Dossiers

Livres, actualités : tout sur Joyce Carol Oates

Née le 16 juin 1938 aux États-Unis, dans l'État de New York, Joyce Carol Oates a publié plus de 70 ouvrages en quelque 50 ans de carrière : ses romans croisent plusieurs univers et influence, et s'inspirent parfois de faits réels comme Blonde, publié en 2000, qui s'appuie sur la vie de Marilyn Monroe.

ActuaLitté

Connue pour ses romans Blonde ou Les Chutes (traduits par Claude Seban, chez Stock et Philippe Rey), Joyce Carol Oates a également signé de nombreux recueils de nouvelles, depuis son premier livre publié, By the North Gate, en 1963, jusqu'à Night-Gaunts and Other Tales of Suspense, en 2018.

Les livres de Joyce Carol Oates ont reçu de nombreuses récompenses, comme un National Book Award, le Prix Femina étranger ou encore le Prix Jérusalem en 2019.

Photo : Oregon State University, CC BY-SA 2.0

Extraits

ActuaLitté

littÉrature anglo-saxonne

Petite soeur, mon amour

Le 25 décembre 1996, JonBenet Ramsey, six ans et demi, était découverte assassinée dans la cave de ses parents à Boulder, une petite ville du Colorado. L'enfant avait été battue et étranglée. L'affaire souleva une émotion d'autant plus grande à travers l'Amérique que la petite victime, une « mini-Miss » vedette de multiples concours de beauté, était très célèbre. Les médias s'abattirent sur la ville et la famille faisant vivre à tous un véritable enfer d'insinuations, de suspicions et de mensonges destructeurs. Pourtant, et malgré les enquêtes successives, le crime est, jusqu'à ce jour, demeuré un mystère. Pas pour Joyce Carol Oates qui, s'emparant de ce fait-divers à la manière – géniale – dont elle s’est approprié la vie de Marylin Monroe (dans Blonde) en fait une histoire effarante que reconstruit dix ans après le frère de la victime. Les protagonistes, les lieux, les circonstances sont à peine modifiés. La petite fille s’appelle maintenant Bliss, c’est une championne de patinage sur glace, l’enfant adoré de ses parents, la coqueluche d’un pays, la sœur aimée et jalousée par un frère, son aîné de trois ans, Skyler. Skyler qui depuis le meurtre a vécu dans un univers de drogues, de psys et d’établissements médicalisés. Agé aujourd’hui de dix-neuf ans, et toujours pas remis des secousses de son adolescence, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces, disloqués et déformés. Une technique que Oates maîtrise parfaitement et qu’elle utilise ici avec d’étonnants effets. Peu à peu émerge le nom du coupable: le père – homme d’affaires ambitieux –, la mère – arriviste forcenée –, un étranger cinglé ou bien… le narrateur lui-même? Tous les ingrédients préférés de Oates sont là: la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l’angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l’incompétence de la police. Pour produire en fin de compte un chef-d’œuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l’âme humaine et de l’horreur ordinaire… Après la mort de leur mère, il organise avec l’aide d’un vieux jésuite le départ de la fratrie pour une nouvelle vie – les filles au couvent, un frère au séminaire, l’autre en Californie et Joe à l’assaut du continent! Sa rencontre avec l’indépendante Iseult Wilkins donne subitement un sens à sa quête de réussite: de Venice Beach à Montréal en passant par la Colombie-Britannique, Joe ne cessera dès lors d’oeuvrer à l’établissement de son clan. Parcourant deux guerres mondiales, les années folles, la crise de 1929, le second après-guerre, Les O’Brien est tout à la fois la biographie d’un homme exceptionnel, d’un mariage, d’une famille, et l’histoire extrêmement bien documentée d’un siècle, de l’évolution des mentalités à travers les générations qui s’entrechoquent… Avec un talent de conteur exceptionnel, Peter Behrens déploie une épopée moderne dans la tradition du grand roman américain.

