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Lauric Guillaud

Extraits

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Science-fiction

Le retour des morts. Imaginaire, science, verticalité

Vampires, spectres, morts-vivants, momies, monstres des temps perdus... Des tréfonds du monde et de la mémoire continuent de surgir des créatures qui viennent envahir notre espace mental. Leur éternelle renaissance semble accompagner les soubresauts de notre époque troublée. Pourquoi cc retour du refoulé ? D'où viennent ces silhouettes aussi inquiétantes que familières ? Pourquoi ne parvenons-nous pas â nous arracher aux jeux spatio-temporels du monde souterrain voués à une verticalité synonyme de menace, sinon d'anéantissement ? Trouver des réponses oblige â recomposer la généalogie de cette verticalité en revisitant les sous-sols de la peur du siècle à nos jours. Il s'agit de voir comment le potentiel fabulateur de la paléontologie et rie l'archéologie a renoué un dialogue avec les ombres, ranimant des divinités jusque-là assoupies. Loin de tuer le fantastique, la science moderne, en " verticalisant " l'imaginaire, en exhumant tous les morts de l'Histoire, a réveillé ou réinventé les Anciens, les Ancêtres, les Etres des commencements mythiques. Les arts de l'imaginaire la littérature ou le cinéma, surtout sont l'écho permanent de cette résolution des esprits qui n'a pas réussi à disperser les ombres du gothique ni les angoisses du monde des profondeurs. Les morts sont de retour...

10/2010

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Critique littéraire

Jules Verne face au rêve américain

Jules Verne s'est pris de passion pour les Etats-Unis des années 1860 à la fin du siècle, tandis que le pays finalisait peu à peu ses frontières. Verne prend-il conscience de l'importance historique de l'expansion américaine au XIXe siècle et de ses conséquences pour le globe ? Toujours est-il qu'une vingtaine de romans se déroulent sur le sol américain, en tout ou en partie. L'auteur lui-même, en 1867, effectue un voyage transatlantique, qui débouche sur la rédaction d'Une Ville flottante (1871). Jules Verne s'intéresse à l'Amérique à un moment-clé de son histoire, celui de son basculement : basculement géographique et idéologique du passé vers le futur, de la nostalgie vers le progrès, d'une mythologie vers une autre. Devant ce "sans dessus dessous" géopolitique, le cycle vernien amorce un mouvement vers le pessimisme, la fascination initiale de Verne pour le Nouveau Monde versant dans le désenchantement, en dépit de l'attachement de l'auteur pour la sublime barbarie" des paysages sauvages. Le pessimisme graduel de Verne à l'égard du Progrès et de l'Amérique — l'un étant consubstantiel à l'autre — est une caractéristique que partagent nombre de créateurs américains, à cet instant de l'histoire, où la réalité contraint le mythe du "rêve", à s'infléchir. L'Amérique s'avère le fil d'Ariane indispensable pour appréhender dans sa globalité la vision vernienne, teintée aussi bien d'exaltation que d'angoisse. Plus que jamais, l'écrivain nantais s'affirme le prophète éclairé de nos temps obscurs.

01/2021

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Esotérisme

Le sacre du noir. Imaginaire gothique, imaginaire maçonnique

"Il revient à Lauric Guillaud, dans ce livre, de mettre en évidence le terreau obscur, mais fécond où ont germiné les racines, longtemps invisibles, de la franc-maçonnerie. Une mise à nu où se dessine une nouvelle sociabilité, non plus celle bien connue des sociétés savantes et des salons philosophiques, mais celles des cercles libertins dans le sens du XVIIe siècle, c'est-à-dire d'une liberté de pensée totale et absolue... Et que dire de la littérature gothique..., on prend conscience aujourd'hui combien elle répondait à une sourde interrogation des esprits que la lumière de la Raison ne parvenait pas à satisfaire... La franc-maçonnerie comme le roman noir furent deux réponses à cette inquiétude. Deux réponses qui semblent désormais beaucoup plus proches que prévu. Et là aussi, Lauric Guillaud dévoile les passerelles, demeurées longtemps invisibles, entre ces deux mondes et démontre l'influence manifeste de la littérature gothique dans la dramaturgie de nombre de rituels maçonniques dont certains d'ailleurs dépassent en macabre les plus noirs des romans de cette époque." Jacques RAVENNE.

