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Les Ensablés - Notes de voyages de Laurent Jouannaud: "La Bâtarde" de Violette Leduc (1907-1972), autofiction

Mon cher Hervé, un bouquiniste vendait pour un euro La Bâtarde, de Violette Leduc, avec préface de Simone de Beauvoir, dans la collection blanche de chez Gallimard, première édition de 1964. Bon état, mais couverture jaunie avec tâches d’humidité. Un exemplaire qui a exactement 50 ans ! Violette Leduc ? La Bâtarde a fait date à sa sortie. On a parlé du Goncourt. Un film récent a remis l’œuvre et l’auteur en lumière. C’était l’occasion de me faire une opinion.

Le 01/03/2015 à 09:44 par Les ensablés

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01/03/2015 à 09:44

Les ensablés

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Par Laurent Jouannaud

Ce livre m’a décontenancé : je m’attendais à une autobiographie, et c’est autre chose. Je n’ai accroché qu’à partir de la page 308, quand Maurice Sachs demande à Violette Leduc : « Vous n’aimeriez pas écrire ? Vous n’aimeriez pas voir votre nom imprimé au début, à la fin d’un texte ? J’aurais cru, me dit-il avec lenteur. » Et avant la page 308 ? Avant, il y a pourtant les passages obligés de toute autobiographie. « Je suis née le 7 avril 1907 à 5 heures du matin. » Il y a les parents, l’enfance, le lycée, le travail, l’amour, l’Histoire. Il y a Berthe, la mère. C’est la province et le fils de la maison bourgeoise où elle travaillait l’a engrossée puis repoussée. « Je suis la fille non reconnue d’un fils de famille. » (p. 27) « Je veux guérir ta plaie, maman. Impossible. Elle ne se refermera jamais. Ta plaie, c’est lui et je suis son portrait. Ma mère l’a aimé. Je ne peux pas le renier. » (p. 24) Cette mère mettra longtemps à aimer sa fille. Elle se remarie : le beau-père n’est pas un monstre, mais il est froid. Il y a la grand-mère, Fidéline, forte, aimante, courageuse.

Cette enfance reste dans le flou : peu de détails précis, peu de dates, peu de faits saillants. Au lycée, le récit se concentre sur l’affection de la narratrice pour Aline, puis son amour pour Isabelle, dans le dortoir. Vient alors un grand amour avec Hermine, une des surveillantes qui joue du piano : « Sa jaquette de bure, ses jambes robustes, ses talons bottier, ses hanches étroites, ses narines en alerte m’obsédèrent jusqu’aux insomnies insupportables. Voir ses cheveux épars, contempler son sommeil. » (p. 111) Elles sont dénoncées. Violette vivra à l’hôtel, puis en meublé avec Hermine. Elles sont malheureuses : « Tu m’aimais Hermine, tu ne me suffisais pas. Il nous faut des tourbillons d’astres, des moteurs en folie lorsque midi est un nickel, lorsque douze siècles, lorsque douze mille ans sonnent le poids d’un instant. » (p. 190) Violette est tentée par le suicide, un soir, le long de la Seine, avec Hermine. La scène, mélodramatique, se conclut ainsi : « Nous pleurions enlacées, nous tournions sur place, nous tournions sur la berge déserte, la morve d’Hermine coulait sur ma joue, dans mon cou. Ma morve coulait sur sa joue, dans son cou. Pleuraient aussi avec nous le vent, le ciel, la nuit. Charité du sexe. Fondaient aussi nos ovaires, notre clitoris. » (p. 221) Un homme est rentré dans sa vie, Gabriel Mercier, elle finira par l’épouser « par peur de devenir une vieille fille ». Il y a eu un avortement, à peine évoqué (« Parti aux vidanges de l’avortement, mon bel enfant. » p. 462). Mais ces passages obligés ne semblent guère justifier qu’on les raconte et que quelqu’un les lise. Il faut donc en rajouter : Leduc fait des effets de style.

Violette Leduc

Les premières expériences professionnelles amusent sans non plus convaincre. Nous sommes dans les années 1930, avant la guerre. Leduc fait du name-dropping : elle a vu Adrienne Monnier dans sa librairie, Henry Bordeaux, Prévert, Jean Gabin, Carné, la sœur de Radiguet, Michèle Morgan, Lanza del Vasto, Picasso et Dora Maar. Comme elle n’a fait que les voir, le récit n’en est guère plus intéressant. La guerre elle-même n’a pas beaucoup de consistance. Leduc raconte un peu l’exode, le retour à Paris et la vie qui continue comme avant. Parfois, elle mentionne qu’un juif, ou une famille juive, a été arrêté. Violette souffre depuis toujours de sa laideur : son nez la défigure. Elle se fait opérer, mais c’est raconté en deux pages. Il y a même un vol à l’étalage, sans conséquences, que Leduc tire un peu en longueur (et auquel je ne crois guère). Ah ! J’allais oublier la scène où Violette et Hermine font l’amour devant un homme qui leur offre le champagne et les paie pour ça : « Sortir de l’hôtel n’a pas été facile. L’inconnu disparut avant nous, il nous laissa des billets. » (p. 230) Le lecteur ne sait pas trop quoi faire de ces confidences décousues. Violette Leduc ne raconte rien d’extraordinaire, ni dans le sublime ni dans l’ignoble. Cette bâtardise que le titre proclame joue finalement peu de rôle, surtout quand elle vit à Paris. Elle pense à son père, mais cette absence n’est jamais vraiment thématisée.

