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Robert Desnos

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Littérature

Le reve d'Alejo Carpentier ; Orinoco

Romancier, essayiste, musicologue, homme de radio et de cinéma, Alejo Carpentier aura profondément influencé la culture latino-américaine. Après Coabana, où nous le voyons échapper à la prison à Cuba grâce à Robert Desnos puis vivre à Paris un entre-deux-guerres fait de bonheurs et de galères, mais aussi nourri de rencontres avec tous ceux qui font la vie artistique de l’époque. 

Après Coabana donc, voici les années Orinoco, un exil volontaire au Venezuela, quinze années de folie où le temps de l’Amérique latine se compte en coups d’État. Pourquoi ce départ ? Une promesse de justice et de liberté dans ce pays de dictatures ? La découverte d’un continent qu’il aurait reçu en héritage ? Pour se consacrer à l’œuvre littéraire dont il rêve depuis sa jeunesse ? 

Une seule certitude au moment d’ouvrir ce livre, c’est au Venezuela en effet que tout commence. Là qu’il écrira ses premiers grands romans. Le royaume de ce monde, Le partage des eaux, Chasse à l’homme. Il lui fallait pour les écrire la cordillère des Andes et les tepuys, ces tables de géants à la naissance du monde, les fleuves, de l’Orénoque à l’Oyapock et toutes les Caraïbes. 

Jean-Louis Coatrieux est chercheur et écrivain. Il publie des poèmes, des récits et des essais, parfois en collaboration avec le plasticien Mariano Otero. Aux éditions Apogée, outre Le rêve d’Alejo Carpentier. Coabana (2019), il a déjà publié Alejo Carpentier, de la Bretagne à Cuba (2017), Xiaoling. Nouvelles de Chine (2016). 

02/2021

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Contrée ; calixto

Quand il écrit les poèmes de Contrée, en 1942-1943, Robert Desnos tente 'd'arriver à une "poétique fine" comme les mathématiciens sont arrivés à des "calculs fins" indispensables en relativité ou en mécanique ondulatoire'. Le modèle mathématique le retient d'ailleurs par son exigence du détail exact. En somme, le poème dans sa clôture peut devenir une mécanique de précision dont les pièces sont ajustées minutieusement pour assurer le fonctionnement de l'ensemble. Le flux verbal que tentait de saisir dans sa continuité l'écriture automatique a fait place à l'assemblage de groupes de vers en attente de trouver leur juste contexte. La forme poétique – sonnet, ballade, ode – est l'horizon d'attente où des fragments surgis indépendamment viennent s'assembler – et révéler leur intime proximité. Quant à Calixto, achevé en septembre 1943, il partage avec Contrée le recours aux formes closes du sonnet et, avec Le Bain avec Andromède, la volonté de donner au recueil une structure d'ensemble qui fasse sens. Toutefois la mise en œuvre d'une architecture allégorique est appuyée dans Le Bain avec Andromède: Calixto procède de façon plus nuancée, renonçant à toute coupure entre ses différents moments pour privilégier le flux général sur l'autonomie des parties qui ne sont annoncées par aucun titre. D'où, à la lecture du recueil, le sentiment d'un tressage des textes plus que d'une succession nettement ponctuée. Mais qu'évoque en fait ce titre de Calixto? Vocable reflet, né du baiser de multiples sources, synonyme de liberté, d'amour et de poésie, image de tout lecteur qui vient s'y mirer, image de Desnos lui-même. 'Nymphe prétexte', elle rassemble en son cri la clameur de tous: 'Tu, vous, les autres, nous, clames, clamez, clamons... ' ; elle est 'l'étoile de la terre', accordée au 'couple parfait' des 'enfants de la terre'. 'Passante' en perpétuelle métamorphose, elle traverse le poème sans jamais s'y fixer, car, comme le dit très exactement Desnos: 'Ton être se dissout dans sa propre légende'.

