#Insolite

Critique de livres : “Montrer son nombril importe plus que se creuser la cervelle

PODCAST – Monsieur Morris a trouvé nos coordonnées sur internet, et nous abreuve ainsi régulièrement de ses commentaires. Pas toujours très cléments ni compréhensifs à l'égard du monde moderne. Loin des turpitudes parisiennes et de la bienséance germanopratine, il s'en prend, cette semaine, aux chroniqueurs du oueb...

Le 02/12/2022 à 11:20 par La rédaction

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02/12/2022 à 11:20

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ActuaLitté

Acerbe et biberonné au vitriol, Monsieur Morris nous revient en grande forme pour ce début du mois de décembre : l'esprit de Noël et les fêtes de fin d'année, certainement...

ActuaLitté : Monsieur Morris, on pensait vous avoir dégoûté de nos ondes, mais vous revoilà… Quel bon vent vous amène ? Une tempête, peut-être ?

Monsieur Morris : Salut, gamin. Je voulais te demander un truc. Même si tu utilises une appli de ton téléphone pour retrouver les clés que tu as posées tu ne sais plus où, il te reste certainement un peu de mémoire personnelle sous les cheveux, non ? Tu te souviens d’Apostrophes, l’émission de Bernard Pivot. Sur Antenne 2, comme on disait à l’époque ?

ActuaLitté : Euh… oui, tout de même…

Monsieur Morris : Bon, c’est bien. T’es un peu moins inculte que ce qu’on pouvait craindre. Tu te souviens de l’ambiance ? On applaudissait, on en redemandait ! Les auteurs causaient de leur livre, s’invectivaient, picolaient de temps à autre. Le père Pivot, lui, y travaillait les textes en profondeur ! Pas question de la lui faire à l’envers : il savait poser la question piège. Ça, c’était de la critique, ça donnait envie de lire ! Et puis en librairie, ça facilitait un peu le commerce...

Bon, je sais : y a pas eu qu’Apostrophes ! Il a fait des petits le Pivot. Comme Field dans ta chambre, Ça balance à Paris, Café Picouly… Et non, n’en rajoute pas, tu vas m’agacer ! Tu me diras qu’il reste toujours La Grande librairie. Mais déjà avec Busnel, c’était pour insomniaques en manque de somnifères.

ActuaLitté : Merci de nous aider à nous faire de nouveaux amis, Monsieur Morris…

Monsieur Morris : Non, si je te dis ça, c’est parce qu’au hasard de mes pérégrinations sur la toile, je suis tombé sur la relève. Version oueb : Amélie t’Apostrophe ! Regarde, c’est sur le téléphone intelligent…

ActuaLitté : Ah, Vous avez découvert Instagram ? Approchez-vous, je ne vois pas sur l'écran. Ah… YouTube… Et vous êtes aussi parvenu à télécharger l’application ?

Monsieur Morris : Gaffe, pitchoun : si tu me charries, je t’enterre sous l’intégrale de Christian Jacques ! Surtout que ça te concerne toi aussi !

Oui, oui, méfie-toi ! Maintenant, ce sont des Youtubeurs et Youtubeuses qui font journalistes littéraires, mon p’tit pote ! Pis y’a du niveau hein : quand ils tombent sur un livre époustouflant, plutôt que d’en faire un résumé avec un avis posé, ils se collent un slip sur la tête !

Les Field, Ardisson, Durand et consorts doivent s’en bouffer le marque-page : fallait y penser ! Se coiffer d’un caleçon ! T’imagines le Pivot en train d’attraper un joli slip kangourou à fleurs pour s’en servir de couvre-chef tout en déclarant à Umberto Eco : « Ce bouquin, là, Le pendule de Foucault, c’t’un putain de pavasse ! Y déboîte, ma gueule ! Y’a tous les mots là où il faut ! Comment que je t’ai hyppé, gros ! »

ActuaLitté : Eh bien, c’est le vocabulaire de la critique contemporaine…

Parce que t’y as compris un truc, toi ? Ben non, bien sûr ! Et moi non plus.

Figure-toi que j’en ai trouvé quelques-uns qui ont listé, dans leurs « émissions », les classiques qu’ils avaient lus. Y en a même un qui clame, avec honnêteté, il faut le lui reconnaître, que : « L’Étranger, je l’ai lu. Enfin, j’ai commencé. Mais c’est chiant… Je le compte quand même ? »

L’étranger ? Chiant ? Écoute, Proust soporifique, je peux l’entendre : je ne renâcle pas à y perdre mon temps pour trouver rapidement le sommeil…

ActuaLitté : Allons, Monsieur Morris, c’est la nouvelle génération et vous nous rejouez la querelle des Anciens et des Modernes, en vieil acariâtre. Leurs codes vous échappent, voilà tout.

