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Drogues, jeu, argent : les addictions des écrivains

Cécile Mazin - 10.11.2020

Edition - International - addiction écrivains jeux - jeux cartes écrivains - romans addiction auteurs


Être écrivain n’est pas considéré comme le métier le plus facile ni le plus stable psychologiquement et la quête de la phrase parfaite ne se fait pas toujours faite sans heurts. Mais cette recherche de l’inspiration ne s’est pas toujours faite sans aide non plus : prise de substance, méditation, relation trouble avec le jeu est l’argent… les écrivains ont eu leurs addictions.


 


L’argent est pour certain un excellent stimulant : l’existence de Dostoïevski est ainsi partagée entre une course pour l’argent et une course pour l’inspiration, Le jeu, dont il est addict, le ruine régulièrement, mais nourrit son âme d’un désespoir qui lui sert d’inspiration. L’argent est pour lui un mélange d’attraction répulsion qui le fait vivre dans un ascenseur émotionnel permanent et lui a permis de construire le personnage de Raskolnikov, héros de Crimes et Châtiments.

 

RENCONTRE: Un Tinder pour les lecteurs


L’attrait de l’argent se retrouve aussi chez Voltaire : derrière Candide ou l’affaire du chevalier de la Barre, on devine un homme que l’argent, la gloire et le jeu ne laissent pas complètement indifférents. Le philosophe des Lumières est ainsi célèbre pour avoir escroqué la loterie organisée par le contrôleur des finances Pelletier-Desforts.

Avec son ami mathématicien Charles Marie de La Condamine il s’aperçoit en effet que le montant de l’achat de tous les billets était nettement inférieur à celui des gains. Il décide alors simplement d’acheter la totalité des 500.000 billets vendus et de rafler la mise. Une autre manière moins recommandable est de faire sauter un casino géant en ligne.

 

La drogue qui (s) inspire


Dans son livre Écrits Stupéfiants la romancière et essayiste Cécile Guilbert, nous dévoile les différentes relations qu’ont entretenu les écrivains célèbres avec la drogue. Qu’elle stimule l’imagination, calme les nerfs ou aide à accéder l’inconscient, certaines substances semblent être au cœur du processus créatif.

Des écrivains reconnus comme Honoré de Balzac, Théophile Gautier ou encore Baudelaire participaient ainsi à des fantasias, des réunions où l’on ingérait du haschisch pour avoir des visions.

D’autres comme Alexandre Dumas se serviront de ces expériences pour mieux décrire des scènes de prise d’hallucinogène dans leurs romans comme ce fut le cas pour l’expérience du haschisch (encore lui) dans le Comte de Monte-Cristo.


illustration : les joueurs de Cezanne




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