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Corine Pelluchon

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Philosophie

Ethique de la considération

Pourquoi avons-nous tant de mal à changer nos styles de vie alors que plus personne ne peut nier que notre modèle de développement a un impact destructeur sur le plan écologique et social ni douter de l'intensité des violences infligées aux animaux ? Relever ce défi implique de combler l'écart entre la théorie et la pratique en développant une éthique des vertus. Au lieu de se focaliser sur les principes ou sur les conséquences de nos actes, celle-ci s'intéresse à nos motivations concrètes, c'est-à-dire aux représentations et aux affects qui nous poussent à agir. Quels traits moraux peuvent nous conduire à être sobres et à avoir du plaisir à faire le bien, au lieu d'être constamment déchirés entre le bonheur et le devoir ? L'éthique de la considération prend sa source dans les morales antiques, mais elle rejette leur essentialisme et s'appuie sur l'humilité et sur la vulnérabilité. Alors que Bernard de Clairvaux fait reposer la considération sur une expérience de l'incommensurable supposant la foi, Corine Pelluchon la définit par la transdescendance. Celle-ci désigne un mouvement d'approfondissement de soi-même permettant au sujet d'éprouver le lien l'unissant aux autres vivants et de transformer la conscience de son appartenance au monde commun en savoir vécu et en engagement. La considération est l'attitude globale sur laquelle les vertus se fondent au cours d'un processus d'individuation dont l'auteur décrit les étapes.

01/2018

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Philosophie

Pour comprendre Levinas. Un philosophe pour notre temps

Emmanuel Levinas a renouvelé en profondeur la philosophie, qu'il s'agisse de la définition de la subjectivité par la responsabilité, des implications politiques de cette conception du sujet ou de son insistance sur la corporéité, pensée comme vulnérabilité ou associée à une phénoménologie du "vivre de" et des nourritures. Dans un séminaire qui s'adressait à des étudiants en philosophie et à des soignants, Corine Pelluchon donne les clefs pour comprendre cette oeuvre exigeante et communique une expérience de pensée liée à la manière dont la réflexion et le style de Levinas l'ont bouleversée. Elle montre en quel sens il a inspiré ses propres travaux, qui prolongent et parfois discutent ses thèses, soulignant aussi l'actualité de Levinas, y compris lorsqu'on s'intéresse à des sujets sur lesquels il ne s'est pas exprimé, comme la médecine, l'écologie et le rapport aux animaux.

01/2020

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Philosophie

Les nourritures. Philosophie du corps politique

Ce livre constitue une tentative originale de construire une "phénoménologie des nourritures", en partant d'intuitions de Levinas sur les dimensions qui inscrivent l'existence individuelle dans un "vivre-de" : dépendances à l'égard du monde, des aliments, d'autrui, qui rompent avec toute image du sujet maître et autonome au profit d'une subjectivité toujours prise dans des relations. Cette philosophie du corps implique de réviser l'approche de "l'être-là" étrangement "désincarné" que l'on trouvait, notamment, chez Heidegger. C. Pelluchon entend tirer toutes les conséquences politiques de cette phénoménologie qui se développe ainsi en une philosophie de l'écologie. Mais cette écologie ne se cache pas d'être une construction politique et sociale, un "nouveau contrat social" qui revendique l'héritage des Lumières (Locke, Rousseau...). Le livre aborde aussi la question de la transformation de la démocratie dans un sens plus délibératif, capable de faire place à ces exigences de justice de long terme, envers les générations futures, les animaux, etc. L'ouvrage explore ainsi des phénomènes très peu abordés par la philosophie et qui affectent cependant la vie d'un grand nombre de personnes aujourd'hui : la faim, mais aussi la malnutrition, l'anorexie et la boulimie. D'autre part, il tranche avec une grande part de la pensée critique contemporaine en assumant une vision ouverte à la pluralité discursive et joyeuse, une apologie du goût et du plaisir de manger.

01/2015

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Religion

Tu ne tueras point. Réflexions sur l'actualité de l'interdit du meurtre

L'interdiction du meurtre a un sens même en l'absence de toute référence à un Dieu transcendant et à l'idée selon laquelle la vie humaine serait sacrée. Bien plus, la justification de cette norme par des valeurs morales et l'effort pour la fonder rationnellement l'affaiblissent. Malgré l'apport majeur de Kant à la morale, son analyse consistant à rapprocher les devoirs envers soi-même des devoirs envers autrui passe à côté de la violence propre au meurtre et criminalise le suicide. Au contraire, en faisant de l'expérience de mon rapport à l'autre la source de l'éthique, la description du meurtre, qui renvoie à la volonté d'anéantir l'autre comme tel, permet de dégager l'essence de la violence qui est un faire taire. Il y a donc dans le "tu ne tueras point" plus qu'une prohibition de l'homicide volontaire. Affirmer l'actualité de cet interdit, c'est rappeler le sens des crimes imprescriptibles tout en invitant à prendre la mesure de ce qu'impliquent les guerres qui ne sont pas des génocides. C'est aussi préconiser des solutions adaptées aux problèmes qui se posent au début et à la fin de la vie, comme on le voit avec l'avortement, le suicide assisté et l'euthanasie. Enfin, c'est reconnaître que le droit absolu que nous nous octroyons sur les animaux relève d'une transgression.

01/2013

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Littérature française

Comment va Marianne ? Conte philosophique et républicain

Convalescente, Marianne se repose à La Fontaine, un village de montagne situé dans les Hautes-Alpes. Elle s'interroge sur ce qui a pu la rendre malade. Son état refléterait-il celui de la République ? Elle convoque ses émissaires, des animaux, et leur demande de parcourir le pays pour sonder ses habitants. De retour auprès d'elle, ils lui décrivent la France telle qu'ils l'ont vue. Au printemps, ils reçoivent la visite d'anciens philosophes réincarnés en chats. Tous préparent le festin végétarien du 14 juillet. Ils y chanteront une nouvelle version de La Marseillaise. Entre Voltaire et Lewis Carroll, Corine Pelluchon nous offre un conte original, à la fois drôle et tendre, incisif et généreux, sur la France d'aujourd'hui.

05/2012

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Développement durable-Ecologie

Réparons le monde. Humains, animaux, nature

Notre capacité à relever le défi climatique et à promouvoir plus de justice envers les autres, y compris envers les animaux, suppose un remaniement profond de nos représentations sur la place de l'humain dans la nature. Dès que nous prenons au sérieux notre vulnérabilité et notre dépendance à l'égard des écosystèmes, nous comprenons que notre habitation de la Terre est toujours une cohabitation avec les autres. Ainsi, l'écologie, la cause animale et le respect dû aux personnes vulnérables ne peuvent être séparés. De plus, la conscience du lien qui nous unit aux autres vivants fait naître en nous le désir de réparer le monde et de transmettre une planète habitable. C'est à cette éthique qui n'a rien à voir avec des injonctions moralisatrices et culpabilisantes que ce recueil ouvre la voie. Deux textes inédits

05/2020

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