Monsieur Morris : Donc à ton sens, Monsieur le Journaliste de la Littérature, c’est devenu ça, débattre autour d’un livre ? Ce n’est plus tenter de comprendre ce que l’auteur exprime du réel à travers son œuvre ? NI s’interroger pour savoir si 1984 est une dystopie, ou simplement une vision futuriste de notre monde ? La tragédie de l’histoire, l’ambiance sociétale... tout ça, c’est mort ?

Alors toi aussi tu valides que, dorénavant, on passe à la version : « Regardez comme la couv’ déchire ! Elle est juste wahooo ! faites-moi confiance, lisez-le ! »

Non ! Rassure-moi ! Faire une lecture critique d’un ouvrage, ce n’est pas juste devenu bazarder l’objet-livre comme si les mots n’importaient plus, si ? Non, parce qu’ils ne se filment pas que pour éructer à leurs followers un amphigouri de ressentis : ils démarrent au déballage du colis avec hurlements, façon trompettes de Jéricho ! Et alors s’il y a des goodies avec…

Note bien que ce n’est pas vraiment leur faute à ces apprentis pédants magnifiques décérébrés en quête d’un peu de gloire. Mais la conclusion, c’est Warhol qui la tire : toutes les quinze minutes meurt une célébrité ! Avec une affolante constance ! Ah si seulement les éditeurs arrêtaient de les éreinter avec des livres…

ActuaLitté : Ce n’est pas si simple, M. Morris. La crise de la presse, le besoin de visibilité. Chacun tente de trouver des solutions…

Monsieur Morris : Hé, ho, arrête ! À l’heure où l’on devrait faire gaffe à nos arbres, c’est moralement indéfendable de déforester pour un tel résultat ! Moi, je te dis que l’erreur vient de l’époque : montrer son nombril a plus de sens que se creuser la cervelle.

Au début, sur la toile, ça publiait des chroniques sur des blogs. Note que, dans le tas, il pouvait y avoir du niveau. Ensuite, d’autres sont arrivés avec des photos : mais je te rassure, juste la couverture d’un roman mis en scène avec des froufrous et des roses ! Fini le texte critique, place à la punch-line !

Mais ce n’était pas assez, on ne les voyait pas ! À l’étape actuelle, faut qu’ils s’exhibent, qu’ils nous introduisent dans leur petit chez eux ! Et comme argumenter autour d’un texte c’est fatigant, accroche-toi Jeannot, ils ont créé de la bombasse qui déboîte, de la plume qui coule, du thriller qui tabasse et même, comme je l’ai évoqué tout à l’heure, du slip olympique ! On a glissé du quant-à-soi éclairé à l’abrutissement des masses.

Et les commentaires de Bernard Pivot ont cédé la place aux onomatopées de Bernadette Pivote sur son siège…

Ô rage, ô désespoir… Tiens, je préfère ne pas imaginer ce que sera le prochain incrément ! Mais tu vois, que ces gens soient perçus comme la relève, je ne dirais pas que c’est un échec : j’espère que ça va pas marcher

Crédits photo : Antenne 2 / Apostrophes

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

DOSSIER - Vois Lis, Voix Là : le podcast de ActuaLitté

Par La rédaction
Contact : contact@actualitte.com

23 Commentaires

 

Sophie

02/12/2022 à 13:20

:-D
Délicieux !

jujube

03/12/2022 à 05:33

Où peut-on acheter le délicieux caleçon?

Monsieur Morris

03/12/2022 à 12:09

C'est de la fabrication exotique.
A la réflexion, je vous suggère plutôt du très bon produit autochtone fabriqué et commercialisé par "Le Slip Français".
Moins minimaliste. Plus étoffé dans le concept.
En clair, wahooo y déboîtent... Ils sont ......rhôôôôôôô!
Faites-moi confiance, achetez les!
Monsieur Morris

jujube

03/12/2022 à 16:15

Merci Monsieur Morris, je vole vers "Le Slip Français" tous deniers dehors!

France

03/12/2022 à 17:23

Certains mettent leur slip sur la tête, d'autres sont à côté des leurs pompes. N'est ce pas Monsieur Morris

Lucas

03/12/2022 à 17:26

Merci infiniment pour cet article très bien étayé et argumenté, qui défonce les créateurs de contenus, sans que nous n'ayons rien demandé ;)

Purrfectbooks

03/12/2022 à 18:34

Ok boomer.

Ce qui est assez délicieux, c'est d'une part de vous voir parler au pluriel tout en citant toujours la même youtubeuse, d'autre part de lire les termes "nouvelle génération" alors que ladite youtubeuse a 46 ans.

En attendant, cette personne donne le goût de la lecture à énormément de gens, de toutes les générations, et n'est-ce pas là le plus important ? Rassurez-vous, on a également des débats sur l'Histoire, la sociologie, la politique... Ce n'est pas parce qu'on utilise un langage châtié qu'on ne sait pas réfléchir.

Mais restez dans votre aigreur, la jeune génération peut très bien se passer de vous et de M. Pivot !

Vincent

03/12/2022 à 18:53

Il y avait un roman sorti en 2017 sur la critique littéraire à l'heure d'internet et de YouTube : "BettieBook" de F. Ciriez. Très bien senti, drôle, assez barré.

