs d’activité, il existe des travailleurs que leurs employeurs traitent comme des esclaves.
07/07/2026, 07:00
Tombeau de Parsifal, de Dimitri Bortnikov, paraîtra le 19 août aux éditions Rivages. Dans ce roman, un écrivain franco-russe retourne dans sa ville natale après vingt ans d'absence afin de comprendre les circonstances de la mort de sa mère. Ce voyage, nourri par les souvenirs, la culpabilité et la quête de justice, devient une exploration de la mémoire et des frontières entre vengeance, pardon et responsabilité.
06/07/2026, 09:29
Lait cru, premier roman de Steve Poutré, paraîtra le 20 août 2026 aux éditions Les Escales. Lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général, ce roman plonge le lecteur dans une ferme laitière québécoise où un enfant grandit au sein d'une famille marquée par les troubles psychiques, la rudesse du monde agricole et une violence omniprésente.
06/07/2026, 08:23
Suzanne Valadon, l'insoumise, d'Agnès Clancier, paraîtra le 25 août aux éditions des Instants. Ce roman biographique retrace le parcours de Suzanne Valadon, artiste majeure de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, en revenant sur son ascension dans un univers artistique largement dominé par les hommes et sur l'affirmation d'une liberté qui irrigue toute son œuvre.
06/07/2026, 07:14
« Aucune histoire ne devrait débuter de cette façon », se dit Cécile Blain, cinquante-six ans, en jetant un ultime regard sur son appartement vide. Après un divorce, elle s’apprête à déménager le dernier vestige de sa vie passée : sa bibliothèque.
05/07/2026, 08:00
Dans les tours de béton aux confins de la ville, Virginia chasse le poids des années et la violence qui l’entoure avec ses rêves de fête et ses dessins d’oiseaux. Entre deux étages, un jeune homme scrute les taches bleues qui naissent sous ses yeux.
05/07/2026, 07:00
Chercher la bête, sixième roman de Loulou Robert, paraîtra le 20 août aux éditions de L'Observatoire. Dans ce récit d'anticipation, l'autrice imagine une société gagnée par une violence inexpliquée, tandis que deux personnages tentent de préserver leur humanité face à un monde qui semble basculer dans la barbarie.
04/07/2026, 08:06
Le Chat de Montaigne, premier roman en français de Nils Minkmar, paraîtra le 20 août aux Presses de la Cité. Dans ce récit historique, l'auteur imagine Michel de Montaigne appelé par Catherine de Médicis à une mission politique au cœur des guerres de Religion, tandis qu'un chat accompagne le philosophe dans une France traversée par les violences et les luttes de pouvoir.
04/07/2026, 07:26
Rien que de grands tournesols, premier roman de Vincent Vigneron, paraîtra le 20 août en librairie. Dans ce récit inspiré de la vie de Vincent van Gogh, l'auteur retrace le parcours intime du peintre, de son enfance aux Pays-Bas jusqu'à ses dernières années, en s'attachant à explorer les doutes, les aspirations et la naissance de sa vocation artistique.
04/07/2026, 06:18
Des femmes sans bouche, le nouveau roman de Maud Jan-Ailleret, paraîtra le 19 août 2026 aux éditions HarperCollins. À travers le parcours d'une gynécologue confrontée aux silences et aux blessures de son histoire familiale, l'autrice explore les mécanismes de la transmission intergénérationnelle, entre secrets, traumatismes et quête de reconstruction.
03/07/2026, 08:47
Chante Méchante, le septième roman de Guillaume Sire, paraîtra le 19 août aux éditions Calmann-Lévy. Ce récit suit Léonie Dantin, une comédienne au passé marqué par la manipulation et les faux-semblants, qui, après l'annonce d'une maladie incurable, entreprend un voyage à Guernesey pour affronter les conséquences de ses choix et interroger son propre destin.
03/07/2026, 07:37
La Croix damnée, de Sally Carson, traduit par Véronique Minder, paraîtra le 27 août 2026 aux éditions Hachette, dans la collection La Belle Étoile. Publié pour la première fois en Angleterre en 1934 sous le titre Crooked Cross, ce roman, traduit pour la première fois en français, suit une jeune Bavaroise confrontée à la montée du nazisme, tandis que les divisions idéologiques gagnent sa famille et menacent son histoire d'amour avec un médecin d'origine juive. Traduction de l’anglais (GB) par Véronique Minder.
03/07/2026, 06:22
À La Plantation, bar de Saigon où végète chaque jour la même bande d’habitués, Mỹ est sur toutes les lèvres. Il a suffi qu’elle y fasse irruption, fraîchement extirpée d’un appartement-bordel par l’association du quartier, pour que les hommes s’agglutinent au comptoir et plaquent leur désir sur elle.
