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Raphaël Charrier, Jean Schott

Extraits

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Théâtre

NE REVEILLEZ PAS MADAME ...

Aglaé : Si j'aime un homme un jour, je ne ferai pas de théâtre. Je lui ferai des enfants, plein d'enfants et je les élèverai en l'attendant à la maison pour qu'il ait chaud quand il rentre et qu'il me trouve toujours là. Et quand il posera la main sur moi, il pourra dire : "C'est ma femme". Et quand je lui dirai "je t'aime", le soir, je ne viendrai pas de le dire en faisant semblant dans l'après-midi à un garçon au visage peint. J'ai horreur du théâtre.

10/1981

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Théâtre

Domitien. Suivi de Joseph à Dothan

Ce sont quelques tableaux de la vie de Domitien que Jean Giono nous offre ici sous une forme romantique. Le personnage cruel, complexe, subtil et attachant de cet empereur romain est bien fait pour séduire l'auteur d'Un roi sans divertissement. Ce monarque-là s'ingénie à se divertir, et c'est comme une espèce de «baladin du monde antique» que l'auteur nous présente. Grand séducteur, prince de la jeunesse, guerrier victorieux, Domitien s'achemine vers la mort au milieu de triomphes de toutes sortes. A côté de lui s'agite la foule romaine, qui est peut-être la seule chose qui puisse lui faire peur. Son épouse Domitia, son ami Vibius, son bouffon nain, personnages tragiques ou burlesques, sauront très bien survivre à ce charmant monstre.

04/1959

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Critique littéraire

La "Chanson de Roland"

Des westerns aux reportages sportifs, l'homme moderne est peut-être plus au fait de l'atmosphère épique qu'il ne le croit lui-même. C'est donc avec plaisir qu'on redécouvrira La Chanson de Roland, épopée qui est le premier texte véritablement littéraire écrit en français. Proche par bien des aspects des chansons populaires et des spectacles de rue, il permet de poser des problèmes critiques très actuels, comme par exemple les rapports entre texte et auteur, ou entre conditions de création et conditions de réception.

08/1992

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Littérature française

Lieu de composition (tournant)

Les passages et les messagers nous surprennent. Nous ne savons pas toujours apercevoir ni entendre ceux qui nous font signe. Il suffit cependant d'un geste ou d'un mot retenu pour qu'une voix nouvelle naisse en soi, murmure, partage, ordonne. Il importe dès lors de s'accorder à ce qui est donné, d'explorer le regard, d'éveiller le goût, d'affiner l'écoute, de sensibiliser le toucher, pour changer le corps et le monde en une chambre d'échos. Il faut aménager le théâtre de mémoire, se libérer du souci et de la mélancolie, explorer l'espace du nom et celui des mots, faire du jour une grande année. Des phrases demeurées en souvenir deviennent des personnages de fiction, qui se rencontrent, se mêlent, valsent les révolutions du temps dans des paysages orientés par Melville, Huysmans, Proust, Michaux, Breton. Nous ordonnant, une parole reconnue nous délie. Mais rien ne conduit qui ne déchire. Cependant de quelque rigueur que fasse preuve la voix, exigeant l'affrontement, visant à nous dénuder, nous ne cessons de recourir à elle, comme à la seule chance qui nous soit donnée de nous reconnaître. Défait de toute retenue, mais reconstitué, il reste à faire don du lieu recomposé ; en se faisant guide en une ville réelle, on introduit à une ville imaginaire. On construit une autre part de soi, si on veut, si on continue de vouloir.

02/1989

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Littérature française

La jeune géante

La terrasse d'un café d'Athènes, un soir, sert de cadre à la quête intérieure de Claude. Il est assis près de sa femme et d'un ami nommé Piere Diamantis. L'histoire racontée par celui-ci (un accident d'auto en Epire) provoque en Claude un choc qu'il appelle le déclic ; à partir de ce centre va peu à peu s'organiser le théâtre intérieur où sont tour à tour cités images et souvenirs. Claude part ainsi à la découverte de ses thèmes les plus anciens et les plus dérobés : son amour pour sa mère disparue quand il était encore enfant et devenue dans sa mythologie La Jeune Géante, son amitié pour Pierre Hilbury qui s'est suicidé à New York, son instinct de création qu'il appelle la voix seconde. Cherchant à les situer comme des lieux sur une carte par lesquels il doit repasser, le narrateur est amené à reconnaître qu'il est prisonnier d'un univers cyclique où se croisent en se superposant les voies de l'amour, du désespoir et de la mort. Pour survivre à cet univers obsédant qui le conduit au bord du suicide, Claude va renoncer à la voix seconde, et par-delà le mythe de la femme ancienne, sa mère, trouver son inévitable vérité d'homme.

