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george orwell

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Critique littéraire

George Orwell

"A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire". George Orwell (1903-1950), de son vrai nom Eric Arthur Blair, est l'auteur d'une oeuvre très marquée par ses engagements politiques. Après avoir lutté contre l'Empire britannique en Birmanie, pour la justice sociale aux côtés des classes laborieuses de Londres et de Paris, puis participé à la guerre d'Espagne dans les rangs du P.O.U.M., il se consacre à une oeuvre littéraire écrite, "directement ou indirectement, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique". Témoin lucide de son temps, auteur notamment de La Ferme des animaux et de 1984, il meurt à quarante-six ans, et demande dans son testament qu'aucune biographie ne retrace sa vie.

06/2015

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Critique littéraire

George Orwell

" Il n'y a pas un seul écrivain dont l'oeuvre pourrait nous être d'un usage pratique plus urgent et plus immédiat. " Ainsi Simon Leys parlait-il d'Orwell, qualifiant par ailleurs la biographie que Bernard Crick lui a consacrée de " magistrale et définitive ". A ce jour, en effet, aucune étude sur Orwell n'est parvenue à proposer une vision de l'homme et de sa pensée politique plus complète et pénétrante. Cet ouvrage de référence retrace un itinéraire hors du commun, en particulier le contexte historique de son oeuvre et sa difficile réception, à une époque où faire preuve de liberté et de lucidité était impardonnable. La vie courte mais exceptionnellement riche de George Orwell montre qu'il était possible pour un intellectuel de parcourir la première moitié du XXe siècle en s'opposant d'un même mouvement à l'imposture du totalitarisme et aux ravages du capitalisme.

10/2020

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Lycée parascolaire

1984, George Orwell

L'ouvrage fournit toutes les clés pour analyser le roman de science-fiction de George Orwell. - Le résumé et les repères pour la lecture sont suivis de l'étude des problématiques essentielles, parmi lesquelles : - Le portrait lacunaire de Winston - Un temps maîtrisé par le Parti - Une société déshumanisée - 1984, une contre-utopie politique. - Ce Profil d'une oeuvre comprend également trois lectures analytiques : - un extrait du chapitre 1 de la partie I ; - un extrait du chapitre 4 de la partie II ; - un extrait du chapitre 5 de la partie III.

09/2004

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Critique littéraire

Sur les traces de George Orwell

"Me demandant ce qui le rendait encore aussi passionnant à lire plus d'un demi-siècle après sa mort, je me suis aperçu qu'au delà de son style littéraire et de son esprit souvent visionnaire, c'est sa brutale honnêteté qui conserve toute leur force à ses textes. Il regarde les choses en face. Non pas de façon froide et dépassionnée, mais au contraire en s'impliquant le plus totalement possible. Sa dénonciaHon de l'impérialisme et du colonialisme, de la pauvreté et de l'injustice du capitalisme est d'autant plus efficace qu'il en connaît les mécanismes de l'intérieur. Quand il s'engage dans la guerre d'Espagne en 1936, c'est un peu comme si un intellectuel occidental contemporain partait se battre contre les Serbes à Sarajevo ou contre l'Etat Islamique en Irak ou en Syrie. J'ai réalisé en allant sur les lieux où se sont déroulés les principaux évènements de la vie d'Orwell à quel point ils avaient été formateurs dans sa carrière d'écrivain. La précision de ses descriptions, son oeil pour le détail, sa compréhension des phénomènes qu'il observe et de leur effet sur les êtres humains font de lui un auteur qu'il faut lire et relire. Du collège d'Eton, le basHon de l'élite britannique, où il est boursier jusqu'à l'île écossaise de Jura, où il use ses dernières forces à écrire 1984, en passant par la Birmanie où il est un rouage de l'impérialisme, les taudis de Manchester et de Paris, le front de la guerre d'Espagne et la Barcelone des luttes intestines de la République espagnole, on découvre avec combien étroitement la vie et les expériences d'Orwell inspirent et irrigue en permanence son oeuvre". A. J.

