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Religion

Revélations divines n°2 - Les 7 conditions pour bâtir sa demeure celeste

La vie n'est pas une fatalité non, elle ne l'est que si l'on vit sans Dieu, car le manque de connaissance est une arme tranchante de l'ennemi pour vous garder dans l'ignorance. Dieu vous aime plus que quiconque car Il est Amour. L'auteur de ce livre, la prophétesse Sylvie Jango a vécu la même expérience que l'Apôtre Jean (Apocalypse 1), elle fut ravie en esprit deux fois. Elle est une messagère ointe de l'Eternel et est également une évangéliste des places publiques : rues, marchés, métro et RER. Mère de 2 enfants, elle a décidé d'avoir pour unique époux de sa vie, Jésus-Christ afin de se consacrer à "la moisson d'âmes" pour le maître. Femme zélée et bouillante pour Christ, elle respire la vraie vie. Bref, un vrai bulldozer dans tout ce qui concerne le royaume des cieux, en particulier le combat spirituel. Dans sa vie, elle a donné la 1ère place à Jésus et ne vit que pour Lui. Elle est responsable de deux associations qu'elle a créées : Le ministère mission évangélique "la couronne de gloire" et l'association ADRA. L'ADRA est une association relative à la prévention routière parce qu'elle-même en est victime. Elle a perdu son premier fils Trésor dans un accident de la route en 1996. Cette vie débordante d'esprit et d'amour pour Dieu vient de sa vraie rencontre avec celui qui a pu la pardonner malgré ses pêchés et surtout l'avortement de cet enfant qu'elle a retrouvé dans les cieux. Comment ce Dieu a pu l'aimer telle qu'elle est et ne la juge pas. Elle réalise que ce Dieu d'amour qu'elle adore, veut qu'elle entre dans sa destinée malgré toutes ces fautes abominables qu'elle a commise comme l'apôtre Paul le dit : Romains : 8-2, la loi de l'esprit de vie en Christ m'a affranchi de la loi du péché et de la mort. Jésus a tout effacé. Quel amour inconditionnel et inlassable de Jésus pour moi et quelle grâce. Notre conquérante de Christ qui a goûté combien Dieu est bon au travers de l'amour de Jésus veut donc impacter le monde en transmettant aux autres aussi cet amour par l'évangélisation. Son mot d'ordre est la repentance permanente pour espérer voir la face du Seigneur. La base de son message est le retour à la source principale qui est "le pur évangile". Cela nous permettra de maintenir et conduire notre âme dans une relation personnelle et équilibrée avec Dieu. Ce qui nous évitera également d'être balloté par tous vents.

05/2015

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Histoire de France

La France sous les bombes. Allemandes - Anglaises - Américaines (1940-1945)

De 1940 à 1945 la France fut lourdement bombardée, d'abord par l'aviation allemande qui aidait à la progression de ses troupes, détruisant nombre de villes et de villages de la frontière belge jusqu'à la Loire Dès l'été 1940, la RAF prit la relève, tout d'abord contre les ports de la Manche et de l'Atlantique, puis jusqu'à l'été 1944 sur diverses villes de la Zone occupée dont Billancourt ou Le Creusot A partir de l'automne 1942 et de l'occupation de la Zone libre, la France entière devint de nuit la cible des escadres de la RAF et, de jour, celle d'escadres américaines de plus en plus puissantes qui, en une ronde incessante, tournèrent jusqu'au printemps 1944. A cette époque, la France fut l'objet d'un pilonnage effrayant censé aider à la préparation des débarquements de Normandie et de Provence. Très vite des villes comme Saint-Lô ou Saint-Cyr ne furent plus que flammes et cendres. Bientôt ce déluge de feu s'étendit à des villes du Midi jusque-là épargnées, telles que Avignon, Nimes, Arles ou Marseille. Ni la banlieue parisienne ni le Nord ne furent à l'abri. La Libération de Paris et d'une grande partie de la France ne mit hélas pas fin au calvaire des civils. La ville du Havre fut alors totalement détruite tandis que Royan était rasée en 1945 à coup de bombes incendiaires, et même de bombes au napalm utilisées pour la première fois de la guerre par YUSAAF. Pour ne rien arranger, de septembre 1944 à janvier 1945, les Allemands lancèrent sur la région parisienne et le Nord des centaines de fusées VI et des dizaines de V2. Pendant cinq ans c'est donc un déluge de fer et de feu qui a accablé la population française, tuant plusieurs dizaines de milliers de personnes, hommes, femmes et enfants confondus, et en blasant beaucoup plus encore. Un traumatisme profond dont la France n'est pas encore totalement remise...

10/2019

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Littérature française

Un fils nous est donné

En 1792, en Hollande, la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui) n'existaient pas. En revanche, la PPA (paternité pour autrui) se pratiquait discrètement, même si le terme n'était pas utilisé. En l'espèce, un couple de riches négociants est stérile ? ; le mari en assume totalement la responsabilité, en raison d'un phimosis dont il ne veut pas se faire opérer alors que sa femme ne cesse de lui citer l'exemple du roi Louis XVI qui, après bien des tergiversations, s'est décidé à laisser un chirurgien résoudre la question. Ce qu'il a fait de façon efficace puisque le couple royal a eu ensuite quatre enfants entre 1778 et 1786. S'ils n'ont pas d'héritier, leurs fortunes tomberont dans les mains d'un frère alcoolique et incapable d'avoir un quelconque métier. D'un commun accord, monsieur Kleinwoort et sa femme Katryn demandent à Félix, heureux célibataire, de résoudre cette question, ce qu'il accepte bien volontiers, la future mère étant consentante et pressée d'avoir cet enfant. Félix s'acquitte parfaitement de cette tâche, ceci d'autant plus que Katryn est physiquement très agréable. Mais pour autant, des scrupules moraux l'envahissent, car il se demande ce que l'enfant deviendrait si par malheur ses parents disparaissaient alors que lui-même va vivre en France. En raison de circonstances dramatiques, cet enfant se retrouve orphelin. Félix assume sans aucune difficulté de l'adopter. Les années passent. Les succès de Napoléon Ier se succèdent jusqu'à la campagne de Russie. Pour l'ultime bataille, de Waterloo, François prend le parti de son pays les Pays-Bas, et son frère Jean celui de l'Empereur. Heureusement, les balles et les boulets les épargnent tous deux. L'amour faisant le reste, ils tomberont sous le charme de séduisantes Hollandaises qui, sans état d'âme, délaisseront leur plat pays pour la Touraine si pleine de charmes, la Loire, les châteaux, les paysages vallonnés, la cuisine française.

11/2020

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BD tout public

Chroniques de Francine R. Résistante et déportée Avril 44-juillet 45

Quand la BD frôle les frontières de l'intime... Francine R. est arrêtée avec sa soeur par la Gestapo à Pouilly-sous-Charlieu, dans la Loire, le 6 avril 1944, pour les faits de résistance de leur frère Joannès. De là, elles partiront dans un convoi de femmes puis elles seront séparées : sa soeur expédiée en camps de travail à Hanovre ; Francine à celui de Wattenstedt dans les usines d'armement Herman Göring. Tout au long de son parcours, rien ne lui sera épargné : frappes dès son arrestation par la Gestapo, humiliations continues, trajets en train dans un wagon à bestiaux, accueil par des chiens loups sur le quai de la gare du camp de concentration, expérience médicale, déshabillage des morts, pillage des vivants, travail forcé... Mais aussi, la permanence de l'espoir de sortir vivant de cet enfer, la lumière de deux hommes, un français et un algérien croisés à Wattenstedt, le sabotage du travail à la chaine, l'émotion à la libération du camp, la première nuit dans un vrai lit, le 14 juillet de la libération à Paris. Francine a évoqué tout cela en détail à Boris Golzio dans un long entretien. Longtemps resté avec cette matière entre les mains, l'auteur décide aujourd'hui de retranscrire cette parole dans un récit de bande dessinée dont le dessin se fait le plus neutre et naïf possible afin de rendre l'horreur supportable. Un récit où le texte n'est composé que par la voix de Francine, dans son langage à elle, brut, fait d'hésitations, de répétitions et de tremblements, afin de respecter la vérité ontologique de ses propos et de rendre compte de la meilleure manière possible ce que fut la vie de cette femme. Une résistante, déportée, parmi des milliers d'autres, mais dont chaque voix, chaque parole est unique et doit être sauvée de l'oubli.