L’homosexualité est longuement décrite de façon éthérée. Mais à la moitié du livre, il n’est plus question d’homosexualité féminine : Violette couche avec son mari et semble apprécier (« Je me levais à 11 heures, je hurlais pour avoir le sexe de Gabriel », p. 324). Une autobiographie est suspendue à deux fils : les choses vécues et la chose écrite. La vie de Violette Leduc est finalement assez banale. Puisque son vécu ne peut entraîner le lecteur, elle tire sur la corde écrite. C’est ce qui m’a le plus gêné dans ma lecture. Elle mêle le passé au présent de l’écriture (25 juillet 1960 ; dimanche 27 novembre 1960 à 12 h 39 ; 18 mars 1961 ; 22 août 1963). Elle apostrophe directement le lecteur : « 18 mai 1961, lecteur. Tu te dis qu’est-ce qu’elle a à m’appeler, à me racoler ? Je ne racole pas. Je m’approche de toi. » (p. 316). Elle écrit plusieurs pages sans ponctuation (p. 176 à 178). Mais surtout, Violette Leduc écrit trop « bien » : « Les nuages me voyaient, les nuages me regardaient. Ces îles flottantes dans du bleu, ces blocs de mousse sont des masses d’yeux sans tristesse, sans gaieté. Des yeux blancs étonnés, étonnants. » (p. 49) On sent que les souvenirs sont gonflés, dopés, dorés : le récit devient artificiel. « Ses doigts se séparèrent des miens avec la délicatesse d’une flûte se séparant d’un hautbois » (p. 70) Ou encore : « Les doigts d’Isabelle s’ouvrirent et se refermèrent en bouton de pâquerette, sortirent les seins des limbes et des roseurs. Je naissais du printemps avec le babil du lilas sous ma peau. » (p. 85) Prose poétique, avec répétitions, métaphores, allitérations. Or l’autobiographie suppose la sincérité, la véracité et l’exactitude. Le style, pour ce type d’ouvrage, doit calquer le réel. Mais Violette Leduc préfère les mots aux choses, l’imaginaire au vécu.

A partir de la page 308, la veine autobiographique est plus nette. Leduc décrit sa relation avec Maurice Sachs, un vrai personnage : écrivain qui connaît bien Gaston (Gallimard), juif à une époque où l’antisémitisme fait rage, homosexuel (« J’aime les garçons, dit-il »), généreux quand il est en fonds, parfois réduit à lui emprunter de l’argent, combinard. Elle le suit en Normandie où ils vivent du marché noir. Elle aime Sachs qui n’aime que les hommes. Un amour impossible et malheureux : « Je m’attachais à des hommes qui m’échappaient ». Sachs part en Allemagne où il mourra de façon mystérieuse. Violette continue seule le marché noir, entre la Normandie et Paris : ces pages sont passionnantes. Le petit village et ses habitants qui sont à la fois prudents, radins et subjugués par Monsieur Maurice, montrent ce que fut l’Occupation dans la riche campagne normande : «La guerre existait. Nous en doutions parfois, dans notre village à l’abri, loin des routes nationales. » Entre les kilos de beurre, les paysans soupçonneux, la peur des contrôles, les saucisses et les boudins, l’abattage clandestin, les canards à plumer, les verres de calvados dès le matin, la vie est là. Violette commence à écrire L’Asphyxie : « Ma mère ne m’a jamais donné la main. » Sachs lui dit : « Ma chère Violette vous n’avez qu’à continuer. » (p. 400) Et La Bâtarde s’arrête brusquement avec la Libération : « 1944. J’ai trente-sept ans. Je suis presque une quadragénaire. » Elle ajoute : « Je n’ai rien eu. J’ai raté l’essentiel : mes amours, mes études. »

Ce qui était au début un effet de style, forcé, artificiel, proustien, finit par s’imposer au lecteur. Violette Leduc écrit par images, soit. Elle a du talent. Je n’aime pas les images inutiles, mais c’est une question d’esthétique personnelle. Cette différence de goût, Violette Leduc la met en scène. Elle devait rendre compte d’un défilé de mode. La rédactrice du magazine lui reproche ses images : « Les robes ne sont pas des sources, des brises, des tempêtes, des buissons, des violons. Les robes sont des pinces, de l’étoffe travaillée dans le droit fil, en plein biais. Lisez les articles des autres, prenez des leçons. » (p. 339) Violette est atterrée. Or son style enchante Lucien Lelong, grande figure de la couture et du Tout Paris : « J’aime comme vous écrivez et vous devriez écrire des livres. » Leduc pourra continuer à écrire ses articles comme elle l’entend. Chacun est tenté de raconter sa vie. C’est une question d’âge.

Presque tous les écrivains le font : Rousseau, Chateaubriand, Sand, Mauriac, Sartre, Yourcenar, Simenon. A la même époque, Simone de Beauvoir écrit elle aussi son autobiographie. Je viens de relire La force de l’âge (1960) et La Force des choses (1963). Dans La Force des choses, à la fin de la première partie, Beauvoir note : « Pour mes mémoires, je me suis familiarisée avec mon passé en relisant des lettres, de vieux livres, mes journaux intimes, des quotidiens. » Violette Leduc n’écrit pas ainsi : ses souvenirs restent vagues, l’arrière-plan historique est flou. Il y a des prénoms, pas de noms de famille, peu de dates. Mais justement, La Bâtarde n’est pas une autobiographie. Certains écrivains font de leur vie la matière même de leur œuvre. On parle d’autofiction, ou de récit de vie, ou roman personnel. Violette Leduc appartient à cette catégorie. Elle a déjà exhibé ses plaies dans d’autres ouvrages. Son premier livre, L’Asphyxie (1946), présenté dans ce blog par Elisabeth Guichard-Roche (2 mars 2014, cliquer ici), racontait son enfance. Son second livre, L’Affamée racontait son amour pour Simone de Beauvoir. Son troisième livre, Ravages (1955), plusieurs fois évoqué dans La Bâtarde, racontait son histoire d’amour avec Gabriel. Trois livres, sans succès. Que raconter maintenant ? Sans imagination ni vie rocambolesque, comment arriver à écrire ? Le désir d’écrire précède la matière première à raconter, et il n’en dépend pas : c’est le désir profond de donner du sens à sa vie. Désir d’autant plus fort quand on n’a rien vécu ? Simone de Beauvoir écrit de Violette Leduc : « Elle a fait de sa vie la matière de son œuvre qui a donné un sens à sa vie. » (Tout compte fait, 1972, Folio, p. 76). Et après La Bâtarde, Leduc publiera en 1970 la suite de son récit de vie, intitulée La Folie en tête . Leduc écrit donc une confession. Comme elle n’a pas commis de péchés graves, elle brode, elle en rajoute, mais tout cela reste véniel, et encore plus aujourd’hui qu’hier. Non, Violette, tu n’es pas une mauvaise fille ! Tu confesses des peccadilles ! Et peut-être même des fautes imaginaires ? Dans le même genre, Jean Genet, que Leduc a bien connu, a su faire bien plus tragique. Lui aussi se confessera sans cesse, et directement en vers.