10/2019

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Critique littéraire

George Orwell. Cent ans d'anticipation

C'est avec La ferme des animaux et surtout 1984, le plus impressionnant roman antitotalitaire jamais écrit, que George Orwell s'est fait connaître dans le monde entier. Cet écrivain britannique a choisi de mettre la littérature au service des valeurs qu'il voulait défendre: liberté, justice et fraternité. Ses positions courageuses, sa vision lucide et son esprit critique en ont fait l'un des plus grands écrivains politiques du vingtième siècle. Dans ce livre mi-fiction, mi-biographie, Isabelle Jarry, en hommage au créateur du novlangue, le nouveau langage du monde de Big Brother, invente les mots orwelliens du vingt et unième siècle. Elle imagine une chronique du futur ludique et inquiétante et nous fait également découvrir, au détour de chaque terme de son lexique d'anticipation, l'homme passionnant que fut Orwell. Né en juin 1903, George Orwell aurait eu cent ans cette année : sa pensée et son œuvre demeurent aujourd'hui, plus que jamais, d'une brûlante actualité.

04/2003

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Critique littéraire

George Orwell. La politique de l'écrivain

George Orwell est universellement connu comme un écrivain qui a combattu le totalitarisme dans la première moitié du 20e siècle. Si ces deux dernières créations littéraires, La Ferme des Animaux en 1943 et 1984 en 1949 lui ont valu cette célébrité en raison du contexte du stalinisme et de la guerre froide, c'est en les intégrant dans la trajectoire globale de la vie et de l'oeuvre de George Orwell que nous pouvons comprendre le sens d'un engagement libre et radical. L'oeuvre d'Orwell ne se comprend qu'à partir de l'expérience du déclassement (comme en témoignent ses premiers romans et enquêtes) et des rencontres avec des femmes et des hommes luttant pour leur dignité et leur liberté (qu'il s'agisse des mineurs de Wigan ou des ouvriers espagnols). C'est en Espagne, aux côtés des milices anarchistes du front d'Aragon, qu'il prend conscience des méfaits d'une révolution communiste confisquée par les intellectuels, qu'il n'aura de cesse de combattre au nom du "socialisme démocratique". Son oeuvre sera consacrée, d'une part, à la recherche de ce "socialisme démocratique", qu'il conçoit à l'intérieur d'une tradition civique des "gens ordinaires" et de la common decency ("honnêteté commune") et d'une tradition libérale de la recherche de la vérité. Et, d'autre part à la critique impitoyable des contrefaçons du socialisme, soit en attaquant directement les régimes totalitaires et ceux qui s'en font directement ou indirectement les complices (notamment les "intellectuels") soit en montrant que certaines tendances totalitaires sont à l'oeuvre au sein même de la modernité. La Ferme des Animaux et 1984 illustrent ces deux aspects. L'oeuvre d'Orwell pose ainsi la question des conditions à réunir pour que les "gens ordinaires" puissent mener une vie libre et décente.

10/2015

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Lycée parascolaire

Etude sur La ferme des animaux, George Orwell

Résonances est une collection qui entend offrir l'essentiel des connaissances indispensables et incontournables permettant l'approche et l'étude efficace d'oeuvres littéraires.

11/2020

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Littérature étrangère

L'incendie de la maison de George Orwell

Ray a fait fortune à Chicago en adaptant les théories de Georges Orwell - en particulier celles exposées dans 1984 - dans le marketing. Obsédé par Orwell, en qui il voit un visionnaire, Ray est persuadé que le monde d'aujourd'hui est pire encore que celui décrit dans le fameux roman. Grâce aux nouvelles technologies, chacun d'entre nous est pour les autres un Big Brother en puissance. Mais en même temps, chacun d'entre nous rêve de dynamiter le système. Il fait la connaissance d'Helen, splendide professeur de littérature, qu'il épouse. Ray plonge peu à peu dans une crise morale et existentielle (il ne veut plus travailler, son mariage périclite...), et décide de s'exiler sur l'île écossaise de Jura, où il loue la maison dans laquelle Orwell a écrit 1984, accompagné d'une impressionnante réserve de whisky, personnage à part entière du roman. Mais c'est sans compter sur les habitants de l'île, en particulier Pitcairn, un nationaliste furieux et vaguement psychopathe, sa fille Molly qui cherche à quitter les lieux, et Farkas, un voisin amical à ceci près qu'il se dit loup-garou...

