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Champ Vallon

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histoire essais

Les écrits de la souffrance ; la consultation médicale en France (1550-1825)

Attestée dès l’Antiquité, la pratique de la consultation médicale écrite s’est développée en Italie à la fin du Moyen Âge, puis en France et dans la plupart des pays européens à l’époque moderne. Jusqu’au début du XIXe siècle, elle constitua même un acte médical courant, tarifé et associé à un genre littéraire codifié. Constituées de quelques pages rédigées par des médecins consultés à distance sur des cas particuliers de maladie ou à l’issue de rencontres avec les patients, comme nos actuelles ordonnances, elles reprenaient les informations pertinentes sur le patient et sa maladie, consignées dans le « mémoire » envoyé au médecin consulté ou collectées par celui-ci pendant la rencontre avec le patient ; elles présentaient ensuite une analyse de la maladie, la liste des remèdes à prendre et le régime de vie à suivre, ainsi que leurs adaptations en fonction de l’évolution prévisible de l’état de santé. En latin, puis généralement en langue vernaculaire à partir du début du XVIIIe siècle, les consultations écrites ont été rassemblées en recueils manuscrits ou imprimés à destination des étudiants ou des jeunes praticiens. Délaissées par l’historiographie, elles sont pourtant une source de grande valeur, procurant un reflet direct de la pratique médicale, des relations des médecins avec leurs patients ou leurs confrères, mais aussi des souffrances produites par les maladies, et des témoignages directs de ces souffrances dans les cas où les « mémoires » ont été rédigés par les malades eux-mêmes. Joël Coste propose ici une étude approfondie de plus de deux mille consultations écrites par des médecins français entre 1550 et 1825. Les différentes dimensions médicales, sociales, narratologiques et rhétoriques des consultations sont tour à tour considérées et illustrées par de nombreux textes, souvent d’une grande saveur. Cette étude renouvelle notre compréhension de la médecine pratique : elle permet d’observer les médecins de l’époque moderne dans l’exercice de leur art, de les entendre raisonner, argumenter, prescrire mais aussi compatir ; d’accompagner les patients dans leurs souffrances et leurs entourages aux prises avec les réalités les plus tangibles de ces souffrances.

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histoire du moyen age au 19ème siecle

Le fils de Louis XIV

Le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, vécut quarante-neuf ans dans l’ombre du Roi Soleil, attendant un trône auquel il n’accéda jamais. En 1711, quatre ans avant son père, il disparaissait dans son somptueux domaine de Meudon. Jusqu’à ce jour, il n’existe aucune étude consacrée à ce prince pourtant si central dans une monarchie héréditaire. Seul enfant légitime de Louis XIV à survivre, sur lui reposait tout l’édifice politique construit patiemment par le roi. Prince insaisissable pour bien de ses contemporains, décrié même à cause de son impossible autonomie à l’égard de son père, il fut pourtant essentiel à un souverain qui gagnait avec lui une succession certaine et le bien le plus précieux: le temps politique. Suivre pas à pas la vie de cet homme, c’est donc se plonger dans la machinerie intellectuelle, symbolique et logistique de la monarchie absolue. Le dauphin hérita en effet du rêve politique de Louis XIV, une souveraineté dont les ressorts étaient moins la contrainte absolue exercée sur les sujets que leur adhésion intime à une autorité incontestable. Comprendre l’existence que mena le dauphin c’est donc tour à tour réfléchir à la spécificité d’un régime qui pesa si lourd dans la culture politique française, la fabrication d’un souverain, les contraintes pesant sur la vie d’un héritier dans un régime qui avait érigé l’unicité de la souveraineté en dogme absolu et enfin mieux comprendre un règne si long qu’il enjamba trois générations, celle de Louis XIV, celle de son fils, puis celle de son petit-fils, le duc de Bourgogne, disparu lui aussi avant le roi, en 1712.

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

L'honneur du soldat ; la discipline militaire en débat dans la France des Lumières (1748-1789)

Au lendemain de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), la France s’engage dans une réforme de son appareil militaire que les défaites de la guerre de Sept ans viennent accélérer et qui se poursuit jusqu’à la Révolution. Dominées par la volonté d’améliorer l’efficacité de l’armée française, ces transformations aboutissent à une emprise sans précédent sur les corps des soldats, plus que jamais réduits au rang d’automates. Cette évolution favorise par contrecoup une réflexion nouvelle, menée en particulier par les officiers français, afin de substituer à la seule contrainte mécanique le principe d’une discipline consentie fondée en particulier sur la mobilisation d’un sens de l’honneur reconnu au soldat. À travers la mobilisation des corps, c’est ainsi le statut moral et politique de l’homme du rang qui est finalement repensé.

