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Léonard Dauphant

Extraits

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Sciences de la terre et de la

Oeuvres complètes. Tome 6, 2, Zoologie du voyage du HMS Beagle - Cinquième partie : reptiles

Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831 - 2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères fossiles sont attribués à Richard Owen, les Mammifères actuels à George Robert Waterhouse, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns. C'est à Thomas Bell (1792-1880) que Darwin s'en remet, dès le 1er novembre 1836, pour l'expertise de ses spécimens de Reptiles et d'Amphibiens, ainsi que de Crustacés. Si Thomas Bell, excellent erpétologiste et carcinologiste, professeur de zoologie au King's College, n'est pas le moins brillant des naturalistes recrutés par Darwin, il sera malheureusement le moins ponctuel : après quelque sept années écoulées entre sa promesse et la livraison de son second et dernier fascicule en 1843, il portera la responsabilité du retard éditorial qui affectera l'achèvement de la Zoologie. Des Crustacés, il ne sera plus question. Pas plus que ses confrères, Bell ne soupçonna le transformisme de Darwin, effectif depuis le printemps de 1837. Mais les Reptiles furent assurément l'un des éléments d'observation et de réflexion qui conduisirent Darwin à rejeter le fixisme de la doctrine chrétienne de la Création. Dans sa préface, Patrick Tort montre comment Darwin, en se livrant à d'insolites expériences sur les Iguanes marins des Galápagos - dont il note la ressemblance extrême avec les Iguanes terrestres -, met en évidence leur compulsion à revenir toujours sur le rivage en évitant le plus possible de séjourner dans le milieu marin. Or comment un Dieu tout-puissant et infiniment sage aurait-il pu créer directement un animal évidemment aquatique qui manifeste d'une manière aussi accusée et constante sa frayeur instinctive de l'eau ?

09/2019

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Sociologie

Que savent les adolescents des religions ? Une enquête sociologique en France et en Allemagne

Les adolescents sont-ils capables de reconnaître la Cène de Léonard de Vlnci ? Comprennent-ils le sens du Ramadan pour leurs camarades musulmans ? Sont-ils en mesure de mettre en lien le lapin de Pâques et la résurrection de Jésus ? Connaissent-ils la différence entre les chiites et les sunnites, entre l'islam et l'islamisme ? L'école remplit-elle sa mission de former à "l'intelligence du fait religieux" ? Les médias concurrencent-ils cette mission ? Ces questions sort au coeur des interrogations des professeurs de l'Education nationale, des pédagogues, des sociologues et des catéchètes depuis de nombreuses années. Paradoxe majeur d'une France sécularisée qui n'a jamais autant parlé de religion, le constat de l'inculture religieuse des jeunes ne cesse d'être posé sans qu'aucune preuve ne vienne l'étayer. Cet ouvrage vient enfin répondre à la question : de quoi est faite la culture religieuse des adolescents ? Le résultats de l'enquête sont surprenants. Loin d'être des "analphabètes" en matière de religion, les jeune possèdent une culture religieuse riche et large. Mais celle-ci ne répond ni aux critères scolaires, ni aux critères confessionnels traditionnels. C'est en effet dans les médias et dans la pluralité religieuse de la société que se situe aujourd'hui la culture religieuse des jeunes générations. Vivre auprès de musulmans, de juifs, de bouddhistes, manger dans des restaurants chinois, regarder des séries américaines sont autant d'éléments qui viennent s'intégrer dans un "stock de connaissances" décidément plus complexe que ce que laisse croire la conception catastrophiste de l'inculture religieuse. Grâce à une enquête originale comparant les connaissances sur les religions acquises par des adolescents français et allemands, cet ouvrage propose au lecteur d'approche pas à pas les transformations de leur rapport au religieux. A l'heure du "retour de Dieu", de la crainte de la radicalisation, l'enquête de Bruno Michon apporte des éléments d'analyse essentiels pour toute personne soucieuse de comprendre et d'adapter son enseignement à la réalité de la culture religieuse des jeunes.

04/2019

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Littérature française (poches)

Mon voyage en Amérique. suivi de Le retour

Premier texte autobiographique de son auteur, ce Journal d'une traversée de l'Atlantique donne l'occasion à Freddy Sauser, futur Blaise Cendrars, de faire l'inventaire de ses espoirs, de ses hantises et de ses lectures. Sur le Birma, il s'arrange pour ne jamais rencontrer l'"ostrogoth qui partage [sa] cabine". Vivant donc sur le pont, il observe l'océan qu'il associe à l'agitation de son âme. Sur un mode baudelairien, il perçoit le voyage comme un espace-temps suspendu. La contemplation de la mer - il compare les "collines" d'eau au "balancement gracieux des mammouths" - convoque une foule d'associations artistiques, et sous la plume du jeune écrivain défilent oeuvres et d'auteurs : Odilon Redon, Léonard de Vinci ou Ferdinand Hodler en peinture, Bach, Mozart et Beethoven en musique et, en littérature, Remy de Gourmont, Huysmans, Baudelaire, Verlaine, Maeterlinck, Maupassant. Ces jeux de reprise et de couture qui resteront sa marque sont nombreux dans ce premier écrit, rattachant l'écrivain en devenir à ce "jeu de miroirs littéraires dont Cendrars a très bien vu qu'il était la littérature même". Faisant diptyque avec Mon voyage en Amérique, Le Retour prend lui aussi la forme d'un cahier de notes. Mais le contraste est fort : oubliés l'orgueil et l'exubérance de l'aller, tout lyrisme a disparu. Confronté à lui-même, rentrant seul, le voyageur désabusé s'identifie à tous les "fatigués d'Amérique". Plus tard, en 1950, il confiera qu'à New York, en 1912, il mourait de faim mais "apaisait [s]a furie d'apprendre" en s'enfermant à la Central Library. Le jour de Pâques, la bibliothèque étant fermée, il était entré par hasard dans une église de la 5e avenue où se donnait La Création de Haydn. Et c'est à la suite de cette audition qu'il avait écrit, d'une traite, le poème qui signera son entrée dans l'avant-garde parisienne : Les Pâques à New York.

