Recherche

Violette Leduc

Extraits

ActuaLitté

Critique littéraire

Violette Leduc

Maurice Sachs lui " ordonna " d'écrire. Simone de Beauvoir la découvrit en 1945, Albert Camus la publia l'année suivante. Admirée par Cocteau, Genet, Jouhandeau et Sartre, Violette Leduc (19071972) est une figure des plus singulières de la littérature française du XXe siècle. Si ses premiers livres conquirent un cercle d'admirateurs fervents, ils ne touchèrent pas le grand public. Pendant vingt ans, Violette Leduc fut " un désert qui monologue ". Ce n'est qu'en 1964, à la parution de La Bâtarde, récit autobiographique lancé par une élogieuse préface de Simone de Beauvoir, qu'elle sortit brutalement de l'ombre. Violette Leduc racontait sa vie sans fausse pudeur : bâtarde, laide, pauvre, amoureuse de femmes, d'homosexuels, voleuse à l'étalage et trafiquante au marché noir... Le succès de scandale de La Bâtarde, la personnalité pittoresque et attachante de l'auteur finirent par masquer l'immense écrivain. Son esprit était trop libre pour ne pas choquer. Violette Leduc a traversé le siècle en défiant conventions et tabous avec une originalité, une hardiesse de ton encore aujourd'hui surprenantes. Grâce à de nombreux témoignages, et à une documentation inédite exceptionnelle, cette biographie retrace la vie parallèle de l'auteur de La Bâtarde, révèle les omissions et le travestissement, éclaire d'une lumière nouvelle et inattendue cette " sincérité intrépide " saluée par Simone de Beauvoir. Elle rend justice à un écrivain à redécouvrir.

03/1999

ActuaLitté

Critique littéraire

Violette Leduc. Eloge de la bâtarde

Vingt ans après la mort de Violette Leduc (1907-1972), j'écrivais, pour la collection que dirigeaient J-M-G. Le Clézio et sa femme Jemia, et qu'animait Philippe Rey, un hommage à cet écrivain dont la découverte a été déterminante pour moi. Le principe de cette collection éphémère était de proposer un texte qui soit à la fois un portrait et une confidence intime. Il ne s'agit donc pas d'une biographie, mais du récit très personnel de mon rapport avec l'oeuvre de Violette Leduc. J'y raconte l'influence qu'elle exerça sur ma vie personnelle et ma vie de lecteur et d'écrivain. J'y analyse ses livres, en les comparant à d'autres oeuvres qui ont également compté pour moi (Marguerite Duras, Jean Genet, Tony Duvert, Julien Green, Pasolini entre autres). Lorsque Martin Provost préparait son film Séraphine, je fis sa rencontre et lui appris que Violette Leduc était une grande admiratrice de cette artiste autodidacte et mystique. Martin se mit à lire Violette Leduc et, complètement conquis par son talent et sa personnalité, il décida de lui consacrer un film, en me demandant mon aide pour l'écriture du scénario, avec son ami Marc Abdelnour. Ce film que j'ai co-écrit évoque donc la vie de Violette entre 1942 et 1958, c'est-à-dire entre le moment où elle écrit son premier livre et celui où elle commence la rédaction de La Bâtarde et va donc connaître le succès.

10/2013

ActuaLitté

Critique littéraire

Violette Leduc. Genèse d'une oeuvre censurée

Violette Leduc (1907-1972) suscite aujourd'hui un vif intérêt auprès des écrivains, des metteurs en scène, des cinéastes, des universitaires (études littéraires, études de genre, sociologie) et du grand public. Composé de documents d'archive, de reproductions de manuscrits et de textes inédits accompagnés d'analyses produites par les spécialistes de l'oeuvre, ce volume édité dans la collection "Archives" des Presses de la Sorbonne Nouvelle propose une approche renouvelée de l'oeuvre de la Bâtarde en remodelant l'image de l'écrivaine maudite et en révélant certaines pages inédites - dont les articles rédigés pour le magazine Pour Elle en 1940 et les feuillets censurés du roman Ravages en 1955.

10/2019

ActuaLitté

Littérature française

Aimer c'est écrire, et vice-versa. Violette Leduc, passionnément

Violette Leduc voulait écrire, au féminin, la sexualité sans fards ni masques ni ombres, avec le projet de restituer le ressenti sensuel et sexuel éprouvé dans l'amour physique. Comme son ami Jean Genêt, mais à partir de son expérience de jeune fille lesbienne, de femme bisexuelle. Entreprise audacieuse, passionnément poursuivie malgré la censure de ses éditeurs, et dont il lui arrivait elle-même de douter. Catherine Viollet en retrace ici le processus contrarié, déchiffre les "manuscrits millefeuilles" de l'écrivaine, son oeuvre palimpseste maintes fois reprise, remaniée, amputée. Avec un inédit de Violette Leduc, "Une soirée au Fétiche" , qui est un précieux témoignage sur le monde lesbien de l'entre-deux guerres.

03/2022

ActuaLitté

Littérature française

Trésors à prendre

Trésors à prendre est un authentique journal de voyage, l'imagination n'y a pas de part. Les personnages qui le traversent sont aussi réels que le causse Noir et que la cathédrale d'Albi. Mais Violette Leduc, avec son avidité pour la vie, provoque à tout moment, en tout lieu, les rencontres les plus curieuses et les plus émouvantes.

05/2022

ActuaLitté

Littérature française (poches)

La femme au petit renard

Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise. Elle était toujours dans la lune et, depuis la mort de ses parents, elle a, en quarante années de solitude et de sauvagerie, dissipé sans joie son héritage dans la routine de la vie. Que faire maintenant ? Elle est restée étrangère au monde social, Son monde à elle : les objets qui l'entourent, un mangeur de glaçons sur le quai du métro. Mais la faim est une dure contrainte. Elle songe à sacrifier son objet le plus précieux pour réussir dans le monde utilitaire où l'on vend et où l'on achète. Vain espoir. Une inspiration alors la sauve : elle ferme les yeux, elle tend la main, et des pièces tombent. Elle vient, définitivement, d'anéantir l'univers de ses parents, où la mendicité est déchéance. "La déchéance ? disait-elle, foutaise, puisque naître c'est déchoir". Par-delà ses parents elle retrouve un univers amoral où s'abolit la dignité en même temps que la vie avec les êtres, un univers poétique où elle vit avec les choses. Par la mendicité, elle reconquiert la paix et la sérénité.

09/2016

Tous les articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté