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Les livres et poèmes de Christian Bobin

Christian Bobin est un écrivain et poète français né le 24 avril 1951 à Le Creusot, en Saône-et-Loire. Il est particulièrement connu pour son style d'écriture poétique et méditatif, qui explore souvent des thèmes tels que la nature, l'amour, la beauté, et la spiritualité.

Le 15/11/2023

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Bobin a étudié la philosophie à l'Université de Dijon. Il a commencé sa carrière d'écrivain dans les années 1980 et a depuis publié de nombreux livres, dont des recueils de poésie, des essais et des romans. Ses œuvres sont caractérisées par une prose lyrique et une réflexion profonde sur les petites choses de la vie.

Son parcours littéraire est marqué par une diversité d'écrits, incluant essais, romans et poèmes. Ses textes, souvent courts mais denses en émotion et en réflexion, abordent avec délicatesse des sujets tels que la quête de sens, l'amour, la mort et la spiritualité.

Parmi ses ouvrages les plus connus, on trouve "La plus que vive", un hommage à sa femme décédée, "L'homme-joie", "La lumière du monde", et "Le Très-Bas", une biographie poétique de François d'Assise, qui est souvent considérée comme l'un de ses meilleurs travaux.

Il aura reçu plusieurs prix littéraires pour son travail, y compris le prix des Deux Magots en 1993 pour "Le Très-Bas". Son style unique et sa capacité à capturer l'essence de l'expérience humaine dans ses écrits lui ont valu une place importante dans la littérature contemporaine française.

Il est décédé le 25 novembre 2022.

(crédits photo : Vermeer&Velazquez , CC BY SA 4.0)

 

Extraits

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Littérature française

Le muguet rouge

Mon père mort me montre deux brins de muguet rouge. Il me dit qu'un jeune homme là-bas, dans une montagne du Jura, a inventé ce muguet et envisage de le répandre sur le monde. Il m'invite à aller le voir. L'homme tient une auberge au bord d'un lac. J'y mange une omelette, bois un vin de paille. Quand je lui parle des fleurs, mon hôte me conduit au-dessus d'un pré en pente : des dizaines de muguets rouges fraîchement poussés s'apprêtent à incendier la plaine. Je reviens vers mon père, lui demande qui est cet homme. Il me répond que c'est une partie de sa famille dont il ne m'avait encore jamais parlé. Va les voir, me dit-il, apprends à les reconnaître. C. B.

02/2024

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Poésie

Le murmure

"Les poètes meurent au combat même quand ils meurent dans un lit. Ils livrent bataille toute leur vie". Hanté depuis toujours par la mort, dès ses premiers écrits, Christian Bobin paria pour le salut par la poésie, plaçant sa vie "sous une pluie de lettres noires et blanches" . Même le dernier instant du poète - qui meurt juste après avoir achevé son dernier livre - y était vu de façon prémonitoire : "la bouteille d'encre noire renversée dans le fond de l'âme" . Commencé chez lui, au Creusot, en juillet 2022, poursuivi sur son lit d'hôpital durant les deux mois précédant sa mort, le 23 novembre 2022, Le murmure appartient à ces oeuvres extrêmes écrites dans des conditions extrêmes. Dans ce livre ultime, le plus humain des poètes se révèle être aussi le plus héroïque. A l'hôpital, celui dont le rire explosif sonnait comme un défi réalise à la lettre cette parole de Rimbaud : "Je suis de la race qui chantait dans le supplice". Le murmure est la trace d'une course entre l'amour et la mort. A la fin c'est l'amour qui gagne, faisant de ce chant un sommet d'humanité. Le destin qui s'achève sur une telle victoire ne s'arrête pas là. Il commence.