02/1968

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Psychologie, psychanalyse

L'Homme stressé

Une mise au point sur les plans scientifique, social, clinique et thérapeutique.

05/1989

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Pléiades

Oeuvres complètes. Tome 1, Théâtre Poésie

Republier les éditions originales de Racine, c'est l'immerger dans son contexte littéraire immédiat ; aussi chacune des tragédies est-elle suivie des textes critiques qu'elle a pu susciter à sa création : la célèbre Dissertation sur le Grand Alexandre rédigée par Saint-Évremond, La Folle Querelle ou la Critique d'Andromaque, comédie de Subligny montée par Molière sur son théâtre, l'Entretien sur les tragédies de ce temps de De Villiers, etc. Les préfaces des différentes éditions des pièces sont également reproduites. Ces textes aident à comprendre le déroulement de la création racinienne, à évaluer les enjeux des ouvres et l'accueil qu'elles ont reçu, à mesurer les résistances que Racine, malgré ses triomphes et ses appuis, n'a cessé d'affronter, ainsi que la manière dont il a, selon les cas, tenu compte, ou non, de ces critiques.

03/1999

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Poésie

La gloire. Précédé de Apocalypse, Hiver et Elégies

"Dieu ne vivrait pas sans ce bond hors de soi dont l'élan fait l'espace. Dieu ne se contente pas d'être Dieu, il crée pour exister le vide où il se jette. Ainsi, dès le principe, y a-t-il délai et distance, de quoi permettre à Dieu d'être ailleurs qu'en soi, autre que soi. Dieu s'invente soi-même à ce prix. Le dieu se quitte pour vivre et surtout ne pas vivre à son insu, mais s'entendre, du fond de son absence, lentement revenir à soi sous forme nouvelle. Le dieu est un athée, il se nie, il n'a trouvé que ce moyen-là pour percevoir sa propre odeur qui remonte à lui de ses plus obscurs confins. C'est hors de soi que le dieu redevient soi, c'est devenu autre qu'il se voit devenir ce qu'il est. Telle est la lumière qui se lève en Dieu. Tout l'être du dieu se change en une tremblante clarté pareille aux frêles syntaxes des tribus humaines. Le dieu, parce qu'il s'est distrait de soi, voit du fond de sa distraction poindre la splendeur de sa pauvreté fondamentale." [...] La Gloire, II.

05/1969

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Histoire et Philosophiesophie

CONDIT DE L'ESPRIT SCIE

Dans le désarroi des doctrines et des philosophies, dans la mise en question des morales et des religions, un seul terme reste à la fois cause de toutes les incertitudes, espoir de toutes les clartés : la méthode de la science expérimentale. Cent ans après les célèbres textes de Claude Bernard qui ont formé nos pères, mais ne pouvaient prévoir les développements actuels des sciences, il a été nécessaire de faire le point des succès, des échecs et des limites de la méthode scientifique.

02/1966

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Critique littéraire

DIONYSOS AU QUOTIDIEN. Essai d'antrhopologie théâtrale

Cet ouvrage se veut un ouvrage d'anthropologie. L'auteur s'est efforcé de mettre en rapport deux techniques : la possession et le jeu dramatique, techniques appartenant à des cultures bien différentes, mais qui mettent en jeu des possibilités psycho-physiologiques qui appartiennent à notre espèce humaine. Dans l'expression dramatique, la prise de conscience que le moi social n'est qu'une potentialité peut être suivie de débuts de réorganisation de la personnalité... Mais tandis que la possession ne produit qu'une réorganisation limitée dans le temps, le jeu dramatique, à l'instar de la psychanalyse, permettrait une réorganisation plus profonde. Ne pourrait-on pas penser qu'un état de transe induit par des pratiques de jeûne ou par toute autre technique amenant à la transe, a pu conduire des hommes à se sentir habités par une force inconnue qu'ils ont appelée dieu ou Dieu ?

