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Abdelaziz Riziki Mohamed

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Droit

Comores "La Constitution, mon bon plaisir"

"La Constitution des ailes de poulets", "la non-Constitution de la main coupée et de la mort", "la Constitution n'est pas le Coran"... ainsi qualifie-t-on volontiers la Constitution aux Comores. Dans les démocraties, la Constitution, qu'elle soit écrite ou coutumière, est la norme suprême de l'Etat et un label de normalité étatique et juridique. Aux Comores, les petits épiciers aigris en ont décidé autrement, et en font un simple instrument de plaisir personnel. Le dirigeant du jour octroie sa Constitution dans la violence et la mort, dans un seul et unique but : se faire plaisir. Il s'attribue toutes les prérogatives de l'Etat, et s'érige en monarque d'essence divine et de mission divine. Il se persuade qu'il est le vicaire de Dieu sur Terre. Cette dérive rejette le primat du Droit et de la Constitution. Elle débouche sur la personnalisation et l'appropriation de l'Etat en vue de la présidence à mort et de la concentration de tous les pouvoirs étatiques entre les mains du satrape du moment, forcément médiocre et nullissime. Le Droit est aboli. L'architecture juridique et institutionnelle est détruite. La Constitution devient une chose personnelle. Elle est rédigée et adoptée loin du peuple et sans lui. Les référendums constitutionnels, quand on daigne en organiser, ne remplissent aucune des conditions de la liberté du suffrage universel. Un jour de référendum constitutionnel aux Comores devient un jour de mort violente et de deuil national. La Constitution n'organise pas l'Etat et ses relations avec le peuple ; elle est un simple gadget de jouissance personnelle, et un instrument d'oppression et de répression du peuple. Sur la base de ces enseignements, ce livre, très documenté, dresse le bilan de 44 ans de vie constitutionnelle aux Comores, de 1975 à 2019. Ce bilan est désastreux.

12/2019

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Histoire internationale

La présidence tournante aux Comores

Bastion du féodalisme, de l'esprit villageois et du chauvinisme insulaire, les Comores, naguère qualifiées d'"Etat mort-né", sont incapables de jeter les bases d'une nation. La crise séparatiste qui a éclaté à Anjouan le 16 février 1997 a ébranlé les bases d'une unité nationale factice. Pour sortir de cette gravissime crise politique, un accord-cadre de réconciliation nationale a été signé à Fomboni, Mohéli, le 17 février 2001, et une nouvelle Constitution adoptée le 23 décembre 2001 par référendum. Mohéli, qui réclame un équilibre entre les îles, fit inscrire dans cette Constitution une présidence tournante entre les îles. Le but de cette dernière était d'instaurer une confiance qui n'a jamais existé entre ces îles de l'océan Indien occidental. La présidence tournante atténue la fracture insulaire et apporte une certaine tranquillité au pays des coups d'Etat et de l'instabilité institutionnelle et politique, mais sans panser les vieilles blessures causées par la haine et le mépris. Ceux qui ont ruiné le pays sont restés dans les manipulations politiciennes et les "tripatouillages" de la Constitution, et veulent l'implosion du pays par suppression de la présidence tournante.

11/2017

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Sciences politiques

Impossible nation, introuvable Etat aux Comores

Existe-t-il une nation aux Comores ? Existe-t-il un Etat aux Comores ? Ces questions sont lancinantes... Leurs réponses sont incertaines. Les Comoriens parlent la même langue, pratiquent la même religion (Islam), ont une histoire commune par intermittence, ont quelques relations de famille d'une île à une autre, ont certaines coutumes communes d'une île à une autre. Les Comores sont indépendantes depuis le 6 juillet 1975, ont une population, un territoire, un drapeau, un hymne national, des dirigeants et des bureaux, et sont membres d'organisations internationales. Les Comores sont une terre où l'on dit avoir planté deux arbres : la nation et l'Etat. Cette terre serait-elle tellement stérile que les arbres nation et Etat refuseraient d'y pousser ? N'est-ce pas plutôt l'arrosage des deux arbres qui est un sujet de graves polémiques ? Les dirigeants du pays s'acharnent en fait à empêcher les deux arbres de pousser et de s'y enraciner. La terre comorienne n'est pas si hostile aux arbres nation et Etat, mais les jardiniers que sont les pouvoirs publics arrosent ces arbres avec les eaux de la haine, du mépris, de l'incivisme et de l'insouciance, tuant les deux plantes et stérilisant le sol.