02/2015

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Littérature anglo-saxonne

Félicité

Le recueil le plus caractéristique de l'art de Katherine Mansfield, l'une des plus grandes nouvellistes du xxe siècle, morte à 33 ans il y a tout juste cent ans. Le recueil le plus caractéristique de son art Katherine Mansfield a vécu une enfance assez solitaire, envoyée à 13 ans parfaire son éducation au Queen's College de Londres, dans un certain dénuement. Un premier mariage malheureux, une fausse couche et, à 23 ans, un premier recueil de nouvelles, Pension allemande. Suivront, en quelques années d'une vie aussi brève que vagabonde, Félicité, La Garden-Party et Le Nid de colombes. Ils confirment un talent singulier, mélange de gravité et d'" humour un peu meurtri " (Marcel Arland). Sens de l'ellipse et de l'anecdote infime, finesse de touche impressionniste, fraîcheur et sincérité des sentiments, apprentissage de la douleur physique et morale : autant d'expressions d'une sensibilité extrême et d'une conscience du mal qui la portent aussi bien à l'hédonisme qu'à l'ascèse dans l'orbe de Georges Gurdjieff, dont elle reçoit l'enseignement théosophique au prieuré d'Avon, où elle mourra de tuberculose le 9 janvier 1923, à l'âge de 33 ans. Félicité, son second recueil, élaboré en 1919-1920 à San Remo et à Menton, contient l'une de ses plus célèbre nouvelles, Prélude, version condensée de L'Aloès, roman semi-autobiographique auquel elle avait travaillé pendant sept ans, après la mort de son frère à la guerre, et qu'elle confia à Virginia et Leonard Woolfe en 1918. La critique salua l'audace et la virtuosité de la nouvelliste, mais aussi un certain raffinement dans la cruauté psychologique. Inclut les nouvelles : Prélude - Je ne parle pas français - Félicité - Le vent souffle - Psychologie - Tableaux - L'homme sans tempérament - La journée de Mr Reginald - Peacock - Sun et Moon - Feuille d'album - Un pickle à l'aneth - La petite institutrice - Révélations - L'évasion.

01/2023

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Beaux arts

Grünewald

Matthias Grünewald (1475-1518) est un des plus grands artistes du monde germanique. Contemporain de Dürer et de Holbein, auteur des peintures du Retable d'Issenheim, dessinateur prodigieux, son style singulier en fait un " visionnaire ", dont les compositions fascineront les expressionnistes. Les dernières découvertes biographiques permettent de mieux cerner la personnalité encore mystérieuse de cet artiste à la fois ingénieur des mines, fontainier, en même temps que peintre. Fautes de preuves archivistiques sur ses déplacements éventuels, les dettes stylistiques et les emprunts iconographiques laissent voir un dialogue fascinant avec les ouvres de Mantegna et, peut-être, l'art de Léonard de Vinci qui sera discuté. Cette singularité, la conscience qu'en ont eu très tôt ses contemporains, font l'objet d'un large chapitre, parallèlement à l'examen de son ouvre. Sa technique picturale, hautement symbolique en ces temps travaillés par l'alchimie, étudiée en détail par le laboratoire de musée de France, fait ici l'objet d'un chapitre rédigé par un de se membres. La dernière partie de l'ouvrage traite de la postérité de Grünewald sa redécouverts par des érudits au XIXème siècle puis sa célébration par des écrivains comme Huysmans en font une figure mythique vénérée par les artistes les plus importants des avant-gardes : Picasso, Matisse, Bacon, Pollock, Jasper Johns, Antonio Saura, tous sensibles à la fantastique puissance mnémonique des ouvres de l'artiste. Richement illustrée, l'approche iconographique et plastique du corpus grünewaldien est exceptionnellement servie ici par le matériau macrophotographique des clichés des spécialistes du Centre de Recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) réalisés lors de la campagne d'étude menée à Colmar, au musée d'Unterlinden, et dans les musées détenteurs d'ouvres de Grünewald. Aucun ouvrage, publié récemment, ne propose un tel ensemble d'illustrations ni ne réunit autant de données biographiques ou historiographiques sur l'artiste et ses ouvres.

10/2012

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Oiseaux

Dictionnaire amoureux des oiseaux

Ce Dictionnaire amoureux des oiseaux retrace la complicité exceptionnelle d'Allain Bougrain-Dubourg avec le peuple des airs. Il revisite aussi tant de combats et d'espoir et valorise les oiseaux les plus admirables, de même que ceux qui s'épanouissent en cohabitant à nos côtés. Défier les distances, chanter à tue-tête, incarner la grâce. Inspirer le poète et questionner le scientifique. Flirter avec l'Himalaya et caresser l'océan. Etre fragile comme un souffle et résister tel le phénix. Qui peut rester indifférent à l'oiseau ? Durant quelques belles décennies, j'ai eu le privilège qu'il m'invite dans son intimité. A ses côtés, j'ai partagé ses peines et ses joies. Il m'a enrichi de ses expériences, de ses valeurs aussi. A tire d'aile, il m'a convié dans la communauté des ornithologues et celle des amoureux de la nature. Ce " Dictionnaire amoureux des oiseaux " retrace une complicité exceptionnelle avec le peuple des airs. Il revisite aussi tant de combats et d'espoir. Il valorise les oiseaux les plus admirables, de même que ceux qui s'épanouissent en cohabitant à nos côtés. Jamais autant qu'aujourd'hui la société ne s'est tournée avec enthousiasme vers l'oiseau. En quelques décennies, la Ligue pour la Protection des Oiseaux est passée de 3 salariés et 3 000 membres à 550 salariés et 65 000 membres. Le " birdwatching " devient un " sport national " pratiqué en famille. Les jardins s'enrichissent de nichoirs et de mangeoires. Partout l'oiseau s'invite dans notre quotidien. En découvrant l'oiseau, la société marche dans les pas de Léonard de Vinci, Maurice Genevoix, George Sand, Jacques Prévert et tant d'autres passionnés du peuple des airs qui trouvent légitimement leur place dans ce dictionnaire comptant près de 150 entrées. A votre tour de picorer l'anecdote, de survoler l'histoire ou de vous poser aux côtés des merveilleux emplumés qui se donnent en spectacle.

10/2022

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Romans graphiques

Altamont

Après le peace & love de Woodstock, la fureur et le désastre d'Altamont... Décembre 1969. Woodstock et la vague du Flower Power ont déferlé sur la côte Est des Etats-Unis quelques mois plus tôt. En réponse, la côte Ouest décide à son tour de faire monter les décibels lors d'un festival qui se rêve légendaire... Les plus grandes stars de l'époque sont censées y participer, à commencer par les Rolling Stones en têtes d'affiche pour enflammer la scène. Hors de question pour Jenny et ses potes de rater le concert du siècle ! Dans leur combi Volkswagen qui roule depuis Los Angeles, l'ambiance bon enfant fleure bon la marijuana. Peu importe si l'organisation s'annonce un peu fantaisiste, ce qui prime, c'est la musique ! 300 000 personnes sont attendues pour ce rendez-vous peace, love et rock'n'roll qui aura finalement lieu sur la piste automobile d'Altamont, en Californie du Nord. Sauf que peu de temps après l'arrivée du groupe d'amis, une première altercation éclate, ne présageant rien de bon. Si tout commence dans l'exaltation, la tension est palpable. Embauchés pour assurer la sécurité et payés en bière, les Hells Angels commencent à éloigner la foule de la scène à coups de batte et de chaîne. Tandis que Thomas escalade les échafaudages et que Matt se perd dans un trip d'acide, Leonard comprend qu'ils ne sortiront pas indemnes d'Altamont. Cela devait être un beau festival, gratuit, une célébration de l'amour et du partage. Au lieu de ça, la tragédie d'Altamont est devenue le symbole de la fin d'une époque. Charlie Adlard et Herik Hanna reviennent sur cet épisode tristement célèbre du rock en nous livrant le portrait désenchanté d'une jeunesse libre et rêveuse, marquée par la guerre du Vietnam. Illustré par le dessinateur-culte de Walking Dead dans un style vintage emprunt au pop art, ce road-movie graphique qui sonne juste se lit d'une traite, le temps d'un voyage iconique.

