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Poétique N° 125 : Signatures

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Poésie

Poétique N° 125 : Signatures

Gustavo Guerrero. Poétique et poésie lyrique. Selon une idée répandue dans les études littéraires, avant le romantisme, il n'existait aucune théorie de la poésie lyrique. Le silence de la Poétique d'Aristote sur l'art de Pindare et de Sapho et la lecture néo-classique de la Renaissance qui domine encore notre perspective historique sont à l'origine de ce préjugé. En fait, nombreux sont les documents de l'Antiquité, de la Renaissance et du XVIIIe siècle qui se réfèrent explicitement à une poésie qualifiée de lyrique. Qu'entendent-ils par là ? A quels textes, à quelles caractéristiques, à quelles classes font-ils allusion par cet adjectif ? Dans quel domaine spécifique l'utilise-t-on ? A quels problèmes théoriques répond-il ? Quel est son sens ? Quelle est su finalité ? Ce livre tente de répondre à ces questions en parcourant une longue période qui commence avec Pluton et se termine avec la naissance, au XVIIIe siècle, de la théorie expressive. Ainsi, oscillant entre mimèsis et expression, se dessine une histoire qui analyse la genèse et l'évolution d'un genre appelé à jouer un rôle décisif dans l'essor des littératures nationales en Europe et dans la mise en place de la révolution romantique.

02/2001

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Critique littéraire

Bibliothèque. Tome 2, codices 84-185, Edition bilingue français-grec ancien

84 Denys d'Halicarnasse, 85 Héraclianus, 86 Jean Chrysostome, 87 Achille Tatius, 88 Synode de Nicée, 89 Préface à Eusèbe, 90 Libanius, 91-93 Arrien, 94 Jamblique, 95 Jean de Scythopolis, 96 Georges d'Alexandrie, 97 Phlégon, 98 Zosime, 99 Hérodien, 100 Hadrien, 101 Victorinus, 102 Gélase, 103-105 Philon, 106 Théognoste, 107 Basile, 108 Théodore, 109-111 Clément d'Alexandrie, 112-113, Clément de Rome, 114 Leucius Charinus, 115 Contre les Juifs. Métrodore, 116 Sur la fête de Pâques, 117 Pour Origène, 118 Pamphile et Eusèbe, 119 Piérius, 120 Irénée de Lyon, 121 Hippolyte, 122-124 Epiphane, 125 Justin, 126 Clément, 127 Eusèbe, 128 Lucien, 129 Lucius de Patras, 130 Damascius, 131 Amyntianus, 132-135 Palladius, 136 Cyrille, 137-138 Eunomius139-140 Athanase, 141-143 Basile, 144-145 Helladius, 146-148 Lexiques, 149 Pollion, 150 Julien, 151 Timée, 152 Elius Denys, 153 Pausanias, 154 Boethos, 155-156 Lexiques, 157 Moeris, 158 Phrynichos, 159 Isocrate, 160 Choricius, 161 Sopatros, 162 Eusèbe, 163 Vindanius, 164 Galien, 165 Himérius, 166 Antoine Diogène, 167 Stobée, 168 Basile, 169 Cyrille, 170 Préchristianisme, 171 Eustrate, 172-174 Jean Chrysostome, 175 Pamphila, 176 Théopompe, 177 Théodore d'Antioche, 178 Dioscoride, 179 Agapius, 180 Jean Lydus, 181 Damascius, 182 Eulogius, 183-184 Eudocie, 185 Denys d'Egée

01/1960

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Poésie

Poétique N° 128

Dans cette série d'études, passionnante comme une enquête policière, le propos est clair et efficace : il est de montrer que la fiction narrative a bien un " propre ", des caractères spécifiques, des " marqueurs " que la confrontation avec les genres non fictionnels auxquels il lui arrive, sur ses frontières, de se frotter et de se mesurer Histoire, biographie, autobiographie, récit d'analyses permet de mieux percevoir, et de mieux décrire - ce que l'auteur fait ici à merveille, en examinant des textes comme ceux de Tolstoï, de Freud, de Proust ou de Thomas Mann. Bien connue en France depuis la publication, en 1981 , de La Transparence intérieure, Dorrit Cohn retrouve avec cet ouvrage la place qui est naturellement et éminemment la sienne : celle d'un de nos plus pénétrants critiques et de nos plus lucides théoriciens de la littérature, dont la vaste culture n'a d'égale que la parfaite limpidité de son style.

