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Dostoïevski

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Critique littéraire

Dostoïevski

"La vie peut être immensément belle lorsque nos agissements sont bons et justes". Écrits "à la hâte" et "probablement gâtés", c'est lui qui le prétend, les romans de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881) n'en font pas moins un des auteurs les plus importants de l'histoire de la littérature. Sa vie, si semblable à celle de ses héros, peut faire prendre sa biographie pour une de ses oeuvres de fiction : enfance difficile, participation à des mouvements progressistes russes, déportation au bagne, errance à travers l'Europe, épilepsie, alcoolisme, penchant pour le jeu... Les épreuves qu'il provoque sans les chercher sont terribles autant lorsqu'elles le supplicient que lorsqu'elles le flattent. Il les accepte toutes, avec l'espoir qu'elles pourraient l'aider à percer l'énigme qui l'obsède et qui nous concerne tous : "L'homme est un mystère. Il faut l'élucider et si l'on passe à cela notre vie entière, il ne faut pas dire que nous avons perdu notre temps. Je m'occupe de ce mystère car je veux être un homme".

05/2012

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Littérature française (poches)

Maudit soit Dostoïevski

" Dostoïevski, oui, c'est lui ! Avec son Crime et châtiment, il m'a foudroyé, paralysé. Il m'a défendu de suivre le destin de son héros, Raskolnikov : tuer une deuxième femme, innocente celle-ci ; emporter l'argent et les bijoux, qui m'auraient rappelé mon crime... devenir la proie de mes remords, sombrer dans un abîme de culpabilité, finir au bagne... Et alors ? Ça serait mieux que de fuir comme tin pauvre con, un criminel idiot. Du sang sur les mains, mais rien dans les poches. Quelle absurdité ! Qu'il soit maudit, Dostoïevski ! " Qu'est-ce qu'un crime dans un Afghanistan en guerre ? L'auteur de Syngué sabour, prix Goncourt 2008, nous offre le récit brûlant d'un meurtre et de ses conséquences.

11/2012

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Critique littéraire

Dostoïevski. La saga familiale

L'auteur de L'Idiot, de Crime et châtiment ou des Possédés n'a pas écrit que des romans. Sa vie à lui n'eut rien à envier en termes d'affres, de doutes et de rebondissements, à celles, complexes et édifiantes, de ses innombrables personnages. Cet ouvrage révèle, par une analyse sémantique et psychologique des missives connues et inédites du romancier, les aspects jusqu'ici ignorés ou mal interprétés de ses relations avec sa première et sa seconde épouse, avec son fils adoptif, et le rôle-clé que joua Anna Fiodorovna dans la postérité de l'écrivain.

04/2021

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Philosophie

Nietzsche et Dostoïevski éducateurs

L'expérience : chemin de la connaissance. Apprendre, cognition nécessaire en permanence pour traverser le temps et donnes sens à sa vie. Mais au delà des concepts, de l'imaginaire au réel, le langage des émotions, fondement de notre culture et de notre complexité, se dessinera toujours au rythme du cœur des grands auteurs. C'est aujourd'hui que les intuitions littéraires deviennent indispensables aux sciences humaines et au développement cognitif de tous les apprentissages. L'œuvre de Bessa Myftiu, unique, dense, magnifique répond avec force et perfection aux questions humaines face aux savoirs, aux apprentissages et à la connaissance pour vivre et exister. Nietzsche et Dostoïevski éducateurs ! La vie humaine comme moyen de connaissance, à l'écoute du corps, du ressenti. Apprendre l'amour dans l'action, dans l'échange, comme union des contraires dans la joie et l'absolu. Être en conversation avec soi, en état de solitude sans folie ni isolement, pour préserver sa différence. Avoir honte, pour s'accepter, une souffrance qui est le fond avec la joie de toute vie, de la beauté qui transcende. Vivre sans mesure, sans culpabilité, avec fierté au-delà de la pitié, pour supporter l'insupportable et agir en étant libre. Lutter pour acquérir son essence et conquérir sa culture. Ne pas dépasser les limites au crime, une sorte de folie que la société engendre, et au suicide - une autre liberté en folie. Mais Bessa reste aux horizons d'un autre monde, une optimiste tragique. Frédéric Ovadia