Aude

03/12/2022 à 21:14

Mais quelle honte cet article.

Chacha

03/12/2022 à 21:21

C’est grâce à des gens comme vous que la lecture pourrait être vouée à l’échec. Vous ne donnez ni envie de vous lire, ni de s’intéresser à la littérature si elle rend aussi pédant et hargneux que vous.
L’important n’est-il pas plutôt de donner envie de lire ? De donner goût à la lecture ?
Donc sous prétexte que les mots n’ont pas plus de 12 lettres et qu’on n’a pas un master en littérature on ne devrait pas partager nos avis sur nos lectures ? On devrait se considérer analphabètes et sans aucun sens critique ?
C’est beau de parler quand on y connaît rien, peut être que vous devriez relire vos classiques en effet, et apprendre la tolérance et la curiosité plutôt que de cracher votre venin à tout va.
Ça ne m’étonne pas que le niveau de la France régresse quand on voit ce genre de mentalité.

Brigitte Henry Bulpa

03/12/2022 à 21:38

Bonsoir Monsieur,
j'ai bien connu les pédants , souvent sous alcool ou autres drogues qui s'écoutaient parler dans des émissions dont ils considéraient les auditeurs comme de pauvres attardés qui ne connaissaient rien à leur monde de pseudo- intellectuels mais qu'ils devaient tolérer afin de justifier leur scandaleux cachets.
Ce ne sont pas eux qui m'ont redonné le goût de lire; ce ne sont pas eux qui m'ont fait sourire et passer de bons moments en partageant leur énorme appétit de découvrir des oeuvres qui leur procurent des émotions; ce ne sont pas eux qui m'ont permis de dévoiler et discuter mes sentiments concernant des découvertes littéraires avec d'autres passionnés de tous âges et tous milieux; ce ne sont pas eux qui sacrifient de nombreuses heures à répondre gracieusement à mes interrogations de lecteurs...
Evidemment, le langage de notre chroniqueuse ne ressemble en rien aux parisianismes de ces bobos prétentieux; évidemment, elle ne nous reçoit pas chez Castel, habillée par Armani avec un sac Chanel!
Mais nous, Monsieur, on s'en moque . On apprécie même! Oui son naturel, sa franchise, sa gouaille, ses soucis familiaux (qui sont les mêmes que les nôtres)... tout cela nous convient, ne vous en déplaise.
Votre ironie ne nous a pas fait sourire; elle nous a simplement répété que certains se pensent d'un autre monde... et bien restez-y!
Cordialement et sincèrement.

Brigitte Henry- Bulpa

Actualisant

03/12/2022 à 22:13

Ce qui m'étonne, profondément, c'est que la Team PremierDegré intervienne avec autant de force sur un papier volontairement satirique, sans même s'apercevoir qu'il s'agit d'un billet d'humeur complètement et volontairement barré.
Et qui – comme le précédent... – se moque sans haine ni vulgarité.
Celles et ceux qui se sentiraient visé(e)s auraient tout intérêt à lever la tête, plutôt, comme le suggère M. Morris, de se regarder le nombril. Voire de l'exhiber !
Merci en tout cas, moi, j'ai ri.

Archie

06/12/2022 à 19:35

Alors le papier est raté si son intention n'a pas été clair. Ça arrive même au meilleur, rassurez vous. Voyez London avec Martin Eden.

Maddlie

03/12/2022 à 22:46

Mais à quel moment instagrammeurs ou bookstagrammeurs se sont proclamés journalistes littéraires ?
Je fais partie des bookstagrammeurs qui donnent leur avis sur les livres lus , émettre son avis est un droit , non ? Alors si cela permet à d'autres personnes de découvrir certains romans ou même simplement de se mettre à lire par envie , où est le mal monsieur ?
Ces émissions dont vous parlez, franchement, la plupart des gens n'ont aucune envie de les regarder sauf pour s'endormir. Voir des personnes utiliser, certes de grands mots , pour dénigrer certains genres littéraires et certains auteurs (qu'ils n'ont même pas lu d'ailleurs) et par conséquent certains lecteurs je dis non merci !
Clairement, vous parlez de Séverine, il y a une personne derrière vos propos mais vous n'avez rien compris ! En quoi mettre une touche d'humour pour signaler une lecture fascinante rabaisse le monde de la littérature plus que des personnes comme vous ? Et vous d'ailleurs, combien de personnes avez-vous convaincu de lire des romans? Des personnes qui, peut-être, avait perdu le goût de la littérature ?
Séverine ne s'est jamais proclamée "journaliste littéraire" mais tout ce que je vois ici c'est que le poids qu'elle prend petit à petit dans la vente de certains romans, ou de la non-vente d'autres romans, en émettant son avis à l'air de déranger ! Et j'en suis bien heureuse !
Honte à vous de dénigrer des passionnés qui parlent de livres quelque soit le vocabulaire utilisé !
Parce que rappelez-vous monsieur, que nous ne sommes pas payés pour émettre nos avis qui sont de fait honnêtes !
Alors non, nous ne faisons pas parti de l'élite de la haute société et Oui notre vocabulaire est familier mais il a l'avantage d'être compris de tous ... ah non pardon... sauf de vous !