ActuaLitté

Non classé

Viol, une histoire d'amour

Ils étaient cinq. Ivres, camés. L'ordinaire de leurs samedis soirs, quoi… Peut-être encore plus excités ce samedi-là, au soir du 4 juillet. Et, vers minuit, la belle Tina Maguire, après avoir célébré la fête nationale chez des amis, a eu le tort de couper court à travers le parc pour rentrer plus vite chez elle avec sa gamine Bethie, 12 ans. Ils l'ont laissée pour morte dans le hangar à bateaux. Une tournante comme on n’ose pas en imaginer. Une abomination à laquelle a assisté, réfugiée derrière un tas de vieux canoës, la petite fille. Qui a pu finalement se traîner jusqu’à la route pour appeler au secours, et a ainsi sauvé sa mère. Sauvé? En fait, dès l’avant-procès, l’attitude du juge et les propos de l’avocat des voyous ont pratiquement massacré Tina une seconde fois. Un avocat de haut vol, payé à prix d’or, qui, malgré des preuves contraires accablantes, a brandi l’argument qui fait mouche, clamant haut et fort ce que certaines bonnes âmes pensaient tout bas: elle l’a bien cherché... en fait elle l’a cherché tout court. Ça lui pendait au nez... Elle risque désormais de mourir pour de bon, Tina. Et Bethie, face à l’état de sa mère – et aux menaces des voyous furieux d’avoir été reconnus –, ne peut que prier pour l’intervention miraculeuse d’un ange vengeur. Or il est là, dans l’ombre. Un flic épris de justice. Épris tout court. Le héros silencieux d’une histoire d’amour peu banale, racontée avec une éblouissante violence par une Joyce Carol Oates à son meilleur.

ActuaLitté

littÉrature anglo-saxonne

La faille

Un homme et une femme se rencontrent dans un avion. Laconversation tourne à la confidence, voire à l’aveu. Un pèredécouvre qu’il ne comprendra jamais sa fille, tout comme sonpropre père était resté pour lui une énigme. Un soldat à peinerevenu d’Irak cherche obstinément son chien: la nuit, il traverseles champs l’arme au poing, se protégeant ainsi d’ennemisimaginaires. D’une écriture précise, Mary Gaitskill met à nu le malaise latentdans chaque situation, la tension sexuelle, la domination socialequi affleurent sous le vernis de l’apparence. « Pensée et émotion, chair et flux électrique » se mêlent dans ce recueil de neufnouvelles. Proche de Joyce Carol Oates ou de Joan Didion, son style incisif révèle des personnages en équilibre instable, qui tentent de négocier avec leurs failles. Née en 1954, Mary Gaitskill est considérée par plusieursgénérations d’auteurs américains comme une icônelittéraire et une nouvelliste de talent. Elle a égalementpublié deux romans, dont Veronica, paru aux Éditionsde l’Olivier en 2008. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Madeleine Nasalik.

ActuaLitté

romans et fiction romanesque

Delicieuses pourritures

Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, 20 ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliment qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avide de retenir l'attention – et plus – du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifère, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse – française – d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.

08/2003

ActuaLitté

littÉrature anglo-saxonne

Cher époux

Avec ce recueil de nouvelles (chacune un vrai roman en soi) et qui pourrait s’intituler Terreurs tranquilles, Joyce Carol Oates prouve encore, s’il en était besoin, son incontestable maîtrise du genre. En proie dès le début à un malaise grandissant, impossible à analyser, l’innocent lecteur devient la victime consentante d’une panique subtile qui finit par le laisser, au bout de ces récits, pantelant d’angoisse, incapable de distinguer un bonheur entrevu d’un malheur définitivement en marche. Froide et sans pitié, souvent sournoise, la violence approche, inexorable. Tout ce qui peut traverser la vie en manière de sentiments est là, semble-t-il, pour la nourrir: le désespoir – et le secret délice – d’aimer plus que l’on ne l’est en retour, (« Coeur sutra ») les passions génératrices de frustrations mortelles (« Vigilante »), (« Vice de procédure »), les obsessions érotiques fatales (« Magda Maria »), les liens familiaux cruellement distendus (« Vigilante» ) ou pervertis (« L’aveugle »). Dans tous les cas – (et plus particulièrement dans « Cher époux ») –, les couteaux, longs, minces et tranchants sont tirés. Prêts à servir.