01/2006

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Critique littéraire

L'Idiot de Dostoïevski

Central, le roman de L'Idiot l'est d'abord dans l'oeuvre de son auteur, dont il ressaisit les avancées antérieures et dont il ouvre les percées futures ; ensuite, et du coup, il l'est dans la conscience de soi de l'écrivain, étant celui de ses livres où Dostoïevski s'est le plus radicalement examiné, où sa profondeur psychique encore peu exprimée s'est révélée à lui-même, et dans lequel il a pris les dernières décisions métaphysiques susceptibles de donner à sa vie le sens d'un grand destin. Central, enfin, ce livre l'est pour notre monde (telle sera au fond la thèse du présent essai), notre monde y trouvant le tableau le plus fouillé de sa plus intime tension.

02/2008

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Critique littéraire

Dostoïevski et la logique

A travers de nombreux exemples tirés des romans de Dostoïevski, dont le texte originale figure en notes, Jean-Louis Backès explore le rapport que Dostoïevski entretient avec la logique. Dostoïevski ne nie pas la valeur de la logique. Il choisit plutôt de la critiquer, c'est-à-dire de tracer les limites de son pouvoir. Et il décrit impitoyablement les effets de certaine idéalisation de la logique, qui met en jeu les prestiges de l'imaginaire et les charmes douteux de l'hyperbole. Agregé de russe et Docteur ès Lettres, Jean-Louis Backès signe de nombreuses traductions et commentaires de classiques de la littérature russe (Eugène Onéguine, Les Démons...).

10/2021

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Critique littéraire

La poétique de Dostoïevski

Cet ouvrage constitue une œuvre maîtresse du Post-Fortmalisme russe. Les deux concepts clés sont ici ceux de polyphonie, ou dialogisme, et d'écriture carnavalesque. Polyphonie : c'est-à-dire pluralité des voix et des visions, pluralité des idées, inséparables des voix qui les portent. Carnaval : le roman polyphonique n'est que l'espèce dernière d'un genre très ancien qui, de la satire, du dialogue socratique, aux romans de Pétrone, Rabelais, Cervantès..., a ses racines dans un type particulier de manifestation sociale : le carnaval. Bakhtine montre comment c'est à l'intérieur même du mot que les voix plurielles du roman polyphonique sont confrontées, en reprenant toute l'œuvre de Dostoïevski. Ici, une érudition gigantesque vient s'allier à la connaissance la plus précise des textes qu'elle aide à déchiffrer.

10/1998

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Critique littéraire

Trois Maîtres. Balzac, Dickens, Dostoïevski

Du Joueur d'échecs à Combat avec le démon, l'œuvre entière de Stefan Zweig est fascinée par les grandes aventures de l'esprit humain, qu'elles le mènent vers la pensée, l'absolu, l'idéal ou la folie. C'est de la création romanesque que nous parle ici le grand écrivain autrichien, à travers trois " géants " du XIXe siècle. Tous trois ont forgé un univers autonome, portant l'empreinte d'une puissante personnalité, avec ses types humains, ses lois morales, sa métaphysique. Chez Balzac, l'élan créateur exprime une volonté de puissance par rapport à la société ; chez Dostoïevski, l'affirmation d'un destin tendu entre extase et anéantissement ; chez Dickens, l'accord entre un génie individuel et les traditions d'une époque. Chacun incarne ainsi un " type " d'artiste exemplaire. Pénétration psychologique, admiration passionnée, intime complicité d'un romancier avec ses grands modèles, dont de Trois Maîtres un chef-d'œuvre critique inégalé.