01/2016

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Critique littéraire

George Orwell, de la guerre civile espagnole à 1984

Dans un article intitulé "Looking Rack on the Spanish War" (Réflexions sur la guerre d'Espagne), rédigé en 1942, George Orwell, qui a participé à la guerre civile espagnole en tant que combattant, a écrit ces quelques phrases qui annoncent presque mot pour mot le monde fictif qu'il a décrit dans son célèbre roman, 1984, publié en 1949 : "Tôt dans ma vie, j'ai remarqué qu'aucun événement n'avais jamais été relaté avec exactitude dans les journaux; mais en Espagne, pour la première fois, j'ai lu des articles de journaux qui n'avaient aucun rapport avec les faits, ni même l'allure d'un mensonge ordinaire. J'ai vu l'histoire rédigée non pas conformément à ce qui s'était réellement passé, mais à ce qui était censé s'être passé selon les diverses "lignes de parti". Ce genre de choses me terrifie, parce qu'il me donne l'impression que la notion même de vérité objective est en train de disparaître de ce monde." Beaucoup de gens connaissent 1984 pour avoir lu le roman ou vu le film qui en a été fait. Peu savent que son inspiration première est la participation d'Orwell à la guerre civile espagnole et la terreur stalinienne qu'il y a découverte.

01/2012

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Récits de voyage

Avant l'après. Voyages à Cuba avec George Orwell

Frédérick Lavoie signe un récit reportage passionnant sur l'essoufflement de l'un des derniers régimes communistes au monde. Avant l'après est une enquête époustouflante dont l'énigme ne se résout qu'aux toutes dernières pages.

05/2018

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Psychologie, psychanalyse

Des gens ordinaires. Avec George Orwell et Donald Woods Winnicott

Le docteur Jean-François Le Goff était un homme intransigeant, comme ses deux héros, et, comme eux, il ne se payait pas de mots. Il a été emporté par une rechute imprévue de ce qu'il ne lui serait jamais venu à l'idée d'appeler une "longue maladie". Dans ce livre à son image, à la fois discret et engagé, se côtoient et se rencontrent deux auteurs peu conformes qui ne se sont pas connus : George Orwell (1903-1950) et Donald W. Winnicott (1896-1971) pour qui les gens ordinaires ont été un objet de pensée, d'écriture, de théorie. Orwell, qui prend leur parti les armes à la main en Espagne, finira par rejoindre les marginaux, les quelconques, et par être lui-même marginalisé dans le (petit) monde intellectuel ; Winnicott se battra pour que l'on écoute ce que les ordinary mothers (l'expression revient sans cesse dans ses travaux) ont à dire de leur propre ordinaire, mères banales vivant dans l'East End - quartier défavorisé -, mères aux enfants élevés avec les moyens du bord, femmes aux manières communes, passables, good-enough. Etre ordinaire, c'est être de tous les jours. C'est aussi le début de la déshumanisation. L'écrivain et le psychanalyste ont lutté contre la déshumanisation. Dans de courts chapitres, l'auteur les fait se rencontrer, entre deux pages, deux citations, dans les couloirs de la BBC, dans un courrier. Il juxtapose, éloigne, compare, assemble ou dérange des pièces d'un puzzle imparfait, mais éclairant : pour faire entendre comment l'ordinaire informe les passions et la vie, il faut être soi-même insolite. En toile de fond, l'auteur évoque le vif de ses propres engagements et la Julia de 1984 se confond, à la fin du livre, avec une autre Julia, sans doute disparue en Amérique du Sud quand certains, après 1968, ne pouvaient renoncer à la vie extraordinaire et sont devenus des personnages de Chris Marker.

02/2018

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Livres 3 ans et +

Georges le rouge-gorge

Malgré la neige et le froid qui ébouriffaient son plumage, Georges tendait vers le ciel son plastron rouge et chantait devant la fenêtre où une main amie éparpillait au matin du pain pour les oiseaux. Si votre nappe est blanche. Je ne vois pas le couvert. Et encore moins le dessert. Faut-il faire la manche, Cher Monsieur Hiver ?

11/2016

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Philosophie

Philosophie Magazine Hors-série N° 47 : George Orwell, ça nous regarde

Plonge dans cet univers fantastique à la recherche de ces petits smileys bien cachés ! Pour encore plus de challenge, défie ta famille et tes amis avec les jeux supplémentaires à la fin de ton livre !

02/2021

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Petits classiques parascolaire

La ferme des animaux (1945)

"Tous les animaux sont égaux mais..." Les animaux d'une ferme, révoltés contre leur fermier, se débarrassent de lui au nom de la liberté et de l'égalité. Mais ils tombent sous la domination des cochons, nouveaux tyrans. A travers cette fable animalière dystopique, Orwell met au jour les mécanismes de la propagande et du totalitarisme. Le parcours de lecture : Une satire animalière qui dénonce le totalitarisme. - Des repères sur la satire et la fiction à clés ; - Un questionnement en 5 étapes pour analyser le texte ; - Des ateliers interdisciplinaires. Le groupement textes & images : La raison du plus fort. D'autres satires animalières pour comprendre comment le plus fort impose sa loi. L'enquête : Arts et totalitarisme. Une réflexion sur le totalitarisme s'appuyant sur une sélection d'oeuvres d'art valorisées ou interdites par des régimes totalitaires.

04/2021

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Littérature étrangère

Ecrits de combat. Suivis de Charles Dickens

Bien connu pour ses romans salués comme des classiques, 1984 et La Ferme des animaux, George Orwell est aussi un essayiste hors pair. Dans ces textes d'intervention s'expriment toute son attention et toute son humanité. Le présent volume recueille quelques-unes de ses plus importantes contributions de 1931 à 1946 : "Une pendaison", "Comment j'ai tué un éléphant", "Au fond de la mine", "Souvenirs de la guerre d'Espagne", "L'esprit du sport", "Pourquoi j'écris", "Comment meurent les pauvres". On y trouvera aussi une évocation de Marrakech, ainsi qu'un essai capital consacré à Charles Dickens, un de ses modèles littéraires qui l'inspire également dans le champ politique et social. Comme le rappelle dans sa préface Lucien d'Azay, Orwell "se range toujours, quelles que soient les circonstances, du côté des laissés-pour-compte, des indigents et des êtres vulnérables : prolétaires, ouvriers, mineurs de fond, paysans, clochards, colonisés, immigrés, forçats, fugitifs, victimes de préjugés racistes, proscrits, excommuniés, réfugiés politiques, malades, infirmes, orphelins, veuves, femmes battues ou mises au ban de la société, etc." Orwell fut un écrivain engagé dans son temps. Sa capacité de vision continue d'inspirer notre présent et notre avenir. Nul doute que ce précieux recueil rassemblant ses essais les plus pertinents contribuera à éclairer sa pensée large et démocratique, interprétée par les esprits les plus divers en un temps empreint de profondes interrogations. Plus que jamais la présence d'Orwell s'inscrit dans le débat contemporain.

01/2021

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Sciences politiques

Sur le nationalisme. Et autres textes

Orwell ne concevait pas l'écriture autrement qu'engagée, et il avait très tôt décidé d'élever l'essai politique au rang d'art. Les essais réunis ici en témoignent, et tout d'abord " Pourquoi j'écris ", son célèbre manifeste littéraire.

01/2021

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Critique littéraire

Chroniques du temps de la guerre (1941-1943)

De 1941 à 1943, Orwell fut engagé par le service indien de la BBC destiné à porter une bonne parole culturelle et politique aux sujets du bon roi George VI du sous-continent asiatique. Esprit libre entre tous, Orwell se passionna rapidement pour sa tâche. Du côté culturel, il s'attacha à faire mieux connaître des auteurs comme Jack London, Jonathan Swift, Bernard Shaw, Shakespeare ou Oscar Wilde. Il improvisa des dialogues autour d'oeuvres d'Anatole France et H.G. Wells. Du côté politique, il tint une chronique hebdomadaire commentant la situation militaire sur le front de l'Est. Cette expérience lui fit prendre conscience de l'importance de la propagande dans le monde contemporain. Elle est directement à l'origine des deux chefs-d'oeuvre qu'il écrivit ensuite : La ferme des animaux et 1984. A travers ces écrits de circonstance, on retrouve le génie d'Orwell à l'état originel.

04/2021

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Poches Littérature internation

Une fille de pasteur

Fille unique, Dorothy vit une existence morne avec son père, le pasteur acariâtre d'une petite paroisse du Suffolk. Frappée par une soudaine amnésie, elle se retrouve à la rue et va partager l'existence des déshérités, des clochards de Londres aux cueilleurs saisonniers de houblon. Mais, à mesure que la mémoire lui revient, Dorothy trouvera-t-elle en elle-même la force d'aspirer à une autre vie ? Publié en 1935 et inédit en français jusqu'en 2007, Une fille de pasteur est l'un des premiers romans de George Orwell. Avec une lucidité et une acuité implacables, Orwell dépeint l'hypocrisie, la pauvreté et la misère spirituelle qui vont accompagner Dorothy dans son odyssée à travers l'Angleterre des années 1930.