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urbanisme

Venise : une invention de la ville

Surgie de l'eau et de la boue, au cœur des lagunes, Venise a été l'objet d'un façonnement et d'un soin jaloux et quotidien qui n'ont connu aucune trêve. Car il fallait mener dans un site fragile, que l'on pensait providentiel, la défense contre les périls des eaux saumâtres au milieu desquelles les hommes s'étaient tôt installés. Sans cesse des pilotis furent enfoncés et remplacés, des digues élevées et renforcées, des canaux creusés et curés, de la terre charriée et amassée pour conquérir toujours plus d'espace. Le travail de création vénitienne fut aussi un immense effort et une longue oeuvre de construction de ponts et de quais, de palais et d'églises, de maisons et d'entrepôts... De la sorte, jour après jour, année après année, la ville a été inventée, dans un mouvement toujours continué qui tendait vers l'élaboration d'une beauté formelle ; par cette exigence de théâtralité monumentale, il s'agissait de mettre en représentation l'imaginaire d'une grâce divine. Mais Venise, aux derniers siècles du Moyen Age, ne fut pas qu'un décor de pierres et de briques: elle a été aussi façonnée par les pas, les postures et les mots des hommes. Et fut ainsi modelée une culture urbaine dévoilant les rapports que les Vénitiens entretenaient avec leur histoire. C'est cette invention de Venise qui est ici reconstituée jusqu'au moment où, vers 1500, elle semble atteindre une plénitude.

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histoire du 20Ème siecle a nos jours

L'honneur du soldat ; la discipline militaire en débat dans la France des Lumières (1748-1789)

Au lendemain de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), la France s’engage dans une réforme de son appareil militaire que les défaites de la guerre de Sept ans viennent accélérer et qui se poursuit jusqu’à la Révolution. Dominées par la volonté d’améliorer l’efficacité de l’armée française, ces transformations aboutissent à une emprise sans précédent sur les corps des soldats, plus que jamais réduits au rang d’automates. Cette évolution favorise par contrecoup une réflexion nouvelle, menée en particulier par les officiers français, afin de substituer à la seule contrainte mécanique le principe d’une discipline consentie fondée en particulier sur la mobilisation d’un sens de l’honneur reconnu au soldat. À travers la mobilisation des corps, c’est ainsi le statut moral et politique de l’homme du rang qui est finalement repensé.

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histoire du moyen age au 19ème siecle

Le fils de Louis XIV

Le Grand Dauphin, fils aîné de Louis XIV, vécut quarante-neuf ans dans l’ombre du Roi Soleil, attendant un trône auquel il n’accéda jamais. En 1711, quatre ans avant son père, il disparaissait dans son somptueux domaine de Meudon. Jusqu’à ce jour, il n’existe aucune étude consacrée à ce prince pourtant si central dans une monarchie héréditaire. Seul enfant légitime de Louis XIV à survivre, sur lui reposait tout l’édifice politique construit patiemment par le roi. Prince insaisissable pour bien de ses contemporains, décrié même à cause de son impossible autonomie à l’égard de son père, il fut pourtant essentiel à un souverain qui gagnait avec lui une succession certaine et le bien le plus précieux: le temps politique. Suivre pas à pas la vie de cet homme, c’est donc se plonger dans la machinerie intellectuelle, symbolique et logistique de la monarchie absolue. Le dauphin hérita en effet du rêve politique de Louis XIV, une souveraineté dont les ressorts étaient moins la contrainte absolue exercée sur les sujets que leur adhésion intime à une autorité incontestable. Comprendre l’existence que mena le dauphin c’est donc tour à tour réfléchir à la spécificité d’un régime qui pesa si lourd dans la culture politique française, la fabrication d’un souverain, les contraintes pesant sur la vie d’un héritier dans un régime qui avait érigé l’unicité de la souveraineté en dogme absolu et enfin mieux comprendre un règne si long qu’il enjamba trois générations, celle de Louis XIV, celle de son fils, puis celle de son petit-fils, le duc de Bourgogne, disparu lui aussi avant le roi, en 1712.

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