10/2008

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Critique littéraire

LA POETIQUE DE DOSTOIEVSKY

Cet ouvrage constitue une œuvre maîtresse du post-formalisme russe. Les deux concepts-clé sont ici ceux de polyphonie, ou dialogisme, et d'écriture carnavalesque. Polyphonie : c'est-à-dire pluralité des voix et des visions, dont aucune n'est objet (en particulier objet de définition psychologique ou sociologique), qui sont toutes sujets en état de se répondre réciproquement. Et pluralité des idées, inséparables des voix qui les portent. Et encore, confrontation-intériorisation de chacune en toutes les autres, jusqu'au point de tourner le principe du tiers-exclu. Carnaval : le roman polyphonique n'est que l'espèce dernière d'un genre très ancien qu'on peut caractériser par l'alliance des mots " sérieux-comique ". Parler du quotidien avec sérieux, jouer de la pluralité des tons et des langues, pratiquer systématiquement la mésalliance, s'installer dans l'ambivalence : tels furent, au cours des termps, les traits caractéristiques de la satire, du dialogue socratique, des romans de Pétrone, Rabelais, Cervantes... Tous écrits qui ont leurs racines dans un type particulier de manifestation sociale : le carnaval. Il ne reste à Bakhtine qu'à montrer comment c'est à l'intérieur même du mot que les voix plurielles du roman polyphonique sont confrontées, en reprenant toute l'œuvre de Dostoïevski. Ici, une érudition gigantesque vient s'allier à la connaissance la plus précise des textes qu'elle aide à déchiffrer.

04/1970

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Critique littéraire

Dostoïevski. Le meurtre et l'espérance

D'une part, le mal ; de l'autre, l'amour. Entre les deux, les intrigues de " Crime et châtiment " et des " Frères Karamazov " nouent des meurtres, ainsi que les procès ou les châtiments qui y font suite, au commandement d'aimer assez pour ne pas juger autrui. L'espérance vient sans doute répondre à la question du meurtre, et la question de l'adhésion au christianisme de Dostoïevski est si instante à l'intérieur de ces deux romans qu'elle en devient de façon souterraine le principe de structuration. Le romancier, trop averti qu'il était de la difficulté de faire entrer semblable message dans le langage du genre, et peut-être trop peu assuré qu'il en était, s'est autorisé du scandale de la violence et du meurtre pour désigner la voie d'une réconciliation qui les déborderait. Ainsi se présente l'oscillation qui parcourt ces deux romans entre éthique et mystique, d'une part, et connaissance du mal, de d'autre. D'où leur foisonnement. D'où leur unité.

11/2006

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Critique littéraire

Dostoïevski, un écrivain dans son temps

Dostoïevski, un écrivain dans son temps est un modèle de biographie littéraire. Parue initialement en cinq volumes, dans les années 1970, elle a été condensée par l'auteur en 2010, avec une préface inédite. Joseph Frank aborde la biographie du grand écrivain russe dans une ample vision englobant littérature et temps historique : il entreprend une "reconstruction massive" de l'époque, en y insérant l'oeuvre de Dostoïevski afin de mieux l'éclairer. Il s'agit plus précisément d'une expérience qui allie biographie, critique littéraire et histoire socioculturelle, tout en se concentrant sur les idées que Fiodor Dostoïevski a défendu avec vigueur durant sa vie. Trois qualités essentielles se dégagent de cette oeuvre. La première réside dans son art de brosser des grands tableaux de la Russie de Dostoïevski et d'en dégager les idées directrices. Il y a ensuite le travail des sources : à chaque moment de la vie de l'écrivain, à chaque description, à chaque analyse de l'oeuvre, Joseph Frank refait une lecture complète des sources, si bien que sa biographie devient critique et analytique. La troisième qualité du biographe est de pénétrer la psychologie profonde, l'esprit de Dostoïevski. Chez Joseph Frank le critique littéraire et le philosophe de l'esthétique cheminent au côté de l'érudit, de l'historien et du biographe. Le travail d'analyse débouche sur des éléments originaux, jamais mis en évidence auparavant. Par exemple, l'affirmation que Dostoïevski est le seul des grands écrivains russes de la première moitié du XIXe siècle qui ne soit pas issu de la noblesse terrienne ; de ce fait, il a été le plus apte à percevoir le conflit entre l'ancien et le nouveau dans la société russe. L'écriture est alerte, ferme, concise, où l'érudition n'entrave jamais la saisie profonde du mouvement de la création.