09/2018

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Préhistoire

Le Solutréen de la vallée de l'Erve (Mayenne). Dix ans de recherche dans la grotte Rochefort

La grotte Rochefort et d'autres grottes de la vallée de l'Erre (Mayenne), témoignent d'occupations aux confins septentrionaux de l'aire d'extension du technocomplexe solutréen. Elles traduisent l'adaptation de ces groupes humains aux rudes conditions qui prévalaient durant le Dernier Maximum Glaciaire au nord de la Loire, entre 24 790 cal. BP et 21 970 cal BP. Rarement observé dans de telles conditions, le Solutréen de la grotte Rochefort compose une entité archéologique dont l'étude suggère que la zone actuellement fouillée correspond à la périphérie d'une ou plusieurs occupations. Dans un bilan sédimentaire moyen de 0,60 m d'épaisseur, le corpus mobilier compte plus de 8 000 objets dont environ 5 500 restes osseux, 2 000 pièces lithiques taillées n300 plaquettes gravées. Le site révèle une faune froide majoritaire, avec un spectre large où dominent le renne et le cheval. L'identification d'une microfaune froide caractéristique d'un biotope steppique, au côté de rongeurs inféodés à des milieux tempérés-humides, comme les restes végétaux carbonisés, confirment une restitution paléoenvironnementale qui peut s'apparenter à un refuge cryptique septentrional, véritable niche écologique durant le Dernier Maximum Glaciaire. Toutes les pièces que compte l'assemblage lithique ont été apportées dans l'enceinte de la grotte après débitage et sont en outre réalisées dans des matériaux exogènes, les gîtes primaires les plus proches du site se trouvant à 10 km. Associées à l'industrie osseuse, les longues lames régulières en grès lustré ou les proportions originales des "feuilles de laurier", composent un assemblage mobilier tout à fait singulier. Sur le plan palethnologique enfin, le site révèle un art mobilier exceptionnel comptant de nombreuses plaquettes gravées portant des figures animales ou anthropomorphe ; voire des signes abstraits, corpus inédit en France pour la période, qui s'accompagne d'un art sur os et d'éléments de parure comprenant également des pièces uniques pour le Solutréen.

02/2021

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Beauté du monde

Routes légendaires. 50 itinéraires de rêve autour du monde

Routes légendaires - 50 itinéraires de rêve autour du monde, une inspiration pour un road trip sur des voies mythiques : Route 66, Transcanadienne, Icefields Parkway, Overseas Highway, Transfagarasan. Routes légendaires - 50 itinéraires de rêve autour du monde vous fera voyager dès la première page ! Ce magnifique album se présente comme une splendide source d'inspiration et une boîte à outils pour imaginer et préparer vos futurs périples sur les artères les plus mythiques du monde. Abondamment illustré de photographies toutes plus spectaculaires les unes que les autres, Routes légendaires - 50 itinéraires de rêve autour du monde vous invite à réaliser d'inoubliables road trips le long de voies célèbres qui ont marqué l'imaginaire des voyageurs : l'historique Route 66 de Chicago à Santa Monica ; la célèbre route Transcanadienne de l'Atlantique au Pacifique ; l'Icefields Parkway, la promenade des glaciers de Lake Louise à Jasper ; la panoramique Alaska Highway ; l'Overseas Highway de Miami à Key West ; la Pacific Coast Highway californienne ; la Ruta Nacional 40 en Argentine ; l'avenue des Volcans en Equateur ; la vertigineuse route de la côte amalfitaine en Italie ; la route des châteaux de la Loire ; la route B500 allemande au coeur de la Forêt-Noire ; la route D8 le long de la côte Adriatique de la Croatie ; la renommée Transfagarasan roumaine ; la route North Coast 500 à travers les Highlands d'Ecosse ; l'emblématique Hringvegur d'Islande ; la route littorale du Tôkaidô au Japon ; la Great Ocean Road en Australie ; la Southern Scenic Route de la Nouvelle-Zélande ; la route nationale 7 de Madagascar, et plusieurs autres ! Routes légendaires - 50 itinéraires de rêve autour du monde décrit chaque itinéraire au jour le jour, les lieux à découvrir et les paysages à admirer. Chaque circuit comporte des encadrés qui lèvent le voile sur des particularités ou des faits inusités concernant les réputés chemins à parcourir. Un superbe cadeau !

10/2021

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Histoire de France

La France avant la France (481-888)

Ce volume qui ouvre la série de l’Histoire de France prend pour point de départ la construction du royaume des Francs par la dynastie issue de Clovis, les Mérovingiens, relayés à partir du VIIIe siècle par les Carolingiens qui étendent progressivement la suprématie des Francs sur l’ensemble de l’Europe. Il s’agit donc de montrer, à la fois par le déroulement des événements et par l’étude de thèmes transversaux, comment l’évolution politique a conduit à l’émergence de royaumes dont le centre de gravité se trouve entre la Loire et le Rhin, coeur d’un monde franc plus ou moins étendu suivant les siècles. Si ces royaumes ne préfigurent pas le futur royaume de France, ils en fournissent la matrice et ont longtemps été considérés dans l’historiographie comme le point de départ de l’histoire nationale. L’objectif est à la fois de rendre compte des derniers développements de la recherche sur ces premiers siècles du Moyen Age, en privilégiant l’histoire politique et l’histoire des Francs dans son déroulement chronologique, tout en montrant les enjeux historiographiques, l’usage qu’on a fait de cette histoire depuis le Moyen Age jusqu’à nos jours. Mais il s’agit aussi de dresser un tableau de la société et des modes de vie, d’expliquer le rôle crucial de l’Eglise dans la conception même du royaume franc et de montrer que cette société franque ne vit nullement en autarcie, repliée sur elle-même, alors qu’elle s’insère au contraire dans un très vaste espace d’échanges culturels et commerciaux. Les « Ateliers de l’historien » mettent l’accent sur plusieurs points spécifiques de la recherche : outre une présentation de la particularité des sources de cette période et une synthèse sur l’historiographie du royaume franc, on y trouvera un atelier traitant du pouvoir des femmes et un autre concernant l’usage politique et religieux des images à l’époque carolingienne.

02/2011

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Littérature française

En chantier

L’ouverture d’un chantier de construction devant ses fenêtres incite le narrateur de En chantier à se remettre à son travail de romancier. L’écriture redevient possible et progresse alors au même rythme que le chantier. Jour après jour, avec une régularité obstinée, et une fascination bientôt obsessionnelle. D’un côté un homme qui vit seul, reçoit son fils adolescent une fin de semaine sur deux, et parfois une amante fugitive ; de l’autre, des ouvriers qui travaillent ensemble, exposés aux quatre vents, avec des machines, des camions, et une énergie physique et virile. Au fil du temps, l’écrivain entretient un dialogue imaginaire avec les hommes du chantier, qui deviennent son unique horizon, en installant sur son balcon un grand tableau sur lequel il note toutes sortes d’informations, jusqu’aux résultats du tour de France dont il les informe étape par étape... Et c’est cette relation impossible entre ces êtres qui, chacun dans leur domaine, construisent une oeuvre, qui donne à ce roman très original toute sa densité. Quand le romancier est contraint d’abandonner son poste d’observation pour partir en vacances avec son fils et pêcher dans les lacs de Haute-Loire, l’écrivain devient alors pleinement un père. Se joue ici une autre relation, celle d’un père avec son garçon, qui s’invente dans une nature et une façon de vivre au plus dépouillé, mais aussi au plus profond. D’une écriture précise, directe et très fluide, En chantier est un roman qui interroge ce qui sépare ou unit les hommes, questionne la place du masculin et dit l’impossibilité de communiquer entre différents mondes, dans une société contemporaine rongée par l’enfermement. En plus d’un humour discret, un vrai suspense s’installe au fil des pages habilement construites, puisque la fin du chantier approche et qu’on se demande comment le narrateur-écrivain va supporter l’idée de réintégrer une vie de solitude.