02/07/2026, 09:00
« Quand rentrerai-je à la maison ? C’est pour ne pas avoir à répondre à cette question que je n’ai jamais eu de maison », dit Bartabas. Il a entièrement raison. Condamnée à l’immobilité, la maison se sent parfois à l’étroit et trouve le temps long entre ses quatre murs. Réfractaire à son destin, elle met le nez dehors, prend l’air, emporte sa valise… puis prend le large.
02/07/2026, 08:00
Inédit en France, Comme la viande aime le sel est un premier roman hors norme, à la fois charnel, immersif et profondément troublant. Sous les apparences du roman historique – Angleterre du XVIIe siècle, guerre civile, bouleversements politiques – se déploie en réalité un roman de désir et d’emprise, porté par une voix singulière : celle de Jacob Cullen.
02/07/2026, 07:00
Publié chez Fayard le 19 août, Si tu n’as jamais joué, premier roman d’Arthur Grossmann, suit Bazar, Camille et Nadir, trois jeunes en rupture confrontés au décrochage scolaire, au racisme et au manque de perspectives. Dans le sud des Hauts-de-Seine, leur participation à un programme de réinsertion par le rugby ouvre la voie à une transformation personnelle et collective.
01/07/2026, 07:30
Avec Rien d’humain ne m’est étranger, publié aux éditions Noir sur Blanc le 20 août 2026, Virginie Ollagnier signe un roman situé entre la Roumanie soviétique des années 1950 et l’après-Ceaușescu de 1989. À travers le destin de deux frères séparés par la répression, le texte interroge la mémoire, l’exil et les traces laissées par la violence politique sur les individus.
01/07/2026, 07:00
Une ombre… un murmure, roman de Christian Laborie publié aux Presses de la Cité le 13 août 2026, suit Gabrielle, une jeune femme issue d’une famille bourgeoise d’Alès qui fuit une éducation rigide et un drame familial pour se réfugier dans les Cévennes. Inspiré d’une histoire vraie, le récit explore l’isolement, la survie en pleine nature et la possibilité d’un nouveau départ à travers une rencontre inattendue.
01/07/2026, 06:00
L’espace de quelques heures, Jeanne entre par effraction dans la maison d’une morte : celle de sa professeure de sport du collège. Cette femme, qu’elle n’a jamais revue, a eu des gestes interdits alors que Jeanne avait douze ans.
30/06/2026, 09:00
Que garde-t-on de nos mères, et que transmet-on à nos filles ? C’est à cette question que Sasha Bonét tente de donner une réponse dans un récit ample qui explore le motif de l’eau : celle que l’on porte, celle qui donne la vie, celle qui se perd quand on met au monde.
30/06/2026, 08:00
Autres articles de la rubrique Livres
Un polar sur fond historique qui rappelle beaucoup l'ambiance de la Trilogie Berlinoise de Philip Kerr. À Munich en 1946 sous l'occupation US, les destins de réfugiés, profiteurs, militaires, prisonniers, s'entrecroisent tandis qu'un serial-killer s'attaque à des jeunes femmes.
16/07/2026, 11:21
En cherchant le piano laissé à Bucarest par sa grand-mère, Sonia Devillers rencontre un autre instrument disparu : un Érard de concert, numéro 68037, acheté par la famille Enoch en 1892, volé par les nazis en 1943 et jamais retrouvé. Dans Le fabuleux piano, publié chez Robert Laffont, elle compose un récit-enquête ample, sensible et très documenté sur les objets spoliés, les morts sans tombeau et la musique comme dépôt de mémoire. Début des gammes, ce 27 août.
16/07/2026, 10:38
Une narratrice connue sous le nom de Rose de Nuit vend des fiches de lecture, se dispute avec une bibliothèque et repart avec un livre blanc qui n’en est peut-être pas un : Une sculpture. Quand l’artiste Ari Bosochur lui propose de participer à une rétrospective où les œuvres seraient remplacées par leur récit, tout se met à glisser. Gaëlle Obiégly signe un roman brillant, drôle et très mobile sur l’art, la parole, le soin et les vies qu’on tente d’ordonner. Rien à voir, peut-être à lire, ce 20 août.
16/07/2026, 10:33
Dans le comté de Mayo où il a grandi, l’Irlandais Colin Barrett pose un regard bienveillant sur l’humanité de ses compatriotes et nous livre un recueil de nouvelles d’une remarquable unité de ton, très rural, très social.
16/07/2026, 10:19
Un soir de fête nationale, les Bleus rêvaient d’une troisième finale de Coupe du monde consécutive. À Arlington, dans l’agglomération de Dallas, l’Espagne les a privés de ballon, de souffle et d’avenir : 2-0, sans véritable contestation. Pour raconter cette chute, trois livres : Le Cœur du pélican pour la France, Rouge ou mort pour la Roja et Les Derniers Jours de Roger Federer pour une rencontre dont l’issue s’est dessinée bien avant le coup de sifflet final.
