Amazon veut démanteler un réseau criminel international... qui attaque Alexa

Clément Solym - 23.10.2020

Lecture numérique - Législation - Amazon cyberscam arnarque - réseau criminel Amazon - Alexa enceinte connectée


Voilà bien longtemps que l’on soupçonne la borne Alexa d’offrir une fenêtre aux pirates pour s’adonner à leur vice. Et Amazon se retrouve alors première victime de ces malversations. Voici que l’entreprise riposte et attaque devant un tribunal fédéral californien trois sociétés, accusées de cyberfraude.



En mai dernier, Amazon tentait de frapper un premier coup : plusieurs sites assurant qu’ils offraient un support technique pour les utilisateurs d’Alexa, entre autres, étaient passés au gril. Deux sociétés étaient alors poursuivies pour « fraude généralisée au support technique ». Leur magouille ? Faire payer les consommateurs pour résoudre des problèmes qui n’existaient pas. 

Une plainte qui s’inscrivait dans une plus longue série de procédures, avec toujours la même finalité : mettre un terme à l’escroquerie. Il suffisait en effet de quelques termes de jargon – votre IP n’est pas sécurisée, une adresse étrangère détectée, etc. – pour que les victimes s’embarquent dans une procédure qui ouvrait grand la porte au moissonnage d’informations. (via Geekwire)

Cette fois, la plainte de 42 pages accuse  Sleja Inc., Alexa Web Services Inc. and Expert TechRogers Pvt. Ltd d’avoir instauré un stratagème similaire. Les firmes sont accusées de fausse publicité, dilution de marque, cybersquatting ou encore d’usurper un nom de domaine. 

Les sites en question « sèment la confusion, entretiennent l’erreur et la tromperie », assènent les avocats d’Amazon. Depuis les réseaux sociaux, ils proposent des services qui n’en sont pas pour des victimes qui ignorent tout du traquenard à venir. (via Law 360)

Or, leur périmètre d’action couvrirait bien plus que le seul territoire américain : les sociétés agissent à l’international, poussant les détenteurs de l’enceinte connectée à imaginer qu’ils ont un souci. Un faux message indiquant qu’un téléchargement a échoué, et zou, le service technique prend la main, ne résolvant le faux problème que contre rémunération. 

Les sommes d’argent récoltées ne sont pas évoquées dans la plainte, en revanche Amazon sort les crocs. Huit sites au total et trois profils différents sur les réseaux sont pointés du doigt : au juge fédéral californien, il est demandé de faire cesser ces arnaques en ligne, qui nuisent évidemment à la réputation de l’entreprise.

« Cette action contre un réseau international de criminels prouvera leur responsabilité et nous aidera à mieux protéger nos clients contre les escrocs », indique le document.


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