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Thomas Pynchon

Extraits

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littÉrature anglo-saxonne

Les corrections

Et si les enfants ne naissaient que pour corriger les erreurs de leurs parents? Nos vies familiales ressembleraient alors à des copies surchargées de ratures et de remarques – « faux », « mal dit », « à revoir » –, ponctuées de points d’exclamation ou d’interrogation. Dans le livre de Jonathan Franzen, la famille s’appelle Lambert, mais c’est de l’Amérique qu’il s’agit, de sa manière de vivre, de ses idéaux: un continent entier en train de sombrer doucement dans la folie. Alfred, Enid, et leur trois enfants – Gary, Chip et Denise – sont les cinq héros de ce roman-fleuve où défilent toutes nos contradictions: le besoin d’aimer et le la guerre conjugale, le sens de la justice et l’obsession des stock-options, le goût du bonheur et l’abus des médicaments, le patriarcat et la révolte des fils, la libération des femmes et la culpabilité de tous. C’est cela, Les Corrections: une « tragédie américaine » dont la puissance balaye tout sur son passage. Mais aussi une comédie irrésistible, un humour qui s’autorise à rire de tout, une férocité sans limites. Et le sens aigu de notre appartenance à la communauté humaine. Dès sa parution aux États-Unis, en septembre 2001, Les Corrections est salué unanimement par la critique comme un des livres phares de ce début de siècle. Il s’est vendu à un million d’exemplaires, après avoir occupé pendant sept mois consécutifs la liste des meilleurs ventes du New York Times. C’est la première fois qu’un écrivain qui se réclame d’auteurs « littéraires » comme Thomas Pynchon, William Gaddis ou Don DeLillo obtient un tel succès populaire.

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littÉrature anglo-saxonne

Mason & Dixon

1786, à Philadelphie. En visite chez sa sœur, le. Révérend Cherrycoke entreprend de raconter à ses neveux les aventures de deux astronomes anglais, Charles Mason et Jeremiah Dixon qui, vingt-cinq ans plus tôt, avaient été chargés par la Royal Society d'observer, au Cap, le passage de Vénus, avant de se retrouver embarqués, à partir de 1763, dans une incroyable odyssée au cœur de l'Amérique du Nord, où ils ont pour mission de tracer d'est en ouest une ligne absolument rectiligne de huit mètres de large, qui devra séparer le Maryland et la Pennsylvanie, et ce à la demande de Lord Baltimore et de Thomas Penn, les héritiers respectifs de ces deux provinces. Les deux compères - le mélancolique Mason et le sanguin Dixon, le veuf inconsolable et le coureur de jupons - ne savent pas, bien sûr, que cette ligne portera un jour leurs noms et symbolisera plus tard la funeste frontière entre les Etats de l'Union et le Sud pro-esclavagiste. Epiés par des conspirateurs de tous bords, surveillés par les Indiens ou traqués par l'énigmatique jésuite Zarpazo - le «loup de jésus»! -, Mason et Dixon vont fréquenter aussi bien George Washington, Benjamin Franklin et Samuel Johnson qu'un homme-castor, un Chinois féru de feng shui, un canard mécanique amoureux d'un cuisinier français, un golem des bois et quelques bizarres croisés... Thomas Pynchon signe là une véritable épopée drôlatique, tourmentée et prodigieusement inventive, truffée de majuscules en hommage à la littérature anglaise du XVIIIe siècle et baignée par cette étrange brume érotique qui envahit le ciel quand Vénus l'éclaire de sa lueur. Mason & Dixon a été salué à sa sortie comme l'un des sommets du roman contemporain. trad Christophe Claor et Brice Mathieussent

12/2000

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litterature romans poche

Contre-jour

Avec ce roman planétaire et foisonnant qui débute par l’Exposition universelle de Chicago, en 1893, pour s’achever au lendemain de la Première Guerre mondiale, à Paris, Pynchon réussit son œuvre la plus ambitieuse et la plus émouvante. S’attachant à dépeindre aussi bien les luttes anarchistes dans l’Ouest américain que la Venise du tournant du siècle, les enjeux ferroviaires d’une Europe sur le point de basculer dans un conflit généralisé, les mystères de l’Orient mythique ou les frasques de la révolution mexicaine, l’auteur déploie une galerie de personnages de roman-feuilleton en perpétuelle expansion – jeunes aéronautes, espions fourbes, savants fous, prestidigitateurs, amateurs de drogue, etc. –, tous embringués dans des mésaventures dignes des Marx Brothers. Au cœur du livre, la famille Traverse: Webb, mineur et as de la dynamite, exécuté sur ordre du ploutocrate Scarsdale Vibe ; ses enfants, tous hantés par la mort de leur père, certains bien décidés à le venger, d’autres déjà avalés par les contradictions du siècle naissant. Et gravitant autour d’eux, tels des astres égarés, quelques figures hautes en couleur, qui toutes ont un compte à régler avec le pouvoir. Veillant sur ce « petit monde », quelque part dans les airs: les Casse-Cou, bande de joyeux aéronautes qui, avec le lecteur, suivent non sans inquiétude la lente montée des périls. Empruntant avec jubilation à tous les genres – fantastique, espionnage, aventure, western, gaudriole –, rythmé par des incursions dans des temps et des mondes parallèles, écrit dans une langue tour à tour drolatique et poignante, savante et gourmande, Contre-jour s’impose comme une épopée toute tendue vers la grâce. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claro

