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Romans régionaux

Les enfants des Justes

En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l'Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n'écoutant que son coeur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu'on propose à Virgile et à Victoria qui n'ont jamais pu avoir d'enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s'organise dans le Périgord jusqu'aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur.
Avec une sensibilité, une justesse de ton qui bouleversent, Christian Signol évoque cette période douloureuse de l'Histoire où, comme les Laborie, de nombreux Français n'hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu avec la simple certitude d'accomplir leur devoir de citoyen, d'être humain.

10/2012

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Les Enfants des Justes

En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l’Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n’écoutant que son cœur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu’on propose à Virgile et à Victoria qui n’ont jamais pu avoir d’enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s’organise dans le Périgord jusqu’aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur.Avec une sensibilité, une justesse de ton qui bouleversent, Christian Signol évoque cette période douloureuse de l’Histoire où, comme les Laborie, de nombreux Français n’hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu avec la simple certitude d’accomplir leur devoir de citoyen, d’être humain.Ce roman auquel l’auteur tient tant est un superbe hommage à la mémoire de ces Justes qu’on ne peut oublier.

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Bd adultes

Algues vertes, l'histoire interdite

Pas moins de 3 hommes et 40 animaux ont été retrouvés morts sur les plages bretonnes. L'identité du tueur est un secret de polichinelle : les algues vertes. Un demi-siècle de fabrique du silence raconté dans une enquête fleuve. Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d'être autopsiés, des jeux d'influence, des pressions et un silence de plomb. L'intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d'années. Inès Léraud et Pierre Van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d'alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

06/2019

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Littérature

Enfant de perdition

Enfant de perdition est un grand roman d'initiation. Fils d'une mère italienne émigrée et d'un père " fabricant de crânes " (biologiste dans un laboratoire de vivisection), le narrateur y raconte son enfance et son adolescence dans la région lyonnaise, à la fin du 20 ème siècle, sous la forme d'une immense épopée barbare, remplie de bruit et de fureur. Le particulier rejoint l'universel, dans une langue française littéralement redécouverte, " mise en état d'étrangeté à elle-même ", selon les mots de l'auteur. Roman d'éducation sociale, érotique, politique qui conduit le narrateur à fréquenter différentes communautés : Gitans, Arabes, Italiens. Les quartiers s'opposent et s'observent. On suit le destin de toute une bande d'enfants perdus qui se haïssent et se fascinent, se livrent à des rites sataniques, à des jeux et des activités prohibés, sous le regard du chef de la police locale, le " directeur de la tranquillité ". L'un d'entre eux part faire la guerre en Bosnie, un autre se convertit à l'islam, le fils d'un ouvrier maghrébin deviendra l'assassin de sa bienfaitrice... La guerre en Bosnie (1992 - 1995) réveille les pires fantômes européens, les génocides, la violence entre les races et les peuples. La mémoire du jeune narrateur est pleine de ces conflits, de viols, de légendes familiales, mais aussi de grands mythes de l'Antiquité, réactualisés et détournés au profit de sa propre narration. Odyssée dans la mémoire singulière d'un enfant, hanté par " le visage barbare " de sa mère, Enfant de Perdition raconte nos destins multiples, convoque des pays lointains, des pays en guerre, et réveille des monstres (Hitler, Hérode), et les Dieux (Christ, Zeus, Vénus) dans une conjuration littéraire du mal et de la violence de l'Histoire mondiale, au basculement d'un siècle à l'autre.

01/2020

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litterature russe

La fin de l'homme rouge


Armée d’un magnétophone et d’un stylo, Svetlana Alexievitch, avec une acuité, une attention et une fidélité uniques, s’acharne à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu’a été l’urss, à raconter la petite histoire d’une grande utopie. “Le communisme avait un projet insensé : transformer l’homme «ancien», le vieil Adam. Et cela a marché… En soixantedix ans et quelques, on a créé dans le laboratoire du marxisme-léninisme un type d’homme particulier, l’Homo sovieticus.” C’est lui qu’elle a étudié depuis son premier livre, publié en 1985, cet homme rouge condamné à disparaître avec l’implosion de l’Union soviétique qui ne fut suivie d’aucun procès de Nuremberg malgré les millions de morts du régime.
Dans ce magnifique requiem, l’auteur de La Supplication réinvente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés. Des humiliés et des offensés, des gens bien, d’autres moins bien, des mères déportées avec leurs enfants, des staliniens impénitents malgré le Goulag, des enthousiastes de la perestroïka ahuris devant le capitalisme triomphant et, aujourd’hui, des citoyens résistant à l’instauration de nouvelles dictatures…
Sa méthode : “Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d’une vie qui a disparu. C’est la seule façon d’insérer la catastrophe dans un cadre familier et d’essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose... L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne.”
À la fin subsiste cette interrogation lancinante : pourquoi un tel malheur ? Le malheur russe ? Impossible de se départir de cette impression que ce pays a été “l’enfer d’une autre planète”.
Sophie Benech(Traducteur)

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Histoire du manga

Apparu à la fin du XIXe siècle, en s’inspirant des caricatures à la mode occidentale, le manga, forme d’expression artistique en perpétuel renouvellement, est aujourd’hui un genre majeur, protéiforme et dynamique. En se démarquant du reste de la production graphique mondiale, le manga est devenu une véritable industrie qui vend des magazines et séries par dizaines de millions d’exemplaires et représente, au Japon, un marché de plus de 3 milliards d’euros. Puits de scénarios pour la télévision et le cinéma, vivier de mascottes lucratives, il est l’un des plus efficaces ambassadeurs de la culture nippone en France. Créé dans une société singulière et énigmatique, cet univers narratif réfléchit l’évolution du pays dans lequel il s’est développé: moyen de consolation durant la récession d’avant-guerre, le manga se fit le héraut de la contestation dans les années soixante et un médiateur du féminisme dix ans plus tard. D’Astro Boy à Akira, le manga transforme les robots en gentils humains ou les hommes en terribles machines, rêve le meilleur d’une nation ambitieuse et solidaire, ou anticipe le pire d’une société décadente et belliqueuse. Mais au-delà, et c’est ce que montre Karyn Poupée à travers cet essai subtil où se conjuguent l’histoire, l’art et la sociologie du Japon, la portée du manga est universelle. Se faisant laboratoire de l’existence, il renvoie à chacun d’entre nous une image de lui-même et de l’humanité à laquelle il appartient.

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