Dossiers

Livres, actualités : tout sur Salman Rushdie

Né le 19 juin 1947 en Inde, Salman Rushdie quitte le pays, accompagné par sa famille, à l'âge de 13 ans. C'est en 1975 qu'il publie son premier roman, Grimus, un récit de science-fiction qui passe pratiquement inaperçu. En 1981, Les Enfants de minuit lui permet de transformer l'essai en remportant le Prix Booker. Après La Honte, Rushdie publie en 1988 Les Versets sataniques, roman qui va déclencher l'un des scandales littéraires mondiaux les plus importants du XXe siècle.

Le 05/02/2019

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05/02/2019

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Quelques semaines après la parution du livre, il se retrouve banni dans plusieurs pays après l'indignation d'une partie de la communauté musulmane, qui voit d'un très mauvais œil les descriptions du Prophète Mahomet dans le roman : Inde, Afrique du Sud, Pakistan, Arabie saoudite ou encore Égypte interdisent l'ouvrage de Salman Rushdie. Le 14 février 1989, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, en Iran, prononce une fatwa contre Salman Rushdie. La tête de l'écrivain est mise à prix, et ce dernier vit depuis constamment sous surveillance et protection.

Depuis Les Versets sataniques, Salman Rushdie a notamment publié Le Dernier Soupir du Maure, en 1995, ou encore La Maison Golden, en 2018.

Photographie : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Extraits

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Littérature étrangère

Le secret de Joe Gould

Joe Gould n'est pas un simple vagabond, mais un vagabond qui possède une certaine dose de génie, "un drôle de petit bonhomme un peu malingre qui hante depuis un quart de siècle les bars, les cafétérias, les restaurants et les bouis-bouis de Greenwich Village'. Il aurait étudié à Harvard, parlerait le langage des mouettes. Mais surtout, Joe Gould serait l'auteur d'Une histoire orale de notre temps, collecte des bruits de la rue au hasard de ses déambulations, le plus long manuscrit jamais écrit, onze fois plus long que la Bible, neuf millions de mots éparpillés, tous écrits de sa main. Cet amas de feuilles et de cahiers d'écolier est son secret et sa fierté. Selon l'idée du poète Yeats que Joe Gould a faite sienne : "L'histoire d'un pays ne s'écrit pas dans les parlements et sur les champs de bataille, mais à partir de ce que les gens se disent les jours ordinaires. ' Un jour, l'écrivain-reporter Joseph Mitchell décide de consacrer un portrait à ce clochard céleste. Ce livre raconte leur rencontre et la quête de ce manuscrit aussi insaisissable que Joe Gould. Peu à peu la réalité se dissipe dans la fiction jusqu'à se confondre l'une dans l'autre et que l'auteur sombre à son tour. Adulé par Salman Rushdie, Paul Auster, Martin Amis ou Julian Barnes, Le Secret de Joe Gould est un inépuisable classique.

09/2021

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Littérature française

Disaster Falls

" Disaster Falls est une méditation sur une tragédie familiale qui se confronte à l'événement-même et à ses conséquences, dans un langage dont la retenue engendre paradoxalement de profondes émotions. Un livre d'une force immense. " Salman Rushdie (2017) Disaster Falls porte le nom d'un lieu perdu - des rapides dans le Colorado - et d'un événement tragique. A l'été 2008, lors d'un voyage organisé, le kayak dans lequel Stéphane Gerson naviguait avec son fils Owen chavira dans ces eaux froides. Après trois heures de recherches, les guides repêchèrent le corps d'Owen. Il avait huit ans. " J'incarnais désormais une figure qui hante notre époque, dit Stéphane Gerson : celle du parent qui n'a pu ou su protéger son enfant. Pour comprendre l'univers dans lequel nous avions basculé, ma femme et moi, je me mis dès mon retour à New York à consigner ce que j'observais en moi et autour de moi. Tenu au quotidien, ce journal devint le matériau brut à partir duquel, des années plus tard, j'ai rédigé un ouvrage sur cet événement intime et ses répercussions. " Ouvre de non-fiction au croisement du récit, de la chronique et de l'enquête, Disaster Falls marie les émotions du père, l'analyse de l'historien et la quête de sens. L'histoire hante le livre, que ce soit celle de ces rapides depuis leur découverte en 1869, de l'expérience du deuil parental (Shakespeare, Mallarmé, etc.) ou de catastrophes collectives qui, de la Shoah au 11 septembre 2001, donnent sens à ce désastre familial. Dans ses derniers chapitres, Disaster Falls s'ouvre à une autre vision de la mort. Atteint d'un cancer inopérable deux ans après cet accident, le père de Stéphane Gerson opta pour l'euthanasie en Belgique. Après avoir perdu un fils, l'auteur accompagne son père durant ses derniers jours. Autre filiation, autre mort - une mort acceptée, apaisée, faite sienne. " J'étais un vivant entre deux disparus. "

10/2020

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Littérature étrangère

Quichotte

Inspiré par le classique de Cervantès, Sam DuChamp, modeste auteur de romans d'espionnage, crée Quichotte, un représentant de commerce à l'esprit nébuleux et raffiné, obsédé par la télévision, qui tombe éperdument amoureux de Miss Salma R, reine du petit écran. Flanqué de son fils (imaginaire) Sancho, Quichotte s'embarque dans une aventure picaresque à travers les Etats-Unis pour se montrer digne de sa dulcinée, bravant galamment les obstacles tragicomiques de l'ère du `Tout-Peut-Arriver, cependant que son créateur, en pleine crise existentielle, affronte ses propres démons. A la manière d'un Cervantès qui fit avec Don Quichotte la satire de la culture de son temps, Salman Rushdie, en prodigieux conteur, entraîne le lecteur dans un road trip échevelé à travers un pays au bord de l'effondrement moral et spirituel. Les vies de DuChamp et de Quichotte s'entremêlent dans une quête amoureuse profondément humaine et esquissent pour notre plus grand amusement le tableau d'une époque qui n'a de cesse de brouiller les frontières entre réalité et fiction. Exubérant, drolatique et terriblement lucide, Quichotte est une bombe littéraire sur fond d'apocalypse.

09/2020

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Policiers

Au nom d'Allah

Malko vit parfaitement le gros automatique Colt 45 que la femme brandissait dans sa main droite. Sans l'ombre d'une hésitation, elle tendit le bras, amenant le trou noir du canon à quelques centimètres de sa poitrine. - ; Traître, lança-t-elle comme un coup de fouet juste au moment où son index écrasait la détente du "45". Les Libyens expédient 200 tonnes d'armes à l'IRA. En contrepartie, l'IRA doit leur livrer Salman Rushdie, ce qui permettrait au colonel Khadafi, en exécutant la fatwa émise par l'ayatollah Khomeini à l'encontre de l'écrivain, de prendre symboliquement la tête du monde musulman. Malko, assisté du bureau de la CIA à Londres, doit empêcher cet échange. Il sera aidé dans sa mission par la passionnée Mandy Brown et par Mairead O'Connor dont le frère Kevin a été assassiné par Brian Savage. En dépit des avertissements pressants donnés par la CIA au MI-5 et au MI-6, Salman Rushdie est fait prisonnier par l'IRA à la suite d'un coup de main sanglant et audacieux.