Cette confession poétique et pathétique, comment la faire lire aux autres ? Violette Leduc a un joker : c’est Simone de Beauvoir. Elle n’en parle pas dans La Bâtarde, car elle ne la rencontrera qu’après la guerre, en 1944 . Beauvoir, quand elle la voit pour la première fois, la décrit ainsi : « une grande femme blonde, élégante, au visage brutalement laid mais éclatant de vie ». (La Force des choses, 1963, Folio, p. 35) Elles se voient régulièrement. Beauvoir lui a permis de publier ses premiers livres et lui verse une pension alimentaire pour qu’elle subsiste. Elle l’aide à écrire. En 1964, Beauvoir est au sommet de la gloire et Leduc est déjà une ensablée. La vie de Simone vaut-elle plus que celle de Violette ? Cette question est à la fois inévitable et indigne (vive l’égalité et la fraternité !). Vivre avec Jean-Paul Sartre n’est pas la même chose que vivre avec Gabriel Mercier, représentant de commerce : est-on plus grand parce qu’on vit avec Sartre ? Leduc faisait du name-dropping quand Beauvoir écrit superbement : « Le soir où Sartre dîna chez Michelle [Vian] avec Picasso et Chaplin, dont j’avais fait la connaissance aux USA, je préférai aller voir avec Lanzmann Limelight. » Dans le champ littéraire, pour utiliser le langage du sociologue Bourdieu, il y a des dominants et des dominés. Votre place dépend de votre capital : relations, diplômes, revenus. Il y a aussi, bien sûr, le talent. Et la chance. Beauvoir avait du capital, Leduc n’en avait pas : il lui était pratiquement impossible de monter sur l’estrade littéraire. La République des lettres n’est pas démocratique. La générosité de Beauvoir, qui avait la chance d’être nantie et le savait , fut sans faille. Elle écrivit pour la bâtarde une retentissante préface en style existentialiste : « Une vie, c’est la reprise d’un destin par une liberté. » Enfin le succès. La Bâtarde est une autobiographie de pauvre : c’est son originalité et son mérite. Une vie de pauvre, quel intérêt ? Cette question littéraire est aussi, mon cher Hervé, une question sociale, politique et géopolitique.

Mon cher Hervé, vous n’aimez pas les anglicismes. Dans les dictionnaires français-anglais, on donne comme traduction : « émailler sa conversation de noms de gens en vue », « allusion fréquente à des personnes connues dans le but d’impressionner », « citation massive dans une œuvre, écrite, une discussion, de noms d’auteurs célèbres ». Name-dropping est plus pratique.

« Du côté de chez Swann. Les deux volumes à la portée de ma main m’ont suivie pendant plus de trente années » (p. 123)

Les archives de l’Ina montrent sur Youtube une interview de Violette Leduc à l’occasion de la sortie de La Folie en tête en 1970. A voir.

Leduc a lu L’Invitée, paru en 1943 : « Je ne pouvais pas détacher mon regard du livre neuf à couverture blanche des éditions Gallimard. L’ouvrage était posé au centre du bureau, sur un sous-main. “Ce gros livre a été écrit par une femme, me répondit le meilleur ami de Maurice. C’est L’Invitée de Simone de Beauvoir.”» (La Bâtarde, p. 437)

Beauvoir était lucide : « Je n’ai pas partagé le sort de l’immense majorité des hommes : l’exploitation, l’oppression, la misère. Je suis une privilégiée. » (Tout compte fait, 1972, Folio, p. 59)

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12/07/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz – 2e partie

Cet article fait suite à celui du 14 juin sur Eugène Müntz. Après avoir replacé, selon sa méthode, l’activité artistique comme un facteur central de compréhension de la civilisation de la renaissance, tout en se livrant à un examen documentaire des premières années de Raphaël, Eugène Müntz nous accompagne dans le développement du jeune peintre, fraîchement sorti de son apprentissage dans l’atelier du Pérugin pour partir à la conquête de Florence.

28/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Raphael" (1886) de Eugène Müntz (1845-1902) 1ère Partie

Sous son imposante reliure de basane noire, c’est un intimidant in-quarto de plus de sept cent pages ; sur le plat figure un lourd médaillon de cuivre doré légendé Raphael Sanctius, représentant en buste le profil d’un homme jeune, aux cheveux longs, coiffé d’une barrette aux revers élégants.

A l’abri de cette présentation austère, dorment en sûreté, sous les serpentes qui craquent encore sous le doigt, de riches illustrations. Le trésor des notes critiques, le précieux catalogue des œuvres et la substance d’un texte éloquent font à ce livre un fermoir invisible dont seules la curiosité du savant et l’intrépidité de l’érudit possèdent la clef. C’est un livre réservé aux études profondes et au calme des bibliothèques, parlant à voix basse dans le silence des lampes. Le temps venu, on en soulève la lourde couverture comme on pousse la porte d’un ami qu’on ne se savait pas avoir.