02/2024

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Littérature française

Coeur de neige

Coeur de neige s'apparente au genre du conte animalier dont les protagonistes sont, comme on s'y attend, anthropologisés, mais dont rien dans le déroulement de l'histoire n'est invraisemblable, bien au contraire : le merveilleux réside au coeur de la réalité quotidienne. Il y est question d'un couple formé par Tacite, "? un chat de gouttière au pelage noir et aux manières calmes ? " travaillant comme ingénieur dans une centrale nucléaire, et de Bruhle, "? une chatte angora qui, à l'époque de leur mariage, suivait des études d'architecture et depuis s'était installée à son compte dans un commerce de lingerie fine ? ". Ce couple ressemble à tous les couples chez qui alternent, on ne le sait que trop bien, des périodes de lumière et d'ombre. Mais il se trouve que cette vie conjugale réserve à Tacite plus souvent l'ombre que la lumière. Tacite conçoit vite qu'il est devenu, aux yeux de celle dont il est censé partager la vie, totalement transparent si ce n'est parfaitement inexistant. Un souvenir d'enfance, où le portrait des parents de Tacite est brossé, précise la précarité financière de la famille dans laquelle il a grandi, et révèle que Tacite connaît d'expérience l'alternance de la lumière et de l'ombre - l'école lui a ainsi réservé des leçons d'écriture et de vie, ce qui est la même chose. Au passage, en voici une : "? On peut fort bien vivre une vie que l'on ne vit pas. On peut indéfiniment supporter ce que l'on ne supporte plus. ? " Puis Brulhe la négligente finit par disparaître et par plonger Tacite dans des ténèbres définitives. Le chat réalise alors que la seule lumière qui l'a illuminé émanait d'elle seule. La fin de l'histoire a lieu durant la nuit de Noël où Tacite vide une bouteille de champagne puis fait une expérience aussi innocente et fantaisiste que déterminante - elle nécessite seulement un coeur d'enfant. Vous demanderez sans doute : "? Quel est l'enseignement de ce conte ??? " Posez cette question aux flocons de neige. Il y a des chances que vous soyez - entretemps amusé, émerveillé mais aussi édifié - durablement éclairé par leur réponse. Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot, est mort le 23 novembre 2022 à Chalon-sur-Saône. A l'image de Coeur de neige, son oeuvre, plus contrastée qu'on ne le dit, plus âpre et douloureuse qu'on ne l'imagine, expose à ses lecteurs la profondeur du malheur quotidien et révèle la possibilité d'y échapper par un émerveillement qu'apportent les livres des poètes, de certains écrivains touchés par la grâce d'écrire - et en premier ceux de l'auteur de La Part manquante.

05/2023

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Littérature française

Lettres d’or

Ce sont treize lettres adressées au Vous derrière lequel se dérobe la bien-aimée. L'auteur y embrasse la solitude qui ne se défaît jamais de la condition amoureuse. Une écriture cousue d'or et qui sonne comme une évidence, distinguable de toutes les autres par sa pureté. Au ? l de ce monologue, l'âme - entre délivrance et tourment - se voit prodiguer quelques belles étoiles, "rayons de miel fauve" qui ne manquent pas de résonner jusqu'au coeur. C'est, depuis les années 80, ce verbe inimitable qui a permis à Christian Bobin d'acquérir la ferveur de plusieurs générations de lecteurs.

04/2023

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Critique Poésie

Les poètes sont des monstres

Fragment de texte : Dans la rue, des milliards de secrétaires. Leurs doigts tapent sur le crâne des lettres plus vite que le pic-vert sur l'écorce de l'arbre. L'irréel est notre passion et elle est sinistre. Il faut à l'amour des lèvres réelles avec des mots réels qui en sortent, vibrant comme le brin d'herbe aux dents du berger.

12/2022

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Littérature française

Les différentes régions du ciel

"Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amourqui manque à tout amour. Je m'assieds devant la table d'écritureet je laisse venir à moiles différentes régions du ciel".

10/2022

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Littérature française

Eclat du solitaire

Ce livre est le dernier que nous avions publié de Christian Bobin en 2011 : presque immédiatement épuisé il manquait depuis bientôt une décennie. Sa poésie garde la fraîcheur des premiers volumes mais porte cette fois sur un peintre inconnu, ou "le peintre inconnu" pourrait-on dire, comme tant d'autres, gardien de musée, se cachant pour dessiner des portraits solitaires.

06/2022

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Poésie

Le Christ aux coquelicots

Comme le coquelicot déchire l'étoffe trop riche des blés, tu brûles le linge, brodé à nos initiales, de notre trépas.

05/2022

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Poésie

Eclats de vie en 60 poèmes

L'auteur, amoureuse et poète, vit comme elle écrit, porteuse du désir de ce qui est à venir, à vivre. Aussi nous dit-elle " il n'est jamais trop tard ", le meilleur reste à venir. Elle écrit pour nous, pour être à côté de nous. Avec des mots, à la fois simples et taillés dans du cristal, elle cherche à toucher ce que concentre le poète : l'exactitude de la beauté. A travers ses poèmes, Eve Ricard ouvre les êtres aux reflets diamants de l'instant, là où vont les bienheureux. Elle nous fait prendre conscience que : " Nous sommes comme un mikado : Le moindre mouvement de l'un concerne l'autre. Rien ne vient que de nous. L'autre m'est nécessaire pour recevoir. Je suis nécessaire à l'autre pour qu'il donne. Nous sommes uniques et semblables. Seuls et nombreux. Vivants avec les vivants. "

09/2021

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Littérature française

L'homme du désastre

L'homme du désastre, c'est Antonin Artaud, à qui est adressée cette longue lettre que Christian Bobin écrit avec cette trompeuse douceur qu'on lui connaît et d'où découle une méditation sur l'enfance, l'innocence, la précarité de l'existence.