15/07/2026, 21:35
Inauguré en mai 1804 dans l'actuel 20e arrondissement, le Père-Lachaise est devenu en quelques décennies le cimetière le plus réputé de Paris. L'éponyme confesseur du Roi-Soleil n'a jamais dû, de son vivant, imaginer une telle postérité. Par Jacques Lucchesi.
15/07/2026, 15:51
Dans une ferme isolée d’une vallée pyrénéenne, un patriarche agonise. Ses enfants reviennent, chargés de rancœurs, de secrets, de fatigue et de comptes jamais réglés. Dehors, l’orage cogne. Dedans, Judith tient la maison, Maud prie, les chiens veillent, la fratrie s’observe. Je ne suis pas venu apporter la paix, ou la tragédie familiale noire revue par Nicolas Martin, organique, parfois excessive, mais d’une puissance d’atmosphère rare. À partir du 3 septembre.
15/07/2026, 15:12
À la mort de Christian Monnay, écrivain culte retiré du monde depuis trente ans, sa fille Chloé découvre que ses neuf manuscrits inédits ne contiennent que des pages blanches. Pour préserver sa mère aveugle, puis pour exister enfin comme autrice, elle glisse ses propres romans sous le nom du père. Anne Pitteloud signe une comédie noire, fine et acide sur la filiation, l’imposture et les légendes que fabrique le monde littéraire. Généalogie à découvrir le 21 août.
15/07/2026, 12:15
La cuvée Vargas est un bon cru : un roman sans surprise, assez convenu, mais qui ne décevra donc pas les fans d'Adamsberg et de cette auteure, spécialiste des dialogues décalés, un brin déjantés : quand la poésie affleure du sous-jacent au-delà des apparences de notre monde que l'on croit rationnel.
15/07/2026, 11:20
À l’approche de la rentrée littéraire, les piles de livres à paraître ne tarderont pas à chasser celles du printemps. Il reste pourtant un mois et demi pour revenir vers des romans, récits et objets littéraires publiés entre janvier et juin 2026, parfois passés sous les radars malgré leur singularité.
14/07/2026, 15:01
Arrêté en Iran le 12 octobre 2022, Olivier Grondeau a passé 887 jours en prison avant sa libération, le 17 mars 2025. Dans Joseph dans la nuit, publié chez L’Iconoclaste, il revient sur ses 72 jours de garde à vue sous l’autorité du ministère du Renseignement. Un récit d’enfermement, de peur et de résistance intérieure, porté par une langue nette, poétique et vibrante, où les rêves, les camarades et Hafez maintiennent un peu de monde au fond du noir.
13/07/2026, 16:18
Je vous écris ce matin les yeux fermés (c’est beau la confiance) : cette Coupe du monde outre-Atlantique va me coûter encore quelques nuits sans assez de sommeil. Des cernes, certes, mais qu’au moins je ne dois pas à une peine que la défaite face au Maroc aurait provoquée. Une fatigue victorieuse, avec quelques réserves.
11/07/2026, 12:19
Nouveau livre de Freida McFadden en poche rime souvent avec nouvelle entrée dans le Top 10 — et pas à n’importe quelle place : Le Dîner s’installe directement en tête, avec 88.707 ventes en une seule semaine, du 29 juin au 5 juillet. Une entrée phénoménale. Derrière, les cahiers de vacances conservent pourtant leur mainmise sur le classement, dont ils occupent huit des dix premières places.
10/07/2026, 13:00
Houaria, roman de l'auteure algéro-syrienne Inam Bioud, est paru en 2025, dans la collection Khamsa, co-créée par les éditions Barzakh en Algérie et les éditions Philippe Rey en France. Ce roman polyphonique met en avant plusieurs personnages. Leur point commun, la lettre « H » présente dans le prénom de chacun.e : Hadia, Hicham, Houari… Par Ghozlène Benabi.
10/07/2026, 09:40
Cal Macleod revient d’Édimbourg vers Falabay, dans les Hébrides extérieures, avec un sac à dos, un sac-poubelle et des secrets que l’île devine avant même qu’il pose le pied sur le quai. Son père John, tisserand, éleveur et chantre d’une foi sans souplesse, l’attend avec Ella, les moutons, la mer et le poids du nom familial. Traduit de l’anglais d’Écosse par Charles Bonnot, John, Fils de John, noue retour au pays, désir, honte et filiation dans un roman rude, drôle et profondément habité. Généalogie à ouvrir le 26 août.
09/07/2026, 13:07
Hier, la terre a tremblé. Les bars autour de chez moi étaient en ébullition : l’Égypte menait 2-0 contre l’Argentine, championne du monde en titre, dans le dernier huitième de finale de la Coupe du monde. L’Albiceleste n’avait pas dit son dernier mot ; moi, je perdais les miens. En quelques minutes seulement, Lionel Messi a mis le match à l'envers. À l’arrivée : 3-2, pleurs, soulagement. Et vertige.
08/07/2026, 22:51
Jeunesse à la Fleur est le premier roman de Rym Khelil paru en 2025 aux éditions Barzakh. Le récit autofictif - c'est-à-dire que l'auteure s'inspire de son vécu en y mêlant la fiction - se déroule à Alger, pendant la décennie noire et met en scène des adolescents se préparant au BAC. Par Ghozlène Benabi.
07/07/2026, 17:18
Si vous avez envie de jouer aux espions à l'ombre de Téhéran pour apprendre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'émirat de Bahreïn. Une ambiance à la John Le Carré dans ce roman qui a été écrit en 2023 mais qui éclaire parfaitement les conflits d'aujourd'hui.
07/07/2026, 16:17
En 1924, Carrie Buck, 17 ans, est envoyée dans une institution de Virginie où médecins, juges et travailleurs sociaux préparent sans le lui dire le procès qui doit légitimer sa stérilisation. À partir de l’affaire Buck v. Bell, Marouane Essadek construit, chez Noir sur Blanc, un premier roman documenté et rageur sur l’eugénisme américain, ses discours de progrès et les vies qu’il a méthodiquement confisquées.
07/07/2026, 11:10
À l’automne 1938, Henri vit auprès de Rachel, son épouse atteinte de sclérose en plaques, dans une clinique près de Liège. Marcelle, pianiste en tournée entre le Maroc, l’Égypte et l’Italie, lui écrit depuis les gares, les paquebots et les chambres d’hôtel. Célia Houdart publie chez POL Notre-Dame-des-Anges et transforme une correspondance familiale couvrant les années 1935 à 1944 en un roman de désir, de maladie et de guerre imminente. Révélation le 20 août.
07/07/2026, 11:03
Un verre Musclor brisé, des assiettes sorties des placards, des coupures du Dauphiné libéré : sur le point de déménager après une rupture, la narratrice de Choses que je croyais perdues emballe davantage qu’un appartement. Clémentine Mélois transforme ces restes domestiques en récit d’apprentissage vif, drôle et fissuré, où chaque objet remet une histoire en circulation. À retrouver, le 20 août.
07/07/2026, 11:02
34-32 à Christchurch, samedi 4 juillet : pas besoin de canicule pour suffoquer durant cette première journée des phases de poule. Nouvelle-Zélande – France, affiche de rêve du Championnat des Nations. Oppressés, les Bleus ont cédé face à des All Blacks qui les ont usés sans jamais vraiment les écraser. Duel de titans ? Sûr. Et pour mieux le mesurer, je vous propose trois œuvres pour mieux le comprendre.
06/07/2026, 20:30
À Shefa Amr, Aïda grandit parmi les champs, les figuiers, les bœufs et Adam, le garçon juif du voisinage. Puis viennent les mariages contraints, l’exode, Beyrouth, les guerres et les appartements que l’on quitte avant d’avoir pu les appeler maison. Dans Ici commence la terre, Jadd Hilal suit plusieurs générations palestiniennes à travers une mémoire qui refuse de se laisser déraciner. Généalogie à suivre le 21 août.
06/07/2026, 13:15
Rémi a longtemps cru sa mère morte. À quinze ans, il découvre que Minerve vit sous le nom de Lolita B., ancienne figure de téléréalité devenue matière à requêtes, moqueries et fantasmes publics. En suivant son fils, sa mère et ceux qui ont contribué à la transformer en spectacle, De guerre ou d’ailleurs compose un roman noir et social d’une violence saisissante. Dans les tranchées, le 20 août.
06/07/2026, 11:32
Du retour d’Adamsberg au conte végétal de Charlotte Monsarrat, le premier semestre 2026 a fait émerger des succès de librairie aussi bien que des échappées plus discrètes. Tous publiés entre le 1er janvier et le 30 juin, ces sept romans écrits en français offrent, avant le déferlement de la rentrée, une cartographie vivante des lectures qui ont compté. Et compteront encore ces prochaines et estivales semaines.
05/07/2026, 14:48
Basé à Tours et spécialisé dans les ouvrages d’histoire, Zeitgeist Éditions ajoutait récemment, en collaboration avec les Amis des Combattants en Espagne Républicaine (ACER), un nouveau titre à sa collection « Espagne » : Adieu Mahora. 1937-1938. La Vie et la guerre à l’hôpital des Brigades internationales de Mahora. Ce livre composite, aboutissement d’un projet qui connut de multiples boutures, est un curieux objet – ce qui n’invalide pas son intérêt, au contraire.
Par François Ouellet
05/07/2026, 09:00
Top Articles
Ces 10 livres méconnus sauveront votre été avant la rentrée littéraire 30 livres de la rentrée littéraire en lice pour le Prix du Roman Fnac 2026 Fabrice Luchini et Pierre Arditi, deux visages d’un théâtre encore hors de portée Reprise de livres d'occasion : Recyclivre branche les librairies indépendantes à son outil
9 Commentaires
NAUWELAERS
25/02/2023 à 22:44
ENFIN à en croire cette critique, une étude qui semble sérieuse sur ce thème devenu -mais pourquoi , en vertu de quoi?-totalement obsessionnel de la transidentité et du changement de sexe -puisque cela se pratique effectivement.