14/06/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un amour platonique" de Paul Alexis (1847-1901)

Découvrir la littérature, c'est dérouler une pelote. En allant d'un auteur lié à un autre, voilà, comment le paysage littéraire se dessine peu à peu... Les Ensablés ont abordé récemment Léon Hennique (à lire ) et son roman étrange Un caractère. Voici maintenant Paul Alexis (1847-1901). Comme Hennique, il fut un fidèle d'Emile Zola et fournit l'une des six nouvelles du recueil des Soirées de Médan (1880).

31/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le soleil des indépendances" de Ahmadou Kourouma

Chers lecteurs, nous sommes heureux d'accueillir à nouveau Henri-Jean Coudy qui, après de longs mois de silence, nous revient avec un nouvel ensablé, Ahmadou Kourouma.

Ahmadou Kourouma, né en 1927, en Afrique Occidentale Française, était Ivoirien même s’il suivit des études secondaires à Bamako, alors grande ville du Soudan français devenue après 1960  la capitale de l’état du Mali. Il aura donc connu les dernières années de la colonisation française puis le début des nouveaux états indépendants.

17/05/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Un caractère" de Léon Hennique (1851-1935)

Je suis tombé par hasard sur un roman de Léon Hennique, paru en 1889, intitulé "Un caractère". Il s'agit d'un livre qui a certes vieilli, mais mérite, comme le soulignait Octave Mirbeau, d'être lu. Surtout, il permet de découvrir son auteur qui joua un grand rôle dans l'histoire littéraire française, tout comme son camarade Lucien Descaves, d'ailleurs, que nos lecteurs connaissent mieux désormais (voir ici). Avec Hennique, on retrouve Goncourt, le naturalisme et... l'occultisme de la fin du dix-neuvième siècle.

01/05/2020, 09:00

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Les Ensablés – "Ecrits sur l’art" de Joris Karl Huysmans (1848-1907)

Joris-Karl Huysmans tenait à distance le grand public : même dans la période où la charité chrétienne gagna un petit avantage sur son pessimisme natif, il douta toujours qu’il fût possible de ramener par l’éducation, ou par l’admiration, le public vers l’art[1].

Ce grand solitaire est maintenant entré dans cette constellation très peuplée, la Pléiade ; avec Soumission, M. Houellebecq a remis Durtal à la mode ; cet hiver encore, le musée d’Orsay a consacré à Huysmans critique d’art une curieuse exposition dont il y aurait beaucoup à dire ; les rééditions se multiplient, comme celle que les Cahiers de l’Herne consacrèrent en 1985 à l’auteur.

Les éditions Bartillat se joignent à cette vogue en apportant leur contribution : la riche édition des Ecrits sur l’art, établie par Patrick Lormant, deviendra inévitablement le bréviaire des amateurs de Huysmans. Tout le parcours critique de l’auteur est rassemblé là, des premiers et respectueux essais du début de la carrière littéraire jusqu’à la grande conversion à l’art chrétien des années 1890, en passant par le chamboule-tout des critiques des Salons annuels.

19/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Sur le chemin des glaces" (1988) de Werner Herzog

La marche comme expérience mystique... En novembre 1974, le réalisateur Werner Herzog apprend que sa grande amie Lotte Eisner, célèbre critique de cinéma allemande qui vit et travaille à Paris à la cinémathèque française, est très gravement malade. Elle risque de mourir.  « J’ai répondu : cela ne se peut pas ». Saisissant une veste, une boussole et un sac, Herzog part sur le champ pour la retrouver. Mais il fera le voyage à pied, convaincu que c’est par la marche, vécue comme un acte de foi, qu’il sauvera son ami. Tête baissée, il se lance dans un improbable périple au cœur de l’hiver, quittant Munich pour rejoindre Paris. Sur le chemin des glaces est le journal de bord de sa folle aventure.

05/04/2020, 09:00

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Les Ensablés - "le dernier dimanche de Sartre" de Jean-Pierre Enard

Dans son essai "Un bon écrivain est un écrivain mort", Jean-Pierre Enard insistait sur le fait qu'un roman, comme le cinéma, le théâtre, la peinture ou n'importe quel autre mode d'expression, s'apprend. Ce qui ne signifie pas qu'il s'enseigne (...) Le langage, c'est comme le bois ou la pierre: un matériau. Écrire, c'est le travailler. On admet qu'un sculpteur apprenne sa technique. Et qu'un acteur fasse de la gymnastique ou place sa voix avant de monter sur scène. C'est pareil pour l'écrivain. Il doit s'exercer.

La mort est  une condition nécessaire mais non suffisante pour faire un bon écrivain. Enard en est la preuve: il est mort, c'était un bon écrivain, mais il n'est toujours pas considéré comme méritant une redécouverte. Faute de chance, seulement. Parce que ses livres valent d'être lus. Ce ne sont pas des grands crus, plutôt de la catégorie agréable des rosés, des blancs frais, avec de la buée sur le verre, qu'on boit avec plaisir en été à la terrasse des cafés, avec l'impression fugace d'être heureux.

22/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "La Maternelle" de Léon Frapié (1863-1949)

Parue en 1904, "La Maternelle" obtint le prix Goncourt au deuxième tour de scrutin, face, notamment, à Charles-Louis Philippe (que nos lecteurs des Ensablés connaissent bien) et Emile Guillaumin (pourtant favori avec son roman "La vie d'un simple"). Son auteur, Léon Frapié, était employé à l'hôtel de ville de Paris et marié à une institutrice qu'il avait beaucoup interrogée pour écrire ce roman étonnant, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire. Il n'a pas perdu de son actualité quant aux questions qu'il pose sur l'école. Il vient de reparaître grâce aux éditions L'Eveilleur.