02/2019

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Critique littéraire

Comprendre et compatir. Lectures de Dostoïevski

Dans ces sept textes, Frédéric Boyer étudie et interroge l'oeuvre de Dostoïevski (romans, carnets, personnages emblématiques) ainsi que certains textes évangéliques, des essais de Patockà, La Recherche. L'oeuvre de Dostoïevski est éclairée par ce regard qui y voit la mise en scène d'un monde qui s'accomplit aujourd'hui, un monde qui n'a jamais autant souffert de la responsabilité. Son actualité est à chercher dans la traversée de la violence et du mal comme dernier chemin vers l'énigme de l'autre.

02/1993

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Philosophie

Archéologie du nihilisme. De Dostoïevski aux djihadistes

Essai de référence de François Guéry, philosophe, autour d'une question toujours d'actualité : qu'est-ce qui fait que des gens ont eu la passion du néant ?

01/2015

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Histoire internationale

L'Apocalypse russe. Dieu au pays de Dostoïevski

Comment, dès 1917, le monastère des Solovki, orgueil de l'empire tsariste, est-il devenu le premier camp d'extermination de l'Union soviétique ? Comment le nihilisme, le terrorisme; le totalitarisme sont-ils apparus dans la Sainte Russie des ermites, des fois en Christ, du peuple souffrant et " théophore " ? Qu'en est-il des slavophiles, des occidentalistes, de Pierre le Grand, de la Troisième Rome et de Byzance dans la genèse du mythe russe ? Le communisme a-t-il été un accident ? Et les Russes sont-ils condamnés au despotisme ?. Retrouvant, à la jointure de la mystique et de l'histoire, la déchirure originelle entre l'Occident et l'Orient chrétiens, cet essai constitue le deuxième volet d'une grande enquête théologique sur les mutations modernes de Dieu en politique. On y lira pourquoi, des vieux-croyants immolés dans les flammes aux inventeurs des attentats-suicides et aux " constructeurs de Dieu " bolcheviques, la Russie a connu une suite d'apocalypses recommencées. Pourquoi, aussi, les voix des Démons, traversant les âges, résonnent désormais de Pétersbourg et Moscou aux quatre coins du monde. Et pourquoi, enfin, les prophéties conjointes de Dostoïevski et de Soljénitsyne sont appelées à éclairer, plus que jamais, le siècle qui s'ouvre

02/2008

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BD tout public

Le joueur. Librement adapté du roman de Fédor Dostoïevski

" Le joueur offre un accès particulièrement saisissant à l'univers de Dostoïevski (...). L'humanité s'y dévoile comme elle est, ou comme le grand écrivain la voit : obscure, confuse, soumise à des forces qui l'écrasent, incapable de raison ou de sagesse, perdue, en un mot... "

10/2010

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Critique littéraire

Littératures. Volume 2, Gogol, Tourguéniev, Dostoïevski, Tolstoï, Tchekhov, Gorki

" La littérature, la vraie littérature, ne saurait être avalée d'un trait comme une potion bienfaisante pour le coeur ou le cerveau. La littérature doit être émiettée, disséquée, triturée ; vous devez sentir son parfum délicieusement âcre dans le creux de votre main, vous devez la mastiquer, la rouler sur votre langue avec délices ; alors, et seulement alors, vous apprécierez son incomparable saveur à sa juste valeur, et ces fragments, ces miettes redeviendront un tout dans votre esprit, révélant la beauté d'une unité à laquelle vous avez donné un peu de votre propre sang. " Vladimir Nabokov est né en 1899 à Saint-Pétersbourg, dans une famille aristocratique et libérale. Exilé en 1919, il vécut d'abord à Cambridge, où il acheva ses études, puis en Allemagne et en France, qu'il quitta en 1940 pour s'installer aux Etats-Unis. Il y enseigna pendant près de vingt ans, à Wellesley College (1941-1948) et à Cornell University (1948-1958). Après l'immense succès de Lolita, il se retira à Montreux, en Suisse, où il mourut en 1977.