Et un rappel utile que cette mode tonitruante s'inscrit dans un contexte d'économie ultralibérale qui percole dans les mentalités pour promouvoir un individualisme extrême qui en vient parfois à en nier les limites de la nature.
Pour imposer une sorte de nouvelle religion, de dogme auquel on est contraint d'adhérer sans réticences ni questionnement.
Sinon les cris d'orfraie de «transphobie» fusent pour imposer une nouvelle vérité révélée et martelée de façon orwellienne.
En misant sur le profond conformisme manipulable d'une partie assez importante de l'humanité.
Ce qui, poussé jusqu'à l'absurde et à la barbarie, a donné les terrifiantes expériences de Milgram...
Du recul, de l'esprit critique et une démarche d'analyse rigoureuse et clinique de la situation: voilà un recours contre les diktats idéologiques de tous...genres !
On peut encore être hétéro et parfaitement heureux ou heureuse de l'être.
Sans que des tribuns en chaire de supposée vérité viennent nous faire remarquer que nous ne sommes que le jouet d'oppressantes assignations...
Les leurs devant être suivies avec émerveillement et reconnaissance, bien entendu !
CHRISTIANN NAUWELAERS
R.
26/02/2023 à 10:33
Dites plutôt "ENFIN une étude qui semble sérieuse et qui permet de confirmer mes préjugés sur les personnes trans".
Parce que des travaux sérieux sur cette question, il y en a pas mal qui sont sortis, ne serait ce que ses deux dernières années:
- Les actes du colloque "Matérialismes trans"
- "Transidentités et transitudes" de Karine Espineira et Maud-Yeuse Thomas
- "Transfuges de sexe" d'Emmanuel Beaubatie
- "The transgender issue" de Shon Faye
Je peux vous renvoyer à des études et des revues aussi si vous le souhaitez, du contenu vidéo ou audio également... si vous êtes vraiment intéressé...
Mais je ne pense pas que ça vous conviendrait, à partir du moment où vous comparez l'acceptation de la transidentité à la pratique des tortures (d'où la référence à Milgram) et où vous considérez que la transidentité relève au choix d'une "mode tonitruante", du résultat de l'ultralibéralisme économique, d'un "individualisme extrême qui [...] nie les limites de la nature", d'une "nouvelle religion", d'un "dogme", d'une "nouvelle vérité révélée et martelée de façon orwellienne".
C'est difficile de discuter dans ces conditions et de croire à votre bonne foi.
Vous expliquez ensuite "Du recul, de l'esprit critique et une démarche d'analyse rigoureuse et clinique de la situation: voilà un recours contre les diktats idéologiques de tous...genres !", ce qui est très drôle c'est que le consensus scientifique international est justement dans une politique d'accompagnement et d'affirmation des personnes trans... Je pensais que l'expérience du Covid et la mise en avant désastreuse de personnalités comme Raoult aurait "vacciné" les gens contre les démarches anti-scientifiques, mais visiblement non...
Tout ça pour que dans 10 ans, tous ceux et toutes celles qui auront embrassé cette croisade essayeront de faire oublier qu'ils et elles y ont participé, comme pour La Manif Pour Tous. Mais entre temps, il y aura eu des vies détruites, des santés mentales abimées....
NAUWELAERS
26/02/2023 à 20:24
Et les santés mentales abîmées des enfants auxquels on fait croire, par contagion sociale dont réseaux sociaux, qu'ils souffrent d'une supposée dysphorie de genre ?
Désolé mais votre réponse est à côté de la plaque...
Il ne faut pas rester dans le déni...
CHRISTIANN NAUWELAERS
R.
27/02/2023 à 09:04
Ce que vous appelez "contagion sociale" est le ROGD, une pseudo-hypothèse scientifique qui a été débunkée scientifiquement https://journals.openedition.org/glad/5756
C'est exactement le même genre de panique d'au moment de la manif pour tous, où on nous expliquait que par effet de mode, les enfants et les jeunes allaient tous devenir homosexuels.
Sinon vous n'assumez pas vos propos ? Ceux où vous dites que la transidentité relève au choix d'une "mode tonitruante", du résultat de l'ultralibéralisme économique, d'un "individualisme extrême qui [...] nie les limites de la nature", d'une "nouvelle religion", d'un "dogme", d'une "nouvelle vérité révélée et martelée de façon orwellienne".
Vous pensez vraiment nous faire croire que vous recherchez des positionnements scientifiques et équilibrés ?
NAUWELAERS
27/02/2023 à 14:40
D'autres analyses vont dans le sens contraire et vous le savez bien !
Impossible pour moi et des foules de gens absolument pas fachos ni d'extrême droite ni rien de tel de comprendre pourquoi on présente de plus en plus comme anormale la binarité sexuelle et comme normale la démarche de vouloir changer de sexe et donc genre.