01/1999

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Religion

Conduis-moi plus loin...

Un rêve se réalise toujours. Il suffit que nous lui ayons permis de prendre racine, un jour, dans notre coeur. Nous ne sentons alors plus que lui. Il nous parle. Il nous sourit. Il ne s'impose pas, mais il ne s'en va plus. Bientôt, c'est lui qui nous commande, qui nous inspire, qui nom guide et c'est notre vie entière, soumise à sa voix, attentive à ne pas le contrarier, joyeuse de ses moindres désirs et jeune de sa jeunesse, qui se met à lui ressembler. La terrible aventure commence à laquelle on sacrifie tout et qui n'aura plus de fin. Mon rêve a été d'écrire pour l'enfant de quinze ans que je fus. Car personne n'écrivait pour moi. Je ne comprenais rien, pas même l'Evangile, et je croyais trahir la vérité en pensant que les étoiles me parlaient... Alors je me suis juré d'écrire, non pas pour les savants qui ne savent pas écouter les étoiles, mais pour ceux que l'eau des sources rafraîchit, pour ceux qui, dans l'au-delà des mots, veulent trouver un émerveillement, pour tous ceux de mes frères qui croient, comme moi, qu'un mot est une semence qui germe dans le dépouillement et la simplicité du vrai. Jean MONTAURIER.

01/1973

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Critique littéraire

Rabelais et l'instance paternelle

Essai sur la figure paternelle dans l'oeuvre de Rabelais, mais également pamphlet contre les lectures (principalement universitaires) modernes gauchisantes de l'auteur de Pantagruel.

06/1986

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Français langue étrangère (FLE

Djeri à l'éléphant

Djéri, un jeune garçon de huit ans, quitte un jour son village sur le dos d'un petit éléphant qu'il veut sauver de la captivité. Pendant plusieurs mois, il va partager l'existence d'une harde d'éléphants, observant la vie des animaux sauvages, apprenant aussi à survivre. Cette aventure extraordinaire, c'est un chasseur, Djériségote, qui la raconta en 1929, au Tchad à l'auteur de cet ouvrage...

12/1984

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Littérature française

L'épicerie d'enfance

L'épicerie d'enfance est son inépuisable réserve de souvenirs ; âde la cave au grenierâ, nous découvrons avec lui mille merveilles, âune secrète symphonie d'odeursâ, d'instants et de lieux poétiques â mais aussi des réflexions de l'homme, de l'adulte plus grave, sur âla vie urbaineâ, âla guerreâ ou âla bourgeoisieâ. D'abord paru en 1938, le texte est maintenant accompagné d'étranges machines anciennes, sorties pour l'occasion du grenier du peintre Daniel Nadaud, et postfacé par Gil Jouanard, grand lecteur de Follain.

11/2014

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Sciences historiques

Historiquement incorrect. Volume 1 [EDITION EN GROS CARACTERES

En France, plus que jamais, le passé s'invite dans le débat d'idées, mais sur le mode polémique. Qu'il s'agisse de définir l'identité nationale ou de s'interroger sur la place de la religion dans la société, que la controverse porte sur l'héritage de l'Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu'il soit question de la réforme des programmes d'histoire à l'école ou de la création d'une Maison de l'histoire de France, tout est matière à dispute. Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat. En dix chapitres, en voici autant de grands exemples. Quelle a été vraiment la part des Arabes dans la transmission du savoir antique au Moyen Age ? L'Eglise a-t-elle fait obstacle à la science ? A qui a profité la colonisation ? La Première et la Deuxième Guerre mondiale ont-elles été menées au nom des droits de l'homme ? Quel rôle l'immigration a-t-elle joué dans la construction de la France ? Quelle est la place de l'islam dans notre histoire nationale ? Avec la même liberté de ton et la sûreté d'information qui avaient contribué à l'exceptionnel succès éditorial d'Historiquement correct, Jean Sévillia sort des chemins balisés par le politiquement correct. Jean Sévillia, rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine, a notamment publié des biographies (Zita impératrice courage) et des essais (Le Terrorisme intellectuel, Historiquement correct, Moralement correct) qui lui ont valu un large public.