08/2023

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Beaux arts

Les couleurs de l'Occident. De la préhistoire au XXIe siècle

Nos couleurs d'aujourd'hui ne sont plus qu'une question de goût, dans un grand désordre que ne gouverne aucune règle. Pourtant, ce moment de leur longue histoire n'est qu'une exception. Toujours, les sociétés ont régi les significations de la couleur et ses usages magiques, religieux, politiques, sociaux selon des systèmes chromatiques qui ne se transgressaient pas sans risque et ne variaient qu'avec l'évolution des structures et des idéologies sociales. Hervé Fischer, en artiste et en sociologue, scrute l'oscillation permanente de la vision et de l'usage des couleurs en Occident entre deux pôles —rationalisation et irrationalité, contrainte et liberté —et dégage de leur tension les fondements d'une sociologie de la couleur, pour mieux en bâtir l'histoire. De la gamme rouge-jaune-noir-blanc des cavernes jusqu'aux fausses couleurs qui font voir l'univers invisible, des premières icônes jusqu'à la publicité et aux modes contemporaines en passant par le cercle de Chevreul, depuis les cathédrales colorées jusqu'au blanc des murs modernes, l'auteur dégage un chemin qui va du symbolisme des couleurs pures à l'invention du réalisme des couleurs, du clair-obscur de Rembrandt à la couleur lumière des impressionnistes et à l'anarchisme fauviste faisant écho aux crises sociales du temps. Vient alors l'idée du rôle moteur des grands artistes de l'Occident dans la trajectoire apparente des couleurs. On ne sait plus, au bout du compte, de la société ou de l'individu, qui agit sur l'autre pour bouleverser l'ordre établi —tout ce qui fait d'un Léonard, d'un Delacroix, d'un Van Gogh, d'un Matisse un révolutionnaire. Eux le savaient, et les citations de leurs écrits qui émaillent le texte de ce livre, en accord avec la pertinence des images, nous conduisent à mesurer, par leurs questionnements et leurs certitudes, la hauteur des débats et la puissance des enjeux qui se nouent autour de la couleur.

11/2019

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Critique littéraire

Cahiers (1894-1914). Tome 8, 1905-1907

Dans les années 1905-1907, les Cahiers restent fidèles à l'espace des grandes pages. Les recherches psychologiques se poursuivent, le rêve prend une place croissante. L'allure est la même. Pourtant bien des choses changent, amenant à reconsidérer la genèse des œuvres. De diverses façons, les Cahiers deviennent l'avant-texte, celui du moins du prosateur, du moraliste, de l'essayiste. Le travail de rédaction et de copie interne d'un cahier à l'autre, qui durera quelque temps, révèle la constitution d'une réserve où puiser un jour futur ; et de petits carnets de poche, tel celui de 1907 figurant dans ce volume, accueillent les notes de l'instant. La plupart des thèmes du discours critique valéryen sur la littérature, tel qu'il sera développé dans Variété à partir des années 1920, est déjà là. Le futur auteur de Tel Quel travaille la forme brève et dès 1907 a presque mis au point une bonne part des recueils qui feront sa gloire. Le régime d'écriture se déploie dans une dimension plus vaste inaugurant une circulation de textes entre différents chantiers ; le travail va s'ouvrir sur un projet nouveau lié aux Cahiers, la rédaction de feuilles volantes - mise au net sélective ou réécriture - isolant chaque fragment, dès lors capable de s'inscrire dans différents contextes selon un principe combinatoire ou thématique. Valéry classera Attention, Attente, Langage, Mémoire, Rêve, Sommeil, Conscience, Sensation... Le thème privilégié, de ces Cahiers est le " Moi " inscrit désormais au cœur du projet d'une représentation du fonctionnement humain. Valéry tâtonne entre Narcisse et Protée, entre l'hypothèse abstraite (Moi fonction, procédé, de négation...) posant assez nettement le futur concept de " Moi pur ", et " l'être central ", l'instance d'une présence sensible. L'opposition du Moi et de la personnalité s'y inscrit fermement. Si, dans le même temps, le projet " Léonard " semble se défaire, Note et digression, le grand texte de 1919, se prépare et avec lui l'itinéraire idéal de l'esprit et l'apparition du Moi invariant.

05/2001

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Musique, danse

Gustav Mahler. Un génie universel

Chef d'orchestre parmi les meilleurs, directeur d'opéra exceptionnel, pianiste de talent, metteur en scène d'oeuvres lyriques révolutionnaire, Gustav Mahler (1860-1911) mène toutes ces activités à un niveau proche de la perfection, mais à contrecoeur : sa seule passion est la composition musicale. Un échec à un concours l'en écarte dans un premier temps. De famille modeste, deuxième de quatorze enfants, il réalise ce parcours par nécessité. A l'âge de vingt-cinq ans, il se lance avec frénésie dans la composition, tout en poursuivant ses premiers métiers. Mahler est un " compositeur d'été ", selon son expression non dénuée d'humour, un de ses traits de caractère. Idéaliste et humaniste sans cesse à la recherche d'un au-delà, Gustav Mahler veut composer de la musique pour créer un monde plus heureux. Ce passionné de la nature, dont il se sent si proche, est très attentif à la douleur des autres. Lui-même doit faire face à des tragédies qui le marquent profondément mais ne l'écartent pas de sa mission de créateur. "Chaque symphonie de Mahler raconte l'histoire d'une vie, avec ses drames, ses angoisses, ses peurs, ses élans d'amour", déclare le chef sud-coréen Myung-whun Chung, fasciné par sa musique. Il confesse d'ailleurs "être devenu chef d'orchestre pour diriger Mahler". Le compositeur autrichien choque par le modernisme et l'originalité de ses dix symphonies, bien trop en avance sur son temps. Après une longue période d'éclipse, sa musique est unanimement reconnue. Les oeuvres de Mahler sont, à partir des années 1960, jouées dans le monde entier. En hyperactivité permanente, ce personnage d'exception est terrassé à cinquante ans par une maladie du coeur, incurable à cette époque. L'auteur est convaincu que Gustav Mahler, génie universel, rejoint le Panthéon des Léonard de Vinci, Michel-Ange, Albert Einstein, Pierre et Marie Curie... Le but poursuivi est d'inciter des mélomanes, connaissant peu Mahler, à partir à sa découverte. Le parcours est fascinant.