08/2020

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Théâtre

Sivas 93

A l'été 1993, de nombreux artistes et intellectuels convergent vers Sivas, en Anatolie. La quatrième édition du festival est prévue en ville, en présence d'Aziz Nesin, le célèbre écrivain qui vient de traduire Les Versets sataniques, de Salman Rushdie. Le 2 juillet, sous le regard impassible des autorités, une foule surexcitée et manipulée par les islamistes radicaux assiège puis met le feu à l'hôtel Madimak, où se trouvent les participants. Trente-sept personnes, journalistes, écrivains, poètes, comédiens et musiciens, majoritairement alévies, y perdent la vie. Genco Erkal est déjà connu pour ses prises de position publiques concernant la vie sociale, politique et religieuse de son pays, la Turquie. En 2007, il décide donc de composer une pièce documentaire sur ce massacre et collecte toutes sortes de témoignages sur cette journée noire de l'humanité. Le spectacle est créé en 2007 à Istanbul avant d'être accueilli en 2009 au Théâtre des Célestins à Lyon, dans le cadre de Sens interdits.

06/2020

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Littérature française

Eloge du métèque

Quel point commun entre les Hébreux, Martin Eden, Romain Gary, la muse de Baudelaire Jeanne Duval, Modigliani, Hercule Poirot ou les rôles interprétés par Ava Gardner ? Tous sont des métèques. Un mot qui, en Grèce antique, désigne simplement celui qui a changé de cité, avant de devenir une insulte sous la plume de Charles Maurras puis d'être réhabilité par la chanson de Georges Moustaki en 1969. Le métèque prend alors cette signification d'autre par essence, d'étranger générique. C'est ce mot, aujourd'hui un peu désuet, qu'Abnousse Shalmani vient revaloriser. Car le métèque est en réalité bien plus qu'un mot. C'est la figure de transfuge par excellence : cet autre aux semelles de vent, qui sait qu'il devra repartir un jour, celui qu'on ne peut jamais enfermer dans un seul lieu ou une seule identité, voué à intriguer, voire à effrayer, à trouver une embuche dans le regard de l'autre. Celui qui vit dans une identité mouvante, perpétuellement en exil, qui procure une authentique liberté pour peu qu'on se donne la peine d'essayer de l'habiter. Cet essai élève le métèque au rang d'esthétique à part entière, celle du pas de côté. Dans ce voyage littéraire et cinématographique, l'auteure nous fait visiter son Panthéon personnel, d'Hérode à Salman Rushdie, d'Esmeralda à Albert Camus. Un éloge au souffle ample, qui résonne particulièrement aujourd'hui dans son "amour des sans-frontières, des sans-pays, des sans-terres" , une ode à l'imaginaire.

10/2019

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Littérature française

Un pur-sang a rebrousse-poil. Journal de bord

Juillet 1989. Le temps manipule sa charnière: un siècle chavire sur le précédent, un millénaire sur l’autre. Carole Weisweiller demande à Millecam de faire une conférence intitulée «Jean Cocteau, ligne de tête ou ligne de cœur». Aussitôt le conférencier envisage les fameuses lignes du poète depuis l’époque qu’il qualifie d’esthétique jusqu’à son époque mystique. Mais il va vite virer de bord en faisant un plongeon, de droite et de gauche, vers des horizons qui, à mesure, croisent le propos de la conférence: le cinéma, les Lettres, l’art pictural... tout ce qui lui vient spontanément sous la plume. Cinéma: un festival à Rabat, où il découvre la splendeur des séquences du Moyen-Orient, avec l’acidité critique dont il écrase les dictateurs (Syrie par exemple), le noir et blanc des années 40 à Holywood, les auteurs de chefs d’œuvre (Raoul Walsh, Ford, Clarence Brown, Michaël Curtiz), la personnalité de Hitchcock, un linéaire dès le générique de ses films. Littérature, évidemment: le raciste Céline, qui mérite parfois une fessée retentissante, puis, toujours grâce à Cocteau, une querelle subtile touchant André Gide. Chemin faisant, il dénoncera l’attitude d’un Ayatolla qui commandite le meurtre de Salman Rushdie, auteur des fameux Versets sataniques. Enfin l’accueil que notre philosophe réserve à Hervé Guibert, atteint du sida, qu’il va présenter à l’un de ses amis guérisseur, célèbre sur la place.

08/2019

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Littérature française

Le zoo de Rome

Depuis 1911, Rome voit vivre en son coeur, au beau milieu de l'antique, dans la verdure et sur dix-sept hectares, un zoo extraordinaire. Figure principale de ce livre, ce lieu baroque saura attirer, au fil des décennies, un monde de personnalités aussi diverses que Mussolini et sa lionne domestique, le pape, les actrices de Cinecittà ou Salman Rushdie... Mais l'auteur de ce roman ne se contente pas d'entraîner le lecteur dans la mémoire d'un lieu. Il en réinvente aussi le présent, en suivant les traces de Giovanna, directrice de la communication du zoo, et de Chahine, architecte algérien, l'un par l'autre attirés, l'un et l'autre fascinés par un tamanoir, ultime survivant de son espèce, objet des soins jaloux d'un vétérinaire sans scrupules et d'un gardien en fin de carrière. Tous sont happés par une aventure où s'affrontent en silence la corruption, la mémoire politique de l'Italie et la réalité économique d'un parc démesuré, qui survit loin des itinéraires touristiques. Pour Pascal Janovjak : "Le zoo est un sanctuaire de l'innocence." Mais c'est aussi le miroir d'un siècle troublé, le révélateur d'une humanité fabulatrice. Dans cet envoûtant décor romanesque, l'auteur entremêle avec bonheur passé et présent, renommée et décadence, nostalgie et espoir.

04/2019

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Critique littéraire

Milan Kundera, une vie d'écrivain

Evoquant les personnages de La Guerre et la Paix, Milan Kundera remarque que leur vie est "un voyage dont les phases successives sont non seulement différentes, mais représentent souvent la négation totale des phases précédentes". Ce parcours en ligne brisée est aussi celui de l'auteur de La Plaisanterie. Son oeuvre est faite des mêmes contradictions. Né en 1929, destiné à une carrière de musicien, il devient poète communiste, puis romancier critique à l'égard du régime. Exclu du Parti, mis à l'index après l'écrasement du Printemps de Prague (1968), il quitte la Tchécoslovaquie sept ans plus tard pour s'installer en France. Ni dissident ni exilé, il continue toutefois à écrire en tchèque (L'Insoutenable Légèreté de l'être), avant de choisir le français comme langue unique d'écriture et d'"exploration de l'existence". Paradoxal, secret, absent des médias, Kundera est considéré comme un des écrivains majeurs du dernier demi-siècle. Succès qu'il attribue, non sans ironie, "au fait d'être mal compris". Avec ou sans réserves, des auteurs aussi divers que Jonathan Coe, Orhan Pamuk, Salman Rushdie ou Taslima Nasreen le regardent comme un maître, dont les réflexions sur l'"art du roman" questionnent leur métier en profondeur. Ce parcours artistique, intellectuel, politique et littéraire, Jean-Dominique Brierre l'a reconstitué en l'insérant dans son contexte historique, du "coup de Prague" (1948) à la "révolution de Velours" (1989), s'appuyant notamment sur ses écrits, ses entretiens et sur des témoignages inédits, notamment ceux de son ami Alain Finkielkraut et de son traducteur François Kérel.

03/2019

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Critique littéraire

L'écrivain comme migrant

Le périple de Ha Jin est riche de questions fascinantes sur le langage, l'immigration et la place de la littérature, au sein de nos sociétés en proie à une mondialisation galopante, toutes questions qui occupent une place prépondérante dans L'Ecrivain comme migrant, sa première oeuvre non romanesque. Composé de trois essais, ce livre place la vie et l'ceuvre de Ha Jin en parallèle de celles d'autres exilés littéraires, faisant ainsi naître une conversation entre les cultures et les époques. Il fait référence aux cas d'Alexandre Soljenitsyne et du romancier chinois Lin Yutang, afin d'illustrer la loyauté de l'écrivain envers le pays qui l'a vu naître, tandis que Joseph Conrad et Vladimir Nabokov, qui ont, comme Ha Jin, choisi d'écrire en anglais, sont mis à contribution lors de l'examen du choix conscient d'une langue d'écriture par l'écrivain immigré. Un dernier essai fait appel à V. S. Naipaul et Milan Kundera, afin d'étudier de quelles manières notre époque en perpétuel changement pousse un écrivain immigré à repenser le concept même de patrie. Au fil de la plume, Ha Jin invite d'autres figures littéraires à rejoindre la conversation, comme W. G. Sebald, C. P. Cavafy et Salman Rushdie, altérant et affinant le concept même de littérature d'immigration. A la fois réflexion sur un thème essentiel à l'époque de la mondialisation et fascinant aperçu des écrivains qui peuplent la bibliothèque mentale de Ha Jin, L'Ecrivain comme migrant est une oeuvre critique passionnément engagée, puisant ses racines dans l'exil, mais lui ouvrant également de nouveaux horizons.

11/2018

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Critique littéraire

Souvenirs d'un chasseur de trésors littéraires

Collection dirigée par Jean-Claude Zylberstein : La formule a été imprimée sur plus de 20 millions d'ouvrages. 10/18, Grands détectives, Domaine étranger, Pavillons, Texto... Jean-Claude Zylberstein a créé ou dirigé ces collections devenues incontournables avec toujours la même idée : exhumer des auteurs que nul ne se souciait de traduire ou de rééditer. Jim Harrison, Dashiell Hammett, Robert van Gulik, Somerset Maugham, Evelyn Waugh, Primo Levi, Winston Churchill, John Fante et beaucoup d'autres grands auteurs étrangers sont devenus des classiques grâce au travail de ce lecteur au goût si sûr. Enfant juif caché pendant la guerre, c'est dans le grenier de ses protecteurs que naît sa passion de la lecture. Il fait ses débuts dans la presse comme critique de jazz pour Jazz magazine et Le Nouvel Observateur. Puis il entre dans l'édition en rassemblant les œuvres complètes de Jean Paulhan et devient directeur de collection grâce à Bernard de Fallois. Esthète à la curiosité insatiable, il exerce ensuite ses talents de dénicheur chez Christian Bourgois, Champ libre, Robert Laffont, La Découverte, Tallandier, Les Belles Lettres... Entre-temps, il est devenu l'un des plus grands avocats en droit d'auteur, défendant Salman Rushdie, Françoise Sagan, Ingrid Betancourt ou Daft Punk, et de nombreux éditeurs.

09/2018

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Littérature étrangère

La maison Golden

Le jour de l'investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d'un lointain Orient prend ses quartiers dans le bijou architectural des "Jardins", une communauté préservée nichée au coeur de Greenwich Village, à New York. Flanqué d'une jeune maîtresse russe, la sulfureuse Vasilisa, Néron Golden est accompagné de ses trois fils adultes, aussi brillants que névrosés : Petronius, dit Petya, l'agoraphobe génie de l'informatique, Lucius Apuleius, dit Apu, l'artiste mystique, et Dionysos, dit D., l'indéfini sexuel. Parmi les demeures qui ceignent les Jardins se trouve celle de René Unterlinden, jeune cinéaste putatif, traumatisé par la récente disparition de ses parents dans un accident. Quand les Golden emménagent, René, comprenant que ces fascinants nouveaux voisins seront son remède et sa muse, fait leur connaissance, devient leur familier et calque l'écriture du scénario de son film sur les événements qui secouent cette maisonnée dont bien des secrets, passés, présents et futurs, lui échappent encore. Le passé ? C'est l'Inde que Néron Golden a fuie mais qui va les rattraper, lui et les siens. Le présent, ce sont les huit années du mandat Obama, l'Amérique des grandes espérances de 2008 et leur progressive dégradation, tandis qu'en embuscade un Joker aux cheveux teints s'apprête à accéder au pouvoir... L'avenir, c'est celui, obscur, d'un monde contemporain livré au doute, mais dont l'éblouissante imagination de Salman Rushdie transcende les peurs, les rêves et les égarements.

08/2018

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Poches Littérature internation

Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits

Quand il advient - tous les quelques siècles - que se brisent les sceaux cosmiques, le monde des jinns et celui des hommes entrent momentanément en contact. Venue une première fois sur terre au xir siècle, Dunia s'est éprise d'Ibn Rushd (alias Averroès), auquel elle a donné une innombrable descendance dotée de l'ADN des jinns. Lors de son second voyage, neuf siècles plus tard, les jinns obscurs ont décidé d'asservir la terre. Pour assurer la victoire de la lumière sur l'ombre, Dunia s'adjoint le concours de quatre de ses rejetons et réactive leurs pouvoirs magiques afin que, pendant mille et une nuits (soit : deux ans, huit mois et vingt-huit nuits), ils l'aident à affronter un ennemi répandant les fléaux du fanatisme, de la corruption, du terrorisme et du dérèglement climatique... Inspiré par une tradition narrative deux fois millénaire qu'il conjugue avec la modernité esthétique la plus inventive, Salman Rushdie donne ici une fiction époustouflante et saisissante d'actualité.

08/2018

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Ethnologie

Enterrez-moi debout. L'odyssée des Tziganes

Tziganes, Gitans ou Roms : quel que soit le terme pour les désigner, ils comptent parmi les peuples les plus incompris de la planète. Tantôt crainte, décriée, idéalisée ou méprisée, cette diaspora de douze millions de personnes reste encore largement méconnue. Le livre d'Isabel Fonseca lui rend hommage, s'imposant comme un document et un témoignage exceptionnels. A travers une formidable galerie de portraits, l'auteur, qui a sillonné les routes d'Albanie, de Slovaquie et de Roumanie, nous fait partager leur diversité, leurs traditions, leur langue, leur vitalité et leurs peurs. Elle retrace l'exode de ce peuple depuis l'Inde, il y a mille ans, et la terrible persécution dont il a toujours été victimes : réduit à l'esclavage par les souverains de la Roumanie médiévale, massacré par les Nazis, assimilé de force par les régimes communistes, chassé de leurs territoires par les nationalistes en Europe de l'Est et, plus récemment, de l'Ouest. Boucs émissaires ou figures de l'imaginaire romantique, les Tziganes font partie intégrante de notre univers, mais aucun livre ne les avait approchés de manière aussi vivante et humaine. Traduit dans le monde entier, aujourd'hui enrichi d'une postface inédite, Enterrez-moi debout est un classique indispensable. "Ce livre fascinant dévoile un monde à la fois ignoré et secret, persécuté et inconnu". Salman Rushdie "Un ouvrage passionnant qui tient autant du récit de voyage que de l'enquête ethnographique". Libération "Ni larmoyant ni prosélyte, un formidable témoignage sur la condition des Tziganes au lendemain de l'effondrement du bloc communiste". L'Express