02/2012

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Littérature française

Fugue italienne

Nice, au lendemain de la Grande Guerre, où affluent les Russes blancs qui fuient la Révolution. Lassé des colonies, ayant dit adieu à Saigon et à l'Indochine, le docteur Gaétan a décidé de rentrer dans sa ville natale avec sa fille, Almirana. Pour elle, ce retour annonce ses retrouvailles avec Lorenzo, le " petit rital ", son fiancé d'enfance. Mais Lorenzo a disparu. Commence alors, pour Almirana, une longue descente dans les profondeurs du pays niçois, les mystères et la folie du Sud. De la baie des Anges au village du Broc, sa quête l'entraînera dans un tourbillon de lourds secrets. Par quelle fatalité sont liés Rosa, la mère de Lorenzo, morte d'avoir trop attendu le retour de son fils de Verdun, et son compagnon, Bartoloméo le colporteur, lui aussi décédé ? Ou encore Maria la concierge, Margot l'aubergiste, Milou l'instituteur, et surtout l'énigmatique Angelo, avec ses histoires de soldat en Abyssinie, d'opéra à Alger, d'orchestre à Nice ? Jamais l'on n'ouvre impunément la boîte de Pandore. Sur fond de terrible vengeance, de meurtres et de trafic, Almirana apprendra que seul le prix du sang peut rivaliser avec la passion et l'amour.

03/2000

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Religion

Le Concile en question

Correspondance Congar-Madiran sur Vatican II et sur la crise de l'Eglise.

09/1985

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Cinéma

DW Griffith. Colloque international

D.W. Griffith est apparu à l'aube du cinéma américain et l'histoire du film s'est jouée dans ses images. Trop peu d'études étaient venues à ce jour, en France, éclairer en profondeur les transformations décisives opérées par son oeuvre dans l'art cinématographique. Sans ésotérisme, les textes rassemblés dans ce livre font le point sur l'un des plus grands auteurs de cinéma. Oeuvre collective et diverse, cet ouvrage entend cependant promouvoir un nouveau type de rapport aux réalisateurs de films. Sans écarter les démarches inspirées par l'attachement pour un auteur, les textes réunis ici manifestent une exigence plus générale : interroger les images d'une oeuvre cinématographique avec autant d'attention et de méthode que les autres systèmes de pensée. On trouvera dans cet ouvrage la quasi-totalité des communications présentées au Colloque International D.W. Griffith qui s'est tenu à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne les 24, 25, 26 et 27 Janvier 1983 sous la présidence de Monsieur Jacques Soppelsa, président de l'Université de Paris I.

12/1984

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Ethnologie

L'autre Mexique. Culture indienne et expérience de la démocratie

Ni simple monographie ethnographique, ni livre militant, cet ouvrage donne un autre visage du Mexique. S'appuyant sur un travail anthropologique et historique, l'auteur nous fait découvrir la richesse culturelle et politique de la communauté indienne mexicaine d'aujourd'hui. Les indiens de la communauté rurale de Tarecuato (Etat du Michoacán) sont-ils condamnés à se marginaliser par une logique de la tradition et du folklore ? Les jeunes se sentent-ils prisonniers de leurs racines préhispaniques ? Ou bien sont-ils en train de créer les éléments d'une nouvelle culture dans laquelle cohabitent l'imagerie indienne venue d'une tradition dont ils restent fiers et les images véhiculées par les médias notamment celles en partie "recréées" par le grand voisin nord-américain ? Jean Pavageau, dans une étude minutieuse et passionnante, montre la naissance d'une dynamique culturelle, d'une dynamique sociale rappelant qu'il faut compter aujourd'hui avec les jeunes, au Mexique comme dans la plupart des pays de l'Amérique Latine.

01/1992

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Critique littéraire

LA BIBLIOTHEQUE DE FRANCE A MI-PARCOURS. De la TGB à la BN bis ?