04/2020

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Généralités médicales

L'histoire de la chirurgie. Du silex à nos jours, 3e édition revue et augmentée

Comme en témoigne la découverte d'ossements et d'outils, la chirurgie a connu depuis la plus haute Antiquité, un cheminement fait de luttes, de hasards, parfois d'erreurs, mais aussi de magnifiques avancées qui ont construit son Histoire, jalonnée de tâtonnements, de progrès et parfois de reculs. De Galien avec ses importantes recherches en anatomie, à Ambroise Paré, en passant par Vésale, Léonard de Vinci ou des chercheurs persévérants tels qu'Harvey, Malpighi, et bien d'autres, tous ces hommes ont contribué à la construction de l'édifice qu'est la chirurgie d'aujourd'hui. Reconnus comme médecins à part entière au début du XVIIIe siècle seulement, en France, puis rapidement dans l'Europe entière grâce au rôle déterminant du roi Louis XIV, les chirurgiens verront leurs interventions limitées du fait de l'absence d'anesthésie, et de la mortalité par infection. Au XIXe siècle, deux découvertes essentielles verront le jour : l'anesthésie (Wells et Morton) et l'asepsie (Semmelweis, Pasteur et Lister). Au XXe siècle se développeront la lutte contre l'infection, la transfusion sanguine, l'imagerie médicale, le laser chirurgical et les greffes d'organes. Une autre révolution, celle de la chirurgie endoscopique s'imposera à partir des années 80, grâce aux progrès de la fibre optique, de la caméra et de l'informatique. Les dix premières années de ce XXIe siècle seront particulièrement riches en innovations - chirurgie robotique, téléchirurgie, nanotechnologies - et en découvertes spécifiques dans chacune des disciplines chirurgicales. La chirurgie de demain nous promet des révolutions que l'on ne soupçonnait pas il y a une trentaine d'années, avec la possibilité d'intervenir au sein même de la cellule, de son noyau et dans les chromosomes eux-mêmes ! L'auteur nous invite à un voyage à travers l'Histoire de la chirurgie, à la rencontre de ses grandes personnalités, connues ou moins connues, et de leurs découvertes décisives pour le progrès de l'Humanité.

03/2018

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Histoire de l'art - Guides

Comment regarder les gestes et expressions

Des gestes et expressions sont attachés aux représentations de l'homme que les artistes nous donnent. Empruntés au quotidien ou issus de la tradition iconographique, ils sont porteurs de sens que cet ouvrage se propose d'éclairer, afin de décrypter les situations décrites par les oeuvres, la symbolique particulière liée à certains gestes, l'état d'esprit, voire le tempérament ou la santé mentale des personnages représentés. Ainsi les artistes du Moyen Age, en jouant sur les différences d'échelle entre les personnages, sur la position de leurs mains, bras et pieds, ont voulu définir les rôles sociaux et les dégrés de moralité des actes reproduits dans l'image. En caractérisant certaines figures, ils offrent un récit non verbal qui permet à chacun de comprendre les circonstances présentées : l'être hirsute et grimaçant sculpté sur les chapiteaux est à n'en pas douter le Diable, celui dont il saisit les chevilles est à coup sûr un damné. Sacrée ou profane, cette iconographie, bien souvent héritière de l'Antiquité, évoluera au fil des siècles. Au cours de l'histoire de l'art, c'est ainsi à travers une suite ininterrompue de legs et de trouvailles, que les artistes vont s'efforcer, selon Léonard de Vinci, de reproduire les "mouvements de l'âme" et les "affects" de la nature humaine. Le corps, ses parties et surtout son aspect sont révélateurs d'un monde et de sa pensée : ainsi l'entend la physiognomonie, science qui établit des correspondances entre physionomie et caractère et dont s'inspireront aussi bien Le Brun que Lavater. Plus moralistes, les caricaturistes exagèrent ou ridiculisent les traits physiques à proportion qu'ils posent un oeil critique sur leur société. De son côté, la psychiatrie naissante constitue avec le concours des artistes et, avant l'exploitation de la photographie, l'iconographie de l'aliénation mentale. Le xxe siècle, enfin, s'attaque à la physionomie, pour la restituer dans le fracas que la psychanalyse a provoqué.

03/2021

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Monographies

Courbet et l'Italie. Prolégomènes pour l'histoire d'une réception critique, visuelle et politique

" Véronèse ! voilà un homme doué de tous les talents, un peintre sans faiblesse et sans exagération, un homme fort et d'aplomb [...] ; le Titien et Léonard de Vinci sont des filous. Si l'un de ceux-là revenait au monde et passait par mon atelier, je tirerais le couteau ! [...] Quant à M. Raphaël, il a fait sans doute quelques portraits intéressants, mais je ne trouve dans ses tableaux aucune pensée. C'est pour cela sans doute que nos prétendus idéalistes l'adorent. L'idéal ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Quelle balançoire ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! " Gustave Courbet cité par Théophile Silvestre, 1856. Toute sa carrière, Gustave Courbet a publiquement rejeté l'art italien, source d'un académisme contre lequel son art était en lutte. Plus intimement, l'artiste a manifesté un intérêt tout autre. L'autodidacte, "élève de la nature", s'est formé devant les oeuvres italiennes et sa collection personnelle était entièrement tournée vers l'art italien, contredisant son seul intérêt revendiqué pour l'art flamand et espagnol. L'ambivalence de Courbet obligeait à porter un regard nouveau sur sa relation réelle à l'Italie. A travers cet ouvrage, fruit d'un important travail de recherche et d'analyse, mené entre le "Pays de Courbet" et l'Italie, Giuseppe Di Natale dévoile un sujet inédit, mais pourtant fécond. Permettant de repenser les sources italiennes des oeuvres de Courbet et d'approcher sa réception par les artistes italiens au XIXe siècle, cet ouvrage offre aussi une plongée dans la fortune critique importante du maître d'Ornans dans la première moitié du XXe siècle. Au rôle du jeune Roberto Longhi, qui initie le parallèle maintes fois repris entre Courbet et le Caravage, fait écho l'intérêt de Giorgio De Chirico, auteur de la première monographie italienne consacrée au maître d'Ornans. Dans un contexte historique finement retracé, marqué par les guerres et le fascisme, c'est une grande partie de l'Italie intellectuelle et artistique qui se passionne, débat et se confronte autour de l'art de Courbet.

