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Gaëlle Obiégly

Extraits

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Littérature française

Le vingt et un août

Le vingt et un août, jour de son anniversaire, la narratrice, mythomane, se décide à passer aux aveux. Elle se souvient d'avoir commencé à mentir vers quinze ans, ayant quitté sa famille pour l'internat. Sa vie d'avant le mensonge lui revient intacte dans sa brutalité d'alors, muette. Par peur des autres, elle s'est tour à tour enfermée dans le silence et l'affabulation. Comment s'affranchir de sa propre tyrannie ? Elle se résout à s'émanciper du mensonge, son joug. Le même soir, elle a rencontré Gamin. C'est à lui qu'elle avouera. Pendant une année d'agitation et d'inertie, elle prépare sa libération. Et parle, enfin. Le vingt et un août.

01/2002

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Littérature française (poches)

Petit éloge de la jalousie

"La jalousie, en ce qu'elle transpose l'être jaloux et l'être aimé dans un univers imaginé, dans des situations possibles, fait oeuvre de l'être aimé. Peut-être au détriment de la relation amoureuse. Dans la jalousie, c'est moins l'amour qui est au centre des préoccupations que l'image de l'amour, c'est moins l'amour que l'objet d'amour qui nourrit l'esprit. C'est un peu comme lorsqu'aux premiers temps d'une relation d'amour on donne à toute superbe figure les traits de l'être convoité". Gaëlle Obiégly.

10/2007

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Littérature française

N'être personne

"Je m'utilise comme si j'étais un instrument. De toute façon, je suis une toute petite partie d'un être immense et souvent je dis des conneries. C'est pour ça que je cherche à n'être personne. Ca me permet d'en dire moins. Ou plus, mais sans craindre pour ma réputation". Hôtesse d'accueil accidentellement enfermée un week-end entier dans les WC de son entreprise, la narratrice de N'être personne va endurer cette épreuve avec les moyens du bord (de la sagesse, du papier hygiénique, un stylo bic) en improvisant un cabinet d'écriture. Au gré de remémorations, apparemment chaotiques, elle se trouve peu à peu traversée par tous les âges de la vie.

01/2017

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Littérature française

La nature

Quand on dit que Dieu a créé Adam et Ève, un homme et une femme, c'est évident qu'il ne s'agit pas seulement de deux personnes. Adam est déjà tous les hommes, et Ève toutes les femmes. Une femme est devenue objet, bonne, conquête, actrice, starlette, employée, intellectuelle, réceptionniste, ouvrière, religieuse, trotskiste, naturaliste, épouse, résistante, mère, veuve, enseignante après avoir été une enfant. Une femme se sent déchue parce qu'elle n'est plus l'incomparable. Qui l'a trahie ? La nature ? G.O.

02/2007

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Littérature française

Mon prochain

"On se constitue par l'observation de la vie des autres. On existe dans les creux, les vides, dans ce qui est laissé. De la même manière que je me glisse dans les vêtements dont personne ne veut plus, je choisis des voies insignifiantes, étrangères. Celles qui mènent à l'inconnu. Mon Prochain est un champ d'expérience". Gaëlle Obiégly joue ici sur plusieurs registres, entre roman picaresque, vrai-faux reportage, récit de voyage, carnet intime et art du croquis minimaliste. A l'aune de son héroïne délicate, fantasque, insaisissable, ce livre ne s'arpente pas sans étonnement, sourire complice et un certain état de lévitation.

08/2013

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Littérature française

Le musée des valeurs sentimentales

Lors d’un souper mondain donné, au bien nommé château Le Luxe, en l’honneur du sculpteur Pierre Weiss, on se presse autour de la table du directeur. Au cours de cette mémorable soirée, la fête va dépasser les bornes de la bienséance. Tout commence par la disparition de l’artiste qui a déserté son propre vernissage, à moins qu’il ne soit venu quand même, mais sous une fausse identité. Ce lâchage impromptu provoque une série d’accidents en chaîne, avant que la nuit ne s’achève en catastrophe générale. Parmi les convives émerge d’abord la compagne de l’artiste, mais ce roman en cinq tableaux fourmille de personnages excentriques : des domestiques déguisés en invités (ou l’inverse), un étrange revenant nommé Joseph qui se prétend propriétaire du Luxe, Sébastien et son chien Clebs qui lui sert de fils adoptif… Il n’y a pas que l’artiste qui a disparu, mais aussi le clou de la soirée, sa sculpture Bild und Porzellan II. Pourtant, le chef-d’oeuvre pèse tout de même plusieurs tonnes… La sculpture a dû rejoindre par erreur l’autre musée du parc, celui des valeurs sentimentales, même s’il est impossible qu’elle y figure puisque qu’il n’accueille aucune oeuvre d’art et, de surcroît, ne se visite pas, au dire de son gardien, Robert, qui n’a donc rien à garder, à part ses secrets. Dans ce roman labyrinthique, les destins d’une quinzaine de personnages se croisent, parfois sans le savoir. Les motifs de l’amour (à partenaires multiples), de la disparition (souvent choisie jamais désespérée) et de l’art (délivré de sa vanité), s’incarnent dans un chassé-croisé rocambolesque, drôle et fantasque. La douce folie des uns, la naïveté forcenée des autres, la réversibilité des valeurs hiérarchiques et les jeux de dédoublement président à cette communauté de héros minuscules pris dans un principe de narration extravagant et facétieux. Car l’auteur a choisi pour ce livre une contrainte poétique de taille : le dernier mot de chaque phrase devient le premier de la suivante. Ce jeu des kyrielles, ou bouts-de-ficelle, comme on dit dans les cours de récréation, s’impose moins comme une contrainte de pure forme que comme une force d’entraînement imaginaire. Dans le sillage d’un Jonathan Swift ou d’un Lewis Carroll, il révèle en Gaëlle Obiégly une conteuse hors pair et invite le lecteur à retomber en enfance, l’enfance de l’art romanesque.

01/2011

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