02/2021

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Histoire internationale

Ce que le Maroc doit au Roi Hassan II

Le Roi Hassan II (1929-1999) a dirigé le Maroc de 1961 à 1999. Avec des moyens limités, mais faisant preuve de volontarisme, de détermination et de sens du défi, il a été l'artisan de la modernisation de son pays. Et, le Maroc lui doit beaucoup : la transformation du pays en monarchie constitutionnelle, dans un contexte politique agité et incertain, la gestion de l'héritage difficile du protectorat en matière économique et sociale et la dotation du Maroc de politiques et institutions économiques et sociales adaptées aux réalités et aux besoins du pays, la défense de l'intégrité territoriale du Maroc face aux visées expansionnistes et déstabilisatrices d'autres pays, la dépolitisation par la politisation d'une Armée dont il fallait consolider les bases nationales, et la mise en oeuvre d'une politique étrangère cohérente et audacieuse, cette dernière étant surtout orientée vers la défense de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Maroc. De même, le Roi Hassan II réussit la Marche Verte et la récupération du Sahara sans effusion de sang, et avait su se forger une solide réputation d'un Souverain activement engagé dans la recherche de la paix en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs. Il a également réussi à réconcilier le Maroc avec lui-même, en février-mars 1998, par la formation du gouvernement d'union nationale, celui de "l'alternance consensuelle".

06/2014

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Histoire internationale

Mohamed Ali Soilihi. Les Comores à coeur et dans l'âme

"Les Comores sont dans mon coeur et dans mon âme, et constituent une priorité vitale et absolue pour moi. J'ai remis ma vie entre les mains de mon pays. Je suis un serviteur du peuple comorien, et c'est un grand cadeau que m'a fait la vie. J'ai fait don de ma personne à mon pays, et cela, sans contrepartie personnelle. C'est un sacrifice personnel, et si c'était à refaire, je l'aurais refait pour mon pays. Pour moi, les Comores valent tous les sacrifices du monde". L'auteur de ces mots est l'homme d'Etat Mohamed Ali Soilihi, le trait d'union entre les Comores du XXe siècle et celles du XXIe siècle, entre les Comores actuelles et celles de l'avenir. Cet ouvrage permet de découvrir la personnalité et le parcours professionnel de Mohamed Ali Soilihi à travers un récit qui se confond avec l'Histoire des Comores depuis la seconde moitié du XXe siècle. Ce parcours professionnel exceptionnel est celui de l'homme d'Etat qui détient le record des nominations ministérielles et celui des nominations à la tête du ministère en charge de l'Economie et des Finances aux Comores. Ce récit captivant comporte de multiples anecdotes et des confidences qui permettent de mieux découvrir Mohamed Ali Soilihi, en humble et infatigable serviteur du peuple comorien.

10/2015

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Sports

Mohamed Ali

Muhammad Ali, né Cassius Marcellus Clay Jr, le 17 janvier 1942, est un personnage hors du commun. Premier boxeur à devenir triple champion du monde poids lourds, il est autant connu pour un style de combat qui n'appartient qu'à lui, incarné dans son célèbre slogan "flotter comme un papillon, piquer comme une abeille", que pour ses prises de position et ses déclarations fracassantes. Adulé puis vilipendé après avoir refusé de servir dans l'armée américaine au moment de la guerre du Vietnam et s'être converti à l'Islam aux côtés de Malcom X, dépossédé de son titre mondial, il finira par être réhabilité et par recevoir la médaille de la paix Otto Hahn, au nom de l'organisation des Nations unies "pour son engagement en faveur du mouvement américain contre la ségrégation et pour l'émancipation culturelle des Noirs à l'échelle mondiale".

02/2015

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