02/2024

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Argenterie, orfèvrerie, étain

Mortiers français du XVe au XVIIIe siècle. Fleurs et figures de bronze

Futur proche. La couche d'ozone en lambeaux ne protège plus des rayonnements solaires une Terre dévastée par la brutale montée des eaux. Les survivants de la catastrophe refluent vers l'intérieur, se massent autour des grandes villes, repliées sous leurs Dômes abritant une élite riche et insouciante. Face aux gouvernements fantoches perdus dans leur illu­sion de pouvoir, ProsPectiVe, un puissant consortium martien, étend lentement son em­prise sur la planète-mère à bout de souffle. Grâce aux bienfaits dispensés par PPV, la vie est facile Intra-Dôme, surtout depuis la commercialisation d'esclaves clonés, les Génétiquement Modifiés ou GeMs, créés pour servir les humains nés en un seul exemplaire et qui se donnent désormais le titre d'Inédits. Tandis que l'Extérieur des Dômes, l'EDo, accueille dans ses ruines ceux qui tentent de survivre : réfugiés, laissés-pour-compte, clones en fuite... Episode 5 : Antinomies Geisha a pu retourner sous le Dôme parisien et assiste son propriétaire qui essaie de reprendre le contrôle du projet Chimère.  ProsPectiVe poursuit ses expériences pour mettre au monde un nouveau modèle de clone immortel, alors que la vérité sur la naissance des tous premiers GeMs est révélée. Profitant de l'absence de Gaïl et du désarroi de Gabriel, Sonia Lénard semble enfin près de toucher au but. EDen pourrait bien tomber entre ses mains. Les Allemands, eux, tentent le tout pour le tout pour sauver la clone.

10/2021

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Cinéma

La bible du scénariste

Grammaire du cinéma, Le Personnage et Leçons de scénario sont trois ouvrages essentiels pour comprendre l'écriture cinématographique. Enfin réunie en un seul volume indispensable aux scénaristes comme aux cinéphiles, cette trilogie magistrale dévoile tout l'art du film. D'Edison à Kubrick, en passant par Hitchcock, Welles ou Godard, la " Grammaire du cinéma " identifie, à travers plus de 300 films de 1891 à nos jours, les multiples figures de style propres au talent de chaque cinéaste. Leurs héros, ainsi que le met en évidence " Le personnage " , s'inspirent des principales figures mythologiques. Qu'il soit vertueux, traître ou lâche, le personnage fictionnel répond à un schéma ancré dans la légende. Si le cinéma emprunte à l'Histoire, il trouve aussi ses ressorts dans le théâtre. Dans " Leçons de scénario " , on découvrira, appliquées au cinéma, les 36 situations dramatiques et leurs combinaisons recensées par Georges Polti pour la scène (venger un proche, aimer l'ennemi...). Bien des manuels prétendent enseigner les techniques et ficelles du scénario, cette anthologie, complètement à part, va au-delà : c'est ici toute la culture générale du 7e art qui y est réunie, de l'art de raconter des histoires. Marie-France Briselance, scénariste et écrivain, a été directrice de la pédagogie du Conservatoire européen d'écriture audiovisuelle et a animé un atelier d'écriture de scénario à l'université de Bordeaux III. Jean-Claude Morin est cinéaste. Il a notamment réalisé La Tisane de sarments (d'après Joë Bousquet, avec Philippe Léotard) et La Bougeotte (avec Jacques Gamblin et Delphine Rich)

02/2020

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Littérature étrangère

Le grand jeu

Les mémoires d'une reine du poker déchue " Des élites de Hollywood aux clubs privés de Wall Street, mes aventures dans le milieu du poker underground " Petite fille, Molly Bloom rêvait d'une vie sans contraintes, sans limites, une vie où elle n'aurait de comptes à rendre à personne - une vie où elle pourrait devenir elle-même. Pour finir par obtenir bien plus que ce qu'elle aurait pu imaginer. L'ex-princesse du poker, qui a eu pour clients des stars comme Leonardo DiCaprio ou Ben Affleck, des athlètes, des multimillionnaires, des politiciens ou encore des géants de la finance, se livre ici sans détours. Elle y décrit un monde glamour, privilégié et ultra secret, grâce auquel elle a gagné des millions, mené la grande vie toujours à la frontière de la légalité, et même tenu tête à la mafia russe et italienne - jusqu'à ce qu'elle rencontre un adversaire qu'elle n'a pas pu doubler : le gouvernement américain. L'histoire d'une femme prête à tout, qui a gravi les échelons un à un pour se faire sa place au soleil avant de voir son royaume s'effondrer, adaptée au cinéma avec Jessica Chastain (sortie du film : le 21 février). Molly Bloom a grandi à Loveland, dans le Colorado. Elle est diplômée de l'université de Boulder en science politique. Pendant plusieurs années, elle a tenu l'un des cercles de poker les plus cotés aux Etats-Unis. Elle vit à Los Angeles.

01/2018

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Littérature étrangère

Les loups d'Aguila et autres nouvelles

Les loups d'Aguila réunit un choix des meilleures nouvelles écrites par l'auteur du Léopard des neiges. Dans la nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, peut-être la plus mystérieuse de toutes, un Indien traque à contrecoeur deux loups gris qui causent des ravages près de la frontière du Mexique. En plein désert, une étrange rencontre l'entraîne vers le terme de son parcours terrestre. Dans Le voyageur, c'est aussi vers une sorte de rendez-vous final avec la terre que fuit Traver, le prisonnier noir évadé qui se murmure à lui-même des bribes de blues pour bercer sa peur. Dans Le cinquième jour, la crainte de la mort sous-tend encore, indirectement cette fois, le dialogue entre un jeune bourgeois et un vieux marin réunis sur la même barque pour rechercher le corps d'un noyé. Et peut-être est-ce, dans Fin de saison, la peur de la vie qui dresse l'un contre l'autre mari et femme, ou victime et bourreau, face à la tortue gigantesque découverte au bord d'une route. Peter Matthiessen porte un regard attentif sur les lieux et les plantes, sur les animaux et les hommes. Le regard d'un naturaliste doué d'une faculté d'analyse aiguë et sensuelle, d'un explorateur inquiet pour sa belle planète et pour l'espèce humaine qui l'habite, menacées toutes deux par diverses déraisons. Mais, en maître-conteur qu'il est, il ne se laisse jamais dévier du droit fil de son histoire, si étrange soit-elle.

02/1992

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Beaux arts

Philippe Lejeune, grandeur de l'imperceptible

Philippe Lejeune (1924-2014) fut l'une des figures majeures de la peinture de la seconde moitié du XXe siècle. Après avoir rencontré Maurice Denis en 1941, il intégra les Ateliers d'art sacré, créés dans le voisinage immédiat du musée Delacroix par le théoricien nabi et George Desvallières. Jean Souverbie, qui avait succédé à Denis après sa mort tragique en 1943, devint son nouveau maitre et l'encouragea dans son goût pour Picasso. Cette formation à l'ombre du dernier atelier de Delacroix dura six ans, pour se clôturer par un voyage à Tahiti où, en 1948, il effectua le portrait du fils de Paul Gauguin. Si ses premières compositions convergeaient vers une ambition proche de celle recherchée par Balthus avant guerre, en 1954, Lejeune découvrit Ischia, carrefour cosmopolite où, au large de Naples, se mêlaient les différents courants de l'après-guerre. Il rejoignait alors Leonardo Cremonini, installé sur l'île, dont l'influence favorisa sa transition avec la peinture probabiliste, et avec qui il partageait une préoccupation pour lui essentielle : le tableau possède en lui-même un pouvoir créateur qui reste à organiser. Un an avant son exposition à la galerie Durand-Ruel en 1970, la découverte des bidonvilles de Calcutta et sa rencontre avec le père Laborde le bouleversa profondément. A mesure que son inspiration se fera de plus en plus mystique, sa peinture poussera à son paroxysme ce que Delacroix appelait "la musique du tableau", expression qui, après avoir marqué Gauguin, inspira Denis.