01/2011

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Littérature française

Clotilde la petite cuisinière ou la bâtarde

Le destin hors du commun de Clotilde que rien ne prédisposait à devenir cheffe étoilée. Clotilde aurait pu naître princesse à Monaco, elle est née avant terme à Bobigny. Dès sa naissance, Clotilde est confiée par sa mère, d'à peine seize ans, aux services sociaux. Elle sera pendant toute sa petite enfance ballottée de maisons d'accueil en foyers. C'est à l'âge de huit ans qu'elle découvrira la vie de famille chez les Prunier, des paysans de la Beauce. Gigi pour Ginette et JP pour Jean Paul ont une fille Clarisse du même âge que Clotilde. Celle-ci vouera une immense admiration pour Clarisse tout au long de sa vie et une grande tendresse pour les parents qu'elle considérera comme les siens. A quatorze ans, on lui demande de choisir son orientation professionnelle, elle n'a aucune idée, c'est Ginette qui proposera la cuisine et c'est ainsi que Clotilde commencera son apprentissage. Elle découvre dans la cuisine une véritable passion, surdouée, elle sera très vite repérée et très jeune deviendra une grande cheffe officiant dans un restaurant de Boston. Une tragédie l'obligera à revenir en France et c'est dans sa petite auberge des bords de Loire qu'on lui décernera sa première étoile. Pourtant rien ne la prédestinait à devenir un jour une grande cheffe étoilée. Dyslexique, timide, taiseuse, renfermée, trop naïve, la cuisine deviendra pour elle un véritable exutoire. Elle se métamorphosera en magicienne, transformant de simples aliments en oeuvre d'art. Elle possède un sens inné des produits, un palais et un odorat exceptionnels. Malgré son succès professionnel, sa vie ne sera pas un conte de fée. Clotilde est un personnage attachant, profondément humain, sans calcul, sans vice. Elle prouve qu'en partant du bas de l'échelle, sans marcher sur les autres, on peut arriver à réaliser ses rêves et s'épanouir. C'est une aventurière et une amoureuse de la vie. Elle témoigne que la cuisine peut être un remède contre la mélancolie !

01/2019

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Littérature française

Les cailloux du petit poucet

Né le 4 juillet 1946, l'auteur est orphelin à 9 ans. Elevé par son demi-frère adoptif, son aîné de dix-huit ans. Au cours de sa jeunesse provinciale à rebondissements, il découvre avoir été adopté par un pharmacien chartrain, à la tête d'un réseau 1943/1944 ayant pour but de collecter du renseignement pour le Général De Gaulle. Puis de l'exfiltration des pilotes alliés tombés sur le département d'Eure & Loire – cinquante-quatre pilotes – alors que l'immeuble entier était réquisitionné par l'occupant. Soixante-douze ans après, à l'ouverture de son dossier de la DASS, un nom apparaît pour son père biologique : "Steve Zaro", G.I. stationné en Allemagne, avec un lieu "Freising". Un premier livre La Chance, relate ce parcours. Lors de la signature de ce livre, Noël deux mille dix-huit, à Chartres, invité par un historien – Gérard Leray – auteur de la Tondue de Chartres, en prenant congé, celui-ci lui déclare : "Ta mission, retrouver ce G.I." Il ne va avoir de cesse de retrouver cet homme. Deux rencontres providentielles vont être décisives. Dix jours après sa lettre de contact aux Etats-Unis, il obtient une réponse des quatre enfants. Le plus vieux est âgé de soixante ans et la plus jeune, âgée de quarante-huit printemps en deux mille vingt. (Le G.I. s'étant marié en mille neuf cent cinquante-cinq). Avec l'aide de sa fille cadette et un gros album rempli de cartes postales allemandes datant d'avant les destructions, mais toutes annotées avec une date. Il retrace : "Un parcours très spécial" à partir du huit mai mille neuf cent quarante-cinq, jusqu'à sa naissance. Pour faire découvrir aux enfants, une vie qu'ils ne soupçonnaient pas. Et essayer de comprendre comment les deux pères – l'adoptant et le biologique – sont entrés en contact. Les cailloux du petit Poucet relate cette aventure.

09/2022

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Autres vignobles

Le renouveau de la vigne et du vin en Bretagne

Historiquement, depuis les temps gallo-romains, le territoire de la Bretagne a toujours accueilli la vigne et produit du vin. Autour de Nantes bien sûr, donnant des appellations célèbres comme le muscadet et le gros-plant, mais aussi dans bien d'autres zones propices comme la vallée de la Rance, la presqu'île de Rhuys, celle de Guérande... L'auteur revient sur ce parcours millénaire et sur le succès des vins nantais, afin de mieux décrire ensuite le progressif abandon de la viticulture en dehors des bords de Loire au sens large, et ses causes qui sont multiples. Les motivations commerciales et les contraintes administratives n'étant pas les moindres. Pourtant, les vins nantais ont désormais rénové leur image, diversifié leur production, affiné leurs goûts. Surtout, de nouveaux vignobles ont vu le jour depuis vingt ans, replantations parfois très urbaines assurées par des passionnés qui, de joyeux farfelus parfois clandestins peuvent être aujourd'hui regardés comme pionniers. Car, le réchauffement climatique aidant, mais aussi grâce à une meilleure connaissance des pratiques adaptées à ses sols, la Bretagne renoue un peu partout avec la vigne. Et des cépages anciens sont remis à l'honneur, du pays de Retz aux îles du Ponant, en passant par Quimper et, de nouveau, les coteaux du fleuve Rance, à cheval entre Côtes d'Armor et pays Rennais. Ce livre très illustré en couleur de cartes, documents d'archives, photographies récentes, cartes postales anciennes fait le tour de ces initiatives. Il analyse, à l'appui d'une documentation impressionnante, autant scientifique qu'humaine, les trajectoires passées et contemporaines de cette activité dont l'intérêt par le grand public va croissant, du niveau local au national. Toutes les études prouvent que le renouveau de la vigne en Bretagne est lancé, et que demain les vins bretons, bien plus variés et riches qu'on ne le pense, tireront leur épingle du jeu. Un livre-découverte à consommer sans modération.

10/2022

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Littérature française

Congères

"La tempête rugissait depuis quelques heures. Un ciel de démence s'était mis à vomir des volutes de cristaux. La cataracte tourbillonnante punissait la terre de ses manquements et voulait étouffer le paysage, le ravager sous la neige, effacer la géographie. Les hommes se taisaient et s'inclinaient, enfin. ". . Victor, jeune ingénieur agronome idéaliste, issu d'un univers parisien, habité par la montagne, rêve de s'installer sur une ferme. Dans un périple qui le conduira des Pays de la Loire à la Franche-Comté et l'Auvergne, il recherchera la liberté, l'authenticité. Il découvrira des facettes inattendues du monde agricole, un univers dont naïvement il ne mesurait pas la complexité et les ressorts. Il se voit confronté aux traditions, au sectarisme, à la méfiance, lui qui ne vient pas de ce milieu fermé. En quête d'amour, Victor le rencontre enfin, il partage sa passion pour la montagne mais la vie réserve parfois des surprises. Le récit se situe dans la veine des romans d'apprentissage, teinté parfois d'humour aux caractères poétiques. C'est la trajectoire de vie d'un homme. Il nous fait réfléchir sur notre place dans un monde incertain, face aux menaces et aux défis de l'avenir. C'est un hommage à la nature, à la vie paysanne qui illustre la ruralité et la rudesse du climat. Il présente par ailleurs quelques bribes sociologiques concernant les écoles d'agronomie, les multiples turbulences conjugales et, bien sûr, sa grande passion montagnarde. Pérégrinations d'un homme amoureux du monde rural et de la montagne : Un parcours de vie qui confronte des rêves de jeunesse à une réalité. Les ressentis intimes d'une passion : la montagne dans sa diversité. Le passage d'un univers à un autre avec les ressorts du roman d'apprentissage. Une dimension ethnographique dans l'approche de la vie paysanne montagnarde. Un hommage à la nature, à la vie paysanne par des images poétiques illustrant la ruralité et la rudesse du climat. Un récit teinté d'humour aux multiples turbulences conjugales.