01/2018

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Cinéma

Paroles de lapin. Les grands entretiens du magazine Playboy

Des femmes nues : Marylin Monroe pour le premier numéro, en décembre 1953. Un logo évocateur : le lapin, décliné depuis sur des milliers de produits dérivés. Mais Playboy, c'est aussi des nouvelles littéraires, des reportages et des entretiens de haute tenue : passionnants, hilarants pour certains et toujours au long cours, ils font la marque de fabrique du magazine, au même titre, ou presque, que ses couvertures dénudées et ses photos de charme - pendant près de cinquante ans, des personnalités aussi diverses que Marcello Mastroianni, Joan Baez, Salman Rushdie, Roman Polanski, Jack Nicholson, Don King ou un certain Donald Trump... ont répondu aux questions iconoclastes du lapin rose. Le recueil Paroles de lapin réunit les meilleures interviews réalisées par le magazine, à travers ces surprenantes rencontres et avec en toile de fond les transformations sociales, politiques et culturelles de l'époque, un autre visage de l'Amérique des années 1960 à nos jours. Et l'on comprend que derrière les clichés licencieux se cachaient des propos tout aussi révolutionnaires, fer de lance de la contre-culture, des mouvements des droits civiques - ou comme le résume le sulfureux patron de Playboy, Hugh Hefner : "Mon lit est une démocratie. Un pour tous et tous pour un."

10/2017

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Critique littéraire

L'homme aux portraits. Une vie de Joseph Motchell

Né en 1908 dans une ferme de tabac et de coton en Caroline du Nord, après de brèves études de médecine Joseph Mitchell s'installe à New York en 1929 et devient reporter. D'abord pour le World et le Herald Tribune, puis le mythique New Yorker. L'attention au détail, le sens de la construction, l'art de l'inventaire, Joseph Mitchell éleva le reportage au rang d'art. Les lecteurs chérissaient ses papiers peuplés de marginaux, ses esquisses de portrait d'un clochard céleste, d'un roi des gitans, d'une tenancière de cinéma à dix cents, de dockers, de piliers et patrons de bar, de passants mélancoliques et de fiers-à-bras. En 1964, ses récits cessèrent tout à coup de paraître. Dilettante laborieux, Joseph Mitchell se rendait tous les matins au journal, accrochait à la patère manteau et chapeau, s'installait à son bureau, assemblait ses notes et tapait à la machine, mais pourtant ne publiait rien... Il hanta pendant près de trente ans la rédaction, devint peu à peu une sorte de Bartleby qui aurait troqué ses habits de scribe pour ceux d'un journaliste à la plume tarie, un homme qui préfère ne pas ou plutôt ne plus. L'Homme aux portraits : une vie de Joseph Mitchell révèle le mystère derrière l'oeuvre d'un des écrivains les plus importants et pourtant méconnus de la seconde moitié du XXe siècle, vénéré par Martin Amis, Salman Rushdie, Paul Auster ou Janet Malcolm. Se fondant sur des milliers d'archives et des dizaines d'entretiens, Thomas Kunkel tente de répondre à la question qui a obsédé lecteurs et critiques pendant des décennies : quel était le secret de Joseph Mitchell, "le parangon des reporters" ?

10/2017

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Cinéma

Les sensibilités religieuses blessées. Christianismes, blasphèmes et cinéma 1965-1988

Depuis la parution des Versets sataniques de Salman Rushdie en 1988, nous nous sommes habitués aux accusations islamiques de blasphème contre des productions artistiques, ainsi qu'aux redoutables mobilisations qui les accompagnent. Or elles ont été préparées, dans l'Europe et les Etats-Unis des années 1960 à 1988, par celles de dévots du christianisme (dont parfois leurs Eglises) contre des films dont ils voulaient empêcher la sortie. Ils en ont successivement visé quatre, qui font aujourd'hui partie du répertoire international : Suzanne Simonin, La Religieuse de Diderot (Jacques Rivette, 1966) et Je vous salue, Marie (Jean-Luc Godard, 1985) ; Monty Python : La vie de Brian (1979) ; et La Dernière tentation du Christ (Martin Scorsese, 1988). En se fondant notamment sur des archives inédites, 'Jeanne Favret-Saada propose une suite de récits qui relatent les ennuis de chacun d'entre eux, et la modification progressive de l'accusation de "blasphème" en une "atteinte aux sensibilités religieuses blessées". Ce sont autant de romans vrais, qui retracent à eux tous un moment unique de l'histoire de la liberté d'expression.

09/2017

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Actualité et médias

Comment produire une crise mondiale avec douze petits dessins

Le 30 septembre 2005, le journal danois Jyllands-Posten publie une enquête sur l'autocensure des artistes danois qui comporte des articles et des dessins représentant le Prophète de l'islam. L'un d'eux deviendra l'emblème de l'affaire : il montre la tête de Mahomet coiffée d'un turban contenant une bombe à la mèche allumée. Le caricaturiste vise les justifications coraniques des terroristes, mais il va être accusé d'avoir insulté le Prophète, l'islam, et un milliard trois cents millions de musulmans. L'auteur a enquêté au Danemark en 2006 et reconstitué les faits avec minutie, depuis les hésitations de la politique danoise d'intégration des immigrés jusqu'à la coalition de quelques imams radicaux, qui s'emparent de la publication des dessins pour internationaliser une crise locale en s'alliant à de hauts responsables égyptiens et moyen-orientaux. Dans cette nouvelle édition, l'auteur inscrit l'affaire des "caricatures de Mahomet" dans une séquence historique ouverte depuis un quart de siècle par la condamnation à mort du romancier britannique Salman Rushdie en 1989 et poursuivie en 2015 par l'assassinat des collaborateurs du journal satirique français Charlie Hebdo, démontrant comment les conflits sur le droit à la satire et, au-delà, sur le droit à la liberté d'expression, ont aujourd'hui changé d'échelle et de méthode. Jeanne Favret-Saada est anthropologue, directrice d'études honoraire à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, section des sciences religieuses. Elle a notamment publié Les Mots, la mort, les sorts (Gallimard, 1977).

03/2015

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Photographie

De ma terre à la terre

Les clichés de Sebastião Salgado ont fait le tour du globe. Ses images en noir et blanc, ses portraits d'anonymes, notamment de travailleurs ou de réfugiés, et plus récemment son projet consacré aux endroits préservés de la planète, sont connus pour la beauté de leurs lumières, leur force et la dignité des êtres que l'on y voit. Remontant le cours de ses reportages et de son histoire, il nous confie ici son amour de la photographie et nous promène à travers le monde qu'il ne cesse de sillonner, pour aller voir, comprendre et témoigner. Un cri d'amour en faveur d'une Terre à protéger. "Sebastião Salgado nous livre un portrait de notre monde qui parle de la voix la plus rare qui soit, cette voix qui nous dit des choses que nous ne voulons pas savoir mais qui, lorsqu'on nous les dit, s'imposent instantanément comme vraies." Salman Rushdie. Inclus un cahier photos.

03/2015

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Poches Littérature internation

Le piéton de Hollywood. Souvenirs d'avant la chute

Salman Rushdie, Bret Easton Ellis, Orson Welles et quelques scientologues célèbres : voici les protagonistes de ces trois novellas qui revisitent les grands classiques de l'imaginaire hollywoodien, comme le film noir ou la théorie du complot. En proie à des hallucinations, leurs héros y arpentent les rues de Los Angeles afin de découvrir "qui a tué le cinéma". Un hommage à J.G. Ballard, qui interroge la place de chacun dans une modernité au bord du précipice.