La Très Grande Bibliothèque, devenue la Bibliothèque de France, est le dernier et sans doute le plus important des grands projets de François Mitterrand. Lancée en 1988, elle est aujourd'hui presque exactement à mi-parcours. Or, si l'on sait d'elle deux ou trois choses, les polémiques qui ont jalonné les trois années écoulées ont rendu difficile à suivre le chemin parcouru. Ce livre se voudrait donc une présentation, claire et précise, du travail accompli par l'équipe qui, autour de Dominique Jamet, a été chargée de conduire l'exécution du projet présidentiel. Bilan d'autant plus nécessaire que la Bibliothèque de France est aujourd'hui, sans doute, à un tournant. Les secousses qu'a connues l'établissement public constructeur depuis l'automne 1991 peuvent conduire à une réorientation du projet. Il n'est donc pas superflu de faire connaître ce que les directives reçues avaient permis de préparer, avant que d'autres, éventuellement, ne viennent modifier le paysage. Eventualité rendue possible par la satisfaction croissante de ceux qui se sont le plus constamment opposés au projet présidentiel. C'est dire que ce livre voudrait tout autant rappeler les choix proposés par l'établissement public constructeur que les critiques - faute qu'on puisse parler de contre-propositions - de ceux qui ont vu dans la Bibliothèque de France, non pas le grand projet d'ouverture d'une Bibliothèque nationale qu'il est depuis son origine, mais l'équipement moderne, donc démocratique, qui viendrait secouer leurs habitudes et, peut-être, troubler leur sérénité. Aux lecteurs, actuels et à venir, de cette future Bibliothèque nationale ouverte à tous et respectueuse du patrimoine qu'elle détient au nom de tous, de juger.

01/1992

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Religion

De la mort à l'espérance

Ouvrage d'une grande valeur littéraire et d'une rare densité humaine. Il s'agit de l'itinéraire, de la lutte concrète, d'un homme affronté au mystère de la mort d'un être cher. Non pas un roman, mais bien plutôt une confidence. A la suite d'une grande épreuve, le cheminement du souvenir à la certitude de l'espérance : on songe au livre d'Anne Philippe, mais cette fois dans la lumière chrétienne (Responsables). Le puissant intérêt de ces notations intimes réside dans cette atmosphère de mélancolie brûlante, dans cette interrogation passionnée, mais discrète, dans ce débat entre le regret et l'espérance. Une paix sereine en émane et plane au-dessus de la douleur (La Croix) On se prend parfois à rêver d'une littérature qui ferait oublier la littérature, qui serait une communication sans artifice de ce que les âmes humaines ont, dans la douleur, l'angoisse, ou la joie, de plus fraternel. C'est le contentement qu'apporte le livre de Jean Loisy (Etudes).

01/1966

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Religion

Saint Camille de Lellis

Patron des égarés, des tentés, des malades. Patrons des hôpitaux du monde entier. SOMMAIRE : 1. Jeunesse, 2. Conversion, 3. Vie intérieure, 4. Etat de la chrétienté, 5. La charité, 6. Les émules, 7. Il fonde une congrégation, 8. Les premiers camilliens, 9. Les miracles, 10. La fin.

01/1991

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Anglais apprentissage

Shakespeare. Much Ado About Nothing, Coplloque de Grenoble, novembre 1991

On finit toujours par percevoir chez Shakespeare des profondeurs à peine cachées par l'écran d'une ambiguïté ou l'apparente désinvolture d'une formule trompeuse, elle-même signal d'une obsession fondamentale du dramaturge élisabéthain et de son époque : les rapports complexes et souvent contradictoires d'apparences et réalités, et l'intuition propre à Shakespeare du gouffre subliminal. Alors le titre ne serait-il pas ironique ?

01/1992

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Littérature française

Le gisement

"...Mais revenons à 1977. Une remontée qui s'effectue après un retour aux sources pourrait-on dire, s'il s'agissait des eaux salvatrices d'Evian, de Vichy, de Vittel... Seulement là, en l'occurence, c'est de ce métal précieux, de ce beau métal jaune qui fait rêver les masses dont nous sommes amenés à reparler. De ce produit que l'on s'emploie à extraire à un rythme soutenu, dans des conditions on ne peut plus favorables, sans jamais d'ailleurs se heurter à la moindre difficulté. Un gisement impressionnant, colossal, dont les réserves aussi profondes qu'étendues... et constamment régénérées, ne semblent pas à la veille de s'amenuiser. Encore moins sans doute de s'épuiser..."