04/2023

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Ecrits sur l'art

Kim En Joong, peindre sur le ciel. Les Vitraux 2010-2022

Kim En Joong est né en 1940 en Corée. A l'école des Beaux-Arts de Séoul, il est séduit par l'art occidental. En 1969, il s'installe en Suisse et trouvera dans la spiritualité des moines dominicains la vocation qu'il cherchait. Il intégrera l'Ordre en 1974. En France, il découvrira la lumière de la Provence, de la Bretagne. Ses premiers vitraux pour la nouvelle cathédrale d'Evry en 1998 révéleront son talent de peintre sur verre. Depuis lors, ses créations de vitraux n'ont cessé de se multiplier et ont traversé tous les continents, des centaines d'édifices ont été décorés par ses oeuvres. Rien que pour la période de 2010 à 2022, objet du présent ouvrage, on ne compte pas moins de 42 ensembles de vitraux monumentaux, exécutés tant dans des cathédrales, églises, chapelles que dans des bâtiments profanes, en France et dans le monde. L'enchantement des couleurs est l'une des caractéristiques de l'oeuvre de Kim, ressentie universellement. Les techniques du vitrail ont donné à l'oeuvre du peintre coloriste une nouvelle luminosité, brillante, rayonnante. Les trois ateliers de maîtres verriers mobilisés au cours de ces années, Loire, Derix et Peters, ont contribué à enrichir l'art du peintre par des savoir-faire particulièrement innovants. Les techniques mises en oeuvre ont fait appel aux plus récentes applications de la transformation du verre et de l'utilisation des émaux vitrifiables, au service d'une transpo­sition artistique éblouissante du geste du calligraphe et du coloriste. Ses liens d'amitié avec les personnalités du siècle, laïques et religieuses, les écrivains comme Julien Green, puis François Cheng, ont nourri d'une manière inédite un art de composer avec la lumière, fruit d'une méditation personnelle et reflet d'une réalité naturelle. Kim En Joong a renouvelé le vitrail millénaire des bâtisseurs de cathédrales, et apporté une contribution majeure à l'histoire du vitrail français et de l'art sacré.

05/2022

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Histoire antique

Aureus. Le pouvoir de l'or, Textes en français et anglais

Le volume "AVREVS. Le Pouvoir de l'or / The Power of Gold" présente les usages économiques, politiques, sociaux et culturels de l'or monnayé en Occident (IVe s. a.C. - 69 p.C.). Il contient les actes du colloque de clôture d'un projet de recherche financé par la Région Centre-Val de Loire, le projet "AVREVS. A la naissance du monnayage d'or romain : étude et caractérisation de l'or monnayé en Occident de la fin de la période hellénistique au premier siècle de notre ère". Ce projet, rendu possible par un partenariat entre le Centre Ernest-Babelon de l'IRAMAT (UMR 7065, CNRS-Université d'Orléans) et le département des Monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France, avait pour objectif l'étude de l'apparition du premier monnayage d'or romain, aboutissement d'une tradition pluriséculaire remontant aux origines de la monnaie. Présentés dans ce volume et obtenus par des méthodes archéométriques innovantes, les résultats de l'analyse physico-chimique de près de 10 000 monnaies des principaux monnayages d'or occidentaux (Afrique, Grèce, Italie, Monde celtique, Espagne) et de bijoux des collections patrimoniales françaises permettent de mieux comprendre la mobilisation et le contrôle des stocks d'or, les phénomènes de transferts et la circulation de l'or aux périodes concernées en les replaçant dans l'histoire générale de l'or monnayé. Ce volume éclaire aussi de manière interdisciplinaire les enjeux et les problèmes relatifs à l'or, monnayé ou non, en Europe occidentale au moment de l'avènement de l'Empire romain. Sont ainsi abordés le rôle de l'or dans les dépenses de guerre ; les aspects culturels et symboliques de l'or ; sa réception et son imaginaire ; son rôle politique et économique. En résumé, le volume AVREVS reprend à nouveaux frais la question des différents monnayages d'or occidentaux et de leur remplacement progressif par les monnaies d'or romaines, grâce à une approche large et globale qui faisait défaut jusqu'ici.

10/2023

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Littérature française

La comedie humaine louis lambert. Louis lambert

" Louis Lambert naquit, en 1797, à Montoire, petite ville du Vendômois, où son père exploitait une tannerie de médiocre importance et comptait faire de lui son successeur ; mais les dispositions qu'il manifesta prématurément pour l'étude modifièrent l'arrêt paternel. D'ailleurs le tanneur et sa femme chérissaient Louis comme on chérit un fils unique et ne le contrariaient en rien. L'Ancien et le Nouveau Testament étaient tombés entre les mains de Louis à l'âge de cinq ans ; et ce livre, où sont contenus tant de livres, avait décidé de sa destinée. Cette enfantine imagination comprit-elle déjà la mystérieuse profondeur des Ecritures, pouvait-elle déjà suivre l'Esprit-Saint dans son vol à travers les mondes, s'éprit-elle seulement des romanesques attraits qui abondent en ces poèmes tout orientaux ; ou, dans sa première innocence, cette âme sympathisa-t-elle avec le sublime religieux que des mains divines ont épanché dans ce livre ! Pour quelques lecteurs, notre récit résoudra ces questions. Un fait résulta de cette première lecture de la Bible : Louis allait par tout Montoire, y quêtant des livres qu'il obtenait à la faveur de ces séductions dont le secret n'appartient qu'aux enfants, et auxquelles personne ne sait résister. En se livrant à ces études, dont le cours n'était dirigé par personne, il atteignit sa dixième année. A cette époque, les remplaçants étaient rares ; déjà plusieurs familles riches les retenaient d'avance pour n'en pas manquer au moment du tirage. Le peu de fortune des pauvres tanneurs ne leur permettant pas d'acheter un homme à leur fils, ils trouvèrent dans l'état ecclésiastique le seul moyen que leur laissât la loi de le sauver de la conscription, et ils l'envoyèrent, en 1807, chez son oncle maternel, curé de Mer, autre petite ville située sur la Loire, près de Blois. Ce parti satisfaisait tout à la fois la passion de Louis pour la science et le désir qu'avaient ses parents de ne point l'exposer aux hasards de la guerre... ".

02/2023

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Récits de voyage

Retour d'Assise par Rome. Tome 2 : Pas à pas jusqu'au seuil de ma maison

Dans la continuité de son précédent parcours, Vezelay/Assise – Sur le chemin de Saint François, Annie Peschard nous relate un autre récit de voyage. Après son arrivée à Assise, Annie trouve qu'il serait dommage de ne pas continuer jusqu'à Rome et la cité du Vatican. Le retour lui trotte ensuite dans la tête. Quitter Rome à pied ? Quelle étrange idée ! Pourtant, la phrase prononcée par de nombreux pèlerins en retour du chemin de Compostelle lui revient sans cesse : tant qu'on n'est pas revenu chez soi, le pèlerinage n'est pas terminé. Marcher à contresens a mis sa détermination à rude épreuve. Sa maison lui paraît tellement loin. Au fil des jours, elle découvre qu'elle est sur une voie historique, La Via Francigena, celle que l'Archevêque anglais, Sigeric, a parcourue en l'an 990. Marcher sur un chemin au plus près des voies antiques empruntées par les pèlerins depuis 2000 ans pour se rendre à Jérusalem, puis Rome, redonne du sens à la démarche d'Annie et lui permet de continuer. En passant par Sienne, Lucques, Pavie, le col du Grand-Saint-Bernard, puis Besançon pour revenir à Vézelay en suivant le chemin de Compostelle, la boucle est bouclée. Par des chemins de traverse, elle gagne le Val de Loire et arrive chez elle. En toute modestie, elle se rend compte que ce parcours a fait d'elle une pèlerine accomplie. "?L'important, ce n'est pas la destination, mais le voyage en lui-même.?" Robert Louis Stevenson Annie Peschard est née en 1949. Elle parcourt les chemins de pèlerinage et relate ses expériences à travers l'écriture, afin de leur donner davantage de sens. Son premier ouvrage paraît en 2015, Au rythme de mes pas – chemin de solitude, chemin de rencontres. En 2019, elle publie son deuxième récit, Vezelay/Assise – Sur le chemin de Saint François.