06/2021

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Critique Poésie

Mallarmé et la parole de l'imâm

Ce livre donne une joie étrange, comme celle que peut engendrer la vision d'un flocon de neige dansant entre terre et ciel, ivre d'aller à la rencontre de sa propre mort. La toupie d'une pensée tourne avec les pages. Sa pointe est appuyée sur cette intuition : la parole audible, seule digne d'être écoutée car seule vraie, est la parole qui renonce à être sa propre lumière, pour s'éprouver buée sur le miroir du langage seul divin. Telle est la parole du poète, ou celle de l'imam. La belle invention de ce livre est de détacher l'écrivain de toute appartenance esthétique, et le saint de toute soumission doctrinale. Encore faut-il préciser : personne n'est poète. Personne n'est saint. Seul le langage l'est quand il renonce à saisir l'insaisissable et qu'il n'est plus qu'un effet de sidération du poète ou du priant. La vérité n'est pas atteinte dans le chant du soufi, pas plus qu'elle ne l'est dans la phrase surnaturellement obscure de Mallarmé. C'est l'inverse : ce sont eux— le soufi qui tourne autour de la poussière de son âme, et le poète qui demande à l'univers mutique d'écrire son livre absolu — qui sont soudain malgré eux atteints par la vérité informulable. Blessés par la lumière. A terre. Christian Bobin

09/2020

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Poésie

Le livre des anges. Suivi de La nuit spirituelle et Carnet d’une allumeuse

La vie de Lydie Dattas à laquelle son oeuvre est intimement liée est en vérité peu banale : née en 1949, fille du musicien Jean Dattas, organiste de Notre-Dame de Paris, elle écrit très tôt des poèmes et connaît sa première publication à 20 ans au Mercure de France, elle épouse à 23 ans Alexandre Bouglione, se lie d'amitié avec Jean Genet, rencontre Jean Grosjean qui préfacera son livre majeur Le livre des anges, correspond avec Ernst Jünger, avant de partager le chemin de Christian Bobin. Le volume que nous proposons donne bien sûr à lire ce Livre des anges dont la parution eut en son temps un large écho en raison de sa puissance lyrique et de la tonalité étrange du propos entre mysticisme, sensualité et féminité revendiquée. Nous y adjoignons deux livres qui contribuent à complexifier le jugement du lecteur sur le parcours de cette poétesse qui prétend faire prévaloir la puissance du coeur sur le prestige de l'intelligence, et qu'on réduirait en l'enfermant dans le simple registre d'une mystique contemporaine : La nuit spirituelle, écho de ses relations ambivalentes et tourmentées avec Jean Genet et le récent Carnet d'une allumeuse (ici dans une version nouvelle) qui d'une autre façon revendique la force créatrice de la femme et dénonce les malentendus qui contribuent à la nier en l'enfermant dans le statut d'objet de séduction et de plaisir. Dans un article de La Croix Patrick Kéchichian a justement situé cette poésie entre "mystère et fureur". C'est naturellement Christian Bobin qui offre une magnifique et inspirée préface à cet ensemble poétique insolite et de haute intensité.

06/2020

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Littérature française

Le huitième jour de la semaine

Les grandes décisions se prennent dès l'enfance, celles qui orientent le cours des astres et l'allure des songes. Elles naissent de tout et de rien. Elles naissent de l'indigence soudainement révélée du tout de la vie. A sept ans, l'âme est déjà menée à son terme, enroulée sur sa propre absence, comme les pétales d'une rose, amoureusement repliés sur le vide en leur centre. Cette révélation de l'abîme la parfait, lui donnant l'amertume d'un parfum noir qui imprégnera jusqu'au dernier de ses jours. La foudre du vieil âge atteint ainsi l'enfance au beau milieu de ses jeux. L'éclair d'un savoir dont la lueur se prolongera jusqu'à l'ultime instant. Ces choses-là sont muettes...

01/2020

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Essais biographiques

Pierre,

Pierre, "Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s'étiole dans cette appartenance. Il m'aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m'arrêtant net devant un liseron, un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d'une présence, l'excès du réel qui ruine toutes les définitions. Je cherche cette présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant".