08/03/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Anna" d'André Thérive

Chers lecteurs des Ensablés, La Thébaïde publie ces jours-ci un des romans que je place parmi les meilleurs. Jusqu'à ce jour, il n'avait pas été réédité. Nous en avions déjà parlé en 2014: il s'agit d'Anna. Précipitez-vous si vous aimez Maupassant, Flaubert et Huysmans (dont d'ailleurs Thérive était un spécialiste). Il vous faut d'autant plus vous procurer ce texte exceptionnel qu'il est préfacé par notre excellent ami, collaborateur des Ensablés, François Ouellet qui, depuis des années, pour notre plaisir, explore la littérature française des années 30.

23/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - “Histoire artistique des ordres mendiants”, de Louis Gillet (1876-1943)

« …dans le silence de ce jour naissant, je veux regarder le monde avec des yeux remplis d’amour »
Saint François d’Assise

Ce livre est un cours d’histoire de l’art que l’auteur donna à l’Institut catholique de Paris. Il est composé de dix leçons, qui suivent le développement des formes artistiques qu’inspirèrent les ordres mendiants du XIIIème siècle au milieu du XVIIème siècle ; le titre répond de l’austérité du sujet, mais il paraît utile de redonner vie à cette étude, en particulier lorsque l’occasion se trouve de mesurer l’état d’ignorance qui règne sur cette matière.

09/02/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Le rire de Caïn" de José-André Lacour (1919-2005)

Comment est-il possible que ce livre ait échappé à ma vigilance ? A sa parution, en 1980, je n'avais pas encore 20 ans, mais je lisais déjà beaucoup. Sans doute a-t-il été signalé dans quelque journal et l'ai-je ignoré parce qu'à l'époque je ne lisais que des classiques, et qu'en plus ce Rire de Caïn était un roman d'un Belge obscur, un certain José-André Lacour. De la littérature belge, je ne connaissais que Simenon et Rodenbach, ce qui m'allait assez, et depuis je n'ai gère progressé, ajoutant simplement à ma liste Armel Job... Mais la Petite Vermillon (la Table ronde) m'a envoyé récemment ce "Rire de Caïn" réédité pour le centenaire de son auteur, et je l'ai lu... C'est admirable de bout en bout!

26/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Monsieur Ripois et la Némésis" de Louis Hémon

Don Juan: subst. masc. Séducteur, le plus souvent libertin et sans scrupule (définition du Trésor de la langue française). Même s'il n'est pas un libertin, Monsieur Ripois, le héros du roman de Louis Hémon (1880-1913), est assurément un don Juan. Il séduit les femmes qu'il rencontre et les exploite sans scrupule. Mais, contrairement à son auguste ancêtre, Monsieur Ripois n'a aucune classe; il ne s'attaque qu'aux petites ouvrières, puis aux femmes fragiles, celles qu'il est certain de pouvoir conquérir et exploiter.

12/01/2020, 09:00

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Les Ensablés - "Visage perdu" de Roger Vercel, par Carl Aderhold

Visage perdu est l’un des derniers romans de Roger Vercel, paru en 1953, quatre ans avant sa mort. L’auteur de Remorques (qui a déjà fait l’objet d’une chronique sur les Ensablés) et de Capitaine Conan retrouve ici un thème qui lui est cher. Le courage qu’il faut pour affronter le quotidien.

29/12/2019, 09:00

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Les Ensablés - Chroniques du Lac : "La dernière harde" de Maurice Genevoix

En ce début novembre où la campagne automnale résonne des aboiements des chiens et des coups de fusil, la lecture de la Dernière Harde de Maurice Genevoix se savoure comme une gourmandise de saison. Nul besoin d’être passionné de chasse ou féru de vénerie pour partager la vie mouvementée et captivante de la harde des Orfosses.

15/12/2019, 09:00

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L'Ami de Tiffany Tavernier : ondes de choc 

ROMAN FRANCOPHONE - Après Roissy, Tiffany Tavernier revient chez Sabine Wespieser avec un roman d’une puissance hors du commun : L’Ami. Elle y met en scène la chute d’un homme, Thierry, après avoir appris que son voisin et meilleur ami n’est autre que Guy Delric, violeur et tueur en série, recherché depuis des années. Une nouvelle fois, l’auteure prête sa plume à l’invisible, à ce que l’on ne peut voir que de l’intérieur. Plein de la douleur muette, de la solitude que l’on s’impose et de la muraille que le silence vient sournoisement ériger entre l’homme et ses semblables.

07/05/2021, 10:20

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Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot : virtuoses miniatures  

ROMAN FRANCOPHONE - Tout a l’air minuscule dans ce texte. La taille : à peine une centaine de pages. Le sujet : quelques heures de l’existence d’une peintre parfois injustement jugée mineure. Le style : asséché. Et, paradoxalement, c’est cette petitesse qui fait la grandeur de ce livre. Trois nuits dans la vie de Berthe Morisot de Mika Biermann est en lice pour le Prix de l'Instant.  

06/05/2021, 15:54

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Simon Johannin, la poésie de l’instant

POESIE - Personne n’a jamais dit que la poésie était morte. Empoussiérée, reléguée voire oubliée, en revanche, sans doute. Aussi, les lecteurs de romans ne sont pas toujours lecteurs de poésie — et inversement. Les auteurs de romans ne sont pas tous quant à eux, tant s’en faut, des poètes. Simon Johannin, si. Le deuxième recueil de poèmes de Simon Johannin a paru en octobre dernier aux éditions Allia. Nous sommes maintenant nos êtres chers est en lice pour le Prix de l'Instant.  

06/05/2021, 09:04

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Les amants de Jésus : de la position des missionnaires 

ROMAN FRANCOPHONE - Cette histoire est l’histoire somme toute banale d’un jeune homme qui se cherche. Une histoire de chemins à prendre, de choix à faire, qui va amener notre narrateur de 20 ans - bègue, chétif, n’ayant aucune confiance en lui, issu d’une famille provinciale que l’on devine plutôt conservatrice - à essayer de se construire. 