10/2013

ActuaLitté

littÉrature anglo-saxonne

Cher époux

Avec ce recueil de nouvelles (chacune un vrai roman en soi) et qui pourrait s’intituler Terreurs tranquilles, Joyce Carol Oates prouve encore, s’il en était besoin, son incontestable maîtrise du genre. En proie dès le début à un malaise grandissant, impossible à analyser, l’innocent lecteur devient la victime consentante d’une panique subtile qui finit par le laisser, au bout de ces récits, pantelant d’angoisse, incapable de distinguer un bonheur entrevu d’un malheur définitivement en marche. Froide et sans pitié, souvent sournoise, la violence approche, inexorable. Tout ce qui peut traverser la vie en manière de sentiments est là, semble-t-il, pour la nourrir: le désespoir – et le secret délice – d’aimer plus que l’on ne l’est en retour, (« Coeur sutra ») les passions génératrices de frustrations mortelles (« Vigilante »), (« Vice de procédure »), les obsessions érotiques fatales (« Magda Maria »), les liens familiaux cruellement distendus (« Vigilante» ) ou pervertis (« L’aveugle »). Dans tous les cas – (et plus particulièrement dans « Cher époux ») –, les couteaux, longs, minces et tranchants sont tirés. Prêts à servir.

10/2013

ActuaLitté

littÉrature anglo-saxonne

Cher époux

Avec ce recueil de nouvelles (chacune un vrai roman en soi) et qui pourrait s’intituler Terreurs tranquilles, Joyce Carol Oates prouve encore, s’il en était besoin, son incontestable maîtrise du genre. En proie dès le début à un malaise grandissant, impossible à analyser, l’innocent lecteur devient la victime consentante d’une panique subtile qui finit par le laisser, au bout de ces récits, pantelant d’angoisse, incapable de distinguer un bonheur entrevu d’un malheur définitivement en marche. Froide et sans pitié, souvent sournoise, la violence approche, inexorable. Tout ce qui peut traverser la vie en manière de sentiments est là, semble-t-il, pour la nourrir: le désespoir – et le secret délice – d’aimer plus que l’on ne l’est en retour, (« Coeur sutra ») les passions génératrices de frustrations mortelles (« Vigilante »), (« Vice de procédure »), les obsessions érotiques fatales (« Magda Maria »), les liens familiaux cruellement distendus (« Vigilante» ) ou pervertis (« L’aveugle »). Dans tous les cas – (et plus particulièrement dans « Cher époux ») –, les couteaux, longs, minces et tranchants sont tirés. Prêts à servir.

10/2013

ActuaLitté

littÉrature anglo-saxonne

Petit oiseau du ciel

Quand Zoe Kruller, jolie serveuse se rêvant star de country, est découverte brutalement assassinée dans son lit, la police de Sparta vise aussitôt deux suspects: Delray, le mari dont Zoe est séparée, et Eddy Diehl, l’amant de longue date. Mais, sans preuve, l’enquête piétine. Les rumeurs s’amplifient, ravageant au passage l’existence des deux hommes et imprimant un cours étrange à celle de leurs enfants. Aaron Kruller et Krista Diehl, adolescents sacrifiés à l’histoire familiale, chacun persuadé que le père de l’autre est l’assassin, conçoivent peu à peu une redoutable obsession réciproque. Étrange lien que l’éloignement et les années n’entameront en rien. Aussi, lorsque longtemps après le drame ils se rencontrent de nouveau, ils semblent prêts à exorciser les fantômes du passé, à se réconcilier avec leur lourd héritage. Mais rien n’est simple pour ces êtres qui oscillent entre violence muette, désir sauvage, et peur de l’autre. Avec Petit oiseau du ciel, Joyce Carol Oates fait le récit d’une passion romantique et cruelle, sensuelle et destructrice. Dans cet univers brutal, où l’alcool et la drogue font oublier le quotidien, où la dureté est le meilleur des remparts, tous rêvent d’une nouvelle vie, mais est-ce seulement possible? Une histoire captivante, disséquée comme toujours de manière implacable.

10/2012

Articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté