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Montaigne

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Dictionnaire amoureux de montaigne

Le tour de force d'André Comte-Sponville est d'avoir réussi, dans le dialogue amoureux qu'il mène ici avec l'auteur des Essais, à rendre limpide et bouleversante l'incroyable richesse de la pensée de celui-ci, tout en nous rendant intimement témoins de ce qu'il en retire pour faire franchir à sa propre philosophie une nouvelle étape.

09/2020

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Littérature

Une ombre qui marche

Premier roman qui évite les lois du genre, Une ombre qui marche se présente comme l'essai d'un universitaire sur un écrivain mythique. On est pourtant dans une pure création qui s'approprie les codes universitaires pour dérouter. Mieux qu'un pastiche, ce texte qui est aussi une biographie en creux d'un personnage hors norme qui par la grâce d'un livre unique et radical a bouleversé l'humanité. Timothy Grall, spécialiste de Montaigne, a en effet composé un livre qui n'est fait que de pages vides. Le roman en est la glose, le commentaire partial d’un admirateur passionné, qui nous révèle la puissance hypnotique du pouvoir de la page blanche. A la fois réflexion sur l’indicible et l’ineffable, et sur la richesse qui naît de ces limites, cette fantaisie sérieuse marie légèreté et gravité. Tiphaine Le Gall est née en 1985 et a grandi à Rennes. Après quelques vagabondages universitaires, de la philosophie à l’ethnologie en passant par l’anglais, et un détour par une grande librairie bretonne, elle se consacre à la littérature et devient professeure agrégée de lettres modernes. Attirée par l’étendue infinie de la mer, calme ou tumultueuse, qui offre tant de prise à l’imaginaire, elle s’est établie à Brest.

08/2020

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Critiques et essais

La vie ordinaire

" D'où vient ce sentiment d'intranquillité qui nous saisit dans les moments les plus anodins ? Tout allait bien, la journée suivait son cours, et soudain, quelque chose se brise. Quelque chose d'infime, ni de l'angoisse, ni même de l'inquiétude, mais un sentiment doux et tenace, une forme d'intense lassitude qui n'exclut pas le bonheur, ni même l'amour de la vie. Le sursaut d'un homme qui se rappelle qu'il est en vie et qu'il doit, coûte que coûte, continuer. Pas de tristesse, ni de rage. Rien de dramatique. Juste l'intranquillité ordinaire. Difficile de savoir quoi faire de cette expérience, de cet écart qui nous sépare de la vie ordinaire. Comment mettre des mots sur un sentiment aussi fugace que précis ? Pour Pessoa, ce sentiment porte un nom, c'est l'intranquillité. Pour Sartre, c'est la nausée. Pour Montaigne, ce sont les épines domestiques "La vie ordinaire n'a jamais été un objet étude. La regarder bien en face exige un travail d'écriture et de lucidité douloureuse. Et si c'était le prix à payer pour atteindre une sagesse ultime, celle d'une réconciliation avec notre finitude, seule voie d'accès vers une jouissance de l'existence ? "C'est un texte de réflexion sur l'ordinaire : " A rebours des éloges de la vie quotidienne, l'ordinaire est vécu comme un problème. L'insatisfaction du quotidien peut donner envie de changer de vie : déménager, divorcer, modifier mon nom, retoucher mon visage. Mais l'ordinaire, c'est ce qui reste quand on a tout changé. Qui que je sois, où que je sois, quel que soit la personne avec qui je vis, je ne pourrai jamais me soustraire à la répétition des jours et des nuits, et cette dimension la plus ordinaire de mon existence m'est insupportable, au point que toute ma vie est organisée de manière à la fuir, soit en cherchant l'extraordinaire, soit, de manière plus sournoise, en la recouvrant du masque du quotidien. " Le thème de la vie ordinaire a rarement été étudié dans le champ de la philosophie en France et c'est ce qui fait l'intérêt et l'originalité de ce projet qui emprunte la forme du récit pour se déployer.

06/2020

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L’Arbre transformé

"D’est en ouest, des Habsbourg et de la Troisième République au début du XXIe siècle, un homme explore sa mémoire, se cherche, apprend à parler en son nom. Il part d’abord en quête du passé de sa mère, une poétesse hongroise réchappée du ghetto. Sa grand-mère, déportée en 1944, mourut à Bergen-Belsen. Étudiant, il lit Montaigne et va découvrir la maison natale de son père, à Bayonne. Là, il évoque les avatars familiaux de ce dernier, aventureux, énigmatiques voire inquiétants: ses trois mariages et ses trois fils, la fortune coloniale du grand-père en Indochine. Un troisième départ conduit dans le Loiret, où le père fut architecte, avant qu’on ne descende le fleuve jusqu’en Vendée. On comprend alors que le jeune homme, qui vient lui-même de quitter une épouse hongroise, demeure imprégné d’images sadiennes. Gilles de Retz, Bataille, Kafka. Il y aura six autres voyages, deux demi-frères et des femmes, des corps, des livres, le suicide et la folie. L’Histoire encore. Quelle rencontre donnera son terme au récit? L’arbre transformé, c’est un saule dans le jardin d’enfance. C’est aussi l’arbre d’une généalogie, qui transparaît dans ce que l’on voit. C’est enfin la forme d’un écrit qui s’invente avec une vie, aux aguets de la permanence et du mouvement. "

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Anthropologie Philosophique

Anthropologie philosophique est une mémoire de l'historicité de l'individu. Le je vis précédant le je pense y expose la gradation des valeurs bourgeoises et la marche de la pensée moderne. Une philosophie de la vie puise dans sa propre histoire pour montrer que ce qui importe est chaque fois la question que l'homme se pose à lui-même, et non la façon d'y répondre, et cette histoire lui est nécessaire pour inventer des formes nouvelles d'existence. L'érudition n'y cherche pas des doctrines, mais une aventure. C'est pourquoi ce qui est dit ici de Platon, de Montaigne, reste toujours nouveau: non une philosophie, mais l'exercice de la philosophie. Henri Meschonnic.

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litterature hispano-portugaise

Les theories sauvages

Le poisson rouge s’appelle Yorick et la petite chatte Montaigne Michelle. Leur maîtresse se promène avec une édition trilingue de la métaphysique d’Aristote, prépare une thèse sur la violence comme partie intégrante de la culture et cherche désespérément à séduire son professeur de philosophie en revisitant son extravagante « théorie des transmissions moïques », empruntée à un anthropologue imaginaire du XIXème siècle. Chemin faisant, elle expérimente auprès d’un ex-guerillero la transformation des thèses marxistes-léninistes en happening coïtal. Parallèlement, le couple de laiderons formé par la petite K. et le bloggeur Pabst cherche son identité en pratiquant le sexe comme on fait de la gymnastique et en s’essayant à tout ce que peut procurer le Buenos Aires branché des années deux mille: kétamine, fêtes gothiques dans des synagogues désaffectées, war games, hacking. Il se dégage de ce roman iconoclaste et très provocateur un charme vénéneux. Délirant, drôle et d’une érudition philosophique volontairement embrouillée par l’usage effréné de Google, il met en scène un « esprit du temps » avec une étonnante inventivité. Entre guerre du verbe et guerre du sexe, Les Théories sauvages pourrait bien être une anthropologie extravagante du chaos contemporain. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon

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