05/05/2021, 14:56

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Trencadis : Niki de Saint Phalle, mosaïque d'une funambule 

ROMAN FRANCOPHONE - Nom de code : Trencadis. Agent en opération : Caroline Deyns. Objectif de la mission : échafauder une anti-biographie de Niki de Saint Phalle. Protocole : infiltration, observation, interrogatoire des proches et retraitement des informations. « Agent Deyns, la femme sur la photo est votre cible. Ne vous fiez pas à l’apparente candeur de son visage, il s’agit au contraire d’un individu extrêmement difficile à identifier, à cerner, à manipuler. » Ce genre d’incipit, tout droit sorti d’un épisode de Mission Impossible, sied plutôt bien au projet de Caroline Deyns. Trencadis est en lice pour le Prix de l'Instant. 

05/05/2021, 11:51

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Ovibos le survivant de l'Arctique : faire front commun 

ESSAI - Ouvrage original que celui de Rémy Marion qui, par-delà la disparition déjà ancienne de Robert Gessain, nous offre un ouvrage écrit « à quatre mains » en l'absence même de l'un des deux auteurs ! Robert Gessain était un anthropologue qui a longtemps traîné ses guêtres au Groenland où il a étudié les us et coutumes des peuples du Grand Nord, ce qui lui a valu de découvrir et connaître « Ovibos », ce mammifère aux allures préhistoriques qui peuple des régions où dire que la vie est rude, sinon dure, est un euphémisme, et auquel il a consacré un ouvrage éponyme de référence paru en 1981, cinq ans seulement avant la disparition de son auteur. 

05/05/2021, 10:16

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Benjamin Carle et David Lopez, c'est par où la sortie de l'usine ?

BANDE DESSINEE - En 2017, les ouvriers de GM&S, entreprise sous-traitante pour l'industrie automobile installée dans la Creuse, préviennent qu'ils vont faire sauter leur usine si un plan de relance n'est pas trouvé rapidement. Menace en l'air ou énergie du désespoir chez des ouvriers poussés à bout ? Benjamin Carle a longuement enquêté sur place pour se forger un avis solidement informé et réaliser un documentaire. Quelques années plus tard, un album de BD part à la rencontre de quatre syndicalistes qui ont tenu tête contre vents et marées, et propose une relecture particulièrement pertinente de la mutation du secteur secondaire en France et de la lente, mais inexorable, désindustrialisation du territoire.

03/05/2021, 16:12

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Les Œuvres complètes d’Esparbec publiées aux éditions de La Musardine 

BONNES FEUILLES - Esparbec, décédé en 2020, est l’auteur-phare des éditions La Musardine. Qualifié par Jean-Jacques Pauvert de « dernier des pornographes », c’est aussi la meilleure vente ces dernières années du rayon littérature érotique. Par cette édition monumentale (12 volumes d’environ 800 pages, publiés entre 2021 et 2025), la maison d'édition veut montrer que l’œuvre d’Esparbec a toute sa place en littérature.

03/05/2021, 15:39

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 Jojo L'Affreux, le monstre pas si monstrueux 

ALBUM JEUNESSE - Comme son père et son grand-père avant lui, Jojo l'Affreux a un seul but dans la vie : être la terreur des enfants ! Faire partie d'une famille d'Effaroucheurs professionnels, ce n'est pas rien ! Gonflé à bloc, Jojo l'Affreux pose ses valises dans la chambre d'un petit garçon, et se met au travail. Il grogne, rugit, grimace, montre ses dents, fait craquer ses os... Mais rien ne se passe. 

30/04/2021, 11:57

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Le poète Jean-Guy Pilon est décédé

Poète originaire du Québec, Jean-Guy Pilon est décédé ce 28 avril à l’âge de 90 ans. L’Académie des Lettres du Québec lui rend hommage dans un texte parvenu à ActuaLitté. Le voici reproduit dans son intégralité.

30/04/2021, 09:12

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Sale Bourge, l'origine de la violence 

ROMAN FRANCOPHONE - À la sortie du tribunal, Pierre, le narrateur, apprend qu’il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales, assortis d’une mise à l’épreuve de dix-huit mois et d’une injonction de soins. Il a trente-trois ans. Ainsi débute le récit d’un triste fait divers. Sale bourge, premier roman de Nicolas Rodier, fait partie des cinq livres finalistes du Prix de L’Instant. 

29/04/2021, 15:58

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Paresse pour tous d'Hadrien Klent : travailler trois heures par jour, utopie ou réalité ? 

BONNES FEUILLES - Et si on ne travaillait plus que trois heures par jour ? Telle est la proposition iconoclaste d’Émilien Long, prix Nobel d’économie français, dans son essai Le Droit à la paresse au XXIe siècle. Très vite le débat public s’enflamme autour de cette idée, portée par la renommée de l’auteur et la rigueur de ses analyses. Et si un autre monde était possible ? Débordé par le succès de son livre, poussé par ses amis, Émilien Long se jette à l’eau : il sera le candidat de la paresse à l’élection présidentielle.

29/04/2021, 15:33

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Un vagabond dans la langue de Matthieu Mével : l'indicible réponse 

ROMAN FRANCOPHONE - Il est des ouvrages qui soudainement retiennent votre attention au sein d’une production littéraire particulièrement abondante, aux titres souvent éphémères et que l’on finit par oublier par nécessité ou par manque de temps parfois, sans feindre toutefois qu’ils existeront sans vous, cheminant par d’autres voies de traverse, et qui finalement pour certains d’entre eux, ils finiront par émerger quelque part ou pas. Cela semble désormais le jeu d’ailleurs ! Drôle de loterie en vérité, peu enviable admettons-le ! Parmi la dizaine de livres reçus ces dernières semaines, l’un d’entre eux a particulièrement retenu mon attention, et intitulé majestueusement Un vagabond dans la langue, d’un dénommé Matthieu Mével, dont on apprend dans la quatrième de couverture, qu’il est écrivain, metteur en scène, donc naturellement comédien, auteur de cinq ouvrages à ce jour, vivant principalement à Rome.