10/2019

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Littérature française

L'amour des fantômes

Parlant de sa ville natale, Christian Bobin fait exploser toutes les notions tristes d'appartenance, de racines, voire d'identité. Il dessine ses rues, ses maisons préférées, le ciel qui roule au-dessus et contracte le tout dans le dessin d'une feuille d'automne, ou la minuscule cathédrale d'un flocon de neige. Celui qui était réputé immobile se révèle en vérité habitant de tous les mondes, vagabond de tous les ciels.

09/2019

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Littérature française

La muraille de Chine

Le sommet de la vie, veux-tu que je te dise ce que c'est ? C'est écrire une lettre d'amour, sentir le feutre appuyer sur le papier, et voir le papier s'ouvrir à une nuit plus grande que la nuit.

05/2019

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Sphère économique

L'expérience de la forêt

En Dordogne, la forêt est partout. En s'y enfonçant, on découvre une grande variété d'arbres, d'arbustes et de plantes qui révèlent la nature des sols, les subtilités de la topographie ou des influences climatiques. Dernier refuge du sauvage, la forêt périgorde abrite peut-être de nouveau quelques loups aventureux. Depuis la fin de la préhistoire, les hommes connaissent sa nature bienfaitrice : terrain de chasse et de cueillette de champignons, ressource pour les usages domestiques - feu de cuisson, manche des outils, bois de charpente - ou réserve de nourriture pour les communautés villageoises et leurs animaux. Charbonniers hier et sylviculteurs aujourd'hui valorisent économiquement le bois des chênes et des châtaigniers. Les nouvelles monocultures de pins maritimes ou de peupliers suscitent des inquiétudes pour des raisons écologiques et paysagères. Beaucoup de noms de famille, de communes et de lieux-dits du Périgord trouvent également leur origine dans l'imaginaire végétal de la forêt et de ses lisières. Espace secret où se cachent les braconniers du temps de Jacquou le Croquant et les maquisards de la Seconde Guerre Mondiale, la sylve d'ici abrite aussi les sorcières et les bêtes fantastique des contes occitans. Ambivalente, les ermites s'y réfugient quand les héros doivent y affronter l'obscurité païenne et inhospitalière. Enfin, poètes et rêveurs puisent parfois au fin fond des forêts une inspiration féconde et une ultime consolation. Peut-être comme nous tous. Romain Bondonneau

04/2019

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Littérature française

La nuit du coeur

Tout commence à Conques dans cet hôtel donnant sur l'abbatiale du onzième siècle où l'auteur passe une nuit. Il la regarde comme personne et voit ce que, aveuglés par le souci de nous-mêmes et du temps, nous ne voyons pas. Tout ce que ses yeux touchent devient humain - vitraux bien sûr, mais aussi pavés, nuages, verre de vin. C'est la totalité de la vie qui est embrassée à partir d'un seul point de rayonnement. De retour dans sa forêt près du Creusot, le poète recense dans sa solitude toutes les merveilles "rapportées" : des visions, mais également le désir d'un grand et beau livre comme une lettre d'amour, La nuit du coeur. C'est ainsi, fragment après fragment, que s'écrit au présent, sous les yeux du lecteur, cette lettre dévorée par la beauté de la création comme une fugue de Jean-Sébastien Bach.

10/2018

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Littérature française

Noireclaire. Précédé de Carnet du soleil

"Le sourire est la seule preuve de notre passage sur Terre".

06/2018

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Monographies

Visages de Scampia. Les justes de Gomorra

Cet ouvrage est le fruit d'une rencontre : en 2015, l'artiste Ernest Pignon-Ernest souhaite prolonger à Naples le parcours de son projet "Se torno" (Si je reviens), qui l'a vu coller sur les murs de Rome et de Matera l'image d'un Pasolini au regard sévère portant dans ses bras son propre corps sans vie. C'est Davide Cerullo, enfant du quartier passé par la criminalité avant de trouver la rédemption dans la poésie, qui va lui ouvrir les murs de Scampia, banlieue populaire de Naples dans laquelle l'artiste voit un univers pasolinien d'aujourd'hui. Pignon-Ernest découvre alors le travail photographique de Cerullo, qui saisit depuis une dizaine d'années la vie du quartier et de ses habitants, dans ses aspects les plus durs mais également avec l'espoir et la conviction que ses enfants peuvent être sauvés par l'instruction. Erri De Luca et Christian Bobin, touchés eux aussi par le parcours et le travail de Davide Cerullo, joignent leur voix à celle d'Ernest Pignon-Ernest pour introduire les photographies et les textes ici rassemblés, qui tiennent tout à la fois du document, du témoignage tragique et de la rêverie poétique.

05/2018

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Art japonais

Comme la lune au milieu de l'eau. Art et spiritualité du Japon

Dans cet ouvrage magnifique, Yoko Orimo nous fait ressentir le coeur insaisissable du Japon, ce lien intime avec la nature qui au travers de la poésie, de l'art du thé ou du Nô, conduit à l'éveil à la résonnance de l'univers et à la beauté de l'éphémère. Elle propose de très belles traductions de nombreux Wakas et Haïkus, constituant une précieuse anthologie de poésie japonaise replacée au sein du rythme des quatre saisons. Evoquant le shintô et le zen, les notions d'impermanence et de wabi sabi, le thé et le théâtre Nô, le visible et l'invisible, les Voies spirituelles du quotidien, le rapport au temps, elle nous conduit à une profonde réflexion sur l'identité et la culture du Japon, si ancienne et toujours vivante, et qui depuis si longtemps nous fascine.

03/2018

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Poésie

Le plâtrier siffleur

Habiter poétiquement le monde ou habiter humainement le monde, au fond, c'est la même chose. Christian Bobin

02/2018

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Récits de voyage

L'invention du voyage

Voyager sans se déplacer... Telle est l'ambition folle de cet antimanuel, ce guide pour nulle part et cependant partout. Comment retrouver, sans bouger, "l'état" du voyageur ? Cette énergie nomade qui habite tout sédentaire ? A travers leurs expériences, leurs histoires et leurs réflexions, quelques grands vagabonds, poètes, sociologues et artistes disent l'audace de se perdre, la lecture comme départ, l'imagination comme monture. Autour de soi-même ou des autres, le voyageur immobile sentira là souffler, sans quitter sa chambre, les vents de l'aventure...

09/2017

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Littérature française

L'homme-joie

"Ecrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir".

08/2017

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CD K7 Littérature

Un bruit de balançoire

Sa vie, c'est d'écrire. A la main, toujours. D'un seul souffle, Christian Bobin compose un livre entièrement fait de lettres. Chacune est rare, précieuse. Elles sont adressées à sa mère, à l'ami, à un nuage, à une sonate. Au poète Ryokan aussi, ce moine et ermite japonais, génie de l'enfance. La lettre est ici le lieu de l'intime, l'écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le simple, le miracle d'exister. Et d'une page à l'autre, nous invite au recueillement et à la méditation.

08/2017

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Connaissance de soi

A la recherche de la vie intérieure

Qu'est-ce que la vie intérieure ? En avez-vous une ? Si oui, peut-on la cultiver ? N'est-elle pas à la fois la source de nos pensées, de nos sentiments et de nos intuitions, mais aussi de toute création et de toute spiritualité ? Patrice van Eersel nous guide à travers enquête passionnante, qui progresse au fil de ses dialogues avec huit personnalités remarquables : le psychiatre Christophe André, le neurologue Stanislas Dehaene, la pédiatre Catherine Dolto, le mathématicien Cédric Villani, le chanteur Arthur H., le maître soufi Cheikh Bentounès, la bibliste Annick de Souzenelle et le poète Christian Bobin. De l'"intériorité sans bruit" que décrit Christophe André jusqu'à cet "enfant intérieur jouant à cache-cache" que nous invite à retrouver Christian Bobin, un voyage inédit vers ce que chacun porte d'essentiel et d'unique.

01/2017

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Thèmes photo

La prière silencieuse

De la Provence à la Bretagne, en passant par Paris, Frédéric Dupont invite à pénétrer au coeur de lieux parmi les plus inaccessibles : les monastères. C'est dans l'atmosphère unique de ces murs chargés d'histoire qu'il témoigne du chemin spirituel d'hommes et de femmes qui ont choisi de consacrer leur vie à Dieu dans le recueillement et la prière. Ce travail photographique, qui rend hommage à la beauté calme de ces instants, a inspiré à Christian Bobin un texte sensible et constitue une véritable invitation à la méditation.

