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Jean-Pierre Enard

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Science-fiction

Maîtres du vertige. Six récits de l'âge d'or

La SF française, même si le terme n’existe pas encore ici, connaît son premier âge d’or de 1918 à 1935. Le genre est identifié dès la fin du xixe grâce aux succès de Verne et Wells. Les Anglais l’appellent scientific romance, les Français roman scientifique ou merveilleux-scientifique selon Maurice Renard. Porté par un élan fondateur jusqu’au déclenchement de la Grande Guerre, le genre se relance après, et entre alors dans une période faste où les thèmes classiques sont déployés et raffinés à l’extrême : entités mystérieuses, savants fous, fins du monde, quatrième dimension…

2 500 oeuvres, négligées pour la plupart. Six de ces oeuvres sont rassemblées ici, précédées d’une longue introduction de Serge Lehman qui revient en détail sur la naissance de cette SF française des origines. Un événement dans ce domaine.

Le livre contient les six textes suivants : Dans trois cents ans, de Pierre Mille, Tsadé (une aventure de Palmyre), de Renée Dunan, Les navigateurs de l’infini, de J.-H. Rosny aîné. La terreur rose, de Jean Ray. Où? (document), de Claude Farrère, L’agonie du globe, de Jacques Spitz.

10/2021

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Dictionnaire français

Pleins feux sur nos dictionnaires en 2500 citations et 700 auteurs du XVIe au XXIe siècle

Pleins feux sur nos dictionnaires, ce sont 2500 citations consacrées aux dictionnaires, 2000 articles recueillant les réflexions surprenantes, drôles, insolentes, profondes, pétillantes de plus de 700 personnalités, écrivains, savants, humoristes, journalistes, lexicographes, chanteurs s'exprimant sur le sujet... Avec en fin d'ouvrage un index permettant par exemple de savoir ce que Racine, Brassens, Baudelaire, Tahar Ben Jelloun, Paul McCartney, Woody Allen, Georges Feydeau, l'Académie française, Pierre Larousse, Paul Robert, ont pensé des dictionnaires. Parmi ces milliers de citations : "Je ne me voyais pas trop entrer pour l'apéro un dico à la main. Dans mon milieu, ce n'est pas très bien vu les livres. Un peu ça va, mais sans exagérer." Marie-Sabine Roger, 2008. "L'homme qui apprendrait par coeur un dictionnaire finirait par y trouver du plaisir." Gustave Flaubert, 1858. "L'achat d'un dictionnaire Larousse et l'acquisition d'une armoire à glace signifiaient un avènement à la bourgeoisie." Anatole de Monzie, 1938. "Il y a des heures où il faut chercher tous ses mots dans le dictionnaire." Jules Renard, 1900. "Je dors avec le dictionnaire, fidèle accompagnateur qui est à la fois la table et le procureur." Bruno Dewaele, champion du monde d'orthographe, 2014. "Un jeudi du printemps dernier, la compagnie que j'ai le plaisir de représenter cet automne a fait entrer un mot nouveau dans son dictionnaire : le mot convivance", Florence Delay, de l'Académie française, 2001."Les dictionnaires se copient les uns sur les autres, c'est les mêmes mots !" Jean-Marie Gouriot, Brèves de comptoirs, 2007. "Une chose est sûre, le dictionnaire n'a pas dit son dernier mot." Jérôme Robert, 2017.

03/2018

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Critique littéraire

Correspondance 1925-1944. "Nos relations sont étranges"

"Parlerons-nous politique ? " demande Drieu à Paulhan, un jour de 1936, après dix années de promesses non tenues et de vagues reproches. Le dialogue sera vain, peut-être, mais il est sincère, bien que l'écart se creuse, jusqu'en 1943, entre le conseiller municipal du Front populaire et le thuriféraire de Doriot, entre le patriote qui en appelle à "l'espoir" et au "silence" en juin 1940 et le fasciste qui rêve de créer à Vichy un parti unique, entre l'ancien et nouveau directeur de La NRF imposé par Otto Abe,. Leur dialogue est même remarquablement direct : "Nos relations sont étranges, écrit Drieu à Paulhan le 12 décembre 1942. j'ai pour vous une véritable dilection qui m'est venue assez tard, à l'usage, an peu avant 1939, et en même temps je pense que nous sommes ennemis et que nous nous combattons." Ces 169 lettres échangées le montrent : Paulhan n'a jamais rompu intellectuellement avec Drieu, tentant de comprendre sa logique singulière. Paulhan ria jamais rompu avec La NRF, non plus : après avoir refusé la codirection de la revue avec Drieu, à l'automne 1940, c'est lui qui fixe, en sous-main, les règles de cette cohabitation forcée, conscient que cette "anti-NRF" permet à la maison d'édition de Gaston Gallimard de perdurer sous l'Occupation." Je crois que ma raison (personnelle) de ne pas écrire dans la nef demeure valable, précise pourtant Paulhan en juin 1941 : je ne puis qu'être solidaire de ceux de nos collaborateurs que j'y avais invités et que l'on renvoie. Entre Paulhan et Drieu la Rochelle, peut-on parler d'une amitié ? Y outil autre chose que les relations complexes entre un éditeur et un écrivain, les conseils avisés d'un directeur de revue à son successeur, et enfin leurs paradoxales discussions politiques ? Malraux l'affirmera : "Pour Drieu, Paulhan n'était pas un résistant, pour Paulhan, Drieu n'était pas un collaborateur". Est-ce pour cela que, sans poser de questions, Drieu intervint auprès des autorités allemandes en mai 1941 pour faire libérer Paulhan, arrêté avec d'autres membres du réseau du Musée de l'Homme ? Est-ce pour cela que Paulhan a toujours gardé le contact, et plus encore, avec le directeur collaborationniste de La NRF ? Si Drieu incarne la mauvaise conscience du milieu intellectuel, Paulhan ne voit cependant pas en lui le traître par excellence. De fait, la question de le fidélité est au coeur de cette correspondance (et ce n'est pas un hasard si elle s'ouvre sur la douloureuse rupture entre Drieu et Aragon, dont Paulhan est l'arbitre à son corps défendant) : fidélité à l'amitié, fidélité à soi-même et à ses convictions politiques, fidélité à la France, à la revue... Pour Jean Paulhan, comme pour André Malraux ou Emmanuel Berl, Pierre Drieu la Rochelle a certes failli gravement - en particulier lors de ses dernières années — mais il ne s'est pas trahi. Il aurait mémo été "loyal" jusqu'à sa mort par suicide, le 16 mars 1945. Paulhan ne signifiait déjà rien d'autre à Gide, trois ans plus tôt : "Drieu est à mon égard, en tout ceci, gentil et loyal. (Note autres directeurs de revues, sommes corrects en de tels cas). "Il peine semble-t-il, de temps d autre, m'adresser quelque reproche secret." (15 mars 1942).