03/2021

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Musicologie

Le langage musical baroque. Eléments et structures, Edition revue et augmentée

Publié en 2014, ce livre est rapidement devenu une référence auprès des enseignants et étudiants de musique. Epuisé, il nous a donc semblé mériter une réédition. L'auteur examine ici un problème complexe et rarement abordé de l'évolution de la musique occidentale classique : comment est-on passé de la musique modale du Moyen Age et de la Renaissance, à la musique tonale de l'époque baroque, musique tonale qui reste majoritaire dans la culture occidentale ? Cette interrogation débouche sur toute une série de questions demeurées obscures et qui font de la période baroque l'aboutissement d'une véritable révolution du langage musical en même temps que sa stabilisation jusqu'à nos jours : pourquoi, parmi les multiples modes possibles au Moyen Age, n'en a-t-on retenu que deux : le mode majeur et le mode mineur ? Pourquoi certains accords reviennent-ils plus souvent que d'autres ; ou encore : pourquoi l'apparition du tempérament égal ? Pour ne citer que quelques aspects. Laurent Fichet retrace et analyse cette évolution en faisant appel aux principaux traités de l'époque, comme ceux de Mersenne et de Jean-Philippe Rameau, ainsi qu'aux théories plus récentes de musicologues comme Carl Dahlhaus, Jacques Chailley, Serge Gut, etc. De plus, il commente et reproduit au fil du texte plus d'une centaine d'extraits d'oeuvres de compositeurs, du XVe au XVIIIe siècle (Josquin des Prés, Pergolèse, Couperin, Bach, Mozart, etc.). Un dernier chapitre est consacré à la pérennité de la musique tonale dans la production musicale contemporaine, notamment à travers la pratique instrumentale ou dans la chanson de variétés. Agrégé de musique et docteur en musicologie, Laurent Fichet a été longtemps chargé de cours à l'université de Paris-Sorbonne tout en étant professeur dans divers collèges et lycées. Inspecteur d'académie depuis 2002, il est aujourd'hui directeur adjoint des services de l'Education nationale en Maine-et-Loire.

02/2024

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Historique

Jules Matrat Tome 1

Le destin brisé d'un jeune poilu traumatisé par la guerre de 14-18 C'est dans la région paisible de la Haute-Loire que la guerre vient chercher Jules Matrat un beau jour d'août 1914 La guerre ce jeune homme n'y connait rien Il n'a pas envie de la faire comme il n'a pas envie de laisser Rose qu'il s'apprête à épouser Mais il faut bien quitter la campagne pour se battre contre les Allemands dans les tranchées boueuses et humides C'est là que Jules fera la rencontre de Louis Agnin autre jeune appelé venu des Alpes Tous deux paysans ils vont se lier d'amitié et rêver un instant d'ailleurs en évoquant leurs terres les travaux des champs et leurs fiancées ... Quand Louis est abattu et que la guerre prend fin il est temps pour Jules comme pour les milliers de mutilés de regagner leur foyer Rose est là les parents de Jules aussi Ils attendent leur fils pour recommencer à vivre Mais que reste-t-il de l'homme qu'ils ont connu après quatre années meurtrières Jules ne parvient pas à oublier les canons et les cris et encore moins à raconter l'horreur Hanté par des souvenirs traumatiques il s'isole L'incompréhension de ses proches fera bientôt place aux reproches... Adapté du roman éponyme de Charles Exbrayat publié aux éditions Albin Michel ce premier tome d'une trilogie conçue comme "le récit de la vie quotidienne" raconte le destin brisé d'un jeune poilu hanté par les images d'une guerre qualifiée de "boucherie" Cette oeuvre émouvante soulève la douloureuse question des survivants sans oublier les disparus considérés comme les seuls héros de la guerre réellement morts pour leur patrie A l'aube des nouveaux conflits armés en ce début de XXIe siècle Serge Fino dépeint avec un réalisme déconcertant la détresse d'un homme et les conséquences sur les générations futures de tels massacres s'affirmant du même coup comme un auteur majeur du 9e art

06/2024

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Histoire ancienne

Phénomène pressignien. La diffusion des poignards et autres silex taillés du Grand-Pressigny en Europe occidentale au Néolithique

Le concept de "phénomène pressignien" renvoie à l'énorme production de très longues lames de silex débitées sur les grands ateliers de la région du Grand-Pressigny, dans le sud de la Touraine, mais aussi à la vaste diffusion de ces lames géantes sous forme de poignards en Europe occidentale, pendant plus de 5 siècles, entre 3000 et 2450 av. J.-C. Cette production remarquable des derniers siècles du Néolithique constitue l'une des ultimes productions lithiques spécialisées, au moment où se développe ailleurs en Europe et dans le Sud de la France la métallurgie du cuivre. A partir des années 1990, ce phénomène a fait l'objet de plusieurs travaux universitaires. Grâce à une meilleure caractérisation pétrographique du silex très particulier du Turonien supérieur de la région du Grand-Pressigny, ces travaux ont attesté la présence de poignards, couteaux à moissonner, mais aussi d'éclats, dans l'Est de la France, en Suisse occidentale, dans le Massif armoricain et le Nord-Ouest de l'Europe. Ces études se sont poursuivies sur l'ensemble de notre territoire et au-delà dans le cadre d'un Projet Collectif de Recherche relayé par une Prospection thématique programmée. Désormais, avec une base de données couvrant l'Europe occidentale, l'extension de cette diffusion est bien établie. On peut ainsi mesurer son rayonnement géographique, qui atteint les rives de la Weser dans le nord de l'Allemagne, à 900 km de distance, mais ne franchit ni les Alpes ni les Pyrénées et on perçoit l'apogée de la production des ateliers pressigniens vers 2600 av. J.-C. De plus, une étude techno-typologique des produits exportés a permis d'établir une évolution chronologique du débitage de lames de plus en plus longues, et de leur aménagement en différents types de "poignards". Ainsi, on a pu ici commencer à apprécier l'ampleur de cette diffusion et sa diversification selon les régions et périodes, et y détecter différents mécanismes de diffusion. Les produits pressigniens, essentiellement des poignards, sont des biens valorisés dont la valeur d'affichage est incontestable, même si une grande partie d'entre eux ont été utilisés - surtout comme outils à moissonner - et ravivés ou même recyclés en grattoirs ou briquets jusqu'à leur cassure et/ou rejet. En milieu sépulcral, ils accompagnent certains inhumés seulement, sans doute de rang social élevé au sein de cette société de la fin du Néolithique, dont la hiérarchisation s'affirme, avec le développement de "signes virils, voire guerriers", comme les pointes de flèche et les poignards eux-même. Si la direction scientifique de l'ouvrage ne fut pas un "long fleuve tranquille", la passion partagée par tous les chercheurs en facilita sa réalisation. Ce travail attendu par les néolithiciens et plus largement par la communauté des archéologues ne présenterait pas cette unité de fond et de forme sans la politique éditoriale de l'Association des Publications Chauvinoises (APC), particulièrement grâce aux compétences de Sylvie Clément-Gillet

10/2019

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Romans historiques

Les Chroniques de Camelot Tome 1 : La Pierre céleste

Nous savons tous qu'Arthur a extrait l'épée de la pierre, qu'il a fondé Camelot, que les luttes de pouvoir ont fini par détruire ses rêves. Mais comment la légende est-elle née ? Avant Arthur, avant Camelot, la Bretagne est une contrée obscure et sauvage. Les citoyens romains qui y sont installés depuis plusieurs générations sont confrontés à un dilemme : quitter la province et regagner une société corrompue qui leur est devenue étrangère, ou endurer la violence des guerriers pictes et de l'envahisseur saxon. Mais que se passera-t-il lorsque les légions, dernier rempart de la civilisation romaine, se retireront ? Pour Publius Varrus et Caius Britannicus, une seule option possible : il leur faut rester, préserver les coutumes romaines dans ce qu'elles ont de meilleur, tout en inventant une nouvelle culture à partir des vestiges de l'ancienne. Ils donneront ainsi naissance à la légende. Car ces deux héros sont les arrière-grands-pères d'Arthur, et ils vont par leurs actes forger une nation... mais aussi une épée, nommée Excalibur. " Une admirable description des derniers jours de la Bretagne romaine et des débuts de l'époque légendaire du roi Arthur... Un récit énergique et bourré d'action. " The Register-Herald " Un superbe exemple de fiction historique, riche en détails et péripéties. " The Globe and Mail " Si vous vous êtes déjà demandé comment naît une légende, celle des origines de la Bretagne arthurienne telle que la traite Whyte ici va vous fasciner. " Brazosport Facts " Whyte offre un socle historique passionnant (et très plausible) aux légendes arthuriennes... Une aventure rythmée, faite de combats rapprochés, de trésors cachés et de péripéties ; un changement bienvenu par rapport aux autres oeuvres arthuriennes parfois si politiquement correctes dans leur respect de la vérité historique. " Locus " L'un des romans historiques les plus intéressants qu'il m'ait été donné de lire, et j'en ai lu beaucoup. " Marion Zimmer Bradley " Il aura fallu plus d'un siècle, mais nous disposons enfin d'une légende arthurienne telle que les corps d'armée en ont fait l'expérience éprouvante, brutale mais palpitante. " Torn Shippey, professeur émérite en littérature anglaise du Moyen-Age à l'université de Leeds " L'un des livres les plus importants portant sur les légendes arthuriennes. " Professeur Randy Lee Eickhoff, auteur de The Fourth Horseman " Les personnages bien campés et une scrupuleuse attention portée aux détails ne manqueront pas d'attirer les amateurs de légendes arthuriennes. " Library Journal " Des événements historiques traités avec un luxe de détails... une toile de fond plus captivante encore qu'un cadre imaginaire. " Hackensack Record " Si James Michener fut le maître des sagas grandioses, il a sans doute trouvé en Jack Whyte son digne successeur. " Calgary Herald " Le monde tel qu'il existait alors, le quotidien des peuples et les fondements d'un âge nouveau. Whyte a inscrit ses personnages mémorables dans un environnement fascinant. " The Ottawa Citizen

06/2022

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Religion

Saint Alphonse de Liguori

Le XVIIe siècle a donné des saints illustres à l'Eglise : François de Sales, Jean Berchmans, Robert Bellarmin, Vincent de Paul, Marguerite-Marie... Le XVIIe siècle paraît plus pauvre en saints illustres, tel Louis-Marie Grignon de Montfort. On est tenté de penser que ce siècle, dit des Lumières en raison de sa sape de la civilisation chrétienne et traditionnelle, a limité la diffusion de la grâce dans la vieille Europe - excepté la grâce du martyre puisqu'il a persécuté, dès 1789, les chrétiens. Mais voici une figure qui corrige cette idée : Alphonse, de la famille noble de Liguori. Une enfance dévote à Marie, un métier d'avocat exercé avec succès, ainsi commence la vie d'Alphonse. Mais brusquement il fait ses adieux au barreau et s'adonne à la prière, aux macérations et au soin des malades. Alphonse se prépare au sacerdoce. Ordonné prêtre en 1726, il se dépense auprès des infirmes lors d'une épidémie à Naples. Il pose les fondements d'une congrégation dévouée à l'apostolat auprès des paysans : ce sera l'institut du Très-Saint-Rédempteur - les rédemptoristes. Il entraîne ces religieux sur la voie de l'amour de Dieu. Car Alphonse de Liguori ne fait pas partie de ces parfaits chrétiens dont la sainteté reste dans l'ombre : la sienne nous éblouit, indéniable, déferlante comme une vague qui emporte tout autour d'elle. On découpe des morceaux de ses vêtements à son passage dans les rues. En 1762, il est contraint d'accepter l'évêché de Sainte-Agathe-des-Goths, en Campanie. Mgr de Liguori y multiplie les missions populaires. Puis s'accumulent les souffrances physiques et les croix de toutes sortes ; le croira-t-on ? Il est expulsé de la congrégation qu'il a fondée. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre la rédaction d'ouvrages de théologie ou de vie spirituelle, qui aujourd'hui se trouvent dans tant de bibliothèques de foyers chrétiens. Voici, racontée par un rédemptoriste à la plume passionnée, la vie de l'auteur des Gloires de Marie et des Visites au Saint-Sacrement, un géant de l'Eglise, en Italie, au siècle de Voltaire.

11/2020

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Militaire

Bir Hakeim

Bir Hakeim reste la bataille la plus emblématique jamais menée par les Forces françaises libres contre les troupes de l'Axe germano-italien, commandées par le général Rommel (27 mai-10 juin 1942). Voici en fin le témoignage du principal artisan de cette victoire française : le général Marie-Pierre Koenig, commandant la 1re Brigade française libre, qui a été élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume le 6 juin 1984 par le président François Mitterrand. Il ne s'agit pas d'une autoglorification : "Nous reconnaîtrons volontiers que Bir Hakeim n'est qu'un fait d'armes parmi tant d'autres inscrits au frontispice de nos gloires, écrit Koenig". Cela dit, la résistance inattendue de la garnison de Bir Hakeim a été déterminante parce qu'elle a rendu possible la victoire d'El Alamein, qui a contraint Rommel à faire retraite vers la Tunisie. La bataille est retracée au jour le jour, non comme un livre d'histoire, mais comme un récit d'un acteur de premier plan, d'un chef de guerre qui doit affronter à chaque minute des situations extraordinaires, prendre des décisions qui engagent la vie des combattants et le sort de la bataille : "La guerre moderne est par excellence l'école de l'imprévu, écrit Koenig. Au désert plus que partout ailleurs". Pierre-Marie Koenig (1898-1970), officier général, maréchal de France et compagnon de la Libération est surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la 1re brigade française libre lors de la bataille de Bir Hakeim (Libye), qui se déroule du 26 mai au 11 juin 1942 durant la guerre du Désert, et au cours de laquelle son unité de 3 700 hommes résiste opiniâtrement aux assauts conjugués des armées allemande et italienne, environ dix fois plus nombreuses, de l'Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel. Edition présentée par François Broche Historien, fils de compagnon de la Libération, administrateur de la Fondation de la France libre, François Brochel est notamment l'auteur de La Cathédrale des sables, Bir Hakeim (26 mai-11 juin 1942) (Belin) et de Bir Hakeim (Perrin, collection Tempus).

06/2022

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Critique littéraire

La Guerre des écrivains. 1940-1953

Pourquoi certains écrivains ont-ils collaboré sous l'Occupation quand d'autres choisirent de résister et d'autres encore d'embrasser la cause d'un pétainisme triomphant ? Loin de l'approche classique, qui voit dans chaque prise de position l'aboutissement logique d'une histoire singulière, Gisèle Sapiro montre, au long d'une démonstration implacable et fortement documentée, que les attitudes politiques des uns et des autres furent avant tout fonction de la place qu'ils occupaient dans le champ littéraire, autrement dit que les clivages politiques s'éclairent à la lumière des querelles littéraires, des rivalités entre générations, des divergences entre moralistes et tenants de l'art pur. Autrement dit encore, que rien de ce qui se joue sous l'Occupation n'est étranger aux querelles littéraires d'avant-guerre, que rien de ce qui se jouera ensuite n'est compréhensible sans la guerre. La première partie du livre traite des logiques littéraires de l'engagement des écrivains, à partir d'une enquête statistique et d'une étude des débats sur la " responsabilité de l'écrivain ". La deuxième analyse la façon dont se sont comportées quatre institutions : l'Académie française, l'Académie Goncourt, La NRF, le Comité national des écrivains (CNE). Véritable chronique au jour le jour des querelles littéraires de la France en guerre, elle met en scène petits et grands écrivains, vieilles gloires et jeunes ambitions, passions et sentiments en tous genres. Le tout fondé sur un dépouillement systématique de fonds d'archives peu exploités ou fermés jusque-là. Enfin, la troisième partie se concentre sur la restructuration du champ littéraire après la Libération, marquée par la constitution de la " liste noire ", l'épuration et les polémiques qu'elle a soulevées jusqu'en 1953, date de la seconde loi d'amnistie, qui marque un véritable changement d'époque. Tel est le cadre général de l'essai, une autre façon de peindre la vie littéraire en France, de regarder agir Aragon, Mauriac, Paulhan, Drieu La Rochelle, Maurras, Gide, Massis, Montherlant, Eluard, Henry Bordeaux, Ajalbert, Rebatet, Céline, Sartre, et tant d'autres avec eux - qu'ils soient passés ou non à la postérité.