10/2015

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Critique

La littérature et le hasard

André Dhôtel, qui se voulait un artisan de la littérature, aimait sans doute les choses bien faites et le travail achevé. Aussi consacrait-il l'essentiel de ses efforts aux romans qu'il publiait avec une remarquable régularité, ainsi qu'aux divers textes de commande et de circonstances qui incombent à tout écrivain un tant soit peu reconnu. En revanche, il ne s'est jamais abandonné aux vertiges de l'introspection, de l'automatisme ou des réécritures à l'infini. Les carnets, les journaux intimes, les brouillons multiples ne sont pas son affaire. L'essentiel de son oeuvre est au grand jour, comme lui-même, et il ne laisse guère d'inédits aux antiquaires de la postérité. Le seul qui nous soit parvenu porte un titre éminemment dhôtélien : La littérature et le hasard. C'est un document précieux, qui vient utilement confirmer ce que certains soupçonnaient depuis longtemps déjà, à savoir que cet artisan, s'il abordait avec une remarquable modestie sa tâche de romancier, en avait pourtant une haute idée et n'avait pas manqué d'en méditer les mystères et les difficultés.

10/2015

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Littérature française

Noireclaire

"C'est si beau ta façon de revenir du passé, d'enlever une brique au mur du temps et de montrer par l'ouverture un sourire léger." Hanté par le souvenir d'une femme qu'il a aimée, Christian Bobin revient, vingt ans après sa mort, déposer sur sa tombe "un petit bouquet mortuaire", ainsi qu'il caractérise son livre. C'est en vérité un volume de peu de phrases, mais ample et profond comme l'écho ou le ciel à la renverse dans l'oeil de l'épervier. Qu'il évoque en passant le visage de son père, la mort de Kafka, un poète chinois du IVe siècle, c'est toujours de cet amour disparu qu'il parle, et chacune de ses phrases a l'intensité d'une rose rouge, la délicatesse d'une goutte de pluie, la force d'un poème. C'est un livre qui rend grâce à la beauté du monde en répétant que l'amour ne passe pas. Un vrai bonheur de lecture.

10/2015

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Mort

Devance tous les adieux

Trente ans après les faits, un fils raconte le suicide de son père. L'histoire vraie d'une vie qui s'interrompt sans s'interrompre, tant qu'il en reste un qui aime. Un texte magnifique et poignant. On en sort heureux, heureux que la littérature permette pareille résurrection des morts.

04/2015

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Littérature française

L'épuisement

"Je m'égare un peu, ce livre ressemble de plus en plus à ce que ma mère me disait en me voyant sortir : tu ressembles à l'orage. Ce livre ressemble à l'orage, mais, somme toute, une promenade sous la pluie n'est jamais mauvaise, la joie y vient avec la peur".

03/2015

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Industrie et techniques

L'Ami intime. Un musée imaginaire du pain

Le pain, "l'ami intime, comme l'appelle Magritte, appartient à notre quotidien depuis des milliers d'années, depuis que nous nous sommes faits agriculteurs, meuniers, boulangers - mangeurs de pains. Compagnon essentiel, il est devenu partie intégrante de notre langage et de nos rêves. Les artistes de toutes les époques l'ont compris, qui ont su mettre en lumière sa puissance symbolique et émotionnelle. Brueghel, Millet, Vallotton, Van Gogh, Picasso, Magritte, Dali, Brassaï, Cartier-Bresson, Doisneau, Mapplethorpe. Parr... Du registre de la table à celui de la transcendance, leurs représentations nous transportent vers des arrière-pays où le pain signifie plus que le pain. Nul n'avait encore songé à rassembler cette iconographie qui souligne avec force sa dimension identitaire.

11/2014

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Littérature française

La grande vie

"Les palais de la grande vie se dressent près de nous. Ils sont habités par des rois, là par des mendiants. Thérèse de Lisieux et Marilyn Monroe. Marceline Desbordes-Valmore et Kierkegaard. Un merle, un geai et quelques accidents lumineux. La grande vie prend soin de nous quand nous ne savons plus rien. Elle nous écrit des lettres", Christian Bobin.

02/2014

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Littérature française

Le colporteur

C'est le lecteur, "rêveur de grands chemins", qui est le thème de ce texte aussi dense que bref où Christian Bobin poursuit sa transparente méditation sur le mystère du quotidien. Manquant depuis plusieurs années nous rendons aujourd'hui ce texte clef à nouveau disponible.