02/2015

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Récits de voyage

Oeuvres

«Sorcier suprême du reportage» (John le Carré), Ryszard Kapu(...)ci(...)ski a été traduit dans le monde entier et porté aux nues par Gabriel García Márquez et par Salman Rushdie. Depuis sa mort, en 2007, on ne cesse de redécouvrir le reporter exceptionnel qu'il était. Ce volume rassemble ses plus grands textes ainsi que des extraits d'un recueil de jeunesse inédit en français. Lire «Kapu», c'est rencontrer non seulement un formidable témoin du XXe siècle, observateur inlassable des conflits et des révolutions (de la guerre civile en Angola à la chute des régimes dictatoriaux en Ethiopie ou en Iran, des soubresauts de l'Amérique latine à la désintégration du bloc soviétique), un homme de terrain au regard d'ethnologue, qui a pour maîtres mots curiosité et empathie, mais aussi un écrivain de talent, explorateur passionné de la frontière entre écriture documentaire et littérature, dans la lignée d'un Albert Londres ou d'un Truman Capote.

10/2014

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Littérature étrangère

Etre un homme

Lors de l'été 2013, dans le Colorado, un groupe d'écrivains et de militants s'est réuni pour s'interroger sur le rôle de la littérature et ses liens avec l'action sociale. De cette rencontre est née Narrative 4, une association caritative voulue par Colum McCann autour d'un concept fort, celui de l'"empathie radicale". Sa philosophie ? Le partage. "Mettez-vous dans ma peau, je me mettrai dans la vôtre." Son but ? Faire s'échanger les histoires à travers les pays, les continents ; une narration globale. Son action ? Favoriser des rencontres entre des jeunes d'horizons, de cultures, de vécus différents, pour se raconter, pour écouter. Et ainsi repousser le cynisme et la désolation, donner une place à l'espérance. De Michael Cunningham à Khaled Hosseini, en passant par Salman Rushdie, Joseph O'Connor, Edna O'Brien ou encore Tan Mchwan, soixante-quinze auteurs, réunis par Colum McCann pour soutenir Narrative 4, ont accepté d'écrire un texte inédit répondant à la question : "Qu'est-ce qu'être un homme ?"

06/2014

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Poches Littérature internation

Joseph Anton. Une biographie

Le 14 février 1989, Salman Rushdie reçut un coup de téléphone d'un journaliste de la BBC : il avait été "condamné à mort" par l'Ayatollah Khomeiny. Son crime ? Avoir écrit Les versets sataniques, un roman accusé d'être "contre l'Islam, le Prophète et le Coran". Ainsi commence l'extraordinaire histoire d'un écrivain devenu clandestin, changeant sans cesse de domicile, sous la protection permanente d'une équipe policière. Comment continuer à écrire ? A vivre des histoires d'amour ? Vaincre le désespoir et se relever ? Salman Rushdie nous raconte l'une des plus importantes batailles de notre époque pour la liberté d'expression. Il dit les réalités parfois cruelles, parfois comiques, d'un quotidien sous surveillance armée, retrace ses combats pour gagner le soutien des gouvernements, réfléchit au rôle de l'écriture dans nos sociétés. Il nous offre un livre saisissant, d'une importance vitale, sur la lutte toujours recommencée entre fanatisme et raison.

10/2013

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Critique littéraire

Romanciers pluralistes

Chez Cervantes et chez Rabelais, le roman naît du dialogue entre des points de vue antagonistes sur la réalité. Cet essai observe le devenir de cette lignée stylistique à travers des romans mettant en scène les troubles qui agitent les sociétés confrontées à des conflits de valeurs. Les oeuvres de Robert Musil, de Carlos Fuentes, de Thomas Pynchon, de Salman Rushdie et d'Edouard Glissant donnent à voir des mondes que la montée en puissance du pluralisme libère et désoriente. Ces romanciers imaginent les conduites qu'il est possible d'adopter face aux crises culturelles qu'entraîne l'accélération de la modernité. Ils entrent par là en dialogue avec le pluralisme de William James, ainsi qu'avec la réflexion que mènent les philosophes contemporains sur les liens nécessaires à l'équilibre des sociétés multiculturelles. Tout en élaborant une poétique pluraliste, cet essai met en lumière la pensée du politique qui structure ces romans. Il montre avec quelle sensibilité aiguë les romanciers incarnent les échecs répétés de la vie en commun, et quelles armes ils nous donnent pour tenter de les dépasser. Servi par une grande clarté d'écriture, il est aussi une invitation à la fois profonde, réjouissante et neuve à la lecture d'oeuvres fascinantes.

09/2013

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Littérature étrangère

Joseph Anton. Une autobiographie

Le 14 février 1989, le jour de la Saint Valentin, Salman Rushdie reçut un coup de téléphone d’un journaliste de la BBC : il avait été « condamné à mort » par l’Ayatollah Khomeini. C’était la première fois qu’il entendait le mot « fatwa ». Son crime ? Avoir écrit Les Versets sataniques, un roman accusé d’être « contre l’Islam, le Prophète et le Coran ». Ainsi commence l’extraordinaire histoire d’un écrivain obligé de devenir un clandestin, changeant sans cesse de domicile, sous la protection permanente d’une équipe de protection policière armée. Quand on lui demande de se choisir un pseudonyme à destination de la police, il songe aux écrivains qu’il aime et essaie des combinaisons de leurs noms ; puis l’idée lui vient : Conrad et Tchekov – Joseph Anton. Comment un écrivain et sa famille traversent-ils neuf années sous une menace de meurtre perpétuelle ? Comment continuer à écrire ? À vivre des histoires d’amour ? Quels effets le désespoir a-t-il sur sa pensée et son action, comment et pourquoi flanche-t-il et comment apprend-il à se relever et à se battre ? Telle est l’histoire que Salman Rushdie raconte pour la première fois à travers ces remarquables mémoires – l’histoire d’une des plus importantes batailles pour la liberté d’expression de notre époque. Il dit ici les réalités parfois cruelles, parfois comiques d’un quotidien sous surveillance armée, et les liens très forts qu’il tisse avec ses protecteurs ; il dit aussi sa lutte pour gagner le soutien et la compréhension des gouvernements, des chefs des services de renseignements, des éditeurs, des journalistes et de ses collègues écrivains, il dit encore son combat acharné pour retrouver sa liberté.

09/2012

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Poches Littérature internation

Les versets sataniques

Un jumbo jet explose au-dessus de la Manche. Au milieu de membres humains éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : Gibreel Farishta, le légendaire acteur indien, et Saladin Chamcha, l'Homme aux Mille Voix. Agrippés l'un à l'autre, ils atterrissent sains et saufs sur une plage anglaise enneigée. Gibreel et Saladin ont été choisis pour être les protagonistes de la lutte éternelle entre le Bien et le Mal. Mais par qui ? Les anges sont-ils des diables déguisés ? Tandis que les deux hommes rebondissent du passé au présent se déroule un cycle extraordinaire de contes d'amour et de passion, de trahison et de foi avec, au centre, l'histoire de Mahound, prophète de Jahilia, la cité de sable, Mahound, frappé par une révélation où les versets sataniques se mêlent au divin.

