Ensablés

« Publié ou Oublié, il n’y a qu’une lettre de différence. Je dédie ces chroniques à tous ceux qui ont souffert, peiné, écrit, et injustement été oubliés. » À l’initiative d’Hervé Bel, sont apparus en octobre 2010 Les Ensablés, accompagnés d’une mention : Survivre en littérature. Car il ne suffit pas de publier pour exister, encore faut-il être lu, parfois relu, et surtout raconté.

Dans un roman de Jean Ray, les dieux anciens existent encore parce que des gens croient en eux, et disparaissent dès que ce n’est plus le cas. Ainsi sont les écrivains à la fragile postérité. Leur survie littéraire n’est plus assurée que par quelques lecteurs. La défection d’un lecteur peut être fatale : ils s’enfonceront un peu plus dans le sable, et plus aucun vent, un jour, ne parviendra à les faire reparaître. Ce sont les ensablés de la littérature. « Ensablés », un mot pour désigner ces auteurs oubliés, et qu’on exhume, de temps à autre, à propos d’une brève actualité ou l’initiative d’un éditeur courageux. 

A la une

ActuaLitté

Articles

ActuaLitté

Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "Miroir du temps" d'André Suarès (1868-1948)

Paru aux éditions Bartillat, Miroir du temps est un recueil d’articles d’André Suarès - certains inédits - de préfaces, de fragments de correspondance, voire de documents plus intimes encore, comme le testament de l’écrivain : peu de livres permettront de saisir aussi complètement un auteur qui sort lentement d’un oubli et dont les plus connaisseurs parmi les lecteurs ne pouvaient citer que le Voyage du Condottiere.
Ce recueil de textes parvient à restituer, en marquant la chronologie, les thèmes qui habitent son oeuvre. Des thèmes dont l’actualité permet de rendre cet auteur à son temps tout en le ramenant au nôtre. André Suarès écrivit toute sa vie le manifeste d’un art nouveau, qu’il souhaitait tout à la fois classique et régénérateur ; à l’imitation aussi de ce Speculum majus, ce Miroir dans lequel Vincent de Beauvais mit toutes les certitudes du Moyen-Age et qui voulut, selon Louis Gillet, « lier en système tout l’héritage des connaissances venues de l’Antiquité, le legs intellectuel de la Grèce, avec les vérités de la Révélation ».             
Après avoir lu avec attention l’érudite préface de M.Barsacq, les amateurs feront de Miroir du temps l’avant-propos nécessaire aux œuvres de ce grand écrivain : toute la diversité, toutes les contradictions de l’écrivain, et l’essence de son style, sont là.

01/12/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le joug" de Marion Gilbert, roman de la maternité martyrisée

Originaire de Montivilliers, en Seine Maritime, la romancière Marion Gilbert (pseudonyme d’Odette Maurel) a fait paraître une bonne vingtaine de titres entre Du sang sur la falaise (1913) et Les Scandalisés (1950), des romans psychologiques qui ont souvent la Haute-Normandie pour décor. Journaliste, elle a mené des enquêtes pour Le Matin, Le Petit Journal, Illustrations et d’autres. Traductrice avec Madeleine Duvivier, pseudonyme que s’était choisie sa sœur, elle a donné à lire en français Charles Dickens, P. G. Wodehouse et Charlotte Brontë. Féministe, elle prononça une conférence, en 1925, qu’on peut consulter en ligne.

17/11/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Journal de travail (1929-1943)" de Jean Prévost

L'éditeur Emmanuel Bluteau a des auteurs qu'il chérit particulièrement: l'un d'eux est Jean Prévost, écrivain et résistant, mort les armes à la main dans le Vercors en 1944 à l'âge de 43 ans. Après avoir publié "L'affaire Berthet" que nous avons chroniqué, La Thébaïde fait paraître aujourd'hui Le journal de travail (1929-1943) de ce même Jean Prévost avec une préface de Jérôme Garcin (à qui l'on doit un "Pour Jean Prévost", biographie parue en 1994).  "J'ai toujours pensé, écrit ce dernier (...) que Jean Prévost s'apprêtait à donner, après la guerre, son grand roman, son oeuvre majeure." Le destin ne l'a pas voulu. Et on lira donc ce journal de travail, cette "arrière-boutique" de l'écrivain, avec un sentiment mêlé d'admiration et de tristesse pour cette promesse qui s'annonçait déjà et ne fut pas tenue.

