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Curzio Malaparte

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Poches Littérature internation

Journal d'un étranger à Paris

1947. Curzio Malaparte revient à Paris après quatorze ans d'absence. Le plus francophile des écrivains italiens croque pendant une année les différents visages d'une ville qu'il redécouvre avec bonheur. Dans ce journal hybride, émaillé de dialogues vivants et d'analyses profondes, il s'intéresse autant à une infirmière du quai de l'Oise qu'à Jean Cocteau. Entre la plaine Monceau et Saint-Germain-des-Prés, au milieu d'un maelström de personnages et d'anecdotes flûtées, passent et repassent les figures de Malraux et Camus, de la belle Véra Korène, d'Orson Welles ou encore de Maurice Schumann.

06/2018

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Littérature étrangère

Sodome et Gomorrhe suivi de La tête en fuite

La tête en fuite a été écrit pendant le temps passé par Malaparte dans la prison romaine de Regina Coeli et la relégation de Lipari, où il a été envoyé en répression de son attitude de provocation, non-alignée sur le régime fasciste, qu'il a attaqué violemment. A ces pages marquées par l'incarcération, Malaparte a voulu ajouter quelques textes écrits en France et en Angleterre peu de temps après. Il en résulte un recueil de souvenirs, de réflexions et d'études sur la littérature où l'auteur semble se réfugier dans les lettres pour mieux s'échapper par l'esprit. Sodome et Gomorrhe est la première nouvelle écrite par Malaparte en 1931, dans laquelle il explore le mythe biblique pour raconter une réalité plus politique.

09/2014

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Littérature étrangère

Italie barbare

1925. Les intellectuels italiens se déchirent autour des bouleversements politiques dont Rome est devenue le théâtre. Le jeune Curzio Malaparte signe sans hésiter le Manifeste des intellectuels fascistes mais découvre très rapidement les limites de la révolution sociale promise par le Duce. Dans ces textes aussi féroces que le titre qui les réunit, le trublion balaie de son regard hautement ironique l'histoire de l'Italie et de son patrimoine culturel, invoquant Michel-Ange et Dante, Machiavel et Manzoni, et s'accordant quelques coups d'oeil savants vers les fondateurs de la culture et de la pensée européennes - Spinoza et Schopenhauer, Rabelais, Swift ou Dickens. Barbares, les Italiens ? Malaparte prend l'insulte à rebours. Dans ce recueil érudit et provocateur, jusqu'alors inédit en France, il rend gloire à la singularité d'un peuple qui s'est joué de toutes les étiquettes.

03/2014

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Poches Littérature internation

Le bal au Kremlin

Moscou, 1930: la révolution s'embourgeoise et la haute société communiste s'amuse, avant le bain de sang. En poste dans la capitale soviétique, Malaparte fréquente les soirées élégantes de la nomenklatura : il y croise Boulgakov, Maïakovski désespéré, mais aussi la soeur de Trotski ou la danseuse étoile du Bolchoï, et bien sûr Staline, dont l'ombre plane déjà sur toutes les têtes... La noblesse marxiste de l'URSS, société de parvenus dans ses fastes, avant la chute : tel est le véritable sujet de ce récit. Derrière les croquis au vif perce l'intuition surprenante, sinon toujours convaincante, du chroniqueur politique et du commentateur de l'Histoire. Fresque entreprise dès la fin de la guerre, mais laissée inachevée, Le Bal au Kremlin reste un des textes marquants de Malaparte. On y retrouve le regard incisif et ironique du grand écrivain, prompt à saisir le grotesque, à deviner l'horreur.

09/2013

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Récits de voyage

Voyage en Ethiopie. Et autres écrits africains

Voyage en Éthiopie et autres écrits africains est un récit de voyage d’une grande plume de la littérature italienne du XXe siècle. Il s’agit d’un recueil d’articles écrits en 1939 par Curzio Malaparte pour le grand quotidien italien Corriere della sera. L’écrivain entendait rendre compte de « l’italianisation » de l’Éthiopie après sa conquête par le régime fasciste. Le livre emmène le lecteur dans une Éthiopie imaginaire et réelle à la fois ; les paysages y sont abstraits et concrets ; les lieux y sont personnifiés et les hommes réduits parfois à de simples choses. Perdant ses repères, le lecteur n’a pas l’impression de lire un reportage mais de pénétrer dans un monde unique : celui d’un grand auteur. Les faits, pourtant, sont présents et tout à fait réels : combats avec les rebelles éthiopiens, vie des villages, rencontre de certaines autorités de l’administration coloniale… Malaparte nous étonne à chaque page par une accumulation d’images surprenantes, inoubliables. C’est bien plus qu’un récit journalistique, chaque scène devenant unique, épique. L’écriture procède par accumulation de visions ; le voyage devient hallucination. L’Éthiopie nous est livrée comme un immense théâtre aux décors changeants, qui décline ses couleurs au gré du parcours du soleil. À la lecture de certains passages plus idéologiques, impossible de faire la part de ce qui est dû au contexte fasciste, à l’expression d’une véritable pensée ou encore à une simple esbroufe, le doute étant toujours permis avec Malaparte. Il est certain, en tout cas, que ces discours sont prétextes à littérature. Jointe à ce récit, on lira la correspondance entre Malaparte et le Corriere della sera. Non seulement il ne donna de lui aucune nouvelle durant des mois, mais il remit ses articles longtemps après la date convenue. On ne peut qu’admirer l’incroyable liberté et l’audace de l’écrivain.

01/2012

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Littérature étrangère

Muss suivi de le Grand Imbécile

Malaparte a commencé à écrire Muss en 1931. Ce devait être une biographie, Le Caporal Mussolini, qui serait confiée à Grasset. Il l'a retravaillé en 1943-1945, puis après-guerre, mais le projet est resté inachevé. Muss est une brillante analyse historique des conditions d'émergence du fascisme, de son inscription dans l'histoire italienne, une préfiguration aussi de ce que sera l'Allemagne d'Hitler à partir de ce qu'il voit de l'Italie de Mussolini. L'ambiguïté de son rapport au Duce apparaît à plein quand il mêle des bribes de leurs conversations, les souvenirs de ses séjours en prison ou en " déportation ", quand il passe de la colère à la froide réflexion politique, de l'admiration à l'amertume. Dans Le Grand imbécile, Malaparte imagine une révolte de ses compatriotes contre Mussolini. À travers cette vengeance bouffonne du peuple contre le dictateur (loin de sa mort expédiée d'avril 1945), il célèbre le caractère profond des Italiens, le goût de l'ironie, de la dérision qui les sauve en toute occasion. C'est un thème constant de son oeuvre, parfois décliné à l'envers quand il les critique sans pitié, mais il en donne ici une représentation digne de Bruegel puisqu'il appelle de ses voeux la résurgence d'une coutume de la Renaissance qui narguerait " Le Grand Imbécile " et le ridiculiserait définitivement, seule fin digne de celui qui a été une injure permanente au goût, au beau, à la raison. On rit beaucoup, d'autant plus que Malaparte a écrit Le Grand Imbécile en 1943, après la chute de Mussolini, à la lecture de ce texte exalté et d'une grande drôlerie,

02/2012

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