12/1985

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Théâtre

Les Possédés. Pièce en trois parties adaptée au roman de Dostoïevski

Les Possédés sont une des quatre ou cinq oeuvres que je mets au-dessus de toutes les autres. A plus d'un titre, je peux dire que je m'en suis nourri et que je m'y suis formé. Il y a près de vingt ans en tout cas que je vois ses personnages sur la scène. Ils n'ont pas seulement la stature des personnages dramatiques, ils en ont la conduite, les explosions, l'allure rapide et déconcertante. Dostoïevski, du reste, a, dans ses romans, une technique de théâtre : il procède par dialogues, avec quelques indications de lieux et de mouvements. L'homme de théâtre, qu'il soit acteur, metteur en scène ou auteur, trouve toujours auprès de lui tous les renseignements dont il a besoin. Aujourd'hui, voici Les Possédés sur la scène. Pour les y porter, il a fallu plusieurs années de travail et d'observation. Et pourtant, je sais, je mesure tout ce qui sépare la pièce de ce prodigieux roman ! J'ai simplement tenté de suivre le mouvement profond du livre et d'aller comme lui de la comédie satirique au drame, puis à la tragédie.

01/2010

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Critique littéraire

Dostoïevski face à la mort, ou le sexe hanté du langage

L'oeuvre de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski hante la conscience européenne et mondiale depuis un siècle et demi (Nietzsche, Proust, Kafka, Nabokov, Berdiaev, Chestov, Soljénitsyne, Sarraute, Sollers, Visconti, Bresson, Kurosawa, Wajda et bien d'autres) et continue à fasciner le marketing hyperconnecté (16 versions en chinois de Crime et Châtiment). Le livre de Julia Kristeva dévoile la surprenante actualité du " grand Russe " , génie aussi tourmenté que prophétique. " Partout et en toutes choses, je vivais jusqu'à l'ultime limite, et j'ai passé ma vie à la franchir " , écrit-il à son ami le poète A. Maïkov en 1867. Il l'a fait, porté par sa foi orthodoxe dans le Verbe incarné, en réinventant ce pari sur la puissance de la parole et du récit qu'est le romanpolyphonique : pour braver le nihilisme et son double, l'intégrisme, qui gangrènent le monde sans Dieu et avec lui. Ses personnages extravagants, oscillant entre monstruosité pathétique et insignifiance d' " insectes " , pressentaient déjà la matrice carcérale de l'univers totalitaire qui se révéla dans la Shoah et le Goulag, et qui menace aujourd'hui par l'omniprésence de la technique. Vibrante osmose et vigilance tonique, l'oratorio de Julia Kristeva décrypte un Dostoïevski total et neuf, galvanisé par le langage. L'homme et l'oeuvre s'introduisent dans le troisième millénaire, où, enfin, " tout est permis " . Et les anxiétés des internautes rejoignent les sous-sols des démons dostoïevskiens. Essayiste, romancière, psychanalyste, Julia Kristeva, docteur honoriscausa de nombreuses universités, dont l'oeuvre est traduite dans beaucoup de pays - et intégralement aux Etats-Unis - a reçu en 2004 le prix Holberg, équivalent du Nobel pour les sciences humaines.

10/2021

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Poches Littérature internation

La femme d'un autre et le mari sous le lit. Une aventure peu ordinaire, extrait de Récits, chroniques et polémiques

Persuadé que sa femme le trompe, Ivan Andréiévitch est prêt à tout pour confondre l'infidèle. Il la suit et la guette pendant des heures, il l'espionne et ouvre son courrier à la recherche d'une preuve, il se cache et se ridiculise... Une nouvelle légère et burlesque qui révèle l'humour grinçant de Dostoïevski.

