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Ghetto Intérieur

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Littérature

Le Ghetto intérieur

Buenos-Aires, 1940. Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu'ils ont fuie quelques années plus tôt en bateau ? Difficile d'interpréter les rares nouvelles. Vicente Rosenberg est l'un d'entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Ils auront deux enfants. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Que devient- elle ? Elle lui écrit une petite dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Dans l'une d'elle, il peut lire : " Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Heureusement la rue Sienna est restée à l'intérieur, ce qui est une chance, car sinon on aurait été obligés de déménager. " Ce sera le ghetto de Varsovie. Elle mourra déportée dans le camp de Tre- blinka II - " ce camp où en un an, les nazis avaient réussi à éliminer près d'un million de personnes. " C'était l'arrière-grand-mère de l'auteur. Santiago Amigorena écrit le roman du silence, celui de sa famille partie en Argentine pour fuir le nazisme. Il raconte surtout le " ghetto intérieur " de l'exil. La vie mélancolique d'un homme qui crée une famille, s'invente une vie à l'étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de l'auteur qui écrit aujourd'hui : " Il y a vingt-cinq ans, j'ai commencé un livre pour combattre le silence qui m'étouffe depuis que je suis né ". Ce roman est l'histoire de l'origine de ce silence. Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Ce roman raconte l’histoire de ce silence – qui est devenu le mien.

08/2019

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litterature hispano-portugaise

Petits combattants

" Je savais que nous étions en guerre ", ainsi commence Petits Combattants, monologue intérieur d'une fillette d'une dizaine d'années qui retrace ce qu'il est advenu d'elle et de son petit frère après que leurs parents, militants de gauche, ont été " emmenés " au début de la dictature militaire argentine, tandis qu'eux dormaient. Après que " le Pire " a eu lieu, ils sont recueillis par un oncle et une tante, fervents communistes, à Buenos Aires. Avec eux vivent leurs deux grands-mères, celle avec laquelle ils ont grandi et qui était présente la nuit du drame, larmoyante reine du crochet, et l'autre, juive, un peu folle, qui évoque souvent le soulèvement du ghetto de Varsovie. La fillette, imprégnée du regard de ses parents sur le monde, se sent investie d'une mission : résister, car la Révolution est au bout du chemin. Elle enrôle son petit frère mais comprend vite qu'une résistance ouverte peut créer des problèmes. Alors, elle préfère choisir le camouflage plutôt que de risquer l'orphelinat, " la prison des enfants ". Chroniqueuse d'un quotidien fait de peurs, de souvenirs heureux, de larmes retenues et de fol espoir, l'auteur entraîne le lecteur dans un monde d'enfants ayant mûri trop vite, toujours sur la défensive et qu'une vague d'émotion peut submerger à l'improviste.
Un livre fort, drôle, vrai, émouvant.

02/2014

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