12/2001

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Poésie

Poétique N° 123

Arthur Danto. L'Art contemporain et la clôture de l'Histoire. Arthur Danto confronte ici sa conception de l'histoire des arts visuels aux deux grands " récits " interprétatifs qui ont accompagné et organisé cette histoire depuis la Renaissance : celui, classique, instauré au XVIe siècle par Giorgio Vasari, pour qui l'histoire de la peinture traduisait un progrès constant de la représentation, et celui, " moderniste ", qu'a illustré Clément Greenberg, défenseur d'un art libéré de toute fonction figurative, et de plus en plus centré sur sa propre essence. Ainsi relativisée par cette confrontation, la théorie de Danto, qui se veut " post historique " et dégagée des critères esthétiques jusque-là dominants dans la définition de l'art, s'ouvre sur une perspective plus vaste, qui dépasse les traits spécifiques de l'art contemporain et les querelles souvent stériles qui s'y attachent. Elle suggère une vision au second degré, où les théories successives s'articulent à leur tour en une histoire de la philosophie de l'art. Dans ce livre d'un humour ravageur, ce philosophe peu banal, qui est aussi l'un des critiques les plus influents de ce siècle, nous offre l'expression la plus stimulante de sa pensée sur l'art.

09/2000

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Poésie

Poétique N° 122

Arthur Danto confronte ici sa conception de l'histoire des arts visuels aux deux grands " récits " interprétatifs qui ont accompagné et organisé cette histoire depuis la Renaissance : celui, classique, instauré au XVIe siècle par Giorgio Vasari, pour qui l'histoire de la peinture traduisait un progrès constant de la représentation, et celui, " moderniste ", qu'a illustré Clement Greenberg, défenseur d'un art libéré de toute fonction figurative, et de plus en plus centré sur sa propre essence. Ainsi relativisée par cette confrontation, la théorie de Danto, qui se veut " post historique " et dégagée des critères esthétiques jusque-là dominants dans la définition de l'art, s'ouvre sur une perspective plus vaste, qui dépasse les traits spécifiques de l'art contemporain et les querelles souvent stériles qui s'y cachent. Elle suggère une vision au second degré, où les théories successives s'articulent à leur tour en une histoire de la philosophie de l'art. Dans ce livre d'un humour ravageur, ce philosophe peu banal, qui est aussi l'un des critiques les plus influents de ce siècle, nous offre l'expression la plus stimulante de sa pensée sur l'art.

05/2000

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Poésie

Poétique N° 126

" Ce livre est né d'un constat : après une éclipse qu'on eût pu croire définitive, je me suis étonné que la mosaïque ressorte de l'ombre dans la seconde moitié des années quatre-vingt-dix, et surtout qu'elle reparaisse au grand jour avec une vitalité si conquérante qu'il est devenu pratiquement impossible de lire un essai sur quelque sujet que ce soit, d'ouvrir son journal, d'allumer son poste de télévision, ou même de faire un pas dans la rue, sans que cette très vieille connaissance ne se rappelle obstinément à votre bon souvenir. Ce succès s'explique sans doute par le fait que tout, dans ce monde, est maintenant mosaïque, et qu'il suffit d'un ordinateur pour réaliser ce genre de produit en un tournemain. Mais ne peut-on supposer que le déferlement et la captation auxquels on assiste tiennent aussi aux propriétés de la mosaïque elle-même ? Si elle dispose aujourd'hui d'un potentiel de séduction et d'une force de répondant quasi irrésistibles, ne le doit-elle pas d'abord à ses polarités internes, à ses valeurs associées, et aux atouts accumulés d'une histoire riche en revirements comme en métamorphoses ? Telle est la voie que j'explore dans ce livre, en prenant pour champs d'investigation principaux l'art et la littérature. "