03/2015

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Littérature française

Confidences auvergnates

Pendant un quart de siècle, Jean Anglade a partagé sa vie entre l'enseignement et l'écriture. Il a publié près d'une centaine de livres. Né dans la mouvance de la capitale de la coutellerie à Thiers, entouré de volcans de l'Auvergne, dans un monde d'artisans, de paysans, d'ouvriers, de besogneux, il nous conte son enfance : proche d'une mère qui n'a jamais vieilli, d'un père disparu à la guerre de 1914 qu'il recherche toujours, d'un oncle coutelier, d'un beau-père charretier. Tous ces personnages d'avant 1914 et d'après sont à la fois hauts en couleurs, simples et truculents, rustiques et poétiques. À lire ces pages si vivantes, on a tour à tour l'envie de sourire, quelquefois même d'éclater de rire. II advient que l'auteur puisse nous tirer une petite larme. On est vraiment dans cette Auvergne captivante, attirante. On y fréquente un patois savoureux. On y entre dans des maisons. On se promène dans la campagne. On va à l'école des Frères comme à l'école laïque. On traverse l'entre-deux-guerres, les événements de 1940-1944. Puis, bientôt, le talent d'écrivain de Jean Anglade va faire son apparition. Jean Anglade retourne ici à son pays d'autrefois, fouille inlassablement dans son enfance qu'il n'a jamais vraiment quittée. Il sait admirablement évoquer la tradition tout en l'ouvrant sur les rêves et sur les réalités d'aujourd'hui. Un témoignage, un livre d'images, mais aussi un vrai roman.

03/2014

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Littérature française

Les structures du mal

Alors qu'il dresse le bilan mitigé pour ne pas dire morose de 44 ans d'existence, Paul reçoit la lettre d'un vieil ami, Henri Berg, qu'il n'a pas vu depuis de nombreuses années. Cet homme, psychanalyste érudit qui fut pour lui à la fois un complice et un mentor est malade. Cloué sur un lit d'hôpital, il attend la mort. Dans cette lettre, il confie un lourd secret à son jeune ami, un drame lié à la guerre d'Algérie qui n'a jamais cessé de le hanter et dont il n'a parlé à personne. Paul décide alors d'aller voir Henri Berg. Le narrateur retrouve ainsi Virginie Berg, la fille de son ami qui fut la passion amoureuse de sa jeunesse. Elle est désormais mariée avec deux enfants. La visite au malade se double d'un voyage dans le temps pour Paul. Ce dernier tente d'apaiser Henri Berg, tourmenté par son secret. En vain. Car Berg n'a pas tout dit. Quelques semaines après cette visite, Paul reçoit une nouvelle lettre signée Berg. Elle lui révèle les étonnantes conséquences de son premier secret, un autre drame, presqu'une autre vie dont la famille ignore tout. Paul devient en quelque sorte le dépositaire de l'existence de son ami. Il sait quels événements tragiques se dissimulent derrière cette vie en apparence réussie et harmonieuse. Il comprend que les structures du mal sont complexes et reposent sur des ramifications infinies, que leur enchevêtrement crée parfois un édifice fragile, un semblant de bonheur. Devra-t-il en parler ? Essayer de dire à Virginie la vérité sur son père ? Peut-on parler d'un homme sans en trahir la mémoire ? Est-il possible d'échapper un jour à la culpabilité ? Une dernière lettre venue d'Espagne viendra apaiser Paul.

01/2015

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Religion

Le soleil se lèvera sur ton avenir

Nous avons tous à certaines périodes de notre vie, des moments de découragement, le sentiment d'être seul, le sentiment de rejet, d'abandon, d'humiliation ... , de ne plus trouver de sens à la vie. Même si des grandes failles ont ébranlé la vie de Jean, l'Eternel s'y est un jour engouffré pour le relever. A travers son expérience de vie, l'auteur partage avec nous comment Dieu veut s'approcher de nous, pour nous aider à franchir les obstacles de la vie et combien Il veut et peut retourner les situations les plus compliquées quand nous osons Lui faire confiance. Au moyen de questions vivantes posées à son ami lecteur, Jean invite à un sursaut pour une remise en question en douceur, une réflexion, une incitation à quitter nos obscurités pour découvrir le soleil levant. Que vous soyez déjà chrétien ou en recherche, ce livre vous encouragera à espérer un changement dans votre vie pour le meilleur.

