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Rachid Boudjedra

Extraits

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Critique littéraire

Rachid Boudjedra et Milan Kundera. Lectures à corps ouvert

Quel rapport y a-t-il entre l'oeuvre d'un Tchèque et celle d'un Algérien ? Tout sépare les deux écrivains, surtout l'arrière-plan culturel et linguistique. Là réside l'apport de cet ouvrage. La lecture en tant que jeu, aventure, fascination, plaisir de lier/lire deux oeuvres différentes, désir de mettre face à face deux miroirs contemporains, d'établir une sorte de construction en relais où chaque ensemble transmet à l'autre ses marques et ses manques. Les littératures jouent sur l'alternance, consciente ou inconsciente, la combinatoire et l'intersection. Le lecteur aussi voyage et explore des contrées inconnues. Il convient donc de noter que la lecture relationnelle est vitale.

06/2021

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Littérature française

Printemps

Teldj a trente ans, ancienne championne olympique, elle enseigne la littérature érotique arabe à l'université, sans cacher pour cela son attirance pour les femmes. Traumatisée par un viol subi enfant et peu de temps après par l'assassinat de sa mère pendant la décennie noire à la fin du siècle dernier, Teldj assiste lucide et horrifiée à l'émergence de l'obscurantisme et de la sauvagerie islamistes dans tout le Moyen-Orient à la faveur du prétendu printemps arabe. Elle établit un parallèle entre les émeutes de 1988 qui ont mené l'Algérie à la guerre civile, et les révoltes arabes de 2011, dont l'échec flagrant a remis le pouvoir aux intégristes face à l'incompréhension et à l'impuissance des Occidentaux : un mauvais remake du scénario algérien des années 90. A travers ce roman puissant et âpre, plein de remous et de fureurs, c'est tout un siècle dévasté par les guerres et malmené par le progrès (1914-2014) que Teldj passe au fil de l'Histoire et de sa falsification ; avec beaucoup d'exaltation et de chagrin, Rachid Boudjedra pousse un cri d'alarme et de révolte.

04/2014

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Littérature française

Les figuiers de Barbarie

Deux hommes se retrouvent côte à côte dans le vol Alger-Constantine. A dix mille mètres d'altitude et en moins de soixante minutes, c'est leur destin, et celui de tout un pays à travers le leur, qui va se jouer au fil de la conversation et des réminiscences. Ils sont unis par de vagues liens de parenté, par l'expérience commune et traumatisante de la guerre d'Algérie, mais aussi par le souvenir d'un été torride de leur adolescence, épisode dont jamais ils n'ont reparlé mais qui symbolise la jeunesse perdue de leur pays. C'est toute l'histoire de l'Algérie, depuis la conquête française jusqu'à l'indépendance et ses ratages - de l'enfance dorée et sensuelle aux horreurs de la torture coloniale, des luttes fratricides et du terrorisme des années 1990 -, qui défile dans Les figuiers de Barbarie, emblèmes d'une Algérie sereine dont les deux protagonistes ne cessent de rêver. Avec ce texte habité de bruit et de fureur, élégiaque et épique, politique et intimiste, Rachid Boudjedra nous donne son grand roman sur l'Algérie.

03/2010

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Théâtre

Mines de rien (Le Retable du Nord et du Sud)

A partir des destins croisés de quatre personnages, étalés sur une trentaine d'années (1964-1994), s'organise une sorte de saga du Nord et du Sud où les différentes crises ont effacé tous les repères. De Ali, l'immigré marocain arrivé en 1964 pour travailler dans les mines, jusqu'à Nadia, jeune médecin algérienne qui fuit l'intégrisme et essaye de se réfugier en France, il y a un lien essentiel : Jean, vieux mineur à la retraite qui fait le bilan de sa vie et de l'histoire de la région. Descente dans les profondeurs obscures de la mine et de la conscience humaine exprimée par ces quatre personnages où Sarah, une jeune Française d'origine berbère, prouve par sa vivacité et sa passion du monde que l'intégration est possible. La pièce se déploie pour cerner l'univers des quatre personnages que tout oppose et que tout rapproche, transformant la sociologie en mythologie de l'histoire et la psychologie en mythomanie du quotidien.

04/1995

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Poches Littérature internation

Lettres algériennes

Vingt-neuf lettres venues d'Alger nous parlent du FIS, de la violence, de la peur -et aussi de la France. Celle du métro et des marchés de Paris, de la pub, du chômage. Celle dont les antennes paraboliques, sur les toits d'Alger, captent les chaînes télévisées, bruyantes de " gros rires " et de jeux ineptes. Celle de Proust, de Céline et du Nouveau roman, qui donna à Rachid Boudjedra sa vocation et ses mots d'écrivain. Celle dont les démissions devant la misère et l'intégrisme l'emplissent de désarroi et de révolte. Car il n'a pas cessé de l'aimer, malgré les drames de l'histoire, la colonisation, la guerre. Il est rare qu'un homme s'adresse à nous en évoquant le revolver et le cyanure qu'il garde à portée de main. Rachid Boudjedra n'avait pas besoin de cela pour être un écrivain authentique. Mais de la situation tragique dans laquelle elles furent écrites, ces lettres tirent une force singulière pour nous questionner. Nous interpeller peut-être. Ses Lettres algériennes ressemblent à tous ses livres. Même rage, mêmes improvisations, mêmes provocations salutaires. A ceci près qu'aujourd'hui la liberté des mots se parie au prix du sang. Daniel Rondeau, Le Nouvel Observateur.

06/1997

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Poches Littérature internation

La vie à l'endroit

Mai 1995. Le club de football de Belcourt remporte la Coupe d'Algérie. Dans Alger étouffée par le couvre-feu et la menace terroriste, c'est une explosion de joie délirante, qui prend de court les autorités aussi bien que les islamistes. Roi du carnaval et mascotte inénarrable, Yamaha, un nain bariolé et baroque, donne le ton de cette fête improvisée qui va durer trois jours. Trois jours pendant lesquels, Rac, clandestin depuis quelques années, enfermé dans son appartement, rumine sa peur et ses souvenirs : souvenir de Flo, une Française qu'il aime, et qu'il ne peut retrouver que durant de brefs moments. Souvenirs d'enfance, déchirés par la guerre. Peur présente, lancinante, qui le pousse aux frontières de l'irréalité... Dans une langue rauque, fiévreuse, superbe, Rachid Boudjedra nous dit de façon inoubliable la solitude de l'homme face à la barbarie.

12/1999

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