05/2008

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Littérature étrangère

Oeuvres romanesques (1875-1880). L'Adolescent, Le Garçon "à la menotte", Le Moujik Maréï, La Centenaire, La Douce, Le Rêve d'un homme ridicule, Le Triton, Les Frères Karamazov

Les Oeuvres romanesques 1875-1880 de Dostoïevski regroupent L'Adolescent, Le Garçon "à la menotte", Le Moujik Maréï, La Centenaire, La Douce, Le Rêve d'un homme ridicule, Le Triton, sans oublier le roman qui est sans doute le chef-d'œuvre du grand auteur russe : Les Frères Karamazov. Actes Sud entreprend la réédition en Thesaurus de l'œuvre de Dostoïevski, magistralement traduite (et commentée) par André Markowicz.

01/2014

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Pléiades

Crime et châtiment. Journal de Raskolnikov ; Les Carnets de "Crime et châtiment" ; Souvenirs de la maison des morts

Chronologie, bibliographie, annotations par Sylvie Luneau

12/1950

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Poches Littérature internation

Souvenirs de la maison des morts

Traduit par Henri Mongault et Louise Desormonts. La maison des morts, c'est le bagne de Sibérie où Dostoïevski a purgé comme condamné politique une peine de quatre années de travaux forcés et six ans de " service militaire ". Mais la maison des morts, c'est aussi le Goulag. La Russie de Dostoïevski est déjà celle de Staline, de Beria, de Vychinski, des grands procès où les accusés rivalisent devant leurs procureurs de contrition et d'aveux. Comme l'écrit Claude Roy, " la Russie d'hier et la Russie moderne sont exemplaires dans la science du " châtiment "sur deux points essentiels. Elles ont poussé plus avant peut-être qu'aucun peuple l'art de donner aux tortionnaires cette paix de l'esprit que procure la bonne conscience. Elles ont su simultanément contraindre un nombre important de leurs victimes, non seulement à subir sans révolte les épreuves infligées, mais à donner à leurs tourmenteurs un total acquiescement. "

06/2007

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Poches Littérature internation

Les nuits blanches. Roman sentimental, extraits des souvenirs d'un rêveur

Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Pétersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d'amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, épris dès le premier instant, le berce - et se berce - dans l'illusion d'une flamme naissante... La nouvelle traduction d'André Markowicz tire de ce roman un parti stylistique étonnant. Discordante, ironique, la voix que l'on entend ici est bien celle du grand écrivain russe, qui n'a cessé sa vie durant de se battre, au nom de la vérité, contre l'élégance trompeuse, celle des mots et celle des sentiments.

07/2008

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Littérature étrangère

Le grand inquisiteur

Sur la place de la cathédrale, Il apparaît, sans éclat, mais tous Le reconnaissent. Nous sommes au XVIe siècle. Le grand inquisiteur ne s'y méprend pas, Le reconnaît, lui aussi, et Le fait emprisonner. La foule abandonnée hors les murs du Saint-Office, le grand inquisiteur s'adresse au prisonnier en un long monologue. Dostoïevski installe cette singulière histoire au coeur de son roman : Les Frères Karamazov.

03/2014

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Poches Littérature internation

Récits de la maison des morts

En 1849. Dostoïevski est condamné au bagne pour ses idées. Déporté au sud-ouest de la Sibérie, dans la forteresse d'Omsk, où il passe cinq ans, il y côtoie des criminels et des hommes du peuple, des voleurs aussi bien que des condamnés politiques. De cette expérience douloureuse, où l'impossibilité d'être seul rivalise en cruauté avec les sévices et le travail forcé, l'auteur tire les Récits de la maison des morts. Dans ce roman largement autobiographique, qu'il fait passer pour des notes retrouvées chez un ancien forçat, Goriantchikov, Dostoïevski déploie une galerie de portraits où sont anticipés les personnages les plus marquants de ses oeuvres majeures. Son humanisme et son sens de l'observation font de ces récits consacrés au système pénitentiaire du temps des tsars un témoignage de première importance sur l'expérience concentrationnaire.

01/2014

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Littérature étrangère

Oeuvres romanesques 1865-1868. Crime et Châtiment ; Le Joueur ; L'Idiot

Crime et châtiment, Le Joueur, et L'Idiot ont été écrits en l'espace de quatre ans, de 1865 à 1868, dans un élan créateur frénétique qui était à l'image de la vie chaotique de Fédor Dostoïevski. Actes Sud entreprend la réédition en Thesaurus de l'oeuvre de Dostoïevski, magistralement traduite (et commentée) par André Markowicz.