05/2001

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Poésie

Poétique N° 152

La mondialisation et le développement des réseaux d'information bouleversent à ce point nos codes de communication, notre langage et notre littérature que nous oublions que le XIXe siècle, avec le brutal essor de la presse, fut plongé dans un bouleversement comparable. Le présent essai revient sur la naissance de cette civilisation du journal qui entraîna la France dans l'ère médiatique. Paradoxalement, la littérature se trouve au cœur de ce changement : alors qu'elle semble submergée par le nouveau régime communicationnel, elle constitue en effet le seul réservoir de formes poétiques disponible pour inventer l'écriture journalistique. Nourris par la matrice littéraire et informés par les exigences médiatiques, de nouveaux genres apparaissent alors dans les quotidiens, tels la chronique, le reportage, l'interview... Or ces genres manifestent un nouveau rapport au réel, à la fiction, à l'écriture de soi. La première révolution médiatique est donc également à l'origine de la plupart des grandes mutations littéraires du XIXe siècle, depuis l'invention du réalisme jusqu'à la naissance d'une poésie du quotidien. Dans notre environnement médiatique, cet essai témoigne de la capacité de la littérature à se réinventer.

11/2007

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Poésie

Poétique N° 129

Jean-Michel Gouvard Eléments pour une grammaire de la poésie moderne _____ Claire Nancy Iphigénie, d'Euripide à Racine Eric Marty A propos de "Sensation" d'Arthur Rimbaud Maria Watroba Paludes, ab ovo Jean-François Jeandillou Nodier ou la naïveté linguistique _____ Raphaël Baroni Le rôle des scripts dans le récit

03/2002

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Poésie

Poétique N° 124 : Proust

Selon une idée répandue dans les études littéraires, avant le romantisme, il n'existait aucune théorie de la poésie lyrique. Le silence de la Poétique d'Aristote sur l'art de Pindare et de Sapho et la lecture néo-classique de la Renaissance qui domine encore notre perspective historique sont à l'origine de ce préjugé. En fait, nombreux sont les documents de l'Antiquité, de la Renaissance et du XVIIIe siècle qui se réfèrent explicitement à une poésie qualifiée de lyrique. Qu'entendent-ils par là ? A quels textes, à quelles caractéristiques, à quelles classes font-ils allusion par cet adjectif ? Dans quel domaine spécifique l'utilise-t-on ? A quels problèmes théoriques répond-il ? Quel est son sens ? Quelle est sa finalité ? Ce livre tente de répondre à ces questions en parcourant une longue période qui commence avec Platon et se termine avec la naissance, au XVIIIe siècle, de la théorie expressive. Ainsi, oscillant entre mimèsis et expression, se dessine une histoire qui analyse la genèse et l'évolution d'un genre appelé à jouer un rôle décisif dans l'essor des littératures nationales en Europe et dans la mise en place de la révolution romantique.

11/2000

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Poésie

Poétique N° 165 : Questions génériques

Pourquoi se préoccuper des brouillons, de tous ces manuscrits de travail illisibles qu'ont laissés derrière eux les écrivains ? N'y a-t-il pas assez de livres à lire ? Ne posent-ils pas suffisamment de problèmes en eux-mêmes ? L'idée d'une génétique littéraire, voire d'une critique génétique fondée sur l'étude des brouillons, laisse perplexe. On se demande si une telle bizarrerie peut revendiquer sérieusement le statut d'une véritable discipline. Pour répondre à ces interrogations, ce livre propose une série de modèles, empruntés aux domaines les plus divers, de la recette des oeufs brouillés aux truffes au transfert freudien, de la bathmologie barthésienne à la sémantique des mondes possibles, qui s'efforcent de rendre compte, de manière à la fois rigoureuse et imagée, des enjeux de la genèse et des logiques qui lui sont propres - car, malgré les apparences, l'univers des brouillons n'est pas chaotique, il est régi par des logiques qui ne sont pas les mêmes que celles du texte achevé. Ces modèles sont la trace de l'expérience que représente la plongée dans les manuscrits d'écrivains, à la fois expérience vécue, dont on ressort avec un regard transformé, et pratique expérimentale d'une discipline encore neuve. C'est à partir de là qu'on peut espérer apporter une réponse à la plus difficile des questions : "à quoi bon ?" et montrer ce que la dimension génétique apporte à l'expérience de la littérature et, plus généralement, de l'oeuvre d'art.

02/2011

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Poésie

Poétique N° 117 / 1999-2 : Rhétoriques et poétiques

Comme le suggère sans doute un titre dont la constance ne doit (presque) rien à la paresse, on trouve dans ce livre des pages aussi diverses par leur âge que par leurs thèmes, et dont la mosaïque ne se recommande que par cette diversité. Leur propos est d'esthétique en général, de poétique en particulier, de musique parfois, de peinture souvent, mais le plus spécifique en apparence y a souvent trait au plus universel, et, comme il va de soi, réciproquement. Leur disposition, quoique nullement aléatoire, n'exige aucun respect de la part du lecteur, qui s'en affranchira même assez pour négliger, s'il veut, telle ou telle étape : sauter des pages est un droit qu'on acquiert avec chaque livre, et qu'on ne saurait exercer avec trop d'ardeur, puisque - l'étymologie nous l'assure lire - c'est choisir, et donc, bien évidemment, ne pas lire. Quelques-uns de ces objets pourtant - Stendhal, Proust, Venise - insistent, et signent.

03/1999

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Poésie

Poétique N° 178/2015-2 : Poétiques du quotidien

Peut-on inventer en littérature ? Et qu'invente-t-on précisément ? Si ces questions, posées en regard de ce qui s'est produit à la même époque dans les sciences ou les techniques, ne cessent d'être désavouées dans leur pertinence par les inventeurs eux-mêmes, probablement au nom d'une conception magique ou sacrée du littéraire, elles participent néanmoins d'une esthétique nouvelle qui se met en place au xixe siècle. En effet, une théorie et une pratique de l'invention littéraire - et pas simplement de l'inventivité - apparaissent bel et bien, qui dépassent les dogmes anciens de l'imitation et de l'imagination comme principes organisateurs de la production artistique. Comme dans les sciences naturelles et les arts et métiers, on se met à inventer en littérature et à penser l'invention. On invente ainsi des cadres nouveaux- genres, formes ou techniques - qui se réclament d'un certain "progrès" de l'activité littéraire. En nous faisant assister à la naissance du poème en prose, du vers libre, du monologue intérieur, du calligramme et de l'écriture automatique, le présent essai cherche à comprendre les raisons pour lesquelles ces inventions deviennent les emblèmes des mouvements littéraires de la fin du romantisme à la naissance du surréalisme, mais également ce qui les relie et les sépare.

11/2015

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Poésie

Oeuvre poétique (1925-1965)

La place de la poésie dans l'oeuvre de Borges est considérable par sa valeur et sa signification. A partir du moment où il est pratiquement devenu aveugle, Borges n'a plus guère composé qu'en vers. Le lecteur trouvera dans cette poésie tous les thèmes de la prose de Borges, mais profondément transfigurés : à la fois humanisés, stylisés et plus dépouillés. Et d'après le poète lui-même, la transposition française d'Ibarra donne à ces textes "une nouvelle vie lucide et mystérieuse tout ensemble".

05/2015

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Littérature française

La théorie des signatures

Aloys et Théodore vivent dans un monde à part. Leur mère, Louise, est en proie à d'incessants élans mystiques, quand leur père, botaniste de formation et inquisiteur amateur, leur impose des lectures pieuses et para-scientifiques. Loin des préoccupations des enfants de leur âge, les deux frères vivent sous le joug de doctrines ésotériques, à l'exemple de la fameuse théorie des signatures, selon laquelle la forme des êtres et des choses indique leur rôle au sein de la création par un subtil jeu de correspondances. Les conséquences de ce mode d'éducation obscurantiste se révèleront désastreuses. Ce roman signe l'entrée en littérature d'un jeune auteur pour lequel l'écriture s'avère indissociable des profondes interrogations qu'elle suscite sur l'homme et les innombrables formes de vie qui l'environnent. Texte d'une grande richesse et musicalité, La Théorie des signatures réussit la prouesse de rendre, par son rythme et ses images organiques, l'étrange atmosphère qui pèse sur la famille Delabre et l'émerveillement de deux enfants face à l'intemporelle beauté du monde naturel. Joseph Soletier vit en Bretagne. Il publie là son premier roman.

08/2019

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Revues Poésie

GPS N° 12 : Guérillas poétiques

Les livres et les films de Frank Smith transforment le monde en fragments - un inachèvement essentiel. Le parcours proposé pour quadriller cette pratique artistique pluridisciplinaire repose sur une quinzaine de contributions qui traitent ou des actes poétiques ou des actes filmiques ou de l'entrelacement des deux, visant à mettre en perspective les voisinages féconds qui s'opèrent entre poésie, image et politique. L'ouvrage tente d'offrir des entrées efficaces et variées dans l'oeuvre, une progression en zigzag qui sonde les points névralgiques d'une poétique de la co-errance. Textes de Paul Ardenne, Sagia Bassaid, Véronique Bergen, Eric Blanco, Jean-Philippe Cazier, Frédérique Cosnier, Amaury da Cunha, Rodolphe Olcèse, Yann Perreau, Vanessa Place, Barbara Polla, Mark Sanders, Blandine Sorbe, Catherine Soulier, Colette Tron, Frank Smith, sous la direction de Jean-Philippe Cazier

10/2023

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Littérature étrangère

La signature suicide

Bien qu'analphabiète et surendetté, Aboniaradou vit heureux à Wahéyé jusqu'au jour où son frère Simbi vient lui proposer un stratagème savament imaginé. Maladroitement propulsé au rang de grand producteur de café, il cautionne son frère dans une affaire de prêt portant sur un colossal montant, ignorant complètemet la portée de sa signature...

03/2014

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Décoration

Alberto Pinto. Signature

En magicien du décor, Alberto Pinto savait donner matière aux rêves les plus fous... Ce nouveau livre est une invitation à découvrir des intérieurs jamais vus. La quintessence du style Pinto dans toute la splendeur de sa diversité.

11/2016

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Poésie

Poétique N° 113

Francis Goyet Hamlet, étudiant du XVIe siècle Christina Vogel Temps et attente comme expérience esthétique Serge Bourjea Paul Valéry : " un certain regard " Jean Kaempfer Le latin des Nouveaux Romanciers Geneviève Henrot Le fléau de la balance Luc Fraisse Le portrait dérobé dans " La Condition humaine " Henri Portine L'alternance présent/imparfait Alexis Tadié La fiction et ses usages

03/1998

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Poésie

Poétique N° 88

Jean Kaempfer Robert Pinget, la description dans quelques états Jean-Pierre Martin De la lecture comme sabotage Anthony Wall La parole mystique est un prétexte Anne Tomiche Poéticité et répétition chez Gertrude Stein Geoorges Kliebenstein L'encyclopédie minimale Claudie Bernard Démomification et remomification de l'Histoire Judith Schanger Quel âge ont les classiques ? Christine Noille Le plaisir et les larmes

11/1991

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Poésie

Poétique N° 89

Pierre Campion : Le " Je " proustien ; Chantal Massol-Bedoin : La charade et la chimère ; Frédéric Regard : Polyphonie des voix narratives et autorité énonciative ; François Rosset : L'apprentissage des langues dans le roman français ; Jean-Pierre Bobillot : Vers, prose, langue ; Roger Pensom : " Don Juan " ou faire de la philosophie ; Bertrand Gervais : Lecture : tensions et régies.

03/1992

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Revues Poésie

Poétique N° 192

MÁRCIO SUZUKI Les "paradis artificiels" du professeur Emmanuel Kant _____ COMPOSITION NINA MUEGGLER, CHRISTOPHE SCHUWEY "De briques et de ciment" BENJAMIN BOUCHARD L'art de la fugue AUDE LEBLOND Le lecteur à l'heure du chapitre _____ NATHALIE KREMER L'espace du récit FRANC SCHUEREWEGEN De l'empoisonnement au théâtre, et de Junie CHRISTELLE REGGIANI Tendances stylistiques de la prose littéraire contemporaine _____ Mise au point BERNARD GENDREL De l'opacité et de l'obscurité en littérature