29/04/2021, 11:39

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« Au fil des émotions » : 4e édition du concours d’écriture UNICEF

UNICEF France, en partenariat avec Le Livre de Poche, donne la parole aux 15-20 ans, en leur proposant de participer à son grand concours d’écriture 2021, sur le thème « Au fil des émotions », parrainé par la chanteuse et romancière Olivia Ruiz.

28/04/2021, 15:15

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Les survivants : l'Australie, souffle coupé 

BONNES FEUILLES - Après Canicule et Lost Man, le nouveau polar de l’Australienne Jane Harper, Les Survivants, est plus sauvage et trépidant que jamais. Kieran Elliott, trentenaire vivant à Sidney, retourne en basse saison dans sa ville natale d’Evelyn Bay, minuscule station balnéaire de Tasmanie. Ce court séjour familial fait aussitôt resurgir des souvenirs douloureux. 

27/04/2021, 11:27

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Une saison douce : migrants, miroirs de nous-mêmes

ROMAN ETRANGER - Autrefois, c'était un vrai village avec son maire, son terrain de football, sa gare… Un petit village sarde ni beau, ni laid mais bien agréable, pas tout près mais pas si éloigné que cela non plus de la mer. Un village vivant.

27/04/2021, 11:15

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Bastien, ours de la nuit : l'envers du décor 

ALBUM JEUNESSE - Sébastien est SDF. Le soir, alors que le froid fige une ville triste, il cherche des cartons, matelas de fortune, et s’endort sur le trottoir. Bastien, s’éveille alors, rêve de Sébastien en forme d’ours, et arpente les rues à la découverte de la faune qui l’habite à cette heure avancée de la nuit. Ludovic Flamant et Sara Gréselle nous convient à une marche bucolique au travers des ruelles obscures de la cité endormie.

27/04/2021, 11:12

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Racisme et jeux vidéo : décoloniser les esprits, manette en main ?

Produit culturel de premier ordre, le jeu vidéo ne peut pas échapper à un regard critique sur sa charge politique et sociale. Dans Racisme et jeu vidéo, Mehdi Derfoufi propose une recherche qui lit l'histoire du jeu vidéo par le prisme des études postcoloniales et décoloniales, pour questionner les enjeux de création, de production et de réception.

26/04/2021, 12:14

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Un jour ce sera vide : On est très sérieux quand on a 10 ans

ROMAN FRANCOPHONE - Un jour ce sera vide d'Hugo Lindenberg faisait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021, qui vient d'annoncer sa sélection finale. Un premier roman étonnant de grâce et de maîtrise.

24/04/2021, 17:00

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Les Graciées : polaire chasse aux sorcières

ROMAN ETRANGER - Les Graciées de Kiran Millwood Hargrave fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Une merveilleuse saga historique pleine de poésie, de fougue et d'exaltation.

24/04/2021, 17:00

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Ce qu'il faut de nuit, ce qu'ils doivent aux jours

ROMAN FRANCOPHONE - Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Multi-récompensé, ce premier roman trouve auprès des libraires un écho très particulier. 

24/04/2021, 17:00

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Chavirer de Lola Lafon : la grande leçon 

ROMAN FRANCOPHONE – Chavirer de Lola Lafon fait partie des 36 titres de la dernière rentrée littéraire sélectionnés par les libraires pour le Prix Libraires en Seine 2021. Un grand roman sensible et juste, physique et social, efficace et bouleversant.

24/04/2021, 17:00

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Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin, d'un père à ses fils

ROMAN FRANCOPHONE - C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes. Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 15:22

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Liv Maria de Julia Kerninon, une femme secrète 

ROMAN FRANCOPHONE - Son nom est Liv Maria Christensen. Enfant solitaire née sur une île bretonne, entre une mère tenancière de café et un père marin norvégien, Liv Maria est ballotée par les évènements de la vie, de Berlin à l'Amérique latine. Quand finalement, elle s'ancre dans une famille paisible, en Irlande, elle reste une femme insaisissable, même pour ses proches. Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes celles d’avant ? Liv Maria de Julia Kerninon fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 15:08

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Le Dit du Mistral d'Olivier Mak Bouchard : amitié, légendes et archéologie 

ROMAN FRANCOPHONE - Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d’à côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? L’homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie. Le Dit du Mistral d'Olivier Mak Bouchard fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 14:58

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Héritage de Miguel Bonnefoy, une fresque familiale entre histoire et voyage

ROMAN FRANCOPHONE - La maison de la rue Santo Domingo à Santiago du Chili, cachée derrière ses trois citronniers, a accueilli plusieurs générations de la famille des Lonsonier, arrivés des coteaux du Jura. Bien des années plus tard, un drame sanglant frappera les Lonsonier. Emportés dans l’oeil du cyclone, ils voleront ensemble vers leur destin avec, pour seul héritage, la légende mystérieuse d’un oncle disparu. Héritage de Miguel Bonnefoy fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 14:45

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L'Ami de Tiffany Tavernier : peut-on vraiment connaître quelqu'un ? 

ROMAN FRANCOPHONE - Samedi matin, cauchemar éveillé. Alors que vous habitez en pleine campagne, à côté de voisins avec lesquels vous avez établi de cordiales et saines relations, surgissent soudain les forces de l’ordre. Voisins arrêtés. Que n’ont-ils pas vu ? L’horreur. L’ami de Tiffany Tavernier fait partie des 5 titres sélectionnés pour le Prix des Libraires 2021.

