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Molière, dramaturge libertin

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Critique littéraire

Molière, dramaturge libertin

Molière pratique la dis/simulation pour masquer une pensée antichrétienne et épicurienne conforme à la leçon de Lucrèce. Il s'attaque dans le Tartuffe et Le Misanthrope aux deux erreurs extrêmes du camp dévot (celles des jésuites et des jansénistes). Loin d'être l'expression de son propre libertinage " flamboyant ", Dom Juan met en scène une nouvelle imposture, car il est un " faux libertin ", comme Tartuffe est un " faux dévot " et Alceste un " faux Solitaire ". Dans L'Amour médecin, il exploite le mot-clef fourni par Sganarelle : " impie en médecine ". En effet, sous le masque de l'imposture médicale, il dénonce l'imposture des théologiens, et cette allégorie parcourt toutes les pièces ultérieures. L'imposture divine, qui mine la certitude de l'évidence cartésienne et celle de la doctrine chrétienne qu'elle prétendait démontrer, est mise en scène et ridiculisée dans Amphitryon. Enfin, Argan, le malade imaginaire, convaincu que son sang est " corrompu ", que sa nature est " tombée " en corruption, incarne le chrétien superstitieux, dupé par l'imposture religieuse, alors que " les principes de notre vie sont en nous-mêmes ". Le théâtre de Molière a été censuré pour de mauvaises raisons, mais une philosophie libertine y figure bel et bien, fortement appuyée sur la lecture de Pierre Charron, de La Mothe Le Vayer et de la synthèse épicurienne de Gassendi. La série Essais des Champion Classiques réunit des études fondamentales qui ont fait ou font date dans le domaine considéré. Elles sont issues du fonds des Éditions Honoré Champion, revues, corrigées, augmentées si nécessaires, ou publiées pour la première fois dans une collection de référence.

10/2005

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Musique, danse

Berlioz dramaturge

Au moment du bicentenaire de sa naissance, Berlioz personnifie toujours l'exception, l'originalité et l'étonnement. Face à ses grands peintres et ses hommes de lettres du romantisme, la France tient en lui son seul génie de la musique, rayonnant sur l'Europe entière. Compositeur avant tout, mais autant chef d'orchestre virtuose, critique musical et admirable écrivain, il n'a rien fait de tout cela comme tout le monde. Il passe pour enfreindre les règles de métier alors qu'il les maîtrise, son idée des genres musicaux déborde toutes les normes admises, une partition succède à l'autre dans le choc infailliblement renouvelé de l'inattendu. Si n'être jamais là où on l'attend est le propre du grand dramaturge, alors il faut tenir le cap du spectacle et du suspens pour dépasser les clichés, les contradictions et les malentendus, un ensemble d'idées reçues dont Berlioz a sans doute plus souffert que tout musicien français. C'est pourquoi le présent essai confronte vie, écrits et musique à l'imagination scénique et la maîtrise technique de l'action pour y retrouver la source d'une énergie créatrice sidérante. Il est temps, le monde commence maintenant à s'en aviser, de ne plus se limiter à la Symphonie fantastique, à La Damnation de Faust et à quelques brillants extraits symphoniques, pour remettre à l'honneur les opéras - Les Troyens, son chef-d'oeuvre - et bien d'autres ouvrages inspirés par une conception avant-gardiste de la musique dramatique.

06/2003

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Littérature française

Le libertin

Le libertin histoire où sont cités d'illustres personnages ayant existés ou issus d'oeuvres littéraires connues du xiie au xviiie siècle, est un récit épistolaire en vers d'une passion entre Hugo de Constant et Emeline de Grandval.

12/2013

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Littérature érotique et sentim

Le libertin repenti

Déshérité et sans un sou en poche, Reginald Davenport n'est pas promis à un brillant avenir. Mais le destin lui donne une dernière chance en lui permettant de devenir propriétaire de l'ancien domaine familial. S'étant fait passer pour un homme afin d'obtenir un poste d'intendant à Strickland, Atys Weston a fui un monde de faux-semblants. Elle pensait en avoir fini avec la gent masculine jusqu'à ce que son employeur éveille en elle une passion sans précédent...

12/2014

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Religion

Bayle calviniste libertin

Pierre Bayle, "calviniste libertin" ? Une façon paradoxale d'inscrire la pensée, mais aussi la personnalité du philosophe de Rotterdam dans la tension dynamique qui parcourt son oeuvre. Le pôle calviniste, c'est l'affirmation de son maintien dans la foi réformée, vers laquelle il a choisi de revenir, et son fidéisme, quel qu'en soit le degré de sincérité. C'est aussi son indéfectible soutien militant des huguenots persécutés, si l'on considère que la critique sévère des dérives des protestants du Refuge s'enracine dans la fidélité aux principes qui ont toujours prévalu dans leur famille confessionnelle. Le pôle libertin, c'est la critique de la religion dont on ne sait pas toujours jusqu'où elle mène, le scepticisme, l'athéisme au moins méthodologique. C'est aussi sa liberté de ton et son humour, qui peut aller jusqu'à une obscénité d'autant plus déconcertante qu'elle s'exprime sous la plume d'un homme de lettres "vertueux" . Entre ces deux pôles se déploie une pensée dont on trouvera ici la présentation, sur quatre registres qui se téléscopent et se recoupent : l'ensemble qui concerne les motifs de la foi et de la croyance, où l'on s'interroge sur les frontières entre religion, superstition, idolâtrie et crédulité ; le déploiement de la pensée critique sans limite, qui va de pair avec la liberté de conscience et la revendication d'une complète liberté de ton et d'expression ; le plan de la logique intellectuelle et du savoir érudit, terreau des échanges savants ; et la réflexion politique, sur laquelle se greffe un patriotisme français et une méditation désabusée sur la tyrannie.

02/2021

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Psychologie, psychanalyse

Psychanalyse du libertin

De nombreux individus se disent aujourd’hui libertins ; parmi eux, ceux qui fréquentent les clubs et les lieux de rencontres sadomasochistes, échangistes, « fétichistes », de sexualité de groupe, ceux qui s’intéressent également à la pornographie... Ils sont à la recherche de la jouissance totale, et se veulent affranchis de toute contrainte et de tout attachement. Alberto Eiguer décrit ces libertins d'hier et d'aujourd'hui: qu'ont-ils en commun et qu'est-ce qui les différencie? Le libertin est-il un pervers? un prédateur? Jusqu'où est-il prêt à aller pour satisfaire ses désirs? L'auteur répond à toutes les questions que posent ces personnalités, et donne des perspectives thérapeutiques. Le propos est ponctué de cas cliniques et d'exemples puisés dans la littérature.

10/2010

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