11/2022

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Critique littéraire

Poétique N° 139

Si le lecteur se pose la question " Est-il je ? ", c'est que le romancier la lui souffle en combinant délibérément deux registres incompatibles : la fiction et l'autobiographie. Il donne au héros des traits d'identité qui lui appartiennent en propre. Il sème le paratexte d'indices contradictoires. Il cultive l'ambivalence des citations, des commentaires et des mises en abyme. Il raconte des souvenirs improbables, tantôt à la première, tantôt à la troisième personne. Il se représente en enfant, en adolescent, en écrivain, en voyageur, en amant, en dépression, au tribunal, au confessionnal ou sur le divan... sans jamais dire qui il est. Cette stratégie de l'ambiguïté est constitutive d'un genre littéraire mal connu qui fut d'abord nommé roman personnel, puis roman autobiographique, avant d'être rebaptisé récemment, et hâtivement, autofiction. On tente ici non seulement d'inventorier les procédés qu'il met en œuvre mais aussi de retracer son histoire, d'expliquer son infortune critique et de comprendre comment il fonctionne. Avec la conviction qu'il détient une part de notre avenir littéraire.

08/2004

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Poésie

Poétique N° 162

La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, Il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence: le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore "le présent qui marche", comme dit Balzac. II s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même: apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en "docteur ès sciences sociales", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque: à la fois prolixe et sceptique.

05/2010

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Poésie

Poétique N° 140

Un imaginaire vient d'en chasser un autre : naguère langue de la clarté et de la sociabilité, qui s'était rêvée fixée, le français entrant dans le siècle des révolutions apparaît comme un idiome aux mots incertains. On a touché à la longue ! Les anciennes valeurs sont ébranlées, de nouvelles encore à établir : des langages se disputent la vérité. Le romancier va raconter l'histoire de ces langages en évolution, ceux qui dominent, ceux qui disparaissent, ceux qui émergent, ceux qui sont brimés. L'écriture romanesque se fait alors herméneutique de la parole. Stendhal, Balzac, Flaubert, Hugo, ou encore Zola : autant de philologues d'un nouveau genre. Ils découvrent la complexité de la communication, alliage de mots et de signes non-verbaux, de présupposés et de non-dit. Ils révèlent la façon dont les groupes d'hommes utilisent les mots pour configurer leur réalité. Ils examinent des types de parole (éloquence de la tribune, voix de l'opinion, art de la conversation, langage populaire, discours amoureux). Ainsi la fiction donne-t-elle à lire, savoir larvé, une anthropologie du langage. C'est cette science romanesque, à nulle autre pareille, qui constitue l'objet du présent ouvrage.

11/2004

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Poésie

Poétique N° 137

La rhétorique classique définissait la métalepse comme la désignation figurée d'un effet par sa cause ou vice versa, et plus spécifiquement la métalepse " de l'auteur " comme une figure par laquelle on attribue à l'auteur le pouvoir d'entrer lui-même dans l'univers de sa fiction, comme lorsqu'on dit que Virgile " fait mourir Didon " au IVe livre de l'Énéide. De cette façon de dire, la narratologie moderne s'est autorisée pour explorer sous ce terme les diverses façons dont le récit de fiction peut enjamber ses propres seuils, internes ou externes : entre l'acte narratif et le récit qu'il produit, entre celui-ci et les récits seconds qu'il enchâsse, et ainsi de suite. Mais la fiction littéraire n'a pas le monopole de ces pratiques transgressives, et l'on tente ici d'en évoquer quelques effets, désinvoltes ou inquiétants, qu'on trouve à l'œuvre dans d'autres arts : en peinture, au théâtre, au cinéma, à la télévision, partout en somme où la représentation du monde, d'Homère à Woody Allen, se met elle-même en scène, en jeu, et parfois en péril.

