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Littérature

Ce qui est nommé reste en vie

Pour titre de son troisième roman, Claire Fercak a choisi un aphorisme tiré du Livre contre la mort d'Elias Canetti : " Ce qui est nommé reste en vie ". Inspirée par ce mantra résilient, elle explore avec pudeur l'expérience de la maladie, de la perte d'un proche, cette situation impartageable et pourtant si commune. Qu'espèrent encore les personnes atteintes d'une tumeur incurable ? Comment leurs familles appréhendent ce combat perdu d'avance ? Comment les accompagner dans cette épreuve ? Et ensuite, comment supporter la durée de leur effacement, puis assumer cette " hypernuit "... et vivre encore ? Dans Ce qui est nommé reste en vie, les patients de divers âges souffrent de la même pathologie neurologique : le glioblastome, une tumeur au cerveau inguérissable. D'une chambre à l'autre, bribes de confessions et diagnostics forment un corps collectif, anonyme et bouleversant. Un corps qui se transforme, dégénère, dont la mémoire s'étiole, qui connait des périodes d'hallucinations inquiétantes sinon d'affabulations drolatiques et où une grande agitation alterne avec des phases de sommeil profond, mais aussi d'énergie lucide. Réactivant le conte de La Belle au bois dormant ou s'attachant au sort des souris de laboratoires, l'auteure entrouvre les portes d'un imaginaire à l'oeuvre chez ces alités qui endurent " une fin du monde répétée chaque jour ". Avec la sensitivité poétique qui habitait déjà ses romans précédents, Claire Fercak entreprend de raconter les aventures intérieures, entre désarroi total et fantaisie désinhibée, d'un groupe de malades et de leurs proches. Et l'on s'attache aux moindres de leurs paroles en voie d'extinction, de leurs moments de vacillement - à travers les ronces et la rose sauvage, les steppes désertiques d'un mauvais sommeil jusqu'au jardin du souvenir -, pour nommer enfin chaque absenté(e) dans ce livre, devenu ainsi stèle rappelant à la vie les vivants.

01/2020

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Littérature

Orléans

Qui a lu l’œuvre publiée de Yann Moix sait déjà qu’il est prisonnier d’un passé qu’il vénère alors qu’il y fut lacéré, humilité, fracassé.Mais ce cauchemar intime de l’enfance ne faisait l’objet que d’allusions fugaces ou était traité sur un mode burlesque alors qu’il constitue ici le cœur du roman et qu’il est restitué dans toute sa nudité. Pour la première fois, l’auteur raconte l’obscurité ininterrompue de l’enfance,  en deux grandes parties (dedans/dehors) où les mêmes années sont revisitées en autant de brefs chapitres (scandés par les changements de classe, de la maternelle à la classe de mathématiques spéciales). Dedans  : entre les murs de la maison familiale. Dehors  : l’école, les amis, les amours.Roman de l’enfance qui raconte le cosmos inhabitable où l’auteur a habité, où il habite encore, et qui l’habitera jusqu’à sa mort, car d’Orléans, capitale de ses plaies, il ne pourra jamais s’échapper.

08/2019

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Shiloh

Immense romancier américain, dans la lignée de William Faulkner, Shelby Foote est un auteur encore assez méconnu en France. Un de ses livres les plus importants en Amérique s’appelle Shiloh, épopée miniature qui raconte la guerre de Sécession en 200 pages à travers la voix de soldats ou lieutenants des deux camps. Chaque chapitre est ciselé à la perfection, explorant la nature humaine, l’absurdité des combats, l’étrange ivresse de la cause et la détresse inévitable devant le spectacle de la violence et la mort. Tous les paradoxes à l’œuvre dans une guerre. On pense à James Lee Burke, à William March... Shiloh est traduit pour la première fois en français.
Traduction Olivier Desparis

02/2019

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L'enfant de poussière

Il y a du Robin Hobb et du Dickens dans la magnifique saga de Syffe, un enfant misérable dans un monde pré-médiéval. Un déjà grand est né en fantasy française !
La mort d'un roi et l'éclatement politique qui s'ensuit plonge les Primautés de Brune dans le chaos. Syffe est un gamin des rues aux origines obscures qui se retrouve mêlé malgré lui aux intrigues de la ville où il grandit. Recruté contre son gré par la garde de Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage, informateur puis espion pour le compte d'un seigneur local, son existence bascule lorsqu'il est sacrifié sur l'échiquier des manipulations, accusé à tort d'être l'auteur une série de meurtres au caractère occulte.
Le Cycle de Syffe est une saga réaliste conçue comme l'oeuvre d'une vie, nourrie d'une passion conjuguée pour l'histoire et le récit moderne.
Récit initiatique sur un arrière-plan de tumulte historique, L'Enfant de poussière met en scène un monde en transition, écartelé entre un âge d'or révolu et un présent incertain.

05/2018

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L'énigme des premières phrases ; comment (re)lire les classiques

" Longtemps, je me suis couché de bonne heure. " " Aujourd'hui, maman est morte. " " DOUKIPUDDONKTAN, se demanda Gabriel, excédé. " Voici trois premières phrases parmi les plus célèbres de livres ô combien célèbres. Elles ouvrent A la recherche du temps perdu, L'Etranger et Zazie dans le métro. Ce livre en contient quinze autres (plus deux interludes) que Laurent Nunez examine, mot après mot, signe de ponctuation après signe de ponctuation. Tout ce que l'on peut deviner d'une oeuvre, et peut-être de son auteur, n'est-il pas contenu dans " sa " première phrase, si on l'étudie bien ? Dans les mots mêmes, leur arrangement, leur harmonie, se révèlent une pensée et l'homme (ou la femme) même qui l'ont conçue.

Le nouvel essai de Laurent Nunez, aussi instructif qu'ironique, aussi passionnant que savant, interroge les premières phrases des chefs-d'oeuvre de la littérature française. Et l'on verra : un homme fou d'une femme (Racine) et une femme folle d'un homme (Duras) ; un écrivain qui perd sa mère (Camus) et un poète que sa mère abandonne (Baudelaire) ; des rôles qu'on joue très mal (Gide) et d'autres qu'il est interdit de jouer (Molière) ; des nuits où l'on est ivre (Mallarmé) et des lendemains où l'on n'arrive même plus à écrire (Barthes) ; le début d'une belle histoire (Zola) et la possible fin de l'histoire du monde (Aragon) ; la solitude (Rousseau) et l'amitié salvatrice (Flaubert), un homme qui n'ose pas dire qu'il est " hormosessuel " (Queneau) et un autre qui le dit à sa façon (Proust). Bref, la vie même, cette vraie vie qui comme dit Proust est la littérature.
Italo Calvino avait écrit Pourquoi lire les classiques ?, voici le " comment (re)lire les classiques ? " des temps nouveaux.

03/2017

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Dans la maison un grand cerf

"Un livre autour de la mort du père. Mais aussi de l’amour porté à certains hommes et du refuge que ces aventures poursuivent. Autant de variations sur le thème d’une chasse éternelle. Cerf, cerf, ouvre-moi, ou le chasseur me tuera... Comment les disparus orientent-ils nos vies, comment leur répondons-nous? Sujet intime autant qu’universel, qui aborde la place du père, de la mort dans nos sociétés et la puissance de l’art."
Caroline Lamarche.

03/2017

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