02/2019

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Littérature française

Rendez-vous a mexico. "Au-delà des apparences..."

Cette fois, Madeleine-Marie DAVAINE Vous présente à la fois Stella, Donna Stella et DS, avec qui Vous allez faire de nombreuses rencontres. Ce Livre se présente un peu comme une enquête, au fil de différents voyages - au Sens propre, comme au figuré -. Il Vous Ouvre, une fois encore, de nouvelles portes. A l'instar d'Alice au Pays des Merveilles, notre Héroïne a fait sienne cette réplique : "Si le Monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ? " Ce nouveau Roman (à suspense) ne Vous raconte pas seulement une histoire Extra-ordinaire. Il Vous Transmet aussi un Message Important de la part des Mayas, toujours d'actualité, hélas ! D'autre part, tout au long du récit, l'Auteure a caché un certain nombre d'autres Messages... Les trouverez-Vous ? En voyageant avec Stella, qui partage avec Vous sa Chance et au fur et à mesure des jours qui passent, Vous Comprendrez, comme Leonardo, que cette femme est intemporelle et surprenante. Comme lui, Vous serez sous le Charme et Vous finirez par tomber amoureux d'Elle, Messieurs. Quant à Vous, Mesdames, Vous aurez envie de Vivre, Vous aussi, une Vie Prodigieuse. Ce voyage multiple Vous permettra également de suivre les métamorphoses de l'Humain. Cet "Autre Homme" qui revient dans la Vie de Stella re-Donne de l'Espoir à l'Humanité. Il est l'Exemple Vivant de ce que "les Grands Sages" nous ont dit, nous ont Révélé, depuis longtemps déjà. En route donc, pour de nouvelles Aventures

09/2021

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Histoire et Philosophiesophie

Simplicité profonde. Le chaos, la complexité et l'émergence de la vie

Quels points communs entre un séisme, un embouteillage et les taches du léopard ? Entre la forme d'une fougère et celle des côtes de Norvège ? Entre la naissance d'une tornade et l'apparition de la vie ? Tous ces phénomènes se caractérisent par une complexité qui a longtemps laissé la science traditionnelle perplexe. C'est seulement dans les années 1970 qu'elle leur trouve un début d'explication : la théorie du chaos était née. Souvent incompréhensible pour les non-scientifiques ou jugée contradictoire avec la science classique, cette théorie repose en fait sur deux idées d'une " simplicité profonde " : l'hypersensibilité de certains systèmes à leurs conditions initiales et les rétroactions qui accompagnent parfois leur évolution. Contrairement à ce qui a été trop souvent dit, la théorie du chaos ne remet pas en question les lois de Newton, découvertes voilà plus de trois cents ans. Les récentes avancées montrent même qu'elle permet d'éclairer les comportements a priori inexplicables de la météo, des marchés boursiers, des séismes, des populations... Véritable révolution dans notre façon de comprendre et d'interpréter la science contemporaine, cette théorie a mené les chercheurs à deux doigts de percer l'ultime mystère : l'origine de la vie. C'est ce que nous explique John Gribbin, en relatant quatre siècles de découvertes scientifiques, de la mécanique classique à la biologie moléculaire, de Galilée à James Lovelock. L'auteur du Chat de Schrödinger se révèle plus alerte que jamais, son propos d'une pédagogie et d'une clarté remarquables.

10/2006

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Sports

C'était un 12 juillet. Dans les coulisses de la finale France-Brésil, Jour de France

Le 12 juillet 1998, la bande à Zidane propulse l'équipe de France sur le toit du monde. Des scènes de joie et d'hystérie collectives offrent au monde entier un visage conquérant de " la France qui gagne ". Aujourd'hui encore, chaque Français se souvient de ce qu'il a fait ce jour-là, et de ces millions d'individus prenant d'assaut les Champs-Elysées et les principales artères des villes françaises. A l'instar d'un 14 juillet, le 12 est définitivement devenu une date à part dans l'histoire de France. Mais que s'est-il vraiment passé dans les coulisses de cette journée ? Pour Bixente Lizarazu, Laurent Blanc, Frank Leboeuf, Bernard Lama, Alain Boghossian ou Leonardo ? Pour Michel Platini, coprésident du comité d'organisation ? Pour Philippe Massoni, le préfet de police de Paris ? Pour Stéphane Meunier, vidéaste embarqué au sein de l'équipe de France et réalisateur des Yeux dans les Bleus ? Pour eux tous, mais aussi pour d'autres moins connus (intendant de l'équipe de France, supporters, volontaires, etc.), cette journée a eu une saveur inoubliable. Pour revivre ces vingt-quatre heures de folie qui ont donné à la France des airs de Libération, Xavier Rivoire a rencontré un à un tous ces acteurs. A tous, il a demandé de reprendre leur agenda personnel et de se rappeler. Anecdotes jamais entendues, secrets pas encore révélés, joueurs connus ou femmes et hommes restés jusqu'à présent en retrait : C'était un 12 juillet permet de remettre en perspective. De sourire. De se souvenir.

04/2008

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Animaux, nature

La chasse, virus de toute une vie. Afrique, Amérique, Europe de l'Est, Océanie

Les récits de chasse d'un passionné qui a chassé tous les gibiers dans le monde entier (Afrique, Amérique, Europe de l'Est, Ecosse, Océanie) : bécassine, buffle, cobe, éland de Derby, éléphant, phacochère, grand koudou, gnou, léopard, lion, jaguar, cerf, scrub bull, éland, chevreuil, bongo, sitatunga, etc. Illustré de nombreuses photos en couleurs. "Nous progressons par habitude, sans parler, sans bruit ; le buffle ne soupçonne rien. 40m nous séparent, il n'y a rien entre lui et moi. En revanche, il a quasiment le nez dans le bako très touffu devant lui. J'ai en main une 300 Weatherby, Alex une 375hm ; nous échangeons. Notre buffle broute tranquillement, il avance au gré de l'herbe tendre. Le voici de trois quarts arrière, je vois nettement la corne droite, épaisse, longue, qui dépasse largement l'oreille. "C'est un très gros spécimen, entre 800 kg et 900kg. Le voilà maintenant de profil. J'ai le choix : balle de coeur ou d'épaule. Je choisis la deuxième solution, la puissance de la lourde balle 375 peut le laisser sur place. J'ai peur, avec une balle de coeur qui peut être un peu haute ou basse, d'être obligé d'aller le chercher dans cette végétation très épaisse. J'appuie doucement sur la détente, il fait un bond énorme et plonge dans le bako. Plus rien. Pas un bruit. "Concertation, "ne pas bouger". Seul, j'avance tout doucement. Par une trouée, je le vois, couché face à nous qui me regarde. Apparemment il ne peut plus bouger, il faut donc l'achever."