23/04/2021, 14:35

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La pierre du remords, nouvelle enquête glaciale d'Arnaldur Indridason 

POLAR - Prévenue par un appel téléphonique anonyme, la Police de Reykjavík a entrepris une fouille méthodique de l’appartement de Valborg, une vieille dame qui a été assassinée au cours de ce qui semble être un mauvais cambriolage. Martha, en charge de l'enquête, interdite d'accès à l'appartement pendant la fouille de ses collègues de la Police Scientifique, en profite pour jeter un œil aux espaces communs du petit immeuble dans lequel il est situé et finit par découvrir, en sous-sol, les traces d'une entrée par effraction via la fenêtre de la buanderie.

23/04/2021, 08:37

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Catherine de Médicis, La Magnifique 

BIOGRAPHIE HISTORIQUE - Aucune femme de l’Histoire de France n’a été autant haïe que Catherine de Médicis ; et même si depuis la seconde moitié du XXe siècle des historiennes et historiens essaient de la réhabiliter, des siècles de médisances ont laissé des traces pérennes. Céline Borello, professeure à l’université du Mans et historienne du protestantisme de l’époque moderne a signé il y a peu une biographie remarquable aux Presses universitaires de France. Biographie faite en collaboration avec la Librairie sonore Frémeaux & Associés qui vous propose 1 coffret de 4 livres audio dans la série Figures de lHistoire

 

22/04/2021, 18:45

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Fraenkel, un éclair dans la nuit : Tombeau pour un surréaliste oublié 

RECIT BIOGRAPHIQUE - 26 Janvier 1964. Intérieur Aube. Le téléphone sonne dans le bureau d’un Aragon insomniaque. Au bout du fil, Georges Sadoul, l’historien du cinéma, son vieux complice des années surréalistes et surtout l’homme qu’il a entraîné dans la rupture avec André Breton, le pape du mouvement, et l’adhésion au communisme. Cela se passait en novembre 1930, lors du deuxième congrès des écrivains révolutionnaires et prolétariens tenu à Kharkov (U.R.S.S.), épisode palinodique qui avait vu les deux hommes censés y représenter le groupe accepter « in fine » de ratifier sa condamnation au nom de l’orthodoxie marxiste. Georges Sadoul est laconique : « Théodore est mort cette nuit. A Lariboisière, dans son hôpital… ». Aragon accuse le coup. Mais déjà, il mûrit les phrases de l’article nécrologique consacré au docteur Fraenkel  qu’il compte publier rapidement dans les pages des Lettres françaises, le journal dont il est le patron.

22/04/2021, 16:35

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Jours de lune : jeux de lumières 

ALBUM JEUNESSE - Une grande lune, pleine, scintille sur une ville embrumée, dominant un ciel sans nuages mais parcouru de zébrures sombres comme le crépuscule. La page suivante nous transporte au contraire dans un paysage où la nature, arbres et oiseaux, s’épanouit. Jeux de découpes et jeux de couleurs se retrouvent ainsi au cœur d’une immersion sensible dans un livre aux couleurs délicatement dissonantes.

22/04/2021, 16:21

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Cinéphile et spécialiste du XXe siècle, l’historien Marc Ferro est mort à l’âge de 96 ans

Historien spécialiste de la colonisation, de la Russie et de l’URSS et du cinéma, Marc Ferro est décédé dans la nuit du 21 avril entouré de sa famille en banlieue parisienne. Il avait 96 ans.

22/04/2021, 15:56

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Le vallon des lucioles : le bleu est-il la bonne couleur ? 

ROMAN ÉTRANGER - C’est un article accompagné d’une photo qui a inspiré Isla Morley à écrire Le vallon des lucioles. Une image d’un autre temps que l’on aurait dit trafiquée tant la teinte bleue de la peau des personnes photographiées y est profonde. Alors, elle imagine deux journalistes que rien ne prépare à cette rencontre. Traduite pour la première fois en français, Isla Morley explore les limites de la tolérance, la violence des préjugés et pose également la question de l’éthique, de la justice et de la bienveillance dans son troisième roman.

22/04/2021, 12:13

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Ursibel, fils de la grande ourse, “une incroyable imagination”, assure Tatiana de Rosnay

Voici l’histoire d’un ouvrage comme on les aime : la romancière Tatiana de Rosnay a reçu un manuscrit et sur un coup de coeur, l’a présenté à son éditeur, Robert Laffont. Voici le premier tome d’une trilogie à l’univers original et contemporain, dans la lignée de À la croisée des mondes et de La Passe-miroir. Hommes et ours cohabitent sur la planète Béryl, mais la Flore mène une guerre impitoyable pour reconquérir le territoire.

22/04/2021, 11:48

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Nos Temps contraires : fresque glaciale d’un amour impossible

MANGA - Les humains vivent dans des stations en orbite, régies par une morale stricte. Nous suivons quatre néotènes, élus de la nouvelle humanité ayant l’apparence d’enfants. Ils sont destinés à vivre des siècles, mais la belle femme aux cheveux verts qu’ils croisent lors d’une expédition dans un quartier clandestin pourrait bouleverser l’équilibre… Complexe et envoûtant, Nos Temps contraires vous embarque dans l’oppression silencieuse de ses grands vaisseaux.

 

22/04/2021, 09:14

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Voyages extraordinaires à travers les époques avec Louis Vuitton

BEAUX LIVRES - Louis Vuitton et Atelier EXB publient un nouveau livre de voyage, véritable tour du monde en une cinquantaine d’escales et autant de moyens de locomotion. Depuis le XIXe siècle, les voyageurs ont parcouru la Terre en train, en zeppelin, en paquebot, en avion, en autochenille, à moto, à ski ou en navette spatiale, bien souvent accompagnés de bagages Louis Vuitton, malletier à Paris depuis 1854. Francisca Mattéoli raconte ici leurs aventures dans cet ouvrage richement illustré de photographies anciennes et d’affiches de tourisme vintage.

21/04/2021, 19:25