01/2012

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Poches Littérature internation

Luka et le Feu de la Vie

Dans la ville de Kahani, au pays d'Alifbay, Luka, douze ans, mène une vie heureuse et paisible avec sa mère Soraya, son père Rachid Khalifa, conteur, et son frère Haroun, de vingt ans son aîné. Tout bascule le jour où son père sombre dans un sommeil sans fin. Pour le sauver, le jeune Luka doit partir à la recherche du Feu de la Vie. Reprenant la mer des histoires où son frère avait tant navigué, il traverse les obstacles magiques, voyage en tapis volant, cherche son chemin dans les « brumes du temps »… Vingt ans après Haroun et la mer des histoires, Salman Rushdie nous offre un nouveau conte mêlant à l’univers des jeux vidéo ceux de Tolkien et des Mille et Une nuits. D’une plume espiègle et fantasque, il nous démontre encore une fois que l’écriture est le temple de la liberté et de l’enfance éternelle.

01/2012

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Poches Littérature internation

La honte

Omar Khayyam Shakil a trois mères, trois soeurs, qui manifestent en même temps les symptômes de la grossesse. Dans l'éducation très étrange qu'elles vont lui donner avec le lait de leurs six seins, elles lui apprendront à ne jamais connaître la honte. Mais peut-on s'étonner de ces merveilles puisque cela se passe dans le Pakistan d'aujourd'hui (ou peut-être un Pakistan de fiction qui n'est pas tout à fait vrai lui non plus). Pourtant, Omar Khayyarn Shakil n'est pas à la hauteur de son destin. Il le dit lui-même, sans honte : "je suis un marginal. D'autres ont tenu les premiers rôles dans l'histoire de ma vie." Il y a tout d'abord les deux héros nationaux qui prennent le pouvoir tour à tour : Raza Hyder et Iskander Harappa. L'immigrant et l'indigène, le militaire et le civil, le pieux et le mécréant. L'un fera pendre l'autre, sans honte. Il y a aussi les grandes dames : Rani, l'épouse de Harappa, qui brode des châles magiques ; sa fille Arj umand, connue sous le sobriquet de Vierge-à-culotte-de-fer ; Bilquis, l'épouse de Hyder qui a peur du vent ; et surtout sa fille Sufiya Zinobia l'idiote, qu'Omar Khayyam épousera, sans honte. Dans cette saga familiale et nationale, où les coups d'Etat succèdent aux mariages scandaleux, l'hypnotisme et le somnambulisme jouent un rôle déterminant. Et comme toujours, les choses du sexe viennent tout compliquer. Mais pendant ce temps, une Bête parcourt les campagnes et arrache la tête de ceux qu'elle rencontre. Une Bête qui s'approche inexorablement. La Honte est un roman qui prend des allures de conte de fées, de satire politique et de farce burlesque.

11/2011

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Poches Littérature internation

Est, Ouest

Dans les contes de fées de Rushdie, l'Est rencontre l'Ouest, la légende s'allie au réalisme, la parodie se mêle au merveilleux. Truculents ou émouvants, ses personnages sont toujours imprévisibles. Un voleur offre à ses fils un moyen de subsistance en les estropiant. Et eux de protester quand un miracle les délivre de leur infirmité. Un usurier tyrannique trouve une relique ; il voit sa maison devenir un charnier. Et que penser de la belle Miss Rehana, heureuse de ne pas obtenir un visa pour l'Angleterre ? Salman Rushdie sait se faire tendre pour évoquer une petite fille nommée Scheherazade ou l'amour de Mecir, portier émigré d'Europe de l'Est, pour Aya, une minuscule Indienne de soixante ans... Il lui fait la cour et elle, dans son décor londonien, se laisse courtiser, telle une ingénue avec anglaises et éventails...

06/2011

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Poches Littérature internation

La terre sous ses pieds

Du Bombay des années 1950 aux distilleries de tequila du Mexique en passant par le Swinging Chelsea et les bateaux-émetteurs rouillés des stations de radio pirates, voici Vina Apsara, chanteuse pop à la voix irrésistible, traquée par les paparazzis, adorée par des millions de fans. Son succès et sa vie sont intimement liés au destin l'Ormus Cama, le musicien qui l'a découverte puis perdue, prêt à braver la mort pour la retrouver. Au-delà d'une étourdissante histoire d'amour inspirée d'Orphée et Eurydice, Salman Rushdie nous offre le tableau fantasmé de notre époque. Le fusil d'Oswald s'enraye et Kennedy échappe à la mort; le Watergate n'est que l'intrigue improbable d'un thriller à succès. La terre sous ses pieds est un monument érigé au rock and roll, une réflexion sur la pop et le culte des stars, " un merveilleux monstre narratif qui se nourrit de culture populaire, d'Histoire malmenée et de la persistance des mythes " (Don DeLillo).

02/2011

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Poches Littérature internation

D'autres couleurs

D’autres couleurs nous offre le visage d’un recueil exceptionnellement riche. Constitué de soixante-seize articles, essais, discours ou récits, il nous permet de nous plonger dans l’univers intellectuel et culturel, mais aussi intime et familial, du grand romancier turc. Les thèmes abordés dans ces différents écrits sont extrêmement variés. Son enfance dans le quartier de Nisantasi, à Istanbul, la ville en général, la politique turque au sens large, et la place de la Turquie par rapport à l’Europe en particulier, forment le sujet de plusieurs essais, mais Orhan Pamuk nous parle également du tremblement de terre de Marmara en 1999 ou des catastrophes liées au passage des pétroliers dans le Bosphore. Dans la partie consacrée à la littérature, Pamuk évoque ses lectures et l’importance de certains auteurs dans son parcours (Yacher Kemal, Tristram Shandy, Thomas Bernhard, Milan Kundera ou Salman Rushdie, entre autres), puis nous parle de ses propres livres. La partie plus autobiographique, comportant notamment un très beau récit intitulé « Regarder par la fenêtre », revient sur le football, les jeux d’enfants, sur l’ambiance familiale lors des fêtes traditionnelles, ou encore sur la figure du père. Ce dernier est également au centre du discours de réception du prix Nobel d’Orhan Pamuk. Cet ensemble de textes, pour l’essentiel inédits, dessine un extraordinaire portrait d’Orhan Pamuk, en permettant au lecteur de suivre son parcours intellectuel et humain, et ainsi d’approfondir sa connaissance de l’oeuvre du grand romancier turc.

02/2011

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Poches Littérature internation

Furie

La furie s'est emparée du professeur Malik Solanka. Fuyant l'Angleterre, sa femme et son fils, il s'établit à Manhattan pour " se déprendre et se refaire ". Mais recommencer de zéro est difficile quand vous poursuivent les souvenirs. Délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le Vieux Monde, il fabrique d'étranges poupées qui rencontrent un immense succès médiatique. Mais ce sont d'autres poupées, de chair celles-ci, qui subissent bientôt la colère d'un mystérieux assassin. Et des femmes aussi ingénieuses que belles se mettent à graviter autour de Solanka... Ce roman s'inscrit avec jubilation dans la lignée de Voltaire et de Swift. Furie est une satire féroce de notre monde actuel et de la civilisation américaine en particulier, l'histoire d'un homme en quête de rédemption.

12/2010

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Poches Littérature internation

Haroun et la mer des histoires

Ainsi débute cette fable : un jeune garçon nommé Haroun, désolé de constater que son père, conteur de son état, a perdu son inspiration, entreprend un long voyage à travers une contrée merveilleuse. Son ambition est de retrouver la source vive où naissent les histoires. En chemin, il rencontre des créatures fabuleuses et inquiétantes - dont certaines, ennemies de l'imagination, entendent étouffer à jamais le pouvoir des créateurs. Dans cette oeuvre vibrante de fantaisie, d'inventivité et d'humour, Rushdie mêle avec art la rigueur du nonsense anglais à la richesse flamboyante du conte oriental. L'auteur l'a écrite pour son fils peu après la fatwa qui réclamait son exécution : c'est aussi un plaidoyer pour la liberté d'imaginer.

06/2010

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Poches Littérature internation

L'Enchanteresse de Florence

Un jeune homme blond dressé sur un char à boeufs entre à la cour du Grand Moghol, au coeur des Indes. S'il recherche l'empereur, c'est pour lui raconter sa vie. Il est le fils de l'Enchanteresse de Florence, une princesse moghole oubliée, maîtresse sulfureuse d'un soldat florentin, à la beauté envoûtante et aux pouvoirs mystérieux. Leurs destins fabuleux embrassent l'Orient conquérant et contemplatif comme l'Occident sensuel de la Renaissance florentine. D'une cour à l'autre, au rythme des complots et des intrigues, se croisent sorcières et fêlons, courtisans, voyageurs et prostituées... Moderne Shéhérazade, Salman Rushdie allie à l'histoire du XVIe siècle la magie des contes et prouve de nouveau, dans ce roman foisonnant, qu'il a le don de charmer ses lecteurs.

01/2010

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Poches Littérature internation

Les enfants de minuit

Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l'Inde accède à l'indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l'histoire de son pays. " J'ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l'ensemble. " Alors se déroule sous nos yeux l'étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses - un tourbillon de désastres et de triomphes... Ce récit baroque et burlesque est aussi un pamphlet politique impitoyable. Élu en 2008 meilleur Booker Prize de l'histoire du prestigieux prix anglais, ce roman paru en 1980 a profondément influencé la littérature anglo-saxonne des trente dernières années.

01/2010

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Sciences historiques

Histoire universelle de la destruction des livres. Des tablettes sumériennes à la guerre d'Irak

" Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes ". C'est par cette citation de Heinrich Heine que débute cette passionnante et terrifiante enquête sur l'histoire de la destruction des livres, de l'Antiquité à nos jours. Fernando Bàez remonte à l'anéantissement des tablettes sumériennes, évoque le saccage de la bibliothèque d'Alexandrie, les grands classiques grecs disparus, l'obsession d'" uniformité " de l'empereur chinois Shi Huangdi, les papyrus brûlés d'Herculanum, les abus de l'Inquisition, la censure d'auteurs tels que D.H. Lawrence, James Joyce ou Salman Rushdie, les autodafés des nazis. Traduit en douze langues, cet ouvrage érudit d'un passionné de la première heure, passionnant de bout en bout, démontre que, loin d'être détruits par ignorance, les livres sont anéantis par volonté d'effacement de la mémoire et de l'histoire, c'est-à-dire de l'identité des peuples

03/2008

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Policiers

Le Danois serbe. Une enquête du commissaire Per Toftlund

Per Toftlund se doute que la venue de Sara Santanda à Copenhague ne sera pas de tout repos. La jeune femme, équivalent féminin de Salman Rushdie, est sous le coup d'une fatwa lancée par les autorités religieuses d'Iran. Sa tête est mise à prix. Les politiques ne veulent pas la rencontrer. La protection se fait sans grands moyens. Toftlund doit éviter l'attentat et gérer 24 heures de danger permanent alors que des fuites annoncent la présence d'un professionnel de la pire espèce. Un contrat. Un isolé. Un homme jeune, blond, qui se fait appeler Vuk. Un homme qui, à dix-sept ans, a quitté le Danemark et des études brillantes pour revenir en Bosnie avec ses parents. Un Serbe qui a vu les siens massacrés d'horrible manière par des voisins et amis avant de devenir à son tour, traumatisé, harcelé de cauchemars, un impitoyable tueur. Il est l'homme idéal, il parle la langue, il est indétectable : il est le Danois serbe.

10/2007

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Critique littéraire

Doubler le cap

Si l'on connaît l'œuvre romanesque de J. M. Coetzee, on oublie trop souvent qu'il est aussi un analyste et un essayiste des plus remarquables. Qu'il s'exprime sur la littérature classique (Tolstoï, Rousseau, Dostoïevski), contemporaine (Salman Rushdie, J. L. Borges, Naguib Mahfouz, Joseph Brodsky, Aharon Appelfeld) ou sud-africaine (Doris Lessing, Breyten Breytenbach, Nadine Gordimer), ou sur la genèse de son œuvre (ses travaux sur Beckett), Coetzee le fait chaque fois avec la même rigueur et la même élégance dans le propos. Les vingt et un essais et entretiens présentés ici offrent une sélection très large de ses interventions critiques les plus importantes et visent à donner une vue d'ensemble du savoir et du savoir-faire de l'auteur. Tous ces textes sont d'une grande intelligence, tantôt érudits, tantôt provocateurs, et révèlent l'intérêt de l'auteur pour l'histoire, la politique, les liens de la littérature avec la culture et la société. Ils se lisent avec plaisir.

05/2007

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Actualité et médias

On a tué Theo Van Gogh. Enquête sur la fin de l'Europe des Lumières

Par un froid matin de novembre, un jeune musulman intégriste, Mohammed Bouyeri, assassina en plein Amsterdam le célèbre et controversé cinéaste Theo van Gogh, arrière-petit neveu de Vincent et icône européenne de la provocation, pour avoir réalisé un film qui "blasphémait" à ses yeux l'islam. L'écrivain Ian Buruma souhaitait trouver un sens à tout cela, s'il existe, et aspirait à comprendre quelle signification plus large devrait être tirée de ce sinistre épisode. Ce meurtre, comme la fatwa lancée contre Salman Rushdie, comme les attentats de Madrid et Londres, et les protestations des musulmans du monde entier contre les caricatures du Prophète, a révélé des conflits qui menacent la fabrique sociale des nations européennes. Quel meilleur théâtre pour comprendre ces enjeux considérables que les Pays-Bas, où la liberté est venue d'une révolte contre l'Espagne catholique, où l'idéal de tolérance est un symbole national, et où l'islam politique a frappé un homme dont la conviction était que la liberté d'expression incluait la liberté d'insulte ? En retraçant les vies tragiques de la victime et de son meurtrier, ce perdant radical, pour citer Hans Magnus Enzensberger, Ian Buruma a écrit l'histoire exemplaire de notre temps.

10/2006

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Littérature française

Les Avatars d'Asalmane

Les hommes cherchaient un dieu, Padmarama son mari, moi je cherchais un père, et Asalmane, puisqu'à chaque fois il s'agissait de lui, et pour qui cela faisait tout de même beaucoup, lui se cherchait donc lui-même. Mais qui est Asalmane ? Écrivain vedette menacé de fatwa, ce pourrait être un avatar de Salman Rushdie. À la fois bouc émissaire et prophète, Asalmane parcourt le monde en entraînant le lecteur à sa suite. De Paris à Kaboul, de l'Himalaya aux îles italiennes, tout le monde recherche Asalmane, ou plutôt ce qu'il incarne - bien malgré lui. Car Asalmane est plus proche du antihéros chétif que du demi-dieu. Et il n'a qu'un but : reconquérir une place dans le monde et dans le cœur de sa femme... Être un homme, voilà la vraie grande affaire de sa vie. De la crise du couple à la déflagration du 11 septembre, cette fable émouvante et cruelle nous livre une critique inventive et pleine d'humour de la célébrité, du fanatisme religieux - et des amours impossibles.