03/2019

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Littérature étrangère

Animal machine. La Grecque prodige

Cinq ans après Le Livre de Jon, où elle rendait hommage à un père héroïnomane, la poétesse Eleni Sikelianos revient avec Animale Machine, un texte aussi inclassable qu'inventif mêlant registres de langue et genres littéraires, autobiographie, poésie, pastiches, jeux typographiques, écriture manuscrite et visuels divers, pour retracer le destin chaotique de sa défunte grand-mère, Melena. Jamais gratuite ou purement formelle, la composition kaléidoscopique du récit saisit les multiples facettes de la personnalité hors normes de cette immigrée grecque "dure à cuire" qui fut, dans l'entre-deux-guerres, danseuse burlesque de cabaret aux Etats-Unis sous le nom de "la Fille Léopard", se maria pas moins de cinq fois (notamment avec un truand, un aviateur, un nain et un prêtre noir), et eut trois enfants. Cet anti-portrait qui tire sa sève d'une constellation de souvenirs, d'impressions et d'anecdotes est porté par un geste qui ne va pas sans rappeler celui d'André Breton dans Nadja. Loin du tombeau poétique, cette singulière entreprise littéraire constitue en effet une ode à l'imaginaire où la mélancolie et la fulgurance le disputent à l'humour pour fixer l'identité de l'être aimé - et, au-delà, l'expérience d'une femme immigrée américaine. A l'image d'une grand-mère radicalement marginale, un texte en forme de "scrapbook" où l'aventure de l'écriture mime celle d'une vie au sein d'une Amérique dont le livre d'Eleni Sikelianos raconte "autrement" le rêve. les marges et la violence.

01/2017

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Criminalité

La cavale

La cavale du Roi de l'arnaque "Les gens comme vous Monsieur Mouly, je ne les supporte plus, vous m'entendez ? Toujours les mêmes ! La me me bande qui vole sans vergogne dans les caisses de l'État et détourne l'argent public. C'est terminé tout ça  ! " Juge lors de la première audience de Marco Mouly. "C'est pas un jeu, c'est réel. Il faut que tu fasses très attention, que tu changes de mental, que tu te planques. . . que t'apprennes à vivre caché. Enfin caché. . . caché. . . façon Marco Mouly. . . genre Leonardo Di Caprio dans "Attrape-moi si tu peux " . J'adore ce film  ! Inventer des histoires, se mettre dans la peau de quelqu'un d'autre, vivre des aventures pleines d'adrénaline. . . Je suis trop fort à ce jeu-là.   Je peux être n'importe qui, raconter n'importe quoi avec un aplomb incroyable si ça peut servir mes intérêts. La vérité, on s'en fout complètement, le plus important c'est de convaincre  ! Et si toi, t'y crois, tout le monde te croit  ! J'aurais vraiment pu être un super acteur  !" Marco Mouly, roi de l'arnaque mais aussi de la frime et de la tchatche, connu pour l'escroquerie à la taxe carbone, nous livre le récit de 5 mois fous, 5 mois de cavale faite de fêtes, de rencontres mais aussi de solitude et d'angoisse. Se dessine en creux le portrait d'un homme, prêt à tout pour sa famille et pour être aimé.

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Littérature Italienne

Cité engloutie

Marta perd son père à l'âge de 24 ans. Mais est-on encore orphelin à cet âge-là ? Toute la souffrance liée à cette disparition ressurgit en même temps que le dossier judiciaire de son père, quelques années après le décès de celui-ci. La narratrice savait qu'il avait fait de la prison dans les années 70 - pour un malentendu, croyait-elle, car il a fini par être innocenté. Or elle découvre une vérité toute différente. Leonardo Barone a en effet d'abord été condamné pour participation à une organisation terroriste. Pourquoi ne lui a-t-il rien dit ? A-t-il participé à la lutte armée auprès d'un groupe d'extrême gauche lors des années de plomb ? A partir de cette révélation initiale, Marta n'a d'autre choix que d'enquêter pour tenter de comprendre ce qui s'est joué à ce moment-là, à Turin et dans toute l'Italie, afin de connaître ce père qui semble s'être toujours dérobé. C'est finalement le portrait d'un homme qui se dessine, sans concession, et à travers lui, celui d'une période trouble de l'histoire italienne. Qui étaient ces militants communistes ? En quoi croyaient-ils ? Comment ont-ils vécu ? Que reste-t-il de leur combat, une génération plus tard ? Pour répondre à ces questions, Marta Barone compose un texte intelligent et subtil, empreint d'une grande humanité, qui raconte aussi la rencontre d'une fille avec son père. Un récit incandescent sur l'engagement et la transmission. Traduit de l'italien par Nathalie Bauer

03/2022

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Littérature française

Notre-Dame sous la terre

Notre-Dame sous la terre Un soir de printemps, à Paris, la jeune Judith est appelée par son professeur d'histoire de l'art, Itzhak Witzberg, un homme seul et passionné. Il rentre du Vatican où son ami de toujours, Mgr Leonardo Spinelli, lui a confié pour analyse un tableau du XIIé siècle. Accablé de travail, Witzberg demande à son élève de mener l'expertise. Et c'est ainsi que tout commence... Judith se lance, et se perd bientôt dans ses recherches. Que veut nous dire, par-delà les siècles, ce moine qui chante devant un chandelier d'or ? Ce chandelier est-il celui de Moïse, comme le veut le Livre de l'Exode ? Et pourquoi cette expertise loin de Rome ? Mais tout bascule sans raison : Itzhak Witzberg est assassiné dans la nuit, le tableau est volé chez Judith, on saccage sa chambre de bonne ... Quel secret porte donc cette peinture ? Comment interpréter les codes que dévoilent les rayons X ? Quelle malédiction frappe tous ceux qui, depuis le vaillant Hildebert, premier parmi les croisés, possèdent le tableau ? Désespérée, Judith s'adresse à Mgr Spinelli, et se trouve prise dans la tourmente : la guerre de succession a commencé au Vatican, une guerre de foi et de sang où la mafia joue sa partie... Un à un les secrets tombent : la mort de Witzberg, l'origine du tableau, la vérité sur le chandelier, la mort du pape... Judith trouvera-t-elle sa vérité dans les ténèbres de Notre-Dame sous la terre ?