05/2012

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Littérature française

L'épuisement. Un orage

Nous sommes moins seuls que nous l'imaginons. Nous sommes si peu seuls qu'un des vrais problèmes de cette vie est de trouver notre place dans les présences environnantes - écarter les morts sans les froisser, demander aux vivants ce rien de solitude nécessaire pour respirer. Dans la logique du monde, on ne peut faire sa place sans aussitôt prendre la place d'un autre. Mais on ne fait pas plus sa place qu'on ne fait sa vie : on trouve l'une et l'autre, et le sentiment de cette trouvaille inespérée c'est la joie même. "

04/2012

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Littérature française

Un assassin blanc comme neige

L'encre fraîche de Rimbaud tache mes doigts. Ses proses font trembler l'air au-dessus de la page comme sur une route fondue au soleil d'été. Je vais chercher mon pain, mes nuages et mes étoiles dans l'unique librairie du Creusot. L'acacia au bas de la rue du Guide surgit comme un donateur fou. Son haleine sent le miel et l'or. Toutes les fleurs se ruent vers nous en nous léguant de leur vivant leur couleur et leur innocence. Les contempler mène à la vie parfaite. Les anémones sont si crédules que même l'enfer leur donne raison.

05/2011

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Littérature française

Carnet du soleil

Carnet du soleil s’inscrit dans la continuité de « La plus que vive » (Gallimard, 1996) dans la mesure où Christian Bobin reprend aujourd’hui sa plume pour écrire à celle qui bouleversa sa vie en disparaissant prématurément à l’âge de 44 ans : « Mourir ne referme pas le livre à sa dernière page » écrivait-il alors. En effet, il revient aujourd’hui vers elle, il lui parle de tout ce temps qui les sépare et pourtant...

02/2011

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Littérature française

Les ruines du ciel

C'est autour d'un événement - la destruction de Port-Royal par Louis XIV - et d'une idée : retrouver dans les ruines de la société actuelle "les signes d'une vie heureuse, toujours possible", que l'auteur fait s'entrecroiser des portraits du XVIIe (saint François de Sales, Saint-Cyran, Pascal, Racine, etc.) et du XXe siècle (Dhôtel, un clochard, Genet, le grand-père de l'auteur, etc.). Leurs rencontres, leurs paroles, leurs visions tissent une tapisserie lumineuse, pleine d'espérance pour notre siècle en ruine.

10/2009

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Littérature française

La dame blanche

" Derrière la porte fermée à clé de sa chambre, Emily écrit des textes dont la grâce saccadée n'a d'égale que celle des proses cristallines de Rimbaud. Comme une couturière céleste, elle regroupe ses poèmes par paquets de vingt, puis elle les coud et les rassemble en cahiers qu'elle enterre dans un tiroir. " Disparaître est un mieux. " À la même époque où elle revêt sa robe blanche, Rimbaud, avec la négligence furieuse de la jeunesse, abandonne son livre féerique dans la cave d'un imprimeur et fuit vers l'Orient hébété. Sous le soleil clouté d'Arabie et dans la chambre interdite d'Amherst, les deux ascétiques amants de la beauté travaillent à se faire oublier ". Christian Bobin.

02/2009

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Poésie

La Présence pure. Et autres textes

S'il écrit peu de poèmes, formellement parlant, Christian Bobin est sans doute l'un des écrivains contemporains qui sait au plus juste mettre en œuvre l'injonction d'habiter poétiquement le monde, injonction proférée jadis par Hölderlin. Avec lui, pas de faux-semblants, aucun réflexe de litttérateur, mais un engagement de l'être dans le temps même de la vie, et une parole qui a pouvoir de viatique. Les textes rassemblés dans ce volume ont tous ce supplément d'âme et de lumière qui, non seulement fait escorte, mais invente des routes imprévues, des clairières inespérées, sans jamais occulter les épreuves, les alarmes ni les deuils. «Je suis né dans un monde qui commençait à ne plus vouloir entendre parler de la mort et qui est aujourd'hui parvenu à ses fins, sans comprendre qu'il s'est du coup condamné à ne plus entendre parler de la grâce», écrit Christian Bobin dans La Présence pure. Et cette grâce qu'il préserve au bord de la mort comme sur le visage de l'amour, il s'en fait le guetteur, le sourcier, et il a comme personne les mots pour l'éveiller.

01/2008

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Prière et spiritualité

La Terre

La Terre est en danger et, avec elle, l'avenir de l'humanité. Gérant de la planète, l'homme est tout à la fois celui qui contribue à sa destruction et à sa protection. Que léguera-t-il à ses enfants ? Ce recueil rassemble des textes issus de traditions culturelles et spirituelles diverses. Composé de poèmes, de contes, de réflexions philosophiques ou de passages bibliques, il célèbre l'extraordinaire beauté de la Terre et évoque la paradoxale responsabilité humaine à qui elle est confiée. Occasion d'une réflexion, d'une méditation ou d'une prière, ces textes permettront au lecteur de mettre en mots sa relation avec un environnement qui, tout à la fois, l'inquiète et le fascine.