09/1999

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BD tout public

Hergé. Le passager du XXe siècle. Suivi d'un résumé commenté de chacun des ouvrages d'Hergé

Ce siècle avait sept ans, il courrait à toute vitesse, les Européens croyaient en l'éternité de leur emprise sur le monde. Le progrès ne faisait pas peur, il était le moteur et l'avenir s'annonçait radieux pour les triomphateurs de cet ordre nouveau dominé par les enfants du vieux continent, quand un certain George Remi fit ses premiers pas dans ce monde qui lui appartenait, lui le fils d'un royaume de Belgique puissant et orgueilleux. De manière instinctive, cet homme éternellement jeune mais doté d'une sagesse naturelle va accompagner son époque, assister aux deux tentatives de suicide d'un continent qui ne s'aimait pas et donner naissance à un fils universel, Tintin. D'autres enfants seront engendrés et auront en commun une volonté morale indéfectible et bénéficieront du même trait efficace. Enfant de la vitesse et du progrès, Hergé, créateur hors-norme, composera une oeuvre riche et accessible. Indissociable du XXe siècle, la bande dessinée culte d'Hergé est un panorama qui permet de contempler cinquante ans d'Histoire, de mutations et de "révolutions". Bien des systèmes ont disparu, de fausses gloires ont retrouvé la poussière de l'oubli, des bandes dessinées sont introuvables mais l'auteur venu de Bruxelles reste permanent. Souvent critiqué, souvent incompris mais jamais mis de côté. On peut le haïr, le critiquer sévèrement pour certains penchants bien coupables mais on ne peut l'ignorer. Passer à côté d'Hergé, c'est jeter un voile rempli d'ignorance sur cet âge des extrêmes que décrit Eric Hobsbawn. Deux grandes parties sont ménagées dans cet ouvrage, dans la première, on approfondit sur treize chapitres les grandes thématiques liées à l'univers d'Hergé comme le scoutisme, le rapport à l'Autre, l'analyse des forces du mal, la science en mutation, l'humour, l'amitié, le sexe, l'architecture et l'histoire des arts. La seconde partie correspond à une traversée de l'ensemble des albums composés parle maître bruxellois, car sous l'ombre de Tintin, nous trouvons d'autres personnages attachants ayant leur mot à dire dans le projet pédagogique de l'artiste : Quick, Flupke, la famille Legrand.

10/2017

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Sylvothérapie

Une sylvothérapie à pleine voix. Vibrer avec les chants de la forêt

En voyageant dans ce livre, Vincent Karche vous invite à fréquenter les arbres et votre voix, deux puissantes voies de passage vers l'inconditionnel en vous. " Je suis comme tout le monde, une vie faite de gloires et de déboires. En tant que ténor d'opéra, j'ai oscillé entre l'ivresse des applaudissements et la solitude des chambres d'hôtels du bout du monde. J'ai eu beaucoup d'argent mais aussi beaucoup de stress. Et pendant ce temps-là, rien d'affectif qui s'est construit. " Un jour Vincent Karche a perdu la voix. Et la foi. Puis il a repris plus souvent le chemin de la forêt et retrouvé sa voie. Dès ce jour, ce forestier-ténor d'opéra est devenu l'un des pionniers de la sylvothérapie, bien avant que cette démarche ne soit à la mode. Il la décline avec un talent particulier, grâce à sa stature de chanteur, et propose une expérience inédite : chanter en forêt pour vibrer avec l'harmonie du vent dans les feuilles, du souffle de la Terre, de l'appel des oiseaux. Tous ses lecteurs peuvent profiter de l'expérience, grâce à ce livre-guide richement illustré. Quand vous chantez en forêt, c'est toute la force du vivant qui s'exprime en vous. D'abord, les arbres vous offrent tout, leur présence, leur oxygène, leurs substances odorantes, leur fraîcheur et leur calme. Et c'est source de bienfaits : des scientifiques et médecins japonais, australiens et américains l'ont prouvé. Ensuite, la voix vient stimuler les recoins oubliés de votre corps qui ne demandent qu'à retrouver leurs fourmillements. Et leur joie aussi. Ainsi, avec patience, persévérance, en pratiquant aussi souvent que possible les exercices de ce livre, vous ressentez le vivant qui se répand dans la globalité de votre corps et qui devient terreau pour les détentes, les allégresses, les eaux paisibles et circulantes, et les cicatrisations des chairs et du coeur. Alors sans plus rien faire d'autre que d'être là, présent dans l'instant, vous honorez ce même vivant qui érige les arbres vers le ciel et qui grandit aussi en vous.

04/2022

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Monographies

Sir Thomas Lawrence. Le génie du portrait anglais

Au tournant du XIXe siècle, l'école d'art britannique devint la plus dynamique et la plus remarquable en Europe. Alors que J. M. W. Turner (1775-1851) excellait dans le genre du paysage, Thomas Lawrence (1769-1830) porta l'art du portrait à de semblables sommets de créativité et d'inventivité, que le présent livre se propose d'examiner. Au tournant du XIXe siècle, l'école d'art britannique devint la plus dynamique et la plus remarquable en Europe. Alors que J. M. W. Turner (1775-1851) et John Constable (1776-1837) excellaient dans le genre du paysage, Thomas Lawrence (1769-1830) porta l'art du portrait à de semblables sommets de créativité et d'inventivité, que le présent livre se propose d'examiner. Enfant prodige, Lawrence succéda à Joshua Reynolds comme " peintre ordinaire de sa majesté " le roi George III à l'âge de 18 ans, devint le principal portraitiste de son temps et président de la Royal Academy of Arts en 1820. En 1814, le prince Régent lui commanda une série de portraits de tous les responsables politiques et militaires de l'Alliance qui s'était coalisée pour vaincre Napoléon. Aujourd'hui exposés dans la célèbre " Waterloo Chamber " du château de Windsor, ils offrent un témoignage exceptionnel de l'incarnation du pouvoir au début de l'Europe moderne. Au-delà des gloires militaires, Lawrence observa et représenta aussi l'émergence de nouvelles formes de masculinité, plus sobres et moins théâtrales, celles de ces financiers, industriels, collectionneurs ou ministres qui firent le succès de l'Empire britannique. Lawrence fut aussi un observateur exceptionnel de la société de la Régence, avec un don remarquable pour les représentations intimistes, parfois troublantes, de femmes, d'enfants et d'adolescents, à l'huile, au pastel ou à la craie, qui explorent de manière unique les fragilités de l'âge et du genre. Sa collection incomparable d'estampes et de dessins, constituée tout au long de sa vie, fut une source d'inspiration constante, mais fut dispersée après sa mort. Le présent ouvrage offre un aperçu complet de son art et jette un nouvel éclairage sur le travail et la personnalité de l'un des artistes les plus secrets et les plus doués de l'ère romantique.

12/2022

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Ouvrages généraux et thématiqu

Emira, ou la mélancolie du sanctuaire. ou la mélancolie du sanctuaire

Ce livre tente de réparer une injustice : mettre dans la lumière, Emira Marceau, une femme ignorée par les historiens qui se sont focalisés sur la destinée de son demi-frère, le général Marceau, dont elle a " forgé l'armure ", et celle très controversée de son époux, le Conventionnel régicide, Antoine Sergent. A la fin de sa longue vie, ce dernier a pourtant évoqué par le menu la vie d'Emira, son épouse adulée, allant jusqu'à trahir les moindres secrets de son intimité, ce qui a suffi à jeter un voile pudique sur cette femme au destin tourmenté. Pourtant, la glorieuse épopée de Marceau et les avatars révolutionnaires de son beau-frère, le graveur Antoine Sergent, ont fait l'objet de nombreux ouvrages depuis le XIXe siècle mais un élément essentiel a été laissé sous le boisseau : l'amour hors norme qui unissait les trois "personnages" . L'ouvrage révèle le martyre que cette femme des Lumières a connu, lors de son premier mariage, et l'étrangeté de la relation conjugale qui l'a unie à son second mari devenu Sergent-Marceau. Il jette aussi une lumière crue sur les préférences d'un jeune général écartelé entre des passions contrariées. Cette " biographie ", à trois personnages indissociables, se veut aussi une réflexion sur le tragique de l'Histoire. Qu'est-ce qu'un héros et qu'est-ce qu'un salaud ? Marceau est au Panthéon et Sergent a le sang de la Terreur sur les mains. Si, le premier, marche sans conteste au côté des grandes gloires de la Révolution française, le second méritait une forme de réhabilitation pour avoir lutté en faveur de ce qui était alors une utopie politique, la démocratie, au service d'un nouveau souverain, le peuple. Ce récit historique, au-delà de l'épopée d'une femme des Lumières et de deux hommes en déroute, tente aussi de leur donner chair, c'est-à-dire de leur restituer leur part d'humanité. La destinée d'Emira Marceau entre aussi en résonnance avec le combat actuel contre la violence faite aux femmes victimes, depuis des siècles, de la " loi des hommes ".