07/2019

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Religion

L'aveu et le pardon. Les difficultés de la confession (XIIIe-XVIIIe siècle)

Faire avouer le pécheur pour qu'il reçoive du prêtre le pardon divin et s'en aille rassuré : telle a été l'ambition de l'Eglise catholique, surtout à partir du XIIIe siècle, lorsqu'elle a rendu la confession privée obligatoire chaque année et qu'elle contraint à l'aveu détaillé de tous les péchés mortels. En prenant ces décisions l'Eglise romaine ne mesurait sans doute pas quelle avalanche de problèmes elle allait déclencher. A l'Age classique, la pratique pénitentielle suscita des débats qui passionnèrent Pascal, Boileau et Bossuet. Confidence volontaire des péchés ou aveu autoritairement décrété? Morale de la compréhension ou rigidité élitiste ? Les débats furent vifs. Ils subsistent toujours. Quel fut le comportement réel des confesseurs ? Comment les chrétiens vécurent-ils cette obligation de la confession ? Les conseils d'écouté bienveillante donnés aux confesseurs renvoient indiscutablement à la difficulté psychologique de l'aveu, en particulier celui des péchés sexuels. La confession a voulu rassurer, mais c'était après avoir inquiété le pécheur. Elle a affiné la conscience, fait progresser le sens des responsabilités, mais elle a aussi suscité les maladies du scrupule et fait peser un joug très lourd sur des millions de fidèles. La confession des péchés, qui n'a d'équivalent dans aucune autre religion, bouleversa le vécu religieux. Aujourd'hui encore nous restons marqués par cette formidable contribution à la connaissance de soi.

03/1990

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Livres 0-3 ans

Art baroque, art d'enfance

L'art baroque appartient à l'enfance de Ma Mère l'Oye : il éclate et s'épanouit à Rome et en France avec la Contre-Réforme, puis se diffuse lentement en Europe et au-delà. Le croisement des contes de nourrices et des spectacles de cour qui ont enchanté Charles Perrault et Madame d'Aulnoy dans leur jeunesse préside à l'imaginaire des grands conteurs du XVIIe siècle. Mais l'esprit d'enfance, avec sa turbulence, n'est-il pas dominé en permanence par cette stravaganza mythique si bien orchestrée par Vivaldi ? Les " perles " du baroque, nous les découvrons dans les textes qui balisent l'histoire de l'enfance - Lewis Carroll, la comtesse de Ségur, Jules Verne, Collodi, André Maurois, Michel Tournier, Claude Roy -, dans les illustrations des artistes hantés par " l'ange du baroque " et par des " bons petits diables " emblématiques : Gustave Doré sans doute, mais aussi Nicole Claveloux, Jean Claverie, Frédéric Clément, Claude Lapointe, Georges Lemoine, etc. Cendrillon rejoint ici l'infante Marguerite de Velasquez, Alice, Peter Pan, Pinocchio et Babar dans une fantasia que la parade de Disneyland porte à son paroxysme. Les nouveaux héros de l'enfance, à la jonction de la culture savante et de la culture populaire, servent aussi de support aux dérisions du Postmoderne dans les romans. Enfin la volute baroque - incarnation parfaite d'une rhétorique du détail réunit dans l'édition internationale les pierres de Venise, le panache de la calligraphie arabe, l'or des Aztèques ou la vague d'Hokusai : ses arcs-en-ciel illuminent le firmament des récents Droits de l'Enfance. Un humanisme du sensible appelle ici les formes d'une nouvelle pédagogie : l'art d'enfance, culture et contre-culture, remet en cause les évidences et l'excès baroque est le gage le plus sûr des recherches d'écriture inédites. Ce livre doit beaucoup aux travaux de Philippe Ariès, Didier Anzieu, Hubert Damish, Georges Devereaux, Johannes Itten, Marc Soriano. Il lie l'étude d'un champ de la culture à l'histoire des mentalités. Il est préfacé par Marc Soriano.

12/1991

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Régionalisme

La vie aventureuse de Séverin Regottaz. Horloger savoyard

Au XVIIIe siècle, un horloger et fabricant d'automates du Faucigny part pour l'Espagne, à pied, avec une hotte remplie de ces petits sujets animés qui faisaient fureur à l'époque. Au fil de ce voyage, il se trouve mêlé à une quantité de scènes où grouille la société du temps : charlatans, mariniers, foires, brigands, bohémiennes, étudiants...

05/1987