Nicolas Gary - ActuaLitté

04/12/2022 à 15:50

Bonjour,
La précision est loin d'être inutile, et les multiples réactions alignées le démontrent.
Votre commentaire prête des intentions totalement hors de propos et mensongères – et plus spécifiquement celle de viser une personne, avec laquelle je me suis expliqué.
Vous n'avez pas ri ? C'est regrettable : peut-être d'autres sujets vous amuseront plus. Desproges le disait fort bien : "On peut rire de tout. Pas avec tout le monde."

Or, voyez à quel point nous avions l'intention de nuire : tous les commentaires ont été validés, sans distinction. Même le vôtre.

Sabine

03/12/2022 à 23:21

Cher Monsieur et oui je ne vois citerai pas par votre prénom ou pseudo car vous êtes juste un personnage qui ne va pas jusqu'au bout de celui-ci en choisissant l'anonymat alors que tout bon chroniqueur assume la sienne qu'elle soit élogieuse ou non.
Vous mentionnez Monsieur Pivot, n'oublions pas qu'il a reçu de sacrés gugusses qui ont fait sa notoriété.
Qu'une youtubeuse choisisse de faire la sienne en mettant un slip sur sa tête afin de définir ses coups de coeur ma fois, je préfère nettement cette deuxième pratique humoristique et nettement plus saine (le slip est propre)

Auteurs, youtubeurs, lecteurs, nous avons tous besoin les uns des autres, la boucle est bouclée.

Alors sachez cher Monsieur que ce soir, j'aborde fièrement le slip tel le drapeau de la victoire pour une "certaine" youtubeuse qui contrairement à vous êtes reconnue dans le milieux alors que vous-même n'êtes pas capable de répondre autrement qu'avec un sobriquet.

Je vous salue bien .. bas.
Une slipeuse

Nicolas Gary - ActuaLitté

03/12/2022 à 23:21

Bonjour
Cet article est une satire, une fiction et un sketch.
De manière volontairement très exagérée et décalée, il parodie un environnement, donc grossit des traits réels pour jouer sur les codes.
Prendre au sérieux Monsieur Morris, s'en offusquer ou ne pas envisager de second degré dans cette fausse interview revient à lui donner raison.
Merci d'en tenir compte avant de se ruer sur les commentaires pour chercher à redresser des torts qui n'existent pas.
Nicolas Gary - directeur de ActuaLitté

Aude

04/12/2022 à 10:42

Je n’ai rien contre la satire, la parodie et l’humour qu’il soit noir ou non. Bien au contraire.
Et pourtant là vous vous en prenez à travers cet article à UNE personne en citant ses mots, sa façon d’être et sa communauté, sans chercher à savoir réellement qui se trouve derrière la caméra. C’est tellement facile. Il y aurait eu plusieurs exemples, plusieurs personne visées cela serait peut-être passé, mais là cela passe pour une attaque visée et personnelle qui n’a pas lieu d’être. Et en plus la booktubeuse en question n’est même pas nommée, il n’y a pas beaucoup de courage là dedans.
Critiquer les booktubeurs et youtubeurs, c’est critiquer toute une communauté qui rend pourtant la lecture accessible à toute une classe sociale qui ne se reconnaît pas dans les émissions de M. Pivot et M. Busnel. L’important n’est-il pas de pouvoir donner l’accès à la lecture avant tout ? Ou alors peut-être voulez-vous que la lecture reste un loisir élitiste pour pouvoir parler de Proust entre vous ?
Moi je retourne sur YouTube.

Maddlie

04/12/2022 à 11:48

Merci mr le directeur de cette précision inutile. Je vais donc vous préciser à mon tour que ce n'est pas au personnage fictif "mr morris" que je m'adressais mais bel et bien à celui qui a écrit tout ceci. Car cet "humour" ne m'a pas fait rire , ni aucun de nous .
Je n'ai vu que ce qui se cache derrière. Donc non en parlant je ne pense pas "donner raison à mr morris " mais j'espère juste que vous saurez vous mettre deux secondes à ma place pour tenter de comprendre ce que j'ai ressenti en lisant ceci.
Et pardonnez-moi mais s'attaquer à une personne bien précise en reprenant mot pour mot ses propos pour tenter de la rabaisser vous appelez ça une parodie ?
Certes vous n'avez pas cité son nom mais tout ceux qui la connaissent ont immédiatement reconnu de qui vous parliez, nous sommes très nombreux, et non nous n'avons pas rit car derrière votre "humour" vous émettez des pensées que vous avez eu .
Encore une fois mr, vous ne parlez pas là d'une star ou de n'importe quelle personne connu dans le monde entier mais d'une mère de famille qui s'autorise juste à partager sa passion avec ses mots et auprès de qui de nombreuses autres mères de familles, mais aussi des jeunes, des grands-mère etc... aiment se retrouver pour partager la même passion et pouvoir en parler librement avec nos mots justement , dans une bonne ambiance, sans risque qu'on viennent se moquer de nous.
Voilà "l'environnement" auquel vous venez de toucher et voilà ce qui , personnellement, m'a blessé.

jujube

05/12/2022 à 06:16

Moi, comme un bon élève, je me suis plutôt rué sur "Le Slip Français" que me conseillait Monsieur Morris.

Y ai trouvé mon bonheur: deux pimpants caleçons en pure laine de guanaco (l'hiver peut être rude avec les coupures d'électricité annoncées), l'un pour la tête et l'autre pour le popotin.

J'ai laissé le deuxième intact pour parer les basses températures. Mais j'ai pratiqué, sur le premier, deux petites fentes qui me permettent de continuer à lire aisément tous mes livres.

Bien entendu, j'ai donné un nom à mes chéris: Slipilou et Slipouli.

Un bien joli cadeau pour Noël, pas vrai?

B.J.

04/12/2022 à 09:12

Qu’est-ce qu’une satire ? C'est un écrit dans lequel l'auteur fait ouvertement la critique d'une époque, d'une politique, d'une morale ou attaque certains personnages en s'en moquant. Voilà ce que l’on trouve comme définition : critiquer ou attaquer en ce moquant.
Et, effectivement, c’est bien le cas ici. On critique méchamment, on se moque violemment, on attaque ouvertement.
Mais finalement, on s’en fout, non ?
Chacun fait, fait, fait c’qui lui plaît, plaît, plaît (et oui, chacun ses références, pardonnez mon inculture).
Je vous laisse volontier Bernard et ses invités parfois d’un goût douteux qui m’ont rarement (jamais)donné envie de lire.
Je retourne écouter Bernadette. Elle ne se prétend ni journaliste littéraire, ni critique. Juste elle te parle de bouquin avec émotion et enthousiasme. Elle peut commettre quelques maladresses mais elle, au moins, elle te donne envie de lire.
Ah, j’oubliais, j’ai lu ”L’étranger” et en vrai, y’a tous les mots là où il faut ! Il m’a deboité la gueule bro !

Archie

06/12/2022 à 19:34

Sans intérêt !
Une youtubeuse aussi débile soit elle ne représente pas toute la pluralité de ceux qui tentent d'exprimer, plus ou moins maladroitement, leur amour du livre. Essentialiser sera toujours l'argument phare du crétin.
Bref, en suivant le précepte du musée imaginaire du con qui était ministre, il me semble que les gens ont le droit de trouver Camus chiant, comme je trouve Dickens infantilisant et Wilkie Collins bien trop sous estimé (c'est pour ton petit cul mon poto).
Bref, on sera d'accord qu'être critique est un métier... Sans intérêt si il n'est que vitriol.

Rip le second degré

14/12/2022 à 15:17

Le monsieur critique une globalité, une incapacité à la réflexion, aux argumentations autre que les "moi j'aime, moi j'aime pas". Il critique le nivellement par le bas (suffit de voir la gueule de l'éducation nationale), et vous, vous lui répondez, mettons nous un slip sur la tête en soutien. En démontrant, par votre absurdie, qu'il touche exactement du doigt le sujet, qu'il voulait dénoncer.
Sérieusement... bravo, c'est limite magistral.

Les "nous", pour info, vous ne parlez qu'en votre nom faut pas l'oublier quand même. Je ne sais toujours pas qui est cette youteubeuse (et j'en ai rien à faire). Vous avez raison, sur un point, un seul. Restez entre vous. Il y a encore des gens pour regarder Pivot ou Chancel, sur l'Ina. Pour les autres, on a la cul ture qu'on mérite.

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“Cette histoire parle d'une famille d’exilés sur plusieurs générations”

Un roman ample et profondément humain, où l’exil se transmet de génération en génération, jusqu’à fissurer les identités. Avec Les Maisons de sel, Hala Alyan, traduit par Aline Pacvon, explore ce que signifie appartenir, quand le foyer ne cesse de se dérober.

04/04/2026, 08:30

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Phenyx : “On va vite sentir les fissures de cette organisation”

Entre dystopie et roman d’apprentissage, Phenyx, publié chez Scrinéo, explore un monde où les super-pouvoirs riment avec contrôle politique et perte de liberté. À travers le regard d’une libraire, le livre révèle une tension plus intime : celle d’un héros choisi malgré lui, confronté à un destin qu’il n’a jamais voulu.

26/03/2026, 18:05

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“Une histoire d’amour… mais particulière”

À la librairie Bisey de Mulhouse, Sarah Bio défend un roman court mais saisissant. Avec Nous n’avons rien à envier au reste du monde, sélectionné pour le Prix Frontières 2026, Nicolas Gaudemet met en scène une histoire d’amour sous contrainte, dans une Corée du Nord où les sentiments eux-mêmes deviennent suspects.

19/03/2026, 15:46

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“Les certitudes évoluent, elles se reconstruisent tout le temps”

Dans une librairie de Mulhouse, une conversation s’ouvre autour d’un premier roman qui ne laisse pas indifférent. Les Certitudes, de Marie Semelin, entraîne le lecteur dans une fresque humaine où les trajectoires individuelles croisent la grande histoire, entre Jérusalem et Ramallah. Pour Raphaële Gueit, libraire à la librairie 47° Nord, le livre frappe d’abord par sa capacité à mêler souffle romanesque et profondeur politique.

07/03/2026, 09:30

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“On a vraiment laissé pourrir des êtres humains” : une tragédie oubliée qui refait surface

Michèle Pedinielli dirige une nouvelle série au sein de L’Aube noire, « L’Affaire qui… ». Le geste : confier à des plumes du noir un fait divers historique, afin de lire une époque dans ses journaux. « J’ai eu envie de demander à des auteurs de noir, dont je connais la plume, de s’emparer d’un fait divers historique, surtout pour nous parler de la société de l’époque à travers le traitement médiatique. »

13/02/2026, 17:18

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“On ne peut pas trop en dire, c’est quelque chose à vivre”

Un homme se réveille sous terre, sans explication, contraint de ramper dans un boyau obscur. Avec Mouette, Dimitri Rouchon-Borie signe un roman exigeant qui transforme l’enfermement en expérience de lecture. Romain, libraire au Grain des Mots à Montpellier, revient sur un texte qui éprouve, dérange, et continue de travailler le lecteur bien après la dernière page.

10/02/2026, 16:54

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“Je l'ai ouvert comme un thriller et j’ai eu la sensation de passer 200 pages au Brésil”

Dans la librairie Albin Michel du boulevard Raspail, la discussion glisse vite du simple conseil de lecture vers une immersion totale dans l’univers d’Eldorado, le roman graphique de Marcello Quintanilha. Clément Doucet replace d’emblée l’ouvrage dans une perspective historique et sociale large, rappelant qu’il s’agit d’un récit qui traverse plusieurs décennies d’histoire brésilienne, tout en restant profondément ancré dans l’intimité familiale.

02/02/2026, 16:23

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Pierre Bordage, “une histoire profondément humaine”

Avec L’Arche de Mère, Pierre Bordage signe un space opera ample et habité, où l’aventure cosmique se double d’une interrogation grave sur l’amour, la foi et la survie collective. À la librairie La Dimension Fantastique, Julien revient sur une lecture marquante : un roman qui embrasse le spectaculaire sans jamais renoncer à l’intime, et qui rappelle combien la science-fiction peut encore parler au cœur autant qu’à l’esprit  

31/01/2026, 18:39

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“C’est une expérience profondément personnelle”

Ni méthode clé en main ni discours théorique : 12 ateliers d’écriture créative, d’Isabelle Mercat-Maheu, propose une approche sensible et progressive de l’écriture. À travers le regard de Louise, libraire au Rêve du papillon, le livre se révèle comme un outil d’accompagnement, pensé pour lever les blocages et remettre la pratique au centre.

24/01/2026, 11:55

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Dans les coulisses de l’édition scolaire, le métier invisible qui relie enseignants et livres

Dans l’ombre des salles de classe, les délégués pédagogiques façonnent silencieusement le lien entre enseignants, élèves et livres. À travers le parcours de Laura Gilles, c’est toute une vision exigeante et incarnée de la transmission des langues qui se dessine.

19/01/2026, 17:00

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Agnès Desarthe : “Ce livre aurait été presque impossible à écrire”

Il y a des livres qui ne naissent pas d’un projet longuement mûri, mais d’un pas de côté. Qui se ressemble, paru en janvier 2026 chez Buchet Chastel dans la collection La Résonnante, appartient à cette catégorie rare : celle des récits qui surgissent presque malgré leur autrice, comme appelés par une nécessité souterraine. Agnès Desarthe le dit d’emblée : sans le hasard d’une commande, ce texte n’aurait sans doute jamais vu le jour. Trop intime, trop chargé, trop risqué peut-être.

13/01/2026, 14:38

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Dans l’arène de Mélissa Da Costa : Fauves, un texte “crépitant”

Sous le chapiteau de Fauves, la violence ne disparaît pas : elle change de forme. Jordan, libraire à la librairie Albin Michel, raconte la force du roman de Mélissa Da Costa.

05/01/2026, 17:35

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“Contrairement à l’image du post-apocalyptique, il reste de l’espoir”

Présent dans la dernière sélection du prix BD Fnac France Inter 2026, Silent Jenny de Mathieu Bablet déploie une science-fiction grave, traversée par la perte et l’éco-anxiété. À travers le parcours de Jenny, le récit interroge ce qu’il reste à transmettre quand le monde d’avant a déjà disparu.

02/01/2026, 16:44

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“Je ne sais pas comment on peut dessiner la musique, mais eux, ils ont réussi.”