11/2009

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romans et fiction romanesque

Vice caché

Los Angeles, 1970. Doc Sportello est un détective privé d’un genre particulier: il vit sur une des plages de la ville, est un adepte du joint bien roulé, et, à l’occasion, du trip intersidéral à l’acide. Avec son meilleur ennemi, le flic Bigfoot, il enquête sur l’étrange disparition du milliardaire et homme d’affaires Mickey Wolfmann. Tous deux ont de bonnes raisons de tirer au clair cette intrigue, d’en avoir peur, de se perdre en route pour mieux rebondir à grand renfort de bananes glacées ou de marie-jeanne colombienne. Il faut dire que quelques coups de massue donnés par l’Histoire en marche ont fini de détraquer la Californie et de torpiller le rêve hippie: les émeutes du quartier de Watts à Los Angeles, en 1965, ont crispé les esprits et les tensions raciales se sont exacerbées, les assassinats commandités par Charles Manson ont créé un profond traumatisme, sans compter la guerre du Vietnam qui a ramené en ville une jeunesse paranoïaque et détruite. Ce polar détourné, aux rebondissements rocambolesques, s’appuie sur une multitude de personnages déjantés avec, comme toujours, un fond musical au son du ukulélé. Pynchon nous offre une nouvelle fois un roman jubilatoire avec un art très aigu du dialogue et des digressions dans l’intrigue. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard

08/2010

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littÉrature anglo-saxonne

Idiopathie ; un roman d'amour, de narcissisme et de vaches en souffrance

Cynique à souhait, Katherine n’aime rien ni personne. La trentaine à Norwich, célibataire hormis quelques aventures désastreuses, elle a décidé de tirer un trait sur le bonheur en général. De son côté, Daniel, son ex, a tout pour être heureux: une jolie compagne, une maison confortable, une brillante carrière. Mais depuis quelques temps, bien que l’honnêteté ne soit pas son fort, il ne peut s’empêcher d’y regarder de plus près. Et sincèrement, tout est trop beau pour ne pas être faux. Quand Nathan, qui fut leur ami commun, ressurgit après un an et demi d’absence, il provoque les retrouvailles forcées de ce ménage à trois explosif. Lorsque rancœur, déception et culpabilité sont réunies autour d’une bière, il faut s’attendre au pire. Comédie anglaise par excellence, Idiopathie dresse le portrait impitoyable d’une génération consumée par le narcissisme, sur fond de monde qui déraille. Que faire lorsqu’on a tout mais que rien ne suffit, et que rien ne va plus? Tandis que les vaches d’Angleterre succombent à une étrange épidémie dont les symptômes en disent long sur le vague à l’âme de l’époque, il est peut-être temps de grandir. Sam Byers est né en 1979. Il vit à Norwich, dans le Norfolk. Idiopathie est son premier roman. Nicolas Richard a traduit plus de cinquante auteurs dont Thomas Pynchon, Richard Powers, Philip K. Dick, Nick Hornby, Woody Allen, Art Spiegelman, Hunter S. Thompson, Richard Brautigan, James Crumley et, pour le cinéma, Quentin Tarantino. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Nicolas Richard

08/2013

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lettres et linguistique critiques et essais

Romanciers pluralistes

Chez Cervantes et chez Rabelais, le roman naît de la rencontre entre des points de vue antagonistes sur la réalité. Prolongeant cette lignée, certains romanciers contemporains enquêtent sur la situation de sociétés déchirées par des conflits de valeurs. Robert Musil, Carlos Fuentes, Thomas Pynchon, Salman Rushdie et Edouard Glissant donnent à voir des mondes que la montée en puissance du pluralisme libère et désoriente. En imaginant nos conduites possibles face aux crises qu'entraîne l'accélération de la modernité, ils entrent en dialogue avec les philosophies pluralistes, qui s'efforcent de penser les liens nécessaires à l'équilibre des sociétés multiculturelles.
Tout en élaborant une poétique pluraliste, fondée sur l'art de manier les multiplicités, cet essai met en lumière la pensée du politique qui structure ces romans. Il montre avec quelle sensibilité aiguë les romanciers incarnent les échecs répétés de la vie en commun, et quelles armes ils nous donnent pour tenter de les dépasser. Servi par une grande clarté d'écriture, il est aussi une invitation réjouissante et neuve à la lecture de ces oeuvres fascinantes.

09/2013

Articles

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