12/2017

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efficacité de l'organisation

Efficaces ensemble ; un défi français

Pourquoi les Français doutent-ils à ce point de leur efficacité collective? Culte de l’indépendance à l’égard de la hiérarchie et défense jalouse des acquis font souvent obstacle à de modes de coordination plus efficaces au sein des entreprises. Mettre en synergie les efforts de tous y est un défi difficile à relever. Cependant, ces difficultés ne sont pas insurmontables. Cet ouvrage s’interroge sur la portée et les limites du management local pour y remédier. Il s’appuie pour ce faire sur une solide étude empirique, conformément à une démarche classique en sciences sociales. Le récit détaillé d’un cas réel, suivi dans la durée, permet en effet à l’auteur de montrer comment une organisation et un management adéquats peuvent faciliter la confiance et la solidarité entre des acteurs qui jusque-là s’évitaient soigneusement, pour leur permettre d’être davantage « efficaces, ensemble ». En s'appuyant sur une comparaison internationale, l’ouvrage met en lumière la « singularité française » dans la difficulté à coopérer. Mais il éclaire aussi les conditions qui permettent de la surmonter. Refusant d’emboiter le pas aux prophètes du déclin français, il pose les bases d’un management culturellement averti des pièges et des ressources qu'offrent les particularités de notre fonctionnement social. Jean-Pierre Segal est professeur à l’École nationale des ponts et chaussées de Paris et chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique du CNRS. Ses travaux portent sur les formes efficaces de coopération au sein des entreprises, dans une perspective comparative internationale. Il est notamment l’auteur (en collaboration) de Cultures et Mondialisation.

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efficacité de l'organisation

Efficaces ensemble ; un défi français

Pourquoi les Français doutent-ils à ce point de leur efficacité collective? Culte de l’indépendance à l’égard de la hiérarchie et défense jalouse des acquis font souvent obstacle à de modes de coordination plus efficaces au sein des entreprises. Mettre en synergie les efforts de tous y est un défi difficile à relever. Cependant, ces difficultés ne sont pas insurmontables. Cet ouvrage s’interroge sur la portée et les limites du management local pour y remédier. Il s’appuie pour ce faire sur une solide étude empirique, conformément à une démarche classique en sciences sociales. Le récit détaillé d’un cas réel, suivi dans la durée, permet en effet à l’auteur de montrer comment une organisation et un management adéquats peuvent faciliter la confiance et la solidarité entre des acteurs qui jusque-là s’évitaient soigneusement, pour leur permettre d’être davantage « efficaces, ensemble ». En s'appuyant sur une comparaison internationale, l’ouvrage met en lumière la « singularité française » dans la difficulté à coopérer. Mais il éclaire aussi les conditions qui permettent de la surmonter. Refusant d’emboiter le pas aux prophètes du déclin français, il pose les bases d’un management culturellement averti des pièges et des ressources qu'offrent les particularités de notre fonctionnement social. Jean-Pierre Segal est professeur à l’École nationale des ponts et chaussées de Paris et chercheur au sein du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique du CNRS. Ses travaux portent sur les formes efficaces de coopération au sein des entreprises, dans une perspective comparative internationale. Il est notamment l’auteur (en collaboration) de Cultures et Mondialisation.

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Littérature érotique et sentim

Contes à faire rougir les petits chaperons

Un romancier doit savoir raconter des histoires. Toutes sortes d'histoires, mêmes celles un peu particulières que lui réclament les trois jeunes femmes qui l'entourent et l'empêchent d'écrire son roman. Mais comment leur résister, elles ont de tels arguments... Alors il raconte, il revisite à sa manière, libertine et pleine d'humour, quelques-uns des contes de son enfance. On croise Pinocchio qui n'a pas que le nez qui s'allonge, trois petits cochon, non pardon, trois petites cochonnes bien délurées, ou des Petites Filles modèles qui ne le sont pas tant que ça. Quant à la mère Michel, elle a perdu son chat, mais de quel chat s'agit-il ? Le romancier est content, ses histoires plaisent. Les trois coquines sont comblées. Et les petits chaperons n'en finissent plus de rougir.

10/2010

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