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Contrée ; calixto

Quand il écrit les poèmes de Contrée, en 1942-1943, Robert Desnos tente 'd'arriver à une "poétique fine" comme les mathématiciens sont arrivés à des "calculs fins" indispensables en relativité ou en mécanique ondulatoire'. Le modèle mathématique le retient d'ailleurs par son exigence du détail exact. En somme, le poème dans sa clôture peut devenir une mécanique de précision dont les pièces sont ajustées minutieusement pour assurer le fonctionnement de l'ensemble. Le flux verbal que tentait de saisir dans sa continuité l'écriture automatique a fait place à l'assemblage de groupes de vers en attente de trouver leur juste contexte. La forme poétique – sonnet, ballade, ode – est l'horizon d'attente où des fragments surgis indépendamment viennent s'assembler – et révéler leur intime proximité. Quant à Calixto, achevé en septembre 1943, il partage avec Contrée le recours aux formes closes du sonnet et, avec Le Bain avec Andromède, la volonté de donner au recueil une structure d'ensemble qui fasse sens. Toutefois la mise en œuvre d'une architecture allégorique est appuyée dans Le Bain avec Andromède: Calixto procède de façon plus nuancée, renonçant à toute coupure entre ses différents moments pour privilégier le flux général sur l'autonomie des parties qui ne sont annoncées par aucun titre. D'où, à la lecture du recueil, le sentiment d'un tressage des textes plus que d'une succession nettement ponctuée. Mais qu'évoque en fait ce titre de Calixto? Vocable reflet, né du baiser de multiples sources, synonyme de liberté, d'amour et de poésie, image de tout lecteur qui vient s'y mirer, image de Desnos lui-même. 'Nymphe prétexte', elle rassemble en son cri la clameur de tous: 'Tu, vous, les autres, nous, clames, clamez, clamons... ' ; elle est 'l'étoile de la terre', accordée au 'couple parfait' des 'enfants de la terre'. 'Passante' en perpétuelle métamorphose, elle traverse le poème sans jamais s'y fixer, car, comme le dit très exactement Desnos: 'Ton être se dissout dans sa propre légende'.

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Contrée ; calixto

Quand il écrit les poèmes de Contrée, en 1942-1943, Robert Desnos tente 'd'arriver à une "poétique fine" comme les mathématiciens sont arrivés à des "calculs fins" indispensables en relativité ou en mécanique ondulatoire'. Le modèle mathématique le retient d'ailleurs par son exigence du détail exact. En somme, le poème dans sa clôture peut devenir une mécanique de précision dont les pièces sont ajustées minutieusement pour assurer le fonctionnement de l'ensemble. Le flux verbal que tentait de saisir dans sa continuité l'écriture automatique a fait place à l'assemblage de groupes de vers en attente de trouver leur juste contexte. La forme poétique – sonnet, ballade, ode – est l'horizon d'attente où des fragments surgis indépendamment viennent s'assembler – et révéler leur intime proximité. Quant à Calixto, achevé en septembre 1943, il partage avec Contrée le recours aux formes closes du sonnet et, avec Le Bain avec Andromède, la volonté de donner au recueil une structure d'ensemble qui fasse sens. Toutefois la mise en œuvre d'une architecture allégorique est appuyée dans Le Bain avec Andromède: Calixto procède de façon plus nuancée, renonçant à toute coupure entre ses différents moments pour privilégier le flux général sur l'autonomie des parties qui ne sont annoncées par aucun titre. D'où, à la lecture du recueil, le sentiment d'un tressage des textes plus que d'une succession nettement ponctuée. Mais qu'évoque en fait ce titre de Calixto? Vocable reflet, né du baiser de multiples sources, synonyme de liberté, d'amour et de poésie, image de tout lecteur qui vient s'y mirer, image de Desnos lui-même. 'Nymphe prétexte', elle rassemble en son cri la clameur de tous: 'Tu, vous, les autres, nous, clames, clamez, clamons... ' ; elle est 'l'étoile de la terre', accordée au 'couple parfait' des 'enfants de la terre'. 'Passante' en perpétuelle métamorphose, elle traverse le poème sans jamais s'y fixer, car, comme le dit très exactement Desnos: 'Ton être se dissout dans sa propre légende'.

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