06/1998

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Beaux arts

L'Insurrection de la douceur. Les performances musicales de Nathalie Forget

Opérant un dialogue entre les performances de Nathalie Forget et de nombreux artistes ou théoriciens dont se réclame la plasticienne-musicienne, cet essai critique plonge au coeur des références mystiques, politiques, philosophiques, littéraires, d'une pratique singulière et exigeante. Dans ses oeuvres, la musicienne d'ondes Martenot défend des valeurs comme l'espérance, La douceur, l'amour, en s'inspirant des mystiques du coeur et des composantes les plus lumineuses de la musique de Messiaen. Sa religiosité syncrétique et tolérante s'inspire du christianisme et du paganisme et la conduit à un dialogue avec des artistes concernés pareillement par le sacré comme Dieter Appelt, Joseph Beuys, Joël-Peter Witkin et Gina Pane. Si le merveilleux, la joie et la nature sont des composantes de certaines créations, le supplice peut être aussi au coeur de l'une de ses performances qui évoque l'Agneau mystique. Nebreda est pour la plasticienne l'exemple même du supplicié aux prises avec l'atrocité pure. Au saint François de Messiaen avec ses stigmates imitant le crucifié, la performeuse, radicalement hostile à la sanctification chrétienne de la douleur, préfère le saint François tendre, fraternel, égalitaire et proche des pauvres de Léonardo Boff, théologien brésilien de la libération. La plasticienne associe ses oeuvres à la politique et à une critique du capitalisme, rejoignant ainsi l'histoire chrétienne de la protestation sociale désignée par Bloch et Vaneigem. Dans ses performances à Kinshasa, elle dénonce l'extrême violence qui ravage La République démocratique du Congo. Dans des oeuvres musicales rendant hommage à Scelsi, la musicienne cite également Kafka interprété par Adorno, Deleuze et Löwy.

05/2020

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Sociologie

Tsiganes, ou ces inconnus qu'on appelle aussi Gitans, Bohémiens, Roms, Gypsies, Manouches, Rabouins, Gens du voyage.... Certains personnages inconnus qu'on appelle : Gitans, Bohémiens, Roms, Romanichels, Gypsies, Gens-du-voyage, Romanos, Manouches, Raboui

Ce livre est construit en deux parties : " Souvenirs " et " Définitions ". " Souvenirs " est le récit de la rencontre de Patrick Williams avec les Manouches de la Creuse et avec les Rom Kalderash de Paris. Il plonge d'emblée le lecteur dans un véritable roman initiatique, le héros s'émerveillant (avec le lecteur) à chaque découverte. Mais, bien que marié à une Romni kalderash et devenu chef d'une famille rom, Patrick Williams reste un gadjo, et un intellectuel. Cette partie s'achève sur son engagement dans l'ethnologie, laquelle, citant Leonardo Piasere, " invente un domaine qui est "comme-la-vie" ". Et Patrick Williams d'ajouter : " M'installer dans le "comme", voilà qui me convenait ". La deuxième partie, " Définitions ", explore ce qui n'a jamais cessé de l'intriguer : que les Manouches et les Roms apparaissent à la fois si différents et si semblables. Qu'en est-il dès lors de la totalité tsigane ? L'ethnologue s'appuie pour cela – entre autres – sur sa connaissance de la grande majorité des travaux d'ethnologie publiés sur les " Tsiganes " et cherche constamment à rebondir du particulier au général, du général au particulier. Cette partie traite d'une question fondamentale pour tout chercheur(e) en anthropologie sociale : en quoi, au-delà du groupe humain plus ou moins défini qui est étudié, leur sujet de recherche peut nous en apprendre sur la société environnante, voire sur l'humanité en tant que telle ? Œuvre majeure qui dépasse les limites d'une simple ethnographie des Tsiganes, cet ouvrage est le magnifique testament d'un grand anthropologue, rigoureux et libre, souvent poète, qui vient éclairer la vie.

08/2022

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Sciences politiques

Les ingouvernables. De l'extrême gauche utopiste à l'ultragauche violente, plongée dans une France méconnue

"La violence est-elle inscrite dans l'ADN de "l'ultragauche" ? L'année 2018, avec les affrontements musclés de Notre-Dame-des-Landes, ceux de la manifestation du 1er  Mai ou encore les gilets jaunes, peut le laisser penser. Ces formes d'action révèlent une montée en puissance de la violence politique dans les sociétés occidentales. Mais qui sont ces Ingouvernables au fond si méconnus, qui refusent l'autorité de l'Etat et se déclarent les ennemis du capitalisme ? Je les ai baptisés Hipunk- combinaison de l'utopie romantique hippie et de la radicalité punk, du mythe orphique de la Nature et du nihilisme existentiel propre à la société de consommation. Les Hipunk ont renoncé à la Révolution marxiste par le haut - la dictature du prolétariat - mais adopté une nouvelle tactique offensive : saper l'autorité publique par le bas, en investissant et multipliant les "territoires perdus de la République". Chez ces ingouvernables, la ZAD (non plus Zone d'Autonomie à Défendre, mais Zone d'Autonomie Définitive) est l'objectif à atteindre, la technique s'appelle black bloc et la philosophie se nomme l'antispécisme. Si les groupuscules idéologiques sont nombreux et souvent rivaux au sein de "l'ultragauche", ils se rejoignent  dans un rejet viscéral de l'idée de Progrès et un athéisme politique radical : à leurs yeux le clivage droite/gauche n'existe plus. Ce qui nous menace, avec les Hipunk, ce n'est pas la grande insurrection révolutionnaire, c'est la montée progressive d'une France trouée, d'une "France léopard" où la République ne sera plus partout chez elle mais se retrouvera condamnée à composer avec différents communautarismes", Eric Delbecque.

03/2019

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Littérature érotique et sentim

Céleste. Les dissymétries du désir - Du triptyque Julie-Ange, Céleste, Dolorès

"Salut mon écriveur préféré. J'ai "bouffé" ton bouquin en une fois, tant chaque page me révélait les invraisemblables secrets de la vie de mon frère et de sa femme. Je croyais bien connaître Céleste et Mark mais il semblerait que non... J'ignore la part de faux et d'invention dans ton roman, mais celle que je connais me paraît fidèle. Ma si douce et délicieuse belle-soeur était-elle réellement aussi cruelle et fourbe que tu la décris ? J'ai de la peine à croire que diminuée comme elle l'était, elle puisse être aussi haut dans la hiérarchie de la "Famille" et n'as-tu pas, d'ailleurs, pris des risques inconsidérés en révélant tant de secrets sur cette redoutable organisation ? Je ne savais pas pour papa... c'est horrible ! Comme tu le dis, j'étais trop petit pour comprendre et on s'est bien gardé de me dévoiler la vérité. Bien fait pour Léonardi ! Qu'il croupisse en Enfer ! La violence de certains passages m'a bouleversé... Inimaginable, la cruauté de la race humaine ! J'espère que la vengeance de Céleste n'est qu'une fabulation de ton imagination malade ! Je ne peux pas croire à tant de sauvagerie de sa part. Je préfère les scènes d'amour que je conçois beaucoup plus facilement ! Il faudra que je fouille dans les affaires de Mark pour retrouver ce fameux requiem... Nous avons décidément une famille très intéressante... déjà avec Julie-Ange... J'ai su que tu t'attaquais à "Dolores"? Dieu sait ce que je vais encore apprendre... Je me réjouis ! Titi"

12/2020