03/2004

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Poésie

Poétique N° 119

Jean-Marie Schaeffer Pourquoi la fiction ? Jamais l'humanité n'a consommé autant de fictions que de nos jours, et jamais elle n'a disposé d'autant de techniques différentes pour étancher cette soif d'univers imaginaires. En même temps, comme en témoignent les débats autour des " réalités virtuelles ", nous continuons à vivre à l'ombre du soupçon platonicien : la mimèsis n'est-elle pas au mieux une vaine apparence, au pire un leurre dangereux ? Pour répondre au soupçon antimimétique et mieux comprendre l'attrait universel des fictions, il faut remonter au fondement anthropologique du dispositif fictionnel. On découvre alors que la fiction est une conquête culturelle indissociable de l'humanisation, et que la compétence fictionnelle joue un rôle indispensable dans l'économie de nos représentations mentales. Quant aux univers fictifs, loin d'être des apparences illusoires ou des constructions mensongères, ils sont une des faces majeures de notre rapport au réel. Et cela vaut pour toute fiction. Les œuvres d'art mimétiques ne s'opposent donc pas aux formes quotidiennes plus humbles de l'activité fictionnelle : elles en sont le prolongement naturel.

08/1999

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Poésie

Poétique N° 157

Les essais réunis dans ce volume interrogent aussi bien le temps des œuvres que le temps à l'œuvre, c'est-à-dire sa formulation narrative mais également son pouvoir d'érosion et de genèse qui affecte les hommes, auteurs et lecteurs, les livres qu'ils écrivent ou qu'ils lisent et les genres littéraires qu'ils pratiquent. Si l'on veut explorer l'œuvre du temps, on ne peut s'en tenir à l'hypothèse que les intrigues se contentent de mettre en ordre l'histoire et de la doter d'un sens, il nous faut à l'inverse définir les fondements d'une poétique de la discordance narrative qui permette de suivre le glissement du sens dans le temps. Cette réflexion sur le temps soulève une question subsidiaire mais non moins essentielle : " D'où vient le récit et où va-t-il ? " Tenter de répondre à cette question exige de sortir de l'emprisonnement textualiste pour (re)penser la manière dont la narration émerge de la vie et retourne à elle. Il s'agit aussi de marquer la différence qui existe entre les récits qui visent à clarifier le passé, ceux qui veulent en témoigner fidèlement, et ceux enfin qui tentent de mettre en scène le caractère tâtonnant et ouvert des histoires inachevées, tournées vers un avenir à vivre, à écrire ou à lire. Face à la crise que connaissent aujourd'hui les études littéraires et à l'inquiétude que génèrent les usages médiatiques, politiques ou économiques du storytelling, il s'agit de rappeler que la théorie narrative permet de reconnaître dans la littérature le plus fascinant des laboratoires du récit. Si l'homme n'est pas autre chose qu'un faisceau d'histoires, alors 'analyse narratologique des œuvres littéraires demeure la voie royale pour accéder à son humanité.

02/2009

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Poésie

Poétique N° 85

Gaétan Brulotte Petite narratologie du récit dit érotique Cécile Cavillac Fénelon et le mythe de l'origine des arts Pierre Campion Roman et histoire dans " L'Education sentimentale " Martine Reid Flaubert er Sand en correspondance Lecture, figure Eric Méchoulan Matière, vitesse et figure Philippe Jousset L'éloquence muette Discussion critique Pierre Force Figures impossibles

03/1991

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Poésie

Poétique N° 86

Gérard-Denis Farcy Pour une poétique générative du mythe d'Odipe Efim Etkind L'épigramme : la structure de la pointe Robert Ricatte Buzzati : les symboles et les vides Franc Schuerewegen Réminiscences Gérard Gasarian La figure du poète hystérique Philippe Dufour Le chaudron et la lyre Georges Mary Jeu d'espaces Document Kendall Walton Catégorie de l'art

05/1991

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Poésie

Poétique N° 100

Maarten ban Buuren Hystérie et littérature Yves Citton La preuve par l'Emile Daniel Grojnowski De Mallarmé à l'Art postal Annie Mavrakis Décrire l'invisible Mireille Noël Lisières de l'oeuvre de Julien Gracq Bruno Tritsmans Poétiques de l'Histoire chez Gracq et Jünger Document André Jolles, Johan Huizinga Clio et Melpomène Textes présentés et traduits par Silvia Contarini

11/1994