05/2019

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Science-fiction

Laurie Houdini

Laurie n'est pas une folle comme les autres. Georges Tellier, animateur de l'émission Aux frontières de la folie, le constate sitôt ses yeux posés sur la rouquine. Il est tout de suite happé par la singularité de sa mystérieuse invitée. Bien vite, il s'apercevra que les fous ne sont peut-être pas tous fous. Que parfois, nos souffrances intérieures sont à ce point épouvantables qu'elles engendrent des entités maléfiques qui pourraient bien prendre vie...

04/2019

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Cinéma

Le western et les mythes de l'Ouest. Littérature et arts de l'image

Du Dernier des Mohicans de Cooper aux romans de Gustave Aimard et de Kart May, en passant par les "dime-novels", le western a d'abord des origines littéraires. La généalogie du genre passe par les récits de captivité, la terreur gothique liée à l'émergence de la littérature américaine, la fascination pour la violence et le sacré, le rêve (ou le cauchemar) américain. Il puise dans l'histoire de l'Amérique, glorifiant l'épopée des pionniers, sans négliger les Guerres indiennes. Surtout, le western mythifie certains personnages historiques. A la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance, une phrase résume l'essence du western : "Quand la légende devient réalité, imprimez la légende !" Un sujet aussi ample que le western requiert une constellation d'approches, que ce soit dans le domaine de la littérature, des arts plastiques et visuels, de la musique et de la civilisation nord- américaine. Il s'agit aussi de revisiter les "figures mythiques" tels Bas de Cuir, Daniel Boone, Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane, Buffalo Bill, et d'autres figures du genre : le cow-boy, l'éclaireur, le shérif, le pionnier, le héros solitaire, la femme fatale. Des topoi sont convoqués, comme la wilderness, la Prairie, le désert, la ville, le saloon, etc. Les motifs westerniens se déclinent dans toutes les formes de la culture savante et populaire et servent des discours critiques, polémiques, voire politiques. Le western connaît les fluctuations de la modernité et de la post-modernité, avec des approches sociologiques, multiculturelles, pluriethniques ou féministes, conduisant à de nouveaux regards sur le genre et à des remises en cause d'une doxa par la satire, le décalage ou l'inversion ironiques, la parodie, le pastiche, l'hybridation générique, la déconstruction des mythes et des icônes, non sans une dose parfois de nostalgie.

11/2015

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Littérature française

Laurie et la colline aux mirages

Le destin hors du commun de Laurie Moucheron : rescapée de la colline du crack, elle nous raconte, avec une sincérité désarmante, ses années de galère, ses moments les plus extrêmes et surtout sa renaissance grâce à sa force inouïe de caractère. " Je fume du crack depuis que j'ai 15 ans. Je fume des joints, je bois de l'alcool, je prends du Valium... Je fais n'importe quoi. Je vole, je fais la manche, je me prostitue au rond-point d'Aubervilliers tous les soirs. " Laurie a consommé du crack à haute dose pendant quatre ans, au point d'y laisser une partie de son âme et presque sa peau. Arrivée de Belgique à 14 ans, où elle a fui un passé douloureux, elle a vite planté sa tente à la Porte d'Aubervilliers, à la " colline du crack ". Là, elle rencontre des dealers, des toxicos comme elle, des amis aussi. Son quotidien est tout entier dédié à son unique obsession : se procurer plusieurs cailloux de drogue par jour. Pour cela elle est prête à tout. " Le crack, c'est bon. A la première taffe, c'est super bon. C'est le meilleur truc dans ta vie. Et puis après, tu te dis : "Mais putain, mais j'ai fait de la merde ! ' Mais c'est trop tard, tu es déjà dedans. Le crack a été plus fort que tout à ce moment, je me sentais tellement libre. " Dans les moments les plus extrêmes, Laurie écrivait sur des carnets les effets dévastateurs de la drogue, les passes sur le périphérique, mais aussi l'humanité de cette " famille " qu'elle s'était constituée à la " colline ". Aujourd'hui Laurie s'en est sortie, portée par la nécessité d'écrire, un désir puissant d'être maman et grâce à une force inouïe de caractère. Laurie est une survivante, son histoire est aussi rare que sincère

02/2022

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