12/2023

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Sciences historiques

Histoire de la cavalerie des origines à nos jours

La cavalerie est née sous l'Antiquité. Au Moyen Âge la chevalerie lui donnera une dimension héroïque et grandiose. Mais elle succombera sous le tir des arcs anglais de la guerre de Cent ans. Cependant, la cavalerie cuirassée n'est pas morte. À Marignan, ce sont les " Gens d'Armes ", emmenés par François Ie en personne, qui enfoncent les Suisses après que l'artillerie royale lui ait ouvert les rangs. Mais cette cavalerie lourde est menacée par la puissance de feu de l'arquebuse. C'est plus tard sous le règne de Louis XIII que Richelieu va tenter d'enrégimenter les cavaliers. La première tentative sera un échec du fait de leur indiscipline chronique, mais le Cardinal têtu réussira finalement. C'est cette cavalerie organisée qui sera victorieuse à Rocroi en 1643, sous les ordres du duc d'Enghien. Sous le règne de Louis XIV, la cavalerie porte un uniforme. C'est ainsi qu'elle se couvre de gloire dans toutes les guerres du grand roi, sous les ordres de Turenne et de Condé, même si la guerre de siège domine l'époque. À la fin du règne, elle sauve la France sous le commandement de Villars à la bataille de Denain. Au XVIIIe siècle, le roi Frédéric le Grand de Prusse transforme la guerre et la cavalerie, dans sa forme et son emploi. Représentant cinquante pour cent de son armée, la cavalerie de Frédéric domine l'Europe avant de succomber. Mais elle a transformé toutes les cavaleries européennes. La Révolution hérite de la cavalerie de la Monarchie, et c'est Bonaparte qui, devenu empereur, va l'amener à l'apogée de son histoire, en dominant notre continent. Amenant son utilisation à une perfection rarement atteinte, celle-ci disparaît en Russie, et ne sera pas remplacée. C'est alors que la cavalerie va subir le choc du feu qui va rendre désuète toute charge directe sur l'ennemi. C'est ainsi que la cavalerie de Napoléon III sera détruite en 1870. Ne tirant pas les conséquences de ce désastre, la cavalerie française commencera la guerre de 14-18 en casque et cuirasse. Massacrée par les mitrailleuses allemandes en 1914, les cavaliers s'enterrent alors dans les tranchées. C'est alors que le moteur entre en scène pour propulser les chars de combat. Après la victoire de 1918, la cavalerie va alors se motoriser. Cependant, en 1940 six divisions de cavalerie sont encore à cheval. En 1944, la nouvelle arme blindée n'a plus de chevaux. La cavalerie montée est morte. Mais la cavalerie blindée vient de libérer Paris, Strasbourg, Toulon, Marseille et Lyon. Sous les ordres de Leclerc et de Lattre, elle a vaincu l'ennemi. Engagée de nouveau en Indochine et en Algérie, l'arme blindée cavalerie est aujourd'hui présente sur tous les théâtres d'opérations de l'armée française. Fidèle à ses traditions, elle continue sur ses engins blindés à cultiver un esprit fait de panache et d'audace, au service de la France.

12/2010

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Critique littéraire

Discours sur l'universalité de la langue française. Précédé de La Langue humaine

Antoine Rivarol (1753-1801), dit le comte de Rivarol, est surtout connu aujourd'hui pour son opposition farouche à la Révolution qui le contraignit à l'exil, et pour son esprit léger, caustique, brillant qui fit de lui une gloire des salons européens. Burke l'appela le "Tacite de la révolution" et Voltaire affirma qu'il était "le Français par excellence". Ses bons mots ont fait florès dans tous les dictionnaires de citations. Mais il est une autre facette de son personnage qui mérite davantage attention : son goût passionné pour les langues (il traduisit L'Enfer du Dante) et singulièrement la langue française dont il forma le projet de rédiger un grand dictionnaire dont il publia à Hambourg, en 1797, le Discours préliminaire. Il avait écrit également un brillant essai, le Discours sur l'universalité de la langue française, couronné quatorze ans plus tôt, en 1783, par le prix de l'Académie royale des Sciences et Belles Lettres de Berlin et qui lui valu une immense notoriété. C'est ce texte qui est ici reproduit dans son édition de 1784 ou 97 ?. Rivarol, après avoir examiné les différentes langues européennes (l'allemand "trop guttural et encombré de dialectes", l'espagnol dont "la simplicité de la pensée se perd dans la longueur des mots", l'italien qui "se traîne avec trop de lenteur", l'anglais qui "se sent trop de l'isolement du peuple et de l'écrivain") conclut à une supériorité de la langue française de par sa proximité avec la structure même de la pensée rationnelle qui lui permet ainsi de prétendre à l'universalité : "Ce qui distingue notre langue des langues anciennes et modernes, c'est l'ordre et la construction de la phrase. Cet ordre doit toujours être direct et nécessairement clair. Le français nomme d'abord le sujet du discours, ensuite le verbe qui est l'action, et enfin l'objet de cette action : voilà la logique naturelle à tous les hommes ; - voilà ce qui constitue le sens commun. Or cet ordre, si favorable, si nécessaire au raisonnement, est presque toujours contraire aux sensations, qui nomment le premier l'objet qui frappe le premier. C'est pourquoi tous les peuples, abandonnant l'ordre direct, ont eu recours aux tournures plus ou moins hardies, selon que leurs sensations ou l'harmonie des mots l'exigeaient ; et l'inversion a prévalu sur la terre, parce que l'homme est plus impérieusement gouverné par les passions que par la raison...". Dans une certaine mesure, et pour le dire d'une façon moderne, Rivarol aurait posé les prémisses des avancées récentes de la réflexion sur le rapport entre le langage et la pensée, à savoir l'étroite dépendance entre structure de la langue et structure de la pensée, loin de la théorie instrumentaliste du langage qui prévalaient à l'époque où Rivarol écrivit son essai.

02/2013

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Histoire de France

Les sous-marins de la Kriegsmarine 1935-1945. Les "loups gris" de Dönitz (Volume 1)

Winston Churchill, Premier ministre britannique durant la Seconde Guerre mondiale, a déclaré : "La seule chose qui m'a vraiment effrayé pendant la guerre était la menace des sous-marins allemands". Dans ces deux volumes sur les U-Boote, l'auteur reprend l'intégralité des sous-marins allemands pour en décrire les caractéristiques, les commandements, les victoires et les disparitions, que ce soit au cours de la guerre ou après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans ce premier tome, l'auteur décrit la création de l'Unterseekriegsmarine, débutée dès 1922 malgré l'interdictionfaite aux Allemands de posséder à nouveau une arme sous-marine. Pour cela, il fallut employer de nombreuses ruses, jusqu'aux accords navals germano-britanniques du 28 juin 1935, qui permettront à Hitler de dévoiler officiellement son premier programme de constructions. Enfin, vous trouverez le détail des 770 premières fiches des U-Boote avec les noms des bâtiments qu'ils ont coulés. Le deuxième tome sur les sous-marins de la Kriegsmarinerelate la période noire de l'Unterseekriegsmarine qui débute après mai 1943. Les Alliés vont enfin disposer de suffisamment d'escorteurs, d'avions à long rayon d'action couvrant la totalité des zones jusque-là inaccessibles et de moyens de lutte ASM de plus en plus perfectionnés et performants. La poursuite des fiches techniques, de l'U. 771 à l'U. 6442, comprend une étude complète du K-Verband ; ces petits bâtiments de poche avaient la difficile mission de maintenir une activité offensive contre les navires alliés en attendant la mise en service des modèles XXI et XXIII destinés à renverser le cours de la guerre sur mer. L'auteur nous fait également découvrir les chantiers navals, les bases et les bunkers construits pour la protection et la maintenance des U-Boote, l'évolution des armements et des équipements de ces sous-marins et la vie des hommes à bord et en dehors de leurs activités guerrières. Enfin, un récapitulatif détaillé de tous les sous-marins étrangers capturés par la Kriegsmarineest inclus dans ce second tome. Au total, ces deux volumes, regroupant 672 pages, plus de 1 670 photos, 190 profils couleur et 815 insignes de U-Boote, constituent un ouvrage de référence auprès de tous les amateurs d'Histoire. Ces deux volumes rassemblent, pour l'essentiel, le matériel publié dans les cinq hors-séries Navires & Histoire, à présent épuisés. L'auteur s'est cependant appliqué à y apporter de nombreux compléments et corrections. L'ouverture de certaines archives autant que les découvertes récentes ont permis, par exemple, de fournir de nouvelles informations relatives à la position de certaines épaves. Cet ouvrage est donc le fruit d'un long travail minutieux entrepris par l'auteur depuis des années. Il permettra ainsi au lecteur de disposer d'une excellente base sur l'arme sous-marine du IIIe Reich ! Sommaire du Tome 01 : - L'Unterseekriegsmarine - 1940-1943 : la période de gloire de l'Unterseekriegsmarine - Fiches techniqu

11/2020