09/2013

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Poches Littérature internation

Les pauvres gens

Makar Dévouchkine et Varenka Dobrossiolova s'écrivent assidûment. Lui est un petit fonctionnaire, elle est sa voisine d'en face, une jeune fille dans le besoin. Au fil de leur correspondance, composée avec simplicité et spontanéité, se dessine l'affection sincère qui les lie, et qui fera le malheur de l'un d'eux. Les Pauvres Gens est le premier roman d'un auteur qui gagna une notoriété immédiate. La trame sentimentale et le style naturaliste sont prétextes à explorer l'âme humaine dans son inconscient et son refoulé : les lettres des deux personnages suggèrent en effet beaucoup par leurs silences et leurs non-dits. Ce dévoilement comme involontaire, parfois troublant, annonce d'autres monstres de la mauvaise foi à venir dans une oeuvre magistrale.

06/2001

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Poches Littérature internation

Humiliés et offensés

Le premier grand roman (1861) de Dostoïevski, alors âgé de quarante ans, écrit à son retour de Sibérie. Il a eu, depuis sa parution, plus de lecteurs que L'Idiot. Publié en feuilleton, c'est un roman d'aventures sentimental et social à la manière d'Eugène Sue et de Dickens. La société de Saint-Pétersbourg est vue comme par Balzac, les femmes ressemblent à des héroïnes de George Sand. Le romanesque est fortement ancré dans la vie de l'écrivain, qui se fond dans la vie de Saint-Pétersbourg telle qu'il la connaît. Il y explore la misère humaine avec une curiosité passionnée doublée de révolte. Cette ville flottante, brumeuse, est vue par un personnage de rêveur, image de l'auteur. Par-delà, la vision du monde de Dostoïevski est déjà présente : l'humanité est en train de courir à sa perte. C'est cette évolution que le génial romancier montre ici pour la première fois.

01/2004

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Poches Littérature internation

Le Bourgeois de Paris

On ne réussira jamais à persuader un Français, c'est-à-dire un Parisien (car, au fond, tous les Français sont des Parisiens) qu'il n'est pas le premier homme du monde entier. D'ailleurs il sait bien peu de choses sur le monde entier en dehors de Paris. Le bourgeois parle rarement de mille ans, sauf peut-être s'il devient éloquent. Le trait le plus caractéristique du Français, c'est l'éloquence. Le Français est rempli d'éloquence jusqu'au bout des ongles. Une fois nous sommes entrés au Panthéon, voir les grands hommes. " Ci-gît Jean-Jacques Rousseau, Jean-Jacques, l'homme de la nature et de la vérité " ! Brusquement, j'eus envie de rire. On peut tout avilir par le grand style. Dostoïevski. Le Bourgeois de Paris a été publié pour la première fois dans la revue " Vremia ", en 1863. Ce sont les quatre derniers chapitres d'un ouvrage intitulé Remarques écrites en hiver sur des impressions d'été. Dostoïevski l'a écrit à la demande de ses amis, immédiatement après son voyage de deux mois et demi à travers l'Europe.

10/2006

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Poches Littérature internation

Le rêve de l'oncle

Le Rêve de l'oncle est le premier roman écrit par Dostoïevski à sa sortie du bagne, entre 1856 et 1859 (il est encore en Sibérie). Cette comédie, conçue à l'origine pour le théâtre, n'est pas foncièrement gaie ; et pourtant, on ne peut s'empêcher de rire en lisant ces annales écrites par un imbécile sur la façon dont une grande dame d'une ville de province veut marier sa fille avec un vieillard sénile. Ici, le comique est tellement outré qu'il devient source de malaise : à travers le personnage de l'oncle (du narrateur), à ce point gâteux qu'il est incapable de savoir si son mariage est un rêve ou une réalité, Dostoïevski témoigne d'une fascination sordide pour le ridicule et fouille les limites les plus secrètes de nos consciences.

09/2007