09/2008

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Littérature étrangère

Le Quai de Wigan

"Il y a une réalité qu'il faut regarder en face : renoncer aux distinctions de classes revient à renoncer à une part de soi-même. Prenons mon cas particulier : je suis représentatif de la classe moyenne, et rien ne m'est plus facile que de proclamer mon désir d'abattre les barrières de classes. Or, presque tout ce que je pense et fais découle de ces distinctions sociales. Toutes mes valeurs - mes conceptions du bien, du mal, de l'agréable et du désagréable, du comique et du sérieux, du laid ou du beau - sont des valeurs de la classe moyenne. Mes goûts littéraires, culinaires et vestimentaires, mon sens de l'honneur, mes manières de table, mes tournures de phrase, mon accent et jusqu'à ma gestuelle propre, sont le produit d'une éducation particulière, d'un segment spécifique à mi-chemin de l'échelle sociale. Une fois que j'ai pris conscience de cela, je comprends qu'il ne sert à rien de taper amicalement dans le dos d'un prolétaire et de lui assurer qu'il vaut autant que moi. Si je veux établir avec lui un vrai contact, je dois déployer un effort auquel je ne suis certainement pas préparé. Car pour m'extraire du schéma d'oppression de classes, je dois faire abstraction non seulement de mon propre sentiment de supériorité, mais aussi de la plupart de mes autres penchants et préjugés. Je dois opérer une telle transformation sur moi-même qu'au bout du compte, j'en serais à peine reconnaissable". Ecrit en 1937, Le Quai de Wigan symbolise pour le critique Simon Leys la "transmutation du journalisme en art" . Reportage sur un lieu réel au nom imaginaire (Wigan n'existe pas), il consacre les efforts d'Orwell pour décrire et comprendre la société de son temps, mais aussi l'exigence morale d'un journalisme engagé.

04/2022

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Poches Littérature internation

La ferme des animaux. Précédé de Pourquoi j'écris

Quand les animaux de la Ferme du Manoir, las des abus, renversent leur maitre, l'alcoolique M. Jones, et reprennent le contrôle de leurs existences, ils imaginent le début d'une douce vie de liberté et d'égalité. Mais petit à petit, les cochons, à coups de manipulation, de cupidité, d'orgueil et de mauvaise foi, s'imposent sur leurs camarades, et les autres comprennent à leurs dépens que "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que les autres". Histoire d'une révolution qui finit en queue de cochon, cette brillante satire orwellienne du totalitarisme est l'un des plus célèbres romans du XXe siècle. Et son inventivité folle, son humour, son style et, surtout, son message toujours férocement actuel devraient continuer de séduire encore un bon siècle de lecteurs.