10/2007

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Biographies

Prisonnier au berceau

J'ai été seul pendant deux mille ans - le temps de l'enfance. De cette solitude, personne n'est responsable. Je buvais du silence, je mangeais du ciel bleu. J'attendais. Entre le monde et moi il y avait un rempart sur lequel un ange montait la garde, tenant dans sa main gauche une fleur d'hortensia - une sorte de boule de neige bleue. Peut-on imaginer cela ? C. B.

01/2007

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Littérature française

Une bibliothèque de nuages

Je ne vois pas la mort comme une montagne de cendres mais comme un fleuve qui sort de la poitrine du mort, une barque chargée à ras bord de fleurs odorantes, une extase dans le noir, la vie à son zénith.

09/2006

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Prière et spiritualité

La grâce de solitude

A une époque où les moyens de communication n'ont jamais été aussi nombreux, s'interroger sur l'origine de notre solitude et sur ses conséquences paraît incontournable. Qu'elle soit vécue sous le mode de l'abandon ou de l'exclusion, qu'elle soit sociale, familiale ou conjugale, la solitude impose un face-à-face avec soi-même qui génère souvent bien plus de panique que de bien-être. Les réflexions et expériences personnelles des personnalités qui dialoguent ici avec Marie de Solemne accompagnent notre redécouverte de ce mode d'être singulier qui, avec l'état amoureux, est sans doute le mieux partagé par tout être humain.

02/2006

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Littérature française

Louise Amour

"Je devins fou et personne ne s'en aperçut : le visage de Louise Amour remplissait le monde à ras bord. Il n'y avait plus rien d'autre. J'étais moins que l'air qui baignait ce visage, moins que la lumière qui ricochait sur lui. Les yeux de Louise Amour étaient deux bijoux de flamme brune, dorée, semblables à deux noisettes, sertis dans l'ovale d'une chair pâle, enfantinement bombée aux joues comme les pétales d'un lys".

09/2005

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Littérature française

L'enchantement simple

Tout se passe comme si notre vie suivait d'autant plus sûrement son cours que nous en étions absents. Durant tous ces jours, une pensée, éclose au plus sombre de la mémoire. Elle est là. On sait qu'elle est là, proche, à portée de mot, mais on la cherche en vain, on ne la trouve pas et ce sont d'autres pensées qui viennent et qui s'imposent, celle d'un voyage ou d'un chagrin, d'autres encore, jamais celle désirée, jamais celle vous concernant. J'écris dans un carnet bleu-noir. Les mots peuvent aider, pour peu qu'ils conduisent jusqu'au moment de leur insuffisance éternelle. Je nomme " bonheur " cette absence de repos, " calme " cette sollicitation ininterrompue des pensées. Je vous écris l'évidence : que chaque soir je vais m'endormir dans le lit que me fait votre voix. C.B.

02/2003

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Monographies

La lumière du monde

" J'ai devant les yeux une pièce de velours noir et par moments elle se déchire, et derrière ce velours noir il y a de l'or pur ".

01/2003

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Monographies

Ressusciter

"Il y a une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir".

01/2003

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Littérature française

La folle allure

Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge.

04/1997

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Littérature française

Le très-bas

L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière. Cette phrase convient merveilleusement à François d'Assise. On sait de lui peu de choses et c'est tant mieux. Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître. Ce qu'on en dit, en croyant savoir ce qu'on dit, rend difficile de le voir. On dit par exemple : Saint-François-d'Assise. On le dit en somnambule, sans sortir du sommeil de la langue. On ne dit pas, on laisse dire. On laisse les mots venir, ils viennent dans un ordre qui n'est pas le nôtre, qui est l'ordre du mensonge, de la mort, de la vie en société. Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n'ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre. L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière.

01/1995

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Littérature française

Le muguet rouge

Mon père mort me montre deux brins de muguet rouge. Il me dit qu'un jeune homme là-bas, dans une montagne du Jura, a inventé ce muguet et envisage de le répandre sur le monde. Il m'invite à aller le voir. L'homme tient une auberge au bord d'un lac. J'y mange une omelette, bois un vin de paille. Quand je lui parle des fleurs, mon hôte me conduit au-dessus d'un pré en pente : des dizaines de muguets rouges fraîchement poussés s'apprêtent à incendier la plaine. Je reviens vers mon père, lui demande qui est cet homme. Il me répond que c'est une partie de sa famille dont il ne m'avait encore jamais parlé. Va les voir, me dit-il, apprends à les reconnaître. C. B.

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