Sélectionnée dans la dernière liste du prix BD Fnac France Inter 2026, Soli Deo Gloria serait un roman graphique qu’on ne mesure qu'en l’ouvrant, nous assure Cédric, libraire à la Fnac Lille. Une fresque sombre et lumineuse où la musique s’invente en images, portée par le destin de deux jumeaux arrachés à la misère.

02/01/2026, 16:35

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“Un électrochoc” : dans Sibyline “la violence n’est pas là où on l’attend”

À la Fnac La Défense, au cœur d’un matin volontairement matinal, la discussion s’engage autour d’un livre qui ne laisse pas indemne. Sibylline. Chroniques d’une escort girl, roman graphique de Sixtine Dano publié chez Glénat, s’impose d’emblée comme un objet singulier, à la fois fragile et frontal. Sélectionné pour le prix BD Fnac France Inter 2026, l’ouvrage fait l’objet d’un regard attentif et sensible de la part de Virginie, libraire, lectrice… et mère.

02/01/2026, 16:27

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“On s’attend à une BD classique, et on se trompe complètement”

À la Fnac Bercy, la discussion démarre presque comme un jeu de rôles. Lionel Viscogliosi sourit : le général de la BD nous accueille dans son bureau et le décor est posé : Les Gorilles du Général n’est pas une bande dessinée sur le pouvoir vu d’en haut, mais sur celui qui s’exerce dans les angles morts, dans les couloirs, dans les voitures aux vitres closes. Une politique vécue à hauteur d’hommes – et de corps.

02/01/2026, 16:23

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“Aborder la peur des femmes d'être des femmes”, un roman graphique libérateur

Il suffit parfois d’une couverture pour déclencher un trouble. Celle de Ces lignes qui tracent mon corps, de Mansoureh Kamari publié chez Casterman, agit comme un aimant discret. Un regard, à la fois frontal et fuyant. Une promesse de récit intérieur. Figurant dans la sélection des cinq albums du prix BD Fnac France Inter 2026, ce roman graphique marque entre douceur du trait et violence du propos.

02/01/2026, 16:21

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“L’art est politique, il n’y a pas un artiste qui ne soit pas engagé”

À l’aéroport, sur le point d’embarquer pour le Chili, Nicole Mersey-Ortega confie ce que son roman Même le froid tremble a bouleversé dans sa vie. Entre fatigue, lutte politique et désir farouche de liberté, elle raconte comment l’écriture devient un geste pour continuer ailleurs, autrement.

09/12/2025, 15:38

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Les éditions du Faubourg : “Nous sommes des artisans dans un monde industriel”

Le dépôt-vente, ce sont ces circuits parallèles aux lieux habituels de commercialisation des livres, pour toucher d’autres publics. Sophie Caillat, fondatrice et directrice des Éditions du Faubourg, maison indépendante lancée en janvier 2020 et Kézia Lacour, nous raconte comment leur vie a changé dans la gestion de ces stocks, par nature éparpillés…

08/12/2025, 16:33

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“Une idée n’a de sens que si elle passe à l’action” : François Belley, l'anti-brouhaha

François Belley arrive avec une énergie presque contagieuse, celle de quelqu’un qui vit ses idées autant qu’il les écrit. Présenté comme un « producteur d’idées », il s’amuse de cette formule autant qu'il la revendique pleinement. Ou l'inverse ? 

04/12/2025, 17:07

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“J’avais 17 ans…” : comment un choc d'adolescente a donné naissance à Moheeb sur le parking

Au Palais de la Porte Dorée, Clara Lodewick sourit encore de l’effervescence provoquée par Moheeb sur le parking, la bande dessinée qui lui vaut le prix Porte Dorée 2025. L’album, pensé comme un huis clos à ciel ouvert, suit un jeune réfugié afghan, échoué dans une attente interminable. Une histoire qui, comme elle le raconte, « remonte à mes 17 ans, quand je passais mes journées auprès d’un collectif d’Afghans sans papiers ».

01/12/2025, 12:00

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Li-Chin Lin : “Vivre en France m’a apporté plein de ressources”

Dans le silence minéral de la Bibliothèque Abbé-Grégoire à Blois, l’autrice taïwanaise s’installe avec douceur, presque à pas feutrés. Elle a rejoint le festival BD Boum qui a mis Taiwan à l’honneur cette année. Un entretien à pas feutrés…

24/11/2025, 11:46

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Close Call Comics : le label français qui bouscule le comics indépendant

Quand il se présente, Maxime Garbarini esquisse un sourire timide, presque incrédule face au chemin parcouru. Il se décrit d’abord simplement comme « dessinateur et auteur de comics dans mon temps libre ». Et pourtant, quinze ans après la naissance de Close Call Comics, ce label indépendant devenu, presque malgré lui, une petite pépinière internationale, force est de constater que son univers est désormais solidement bâti, réfléchi, exigeant — à son image.