04/2021

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Pléiades

Oeuvres

Ils ne sont pas légion, les écrivains auteurs d'un livre devenu plus célèbre qu'eux, si célèbre, à vrai dire, qu'il rayonne bien au-delà du cercle de ses lecteurs et touche des personnes qui, sans jamais l'avoir ouvert, en connaissent la trame et en utilisent les mots-clefs. De ce club fermé d'écrivains George Orwell est, aux côtés de Swift (qu'il a lu de près), un membre éminent. Le regard porté sur son oeuvre en a été profondément modifié. Ses deux derniers romans, La Ferme des animaux et plus encore Mil neuf cent quatre-vingt-quatre, ont en quelque sorte requalifié ses écrits antérieurs, hissant leur auteur au rang de classique anglais du XXe siècle, sans pour autant mettre fi n aux débats : l'éventail des jugements portés sur Orwell demeure grand ouvert, et il va du dédain à l'idolâtrie. Sans tomber dans aucune de ces extrémités, il faut reconnaître la cohérence de l'oeuvre, tout entière fondée sur une ambition : "faire de l'écriture politique un art véritable". "Un homme à la colère généreuse", "une intelligence libre", "le genre que haïssent également toutes les orthodoxies malodorantes qui s'affrontent aujourd'hui pour la possession de nos âmes" : ces traits empruntés à son portrait de Dickens dessinent l'autoportrait d'Orwell. Dans ses articles, ses essais, ses récits-reportages, ses romans mêmes, celui-ci fait partager ses convictions et ses refus. Ses écrits se nourrissent de ses engagements personnels, de sa démission d'un poste de fonctionnaire de la Police impériale des Indes (En Birmanie), de son intérêt pour la condition des indigents des deux côtés de la Manche (Dans la dèche à Paris et à Londres) ou pour le sort des mineurs du Yorkshire (Wigan Pier au bout du chemin), de son séjour dans l'Espagne en guerre (Hommage à la Catalogne) et de sa guérilla incessante contre les mensonges et les crimes staliniens. Mais ce sont donc ses deux derniers romans qui ont fait sa gloire ; l'allégorie animalière et la dystopie déguisée en farce tragique forment une sorte de diptyque dont la cible est la barbarie du totalitarisme. Il reste que Mil neuf cent quatre-vingt-quatre occupe une place à part parmi les dystopies, si tant est que le livre ait réellement à voir avec ce genre. C'est que la puissance des scènes et des images inventées par Orwell demeure sans égale, qu'il s'agisse de l'affiche géante du Grand Frère, de l'oeil toujours ouvert du télécran, des minutes de Haine, et surtout, et avant toute chose, de cette langue, le néoparle (newspeak), créée pour éradiquer les pensées "hérétiques", autant dire toute pensée. Elle est véritablement au coeur du roman, et au centre des enjeux de sa traduction française. Comme tous les textes inscrits au sommaire de ce volume, Mil neuf cent quatre-vingt-quatre est proposé ici dans une nouvelle version, fidèle au style à la fois vif et rugueux de son auteur. L'ensemble, tous genres confondus, se lit comme l'almanach d'un quart de siècle de bruit et de fureur rédigé par un écrivain qui a toujours...

10/2020

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Critique littéraire

De l'écriture politique comme un art

Dans les cinq textes de ce volume, George Orwell évoque les auteurs qui ont inspiré 1984, Eugène Zamiatine, Arthur Koestler, Aldous Huxley, et révèle, à travers son essai clé sur la contre-utopie Les voyages de Gulliver, combien l'ironie dévastatrice de Jonathan Swift heurtait sa morale socialiste. Ce recueil de chroniques - où figure Pourquoi j'écris - peut être lu comme le manifeste littéraire d'Orwell qui définissait son écriture comme "un art politique" voire une" propagande" pour ses idées : "Quand je m'assois peur écrire un livre, je ne me dis pas : "Je vais produire une came d'art." J'écris parce qu'il y a un mensonge que je veux exposer au grand jas, un fait sur lequel je veux attirer l'attention, et mon souci premier est qu'on m'entende." En annexe, un bref rappel de l'équivoque épisode de la liste dressée par Orwell et remise au Département de l'Information - liste de journalistes, d'écrivains, d'artistes qu'il suspectait de se situer, en pleine guerre froide, dans le mauvais camp.

02/2021

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Poches Littérature internation

La ferme des animaux

Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'œuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Littérature politique ; Genre et registre : Une fable politique ; L'écrivain à sa table de travail : " Fondre en un tout dessein politique et ambition artistique " ; Groupement de textes : Littérature française et révolution ; Chronologie : Georges Orwell et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

05/2019

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Poches Littérature internation

Pourquoi j’écris et autres textes politiques

Guerre d'Espagne, sort réservé aux plus pauvres dans les hôpitaux du début du XXe siècle, vocation d'écrivain mêlée de vision politique, formes subreptices de la censure littéraire... Dans ces six textes aux multiples échos avec ses grandes oeuvres, l'auteur de 1984 et de Dans la dèche à Paris et à Londres déploie toute la force de son engagement. "Je le répète, il n'y a pas de livre dénué de préjugé politique. L'idée selon laquelle l'art ne devrait rien avoir affaire avec la politique constitue elle-même une opinion politique".

01/2022

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Science-fiction

Mille neuf cent quatre-vingt-quatre

"Le pouvoir nous enseigne à rejeter l'évidence de nos yeux et de nos oreilles. C'est son commandement ultime, le plus essentiel. Winston sentit son coeur lui manquer à la pensée de la puissance démesurée