C'est invraisemblable.
Les stéréotypes de genre culturels et seulement culturels et sociaux (professionnels), oui on peut évoluer et c'est bien le cas.
Je ne crois pas à une société figée.
En revanche, en venir à parler de transidentité (en Belgique) à de tout jeunes élèves à la place de cours de religion, c'est n'importe quoi !
Et l'expression passe-partout de «panique morale» n'y change rien.
Dès qu'on n'accepte pas quelque chose qu'on impose par de la propagande, on est taxé de panique morale.
Et réac, etc.
Degré zéro de la pensée tout-puissant.
Lire «La Fabrique de l'enfant transgenre» (de Caroline Eliacheff et Céline Masson)...même «Libé», dans un prurit honteusement réac de panique morale a consacré un portrait pleine page à la première !
Avec les cris d'orfraies prévisibles qui suivirent...
Et ces deux autrices font l'objet d'une campagne de harcèlement et de haine qui a étendu ses noirs et gluants tentacules à Bruxelles.
Silence de la presse «mainstream» à ce sujet...
Incroyable comme des dogmes anciens mais aussi tout nouveaux peuvent s'imposer par la pratique du martèlement qui annihile tout esprit critique !
Orwell avait déjà tout compris !
Je regrette, je veux bien respecter comme personnes les trans et drag queens etc. mais pas cette espèce de triomphalisme agressif et qui vise à flinguer tout bêtement l'hétérosexualité.
Quand je pense à un plumitif de «Libération» qui a un jour employé l'expression «hétérobeaufs»...!
Plus bas que terre !
L'hétérosexualité simple qu'une nouvelle panique morale de très mauvais aloi définit comme «normative» pour la dénigrer, personne autour de moi ne la vit comme une oppression ni assignation, y compris les femmes que je connais.
Les médias ont l'art de créer des bulles idéologiques, pour diverses raisons dont idéologiques...
Et désolé, le philosophe Paul Preciado, encensé par «Libé» et qui vient de tourner un film, je ne le suis pas le moins du monde.
Même si c'est un délit d'opinion ici et là...
C'est surtout absurde voire lamentable !
Inutile de dire que l'homosexualité également doit être admise et respectée.
Pas comme au Cameroun: un réfugié homosexuel camerounais vient chercher refuge en Belgique (infos de ce matin du 27 février).
D'un extrême à l'autre...
CHRISTIAN NAUWELAERS
R
27/02/2023 à 16:02
Assumez vous vos propos ? Ceux où vous déclarez que la transidentité relève au choix d'une "mode tonitruante", du résultat de l'ultralibéralisme économique, d'un "individualisme extrême qui [...] nie les limites de la nature", d'une "nouvelle religion", d'un "dogme", d'une "nouvelle vérité révélée et martelée de façon orwellienne".
Pensez vous qu'il est raisonnable de douter de votre bonne foi quand vous prétendez "respecter les personnes trans" ?
Avez-vous lu le livre de madame Eliacheff ? Etes vous d'accord avec elle quand elle déclare que la transidentité relève de "la haine de l'humain" (citation de son ouvrage) ainsi que d'une "mystification collective" ?
Si tel est le cas, pouvez-vous comprendre encore une fois que pour vos interlocutrices il est raisonnable de douter de votre bonne foi quand vous prétendez "respecter les personnes trans" ?
En quoi se manifeste votre respect des personnes trans ? Quelles sont les revendications des personnes trans que vous soutenez ? (Attention, le droit à ne pas se faire agresser ou tuer ça ne compte pas, c'est de la décence commune). Etes vous pour le droit à changer d'état-civil et si oui, dans quelles conditions ? Etes vous pour la dépsychiatrisation des transidentités ? Etes vous pour la prise en charge des frais médicaux des parcours de transition par la sécurité sociale ?
Pourquoi vous ne répondez pas à tout ce que j'écris ? Pourquoi vous balayez ce que j'ai écrit sans argument en essayant de détourner l'attention sur des débats qui n'ont rien à voir ? Pourquoi me demandez-vous de me justifier sur Libération qui aurait, une fois, écrit la formule "hétérobeaufs" alors que je contre-argumente vos propos sur les personnes trans ? Je ne suis pas journaliste à Libération, je ne lis pas Libération, je ne possède pas des parts dans Libération, pourquoi devrais je me justifier ? Ou alors, vous pratiquez simplement la bonne vieille technique de l'écran de fumée ?
NAUWELAERS
27/02/2023 à 23:44
R,
Si je m'en prends à un imbécile qui a osé cette expression «hétérobeaufs» dans un article, je ne m'en prends pas à vous, tout de même !
Ne soyez pas paranoïaque ou hypersensible comme tant de personnes trans, LGBT etc.
Ce qui est fatigant, c'est cette impression de croisade essentielle, alors qu'il ne s'agit que de gens pas à l'aise dans leur sexe de naissance et qui ont voulu en changer -ou qui veulent le faire.