03/11/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Jours de colère" (1989) de Sylvie Germain

Sylvie Germain est née en 1954 à Châteauroux. Formée à la philosophie, notamment auprès d’Emmanuel Levinas et de Daniel Charles, elle a été documentaliste puis professeur de français et de philosophie au lycée français de Prague, avant de se consacrer à sa seule activité littéraire. Elle obtient le prix Femina en 1989 pour son roman Jours de colère. Elle n'est pas un ensablée, mais on ne parle pas assez d'elle.

20/10/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés – "L’Altana ou la vie vénitienne" (1928) de Henri de Régnier (1864-1936)

Si l’on n’avait pas rêvé d’être heureux, la vie serait sans cruauté. (Marcel Proust)
Avec trois chroniques sous la plume de Hervé Bel, l’une sur Histoires incertaines, l’autre sur son entourage, le Club des longues moustaches, la dernière enfin, sur son fils, Pierre de Régnier qui écrivit Chroniques d’un patachon, Henri de Régnier est l’auteur dont l’univers est le plus relancé parmi les Ensablés, et il en est devenu au fil du temps à la fois le champion et l’emblème. Il y a donc quelque chose d’intimidant à rajouter quelques pages et un quatrième opus à cette œuvre de réhabilitation ; on redoute de déplaire ; on soupçonne que clandestinement, quelque part entre Paris et Venise, se réunit encore ce Club des Longues moustaches, que M.Bulteau (1) a admirablement décrit, redoutable cénacle agissant qui peut faire réussir ou échouer une carrière littéraire !

06/10/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Sao Kéo ou le bonheur immobile" de Pierre Billotey

Écrivain des années 1920, Pierre Billotey meurt à l’âge de 46 ans, en 1932, d’une crise d’urémie. Il enseignait au lycée Arago (place de la Nation, à Paris) et était secrétaire général de l’Association des écrivains combattants (grièvement blessé lors de la Première Guerre, Billotey avait reçu la Médaille militaire).
Sao Kéo ou le bonheur immobile fut publié chez Albin Michel en 1930, deux ans avant la mort de son auteur. Un an plus tôt, Billotey avait parcouru l’Indochine (voir son récit de voyage L’Indochine en zigzags), où le héros de Sao Kéo découvrit le Bonheur. Roman séduisant, bien de son temps, Sao Kéo a été réédité aux éditions Kailash il y a exactement vingt ans, attirant momentanément l’attention sur un auteur qui est depuis, et assez injustement, retourné dans l’oubli.

22/09/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - Les chroniques du Lac - "Campagne" de Raymonde Vincent

Et si l’on redécouvrait Raymonde Vincent  (1908-1985) ? En 1937, alors que Mervale de Rogissart est couronné du prix Renaudot, elle remporte haut la main, à 28 ans, le prix Fémina pour Campagne (face à Robert Brasillach et Henri Bosco), 27 ans après Marguerite Audoux qui s’éteint la même année. Toutes deux originaires de la campagne berrichonne, orphelines à quatre ans, autodidactes, arrivées sans le sous à Paris, connaissent le succès grâce à une rencontre avec un homme de lettres. Pour les deux femmes, le succès se limite à leur premier roman centré sur les souvenirs nostalgiques d’une enfance paysanne, rythmée par la nature et les travaux des champs au fin fond du Berry. Elles représentent un courant populiste rural, totalement ensablé qui mérite d’être exhumé.

08/09/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Hans le marin" d'Edouard Peisson (1896-1963)

Roman maritime qui se déroule à terre, Hans le marin est une fable étonnamment moderne sur la liberté. Paru en 1929 en cahiers verts chez Grasset, ce roman écrit par Edouard Peisson, capitaine de la marine marchande devenu journaliste, met en scène le destin pour le moins original tiré d’un fait réel d’Hans, un solide gaillard, bon et grand gars, marin américain aux dents blanches, qui va débarquer un beau jour dans la ville de Marseille. Dès sa descente de bateau, le marin sera sous le charme de la ville. Dès qu’il aura mis pied à terre, il sera bien décidé à y dilapider sa solde et partir voguer dans les bars sur les rivages de l’ivresse. Se saouler de tabac, d’alcool, de femmes. De tout ce que propose Marseille la vénéneuse.
Sans le savoir Hans débute un long voyage en terre inconnue. Tel Ulysse au royaume d’Hades, il sera confronté à la nuit, à la mort et à la résurrection. 

25/08/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Les clefs" de Germaine Beaumont (1890-1983)

Dès lors que l’on s’intéresse à la littérature ensablée, il n’y a plus de fin à la quête : aux étals des bouquinistes, des dizaines de livres, soudain, vous attirent. En d’autres temps, je veux dire en ces temps où l’on ne s’arrêtait qu’aux seules célébrités, guidé par les manuels officiels de tourisme littéraire, on eût à peine jeté un coup d’œil aux vieux volumes, et passé son chemin après en avoir, d’une main lasse, égrené les piles comme un jeu de cartes, avec cette bonne conscience de celui qui sait. Mais voilà, les noms inconnus il y a encore un an me disent quelque chose. Je suis comme celui qui apprend une langue étrangère, tout surpris, un jour, de comprendre les bribes d’une conversation.

11/08/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Proust" selon Christian Péchenard (1930-1996)

Marcel Proust est un peu le saint patron des "Ensablés". Comme le bon Dieu au-dessus des nuages, il règne sur le peuple des écrivains oubliés devenus des ombres... Ceux qui comme moi sont intoxiqués par Proust, y reviennent toujours.  Alors on relit La Recherche, ou bien une nouvelle biographie, un nouvel essai, curieux d'y trouver de nouveaux détails: Painter, Tadié, Picon, chaque biographe essayant de prendre un biais original pour approcher cette vie où, il faut bien l'avouer, il ne se passa pas grand-chose...

28/07/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Le pas de deux" de Luce Amy, par François Ouellet

En 1938, chez Grasset, Luce Amy publiait un premier très beau roman, concentré dans une forme de souffrance lumineuse : Anna, premier visage. Un jury de quatorze écrivains exclusivement masculins, dont faisaient partie Marcel Arland et Ramon Fernandez, lui décerna pour la première fois le prix Sévigné (sans rapport avec l’actuel prix Sévigné créé en 1996). Baptisé en l’honneur de la célèbre épistolière, ce prix couronnait annuellement une œuvre féminine. Il n’est pas sûr d’ailleurs, probablement à cause de la guerre prochaine, qu’il fût remis plus d’une fois.

14/07/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Madame 60 bis" de Henriette Valet (1900-1993)

Nous nous trouvons là face un véritable auteur ensablé. A la fin de sa passionnante préface, François Ouellet (qui est également, rappelons-le, notre ami et contributeur de notre rubrique) écrit: "Que devient Henriette Valet ensuite? (...) Au lendemain de la guerre, (elle) signe une pièce, "L'île grande" (...) Par la suite, nous perdons complètement sa trace." Voilà qui intrigue et, disons-le, nous donne envie de lire ce roman (récit?) publié chez l'Arbre Vengeur dans sa collection "les inconnues" (la dernière était Délétang-Tardif que nous avons également chroniquée).

30/06/2019, 09:00

Les Ensablés – “Temples grecs, maisons des Dieux” d'André Suarès

En 1873, dans sa leçon inaugurale à l’université de Vienne, le professeur Thausing exigeait qu’on bannît le mot « beau » et récusait toute Histoire de l’art où cet adjectif figurât ; depuis, d’autres savants ont surenchéri en prétendant afficher à l’entrée des amphithéâtres : « Ici il est défendu d’admirer ». En obéissant à ces critères, on ne voit pas qu’André Suarès et  son Temples grecs, maisons des Dieux, dont L’Eveilleur nous donne une passionnante réédition, documentée et remarquablement illustrée, puisse trouver sa place sur les bancs. La preuve : en ne le mentionnant pas dans son Histoire de l’histoire de l’Art, qui est pour les Français comme le Gotha des historiens de l’art, Germain Bazin le condamne à un oubli certain. Mais chassez le génie par la porte, il revient par la fenêtre : les étudiants qui consultent à l’Institut National de l’Histoire de l’art le fonds Doucet, dont André Suarès constitua la partie la plus ancienne, puisent à pleines mains dans les trésors que le Condottiere leur a constitué.

16/06/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Dans la Russie des soviets", Albert Londres

Le Grand Palais présente actuellement une superbe exposition Rouge, art et utopie au pays des soviets. De l’espoir d’une société nouvelle suscitée par la révolution d’Octobre 1917 à la mort de Staline en 1953, le visiteur assiste au foisonnement des multiples groupes artistiques dans les années 20 et à la prise en charge croissante des arts par l’Etat. Parcourant d’un regard rapide l’étalage de bouquins proposés par la boutique de l’exposition, j'ai été attirée par un petit livre d’Albert Londres Dans la Russie au pays des soviets. La quatrième de couverture a suscité ma curiosité en découvrant qu’il s’agissait d’un reportage sur le voyage effectué  par l’auteur en 1920 dans la Russie des soviets. J'ai repensé aussitôt aux récits de Duhamel, Durtain et Béraud réunis il y a cinq ans dans Les écrivains français à Moscou dans les années 20. Dans ce cadre, le témoignage d'Albert Londres qui n'est pas encore un ensablé (pour combien de temps encore) apporte à ces derniers un autre éclairage qui ne peut que nous enrichir, et vous encourager à aller voir l'exposition Rouge.

02/06/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Tu seras ouvrier" de Georgette Gueguen-Dreyfus (1892-1973)

Le Maitron (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier) nous apprend que Georgette Gueguen-Dreyfus et son mari Georges Dreyfus militaient au sein du Parti communiste et qu’ils étaient membres de l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires (AEAR). Ensemble, ils participèrent activement à la Résistance dans le maquis de l’Indre, ce dont l’écrivaine rendra compte dans des reportages à la Libération. Elle en tirera un ouvrage en deux tomes, Résistance Indre et vallée du Cher (Éditions sociales en 1970).

19/05/2019, 09:00

ActuaLitté

Âme damnée, dandy sans limite : Paul Gégauff

ENTRETIEN – Il est tout à la fois la belle gueule et la face noire de la Nouvelle Vague, un personnage de fiction flamboyant perdu au milieu du morne réel. Presque trop beau pour être vrai. Paul Gégauff, dandy désabusé, aristo scélérat, séducteur misogyne, meurt à 60 ans, poignardé le soir de Noël par sa jeune épouse de 25 ans. Il lui aurait dit : « Tue-moi si tu veux, mais arrête de m’emmerder. » Le ton est donné.

06/05/2019, 13:20

ActuaLitté

Les Ensablés - "Un homme nu dans une malle" de Louis Roubaud (1887-1941)

Réédité par l'Eveilleur et préfacé par Xavier Rosan, directeur de cette belle maison d'édition dont le but est de "explorer et redécouvrir des territoires méconnus ou négligés de la littérature", Un homme nu dans une malle ravira les lecteurs qui ont gardé dans leur coeur un souvenir ému des lectures enfièvrées des aventures de Rouletabille et d'Arsène Lupin. Comme d'habitude, le livre lui-même est soigné, orné d'illustrations du temps où la figure replète de l'auteur, un certain Louis Roubaud, apparaît à côté d'une question: "Qui a tué?".

28/04/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - "Raphaël" (1926) de Henri Focillon (1881-1943)

L’œuvre d’art en tant que forme

14/04/2019, 09:00

ActuaLitté

Les Ensablés - “Le garçon d'orage”, de Roger Vrigny (1920-1997)

À la fin des années cinquante, dans un petit village de la vallée de la Cèze entre Avignon et Nîmes, vit Marcellin Lapeyrade, trente-cinq ans, directeur d’un grand domaine de vignes. Nous sommes entre deux mondes, celui des restrictions de la guerre et celui du début du tourisme de masse. Solitaire et réservé, Marcellin mène une vie chaste aux côtés d’une mère qui n’a guère connu le bonheur dans sa vie, entre un premier époux défunt, «

07/04/2019, 09:00