03/2005

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Critique littéraire

Gens de la Tamise. Le roman anglais au XXème siècle

Ce livre, composé à partir d'articles, de portraits et entretiens, de rencontres avec des écrivains, vise à dessiner une histoire du roman anglais de ce siècle tel qu'il apparaît à travers vingt ans de traductions. Chemin faisant, des questions ont surgi : quelles œuvres classiques sont encore publiées en France ? Quels ouvrages délaissés redécouverts ? Et quels auteurs récents sont-ils traduits et appréciés, tandis que d'autres, portés aux nues dans leur pays d'origine, sont négligés dans le nôtre ? Dans ce livre, écrit avec l'aisance que donnent des affinités et des passions longuement cultivées, tous les horizons se rejoignent : des grands modernes du début du siècle, quand l'Angleterre occupait encore une position centrale, à V. S. Naipaul ou Salman Rushdie aujourd'hui.

06/2001

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Critique littéraire

Gens de la Tamise. Le roman anglais au XXe siècle

Toujours plus nombreuses, les traductions de l'anglais témoignent d'un intérêt constant, voire d'une fascination des Français pour un pays dont la sensibilité littéraire leur demeure pourtant, dans une large mesure, étrangère. Ce ne sont d'ailleurs ni les mêmes auteurs, ni les mêmes ouvrages qui rencontrent le plus grand succès de part et d'autre de la Manche. Ce livre, écrit à partir d'articles, de portraits et entretiens, de rencontres avec des écrivains que l'auteur connaît de longue date, vise à dessiner une histoire du roman anglais de ce siècle tel qu'il apparaît à travers vingt ans de traductions. Montrer ce que d'une autre culture nous avons retenu, ce qui nous a marqués au cours d'un siècle touchant aujourd'hui à sa fin, tel est son propos. Chemin faisant, des questions ont surgi : quelles oeuvres classiques sont encore publiées en France ? Quels ouvrages délaissés redécouverts ? Et quels auteurs récents sont-il traduits et appréciés, tandis que d'autres, portés aux nues dans leur pays d'origine, sont négligés dans le nôtre ? Cet ouvrage se veut personnel autant qu'informatif. En regroupant les textes, en les étayant d'articles de synthèse où se trouve évoqué le contexte social et historique, il met en lumière des filiations, des familles d'esprit. Ecrit avec l'aisance que donnent des affinités et des passions longuement cultivées, ce livre se lit aussi comme une histoire : celle de l'Angleterre et de sa littérature. Des grands modernes du début du siècle, quand l'Angleterre occupait encore une position centrale, à V. S. Naipaul ou Salman Rushdie aujourd'hui, où tous les horizons se rejoignent.

08/1999

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Récits de voyage

Anthologie des écrivains de Gulliver

Nicolas Bouvier, Bruce Chatwin, James Crumley, Jim Harrison, Jacques Lacarrière, Jacques Meunier, Redmond O'Hanlon, Hervé Prudon, Salman Rushdie... Quelques noms parmi tant d'autres, pour un exceptionnel panorama de la littérature voyageuse. Quelques noms et une formidable aventure initiée par Michel Le Bris en 1990, avec la création du festival " Etonnants Voyageurs ", à Saint-Malo, puis de la revue Gulliver. " Un jour, parce que j'étouffais dans les modes de l'époque, qu'il me fallait un autre espace, où respirer un peu plus large, je décidai que c'était trop, et qu'il fallait se battre, pour une littérature plus aventureuse, plus voyageuse, ouverte sur le monde, soucieuse de le dire. En rassemblant les petits enfants de Stevenson et de Conrad partout, de par le monde. " Tout grand livre, écrivait Stevenson, est quelque part un récit de voyage. " Nulle école, nul dogme, nulle forme obligée, mais la conviction affirmée que c'est l'épreuve de l'autre, de l'ailleurs, du monde, qui, seule, peut empêcher la littérature de se scléroser en modes, en formes vides. La quête de cette parole vive, portée à incandescence par les artistes, les poètes et les écrivains, en nommant le monde, nous le donne à voir et l'invente, le revivifie. Un lieu, un texte, et le regard croisé d'un(e) inconnu(e) au bout du monde dans le voyage se joue peut-être le retour à une vérité un peu trop oubliée de la littérature : écrire, c'est toujours s'en aller.

05/1999

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Poches Littérature internation

Dans les coulisses du musée

Dès l'instant précis de sa conception, une nuit de 1951, la petite Ruby Lennox a commencé à voir, à comprendre, à sentir. En particulier, elle sait qu'on se serait bien passé d'elle... Et la voilà qui entreprend de nous raconter, avec un humour et une lucidité féroces, dévastateurs, son histoire, celle de ses parents George et Bunty, petits boutiquiers d'York, de ses sœurs, de toute une famille anglaise moyenne - mais assurément pas ordinaire. Mieux encore: Ruby remonte dans le passé. Si bien qu'à l'Angleterre des années cinquante et soixante se mêlent les images de tout le siècle, de deux guerres mondiales qui ont bouleversé des destinées. Dès sa parution en Angleterre, ce premier roman de Kate Atkinson a été salué comme un chef-d'œuvre, pour la subtilité de sa construction, la verve irrésistible de son écriture. Il a obtenu le prix Whitbread 1996, battant au dernier tour Salman Rushdie. En France, la rédaction de Lire l'a élu meilleur livre de l'année. Ironique et jubilatoire, chef-d'œuvre de férocité domestique... Disons de Kate Atkinson qu'elle descend en droite ligne de la grande Jane Austen et des sœurs Brontë.

09/1998

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Poches Littérature internation

Le bouddha de banlieue

Londres, fin des années 70. Karim, dix-sept ans, tiraillé par sa double origine, court après les ennuis, le sexe et la gloire. Entre un père indien et sa british de mère, la communauté paki en mal d'intégration et une famille en mal de repères, il peine à se trouver. Jusqu'au jour où Pa se recycle en gourou New Age, jetant son fils dans la cohue de la vie, le show business et les expériences en tout genre... Roman d'éducation up tempo, album de famille loufdingue et chronique sauvage de l'Angleterre métissée : un livre échevelé, irrévérencieux et drôle. Salué par Salman Rushdie.

12/1997

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Critique littéraire

L'âge d'or du roman

Pourquoi ce livre ? J'ai eu envie de soutenir, un peu par paradoxe, pour contester un préjugé courant, que le véritable "âge d'or du roman", ce n'était pas derrière nous qu'il fallait le situer, mais à notre époque. Ou, du moins, qu'il existait dans la création romanesque contemporaine des oeuvres qui n'avaient rien à envier aux plus prestigieuses du passé. D'où cette suite de douze essais critiques, concernant des romans publiés depuis une quinzaine d'années, et dont les auteurs se nomment Salman Rushdie, Philip Roth, Milan Kundera, Mario Vargas Llosa, Claude Simon, Juan Goytisolo, Danilo Kis, Kenza-burô Oé, Alain Robbe-Grillet, Thomas Bernhard, Carlos Fuentes. En pariant sur leur statut de chefs-d'oeuvre de notre temps. C'est-à-dire sur leur capacité à produire, à travers ce jeu qu'est l'art du roman, des effets de vérité inédits, - le plus souvent dérangeants pour le conformisme ambiant. Ce qui implique, bien entendu, une réhabilitation de ce genre injustement décrié qu'est la critique littéraire. Car ce n'est sans doute pas la critique, désormais, que les créateurs doivent redouter, mais plutôt sa disparition, ou sa dissolution dans le spectacle. Puisse ce livre, en tout cas, constituer une incitation à la lecture des romans ici abordés, - une invitation au voyage. Guy Scarpetta.

02/1996

Articles

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