Très bien, mais en quoi est-ce si passionnant ?
Excusez-moi, mais ce côté passionnel et irrationnel sur cette question qui devrait rester ultramarginale devient excessif et dérangeant.
Alors que l'on se fout de victimes du gouvernement actuel: les chômeurs que l'on persécute, les travailleurs ubérisés sans droits (et travailleuses évidemment), les soignants et soignantes refusant le vaccin et que de façon crapuleuse et abjecte, la France est la seule à priver de leur travail et même de tous revenus alors que la vaccination n'empêche pas la transmission du virus et que ces victimes respectaient les gestes-barrières !
Voilà les vraies victimes de la société...avec les handicapés (on doit dire «personnes à mobilité réduite» en changeant le mot alors que la réalité reste strictement la même, selon notre hypocrisie bien contemporaine)...et évidemment les sans-abri.
D'extraction française ou venus chercher une vie meilleure et qui, passé les beaux discours d'inclusivité et les beaux sermons et anathèmes se rengorgeant d'autosatisfaction (on adore se sentir indigné pour le montrer et exhiber cela), se ramassent une réalité cruelle et barbare en pleine figure -comme à Calais !
En faire des tonnes sur la transidentité qui reste un phénomène ultramarginal, désolé, je ne marche pas.
Tout en prétendant que chacune et chacun a le droit d'avoir l'orientation sexuelle qui lui convient mais sans tomber dans le militantisme et le prosélytisme, qui correspondent à une espèce de néo-bigoterie dépourvue de toute légitimité.
On entend beaucoup trop parler de dysphorie de genre chez les jeunes.
Il y a un malaise et couiner «transphobie», «transphobie», «panique morale» etc. pour clouer le bec à toute critique et à tout désir de débat réel sur cette question envahissante et obsessionnelle, cela me scandalise mais pas question de marcher au pas.
CHRISTIAN NAUWELAERS
R.
28/02/2023 à 09:36
M. Nauwelaers, c'est bien vous qui avez écrit que la transidentité relève au choix d'une "mode tonitruante", du résultat de l'ultralibéralisme économique, d'un "individualisme extrême qui [...] nie les limites de la nature", d'une "nouvelle religion", d'un "dogme", d'une "nouvelle vérité révélée et martelée de façon orwellienne".
Ne m'engueulez pas parce que je ne suis pas d'accord. La liberté d'expression, c'est aussi accepter les désaccords sans monter sur ses grands chevaux.
"Si je m'en prends à un imbécile qui a osé cette expression «hétérobeaufs» dans un article, je ne m'en prends pas à vous, tout de même !"
Dont acte, mais dans ce cas, c'est hors-sujet par rapport à la discusssion, qui elle, tourne autour des conceptions sur les personnes trans de l'auteur du livre que nous commentons.
" Ne soyez pas paranoïaque ou hypersensible comme tant de personnes trans, LGBT etc."
Ce n'est pas la peine de me réadapter le discours sur l'hystérie féminine, incapable de controler ses émotions, ça n'apportera rien à notre conversation. Encore une fois, si vous pensez sincèrement vouloir défendre la liberté d'expression, ça implique de me laisser exprimer mes désaccords sans ad hominem.
"Ce qui est fatigant, c'est cette impression de croisade essentielle, alors qu'il ne s'agit que de gens pas à l'aise dans leur sexe de naissance et qui ont voulu en changer -ou qui veulent le faire.
Très bien, mais en quoi est-ce si passionnant ?
Excusez-moi, mais ce côté passionnel et irrationnel sur cette question qui devrait rester ultramarginale devient excessif et dérangeant."
La question, c'est d'abord qui met cette thématique en avant à des fins sensationnalistes, pour nous expliquer que c'est la fin de la civilisation ou pas loin ? Oui, il y a des personnes trans, et il y en a toujours eu. Comme il y a aujourd'hui plus d'acceptation des personnes trans, il y a plus de visibilité, plus de visibilisation, et donc des besoins qui vont avec. Et donc ?
"Alors que l'on se fout de victimes du gouvernement actuel: les chômeurs que l'on persécute, les travailleurs ubérisés sans droits (et travailleuses évidemment), les soignants et soignantes refusant le vaccin et que de façon crapuleuse et abjecte, la France est la seule à priver de leur travail et même de tous revenus alors que la vaccination n'empêche pas la transmission du virus et que ces victimes respectaient les gestes-barrières !
Voilà les vraies victimes de la société...avec les handicapés (on doit dire «personnes à mobilité réduite» en changeant le mot alors que la réalité reste strictement la même, selon notre hypocrisie bien contemporaine)...et évidemment les sans-abri."