22/11/2025, 16:01

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“Rattraper l’horizon est un livre d’exil, de mémoire et de reconquête de soi”

Dans Rattraper l’horizon, Khosraw Mani retrace l’itinéraire d’un jeune Afghan sans nom, propulsé des étendues immobiles d’un village isolé vers la violence vibrante de Kaboul. À L’Opuscule, le libraire Waldeck raconte la découverte de ce roman singulier, « un ovni littéraire », dont l’écriture incisive, les résonances féministes et la puissance d’évocation continuent de travailler longtemps après la lecture.

17/11/2025, 09:30

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Quand l’Irlande rencontre la France : l’incroyable parcours du chef Joseph Doverman

Dans la voix chaleureuse de Joseph Doverman, quelque chose accroche immédiatement : un mélange d’enthousiasme juvénile et de profondeur tranquille, comme si chaque souvenir culinaire avait laissé une empreinte vivante. L’auteur d’Irlande – Les meilleures recettes d’un pays chaleureux et authentique raconte son parcours comme on déroule un fil de laine, sans effets ni artifices, mais avec cette sincérité têtue qui le caractérise.

 

16/11/2025, 13:08

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Pourquoi ce livre jeunesse donnera tant envie aux enfants de cuisiner

Lors du Festival du Livre Gourmand de Périgueux, Claire Bergé-Lefranc et Benoist Husson ont offert un moment suspendu, à mi-chemin entre confidence culinaire et coulisses de création. L’un est fondateur de KidSono — une société spécialisée dans l’audio jeunesse — l’autre cheffe et fondatrice du traiteur Chicken Bacon Lettuce. Ensemble, ils racontent cette aventure singulière : Madeleine de cheffes, un podcast devenu livre jeunesse publié chez Gallimard Jeunesse.

16/11/2025, 10:10

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“Les gras intimes, les gras d’enfance, les gras d’amour”, un plaidoyer anti-culpabilité

À Périgueux, la rencontre avec Marion Chatelain a pris des allures de conversation joyeuse autour d’un sujet qu’elle porte avec panache : le gras. Son ouvrage Le gras c’est la vie (Flammarion - photos de Rina Nurra), défend une vision chaleureuse, presque philosophique de cette matière tant aimée que souvent mal comprise. Dès les premières minutes, l’autrice rappelle que « le gras rassemble », comme une évidence qui se vérifie autant dans une cuisine familiale que dans une salle de banquet.

15/11/2025, 18:33

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“Chacun garde en soi des moments d’enfance liés à la gourmandise”

À l’approche du Festival du Livre Gourmand 2025, la ville de Périgueux s’apprête à se transformer, une fois encore, en un vaste théâtre dédié à la littérature culinaire et à l’art de vivre. Pour le maire Émeric Lavitola, l’événement incarne bien plus qu’une célébration des plaisirs de la table : c’est une respiration collective, un moment d’unité. 

12/11/2025, 15:22

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“Le corps de la femme a toujours été un espace de guerre” : Nicole Ortega

Dans Même le froid tremble, Nicole Mersey Ortega explore la fatigue des corps qui ploient sans jamais rompre, ces corps façonnés par le travail, la honte et le désir. Son écriture, charnelle et politique, redonne souffle et dignité à ceux que la société rend invisibles. À travers la voix de l’autrice, la littérature devient à la fois cicatrice et résistance : un cri discret mais inaltérable.

08/11/2025, 09:46

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Largo Winch : un vent nouveau souffle sur l’empire W

Dans l’univers feutré de la bande dessinée franco-belge, rares sont les héros à demeurer aussi vivants après un quart de siècle d’albums. Largo Winch, l’aventurier milliardaire créé par Jean Van Hamme et Philippe Francq, fait partie de ceux-là. Avec Si les dieux t’abandonnent, vingt-cinquième tome de la série, le dessinateur s’associe pour la première fois au scénariste et réalisateur Jérémie Guez. Une rencontre placée sous le signe du respect et du renouvellement.

06/11/2025, 15:11

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“Je voulais que l’écriture fuse comme une cumbia, qu’elle pulse, qu’elle vive !”

Dans Même le froid tremble, Nicole Mersey Ortega fait danser la langue au rythme des rues de Santiago. Entre poésie et pulsation, son écriture respire, tape, trébuche parfois, mais ne s’arrête jamais. Portée par une musicalité organique, l’autrice compose un roman vibrant où chaque phrase semble battue par un cœur collectif.

31/10/2025, 15:22

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“Ce n’est pas une BD qu’on oublie” : Peuple de plumes, la fable écologique qui fait réfléchir petits et grands

Sous sa couverture douce et poétique, Peuple de plumes cache une fable puissante, aussi politique que sensible. Signé par Adèle Tariel et Jérôme Peyrat, ce récit publié au Père Fouettard transporte le lecteur dans un futur suspendu entre ciel et terre — un monde où les humains, réfugiés dans des cités aériennes, ont relégué les oiseaux au sol, condamnés à survivre parmi les brumes et la pollution.

30/10/2025, 13:11