Vous êtes au courant que les personnes LGBTI sont plus largement exclues du marché du travail et condamnées à la précarité ? Que ces carrières hachées vont mécaniquement aboutir à des retraites plus faibles (ce que la prochaine réforme va aggraver) ? Que cette précarité en fera des victimes de la réforme de l'assurance-chomage ? Que pour les personnes trans, les trimestres cotisés sous son ancien numéro de sécurité sociale (et oui, quand les personnes trans changent d'état-civil, elles changent également de numéro de sécu) ne sont pas forcément récupérés sous le nouveau numéro de sécurité sociale ? Que les LGBTI sont victimes de discrimination au logement ?
"Tout en prétendant que chacune et chacun a le droit d'avoir l'orientation sexuelle qui lui convient mais sans tomber dans le militantisme et le prosélytisme, qui correspondent à une espèce de néo-bigoterie dépourvue de toute légitimité."
Ca veut dire quoi militantisme et prosélytisme, concrètement ? A part "les homosexuels, je suis pas contre mais qu'ils restent chez eux" ? Une pride, c'est du militantisme en trop ? Revendiquer la PMA vraiment pour toutes c'est du militantisme en trop ? Des couples homosexuels ou une personne trans dans une série, c'est du prosélytisme ? Refuser les discriminations à l'adoption, c'est du militantisme et c'est mal ?
"On entend beaucoup trop parler de dysphorie de genre chez les jeunes.
Il y a un malaise et couiner «transphobie», «transphobie», «panique morale» etc. pour clouer le bec à toute critique et à tout désir de débat réel sur cette question envahissante et obsessionnelle, cela me scandalise mais pas question de marcher au pas."
M. Nauwelaers. Encore une fois, j'ai apporté des éléments sourcés, je suis toujours restée sur le fond de la discussion. Je ne vous ai jamais pris à partie.
C'est plutôt vous qui multipliez les anathèmes depuis le début:
"mode tonitruante", "individualisme extrême qui en vient parfois à en nier les limites de la nature", "imposer une sorte de nouvelle religion, de dogme auquel on est contraint d'adhérer sans réticences ni questionnement.", "les cris d'orfraie de «transphobie» fusent pour imposer une nouvelle vérité révélée et martelée de façon orwellienne.", "profond conformisme manipulable d'une partie assez importante de l'humanité", " Ce qui, poussé jusqu'à l'absurde et à la barbarie, a donné les terrifiantes expériences de Milgram...", " Sans que des tribuns en chaire de supposée vérité viennent nous faire remarquer que nous ne sommes que le jouet d'oppressantes assignations...", "votre réponse est à côté de la plaque...", "Il ne faut pas rester dans le déni...", "Impossible pour moi et des foules de gens absolument pas fachos ni d'extrême droite ni rien de tel de comprendre pourquoi on présente de plus en plus comme anormale la binarité sexuelle et comme normale la démarche de vouloir changer de sexe et donc genre.", " C'est invraisemblable.", ", c'est n'importe quoi !", "Dès qu'on n'accepte pas quelque chose qu'on impose par de la propagande, on est taxé de panique morale., Et réac, etc.", "Degré zéro de la pensée tout-puissant.", " Avec les cris d'orfraies prévisibles qui suivirent...", "campagne de harcèlement et de haine qui a étendu ses noirs et gluants tentacules à Bruxelles.", " Incroyable comme des dogmes anciens mais aussi tout nouveaux peuvent s'imposer par la pratique du martèlement qui annihile tout esprit critique ! Orwell avait déjà tout compris !", " Je regrette, je veux bien respecter comme personnes les trans et drag queens etc. mais pas cette espèce de triomphalisme agressif et qui vise à flinguer tout bêtement l'hétérosexualité.", "Même si c'est un délit d'opinion ici et là... C'est surtout absurde voire lamentable !", " Ne soyez pas paranoïaque ou hypersensible comme tant de personnes trans, LGBT etc.", "Ce qui est fatigant, c'est cette impression de croisade essentielle", "Excusez-moi, mais ce côté passionnel et irrationnel sur cette question qui devrait rester ultramarginale devient excessif et dérangeant.", "Alors que l'on se fout de victimes du gouvernement actuel:", "Voilà les vraies victimes de la société...", "sans tomber dans le militantisme et le prosélytisme, qui correspondent à une espèce de néo-bigoterie dépourvue de toute légitimité.", "couiner «transphobie», «transphobie», «panique morale» etc. pour clouer le bec à toute critique et à tout désir de débat réel sur cette question envahissante et obsessionnelle, cela me scandalise mais pas question de marcher au pas.".
Si vous avez un problème avec le fait que je cite vos propos (et ceux des personnalités que vous défendez) pour affirmer mon désaccord, le problème ne vient pas de moi.
Bonne journée.
9000
02/03/2023 à 15:46
Deuxième article très orienté de ce chroniqueur, également l'auteur de l'article très partial (en opinion comme en oublié de données) "Le New York Times taxé de transphobie pour un édito défendant Rowling".
A voir si Actualitté relit les copies de ses pigistes et soutient ou non leurs opinions transparaissant hélas de façon trop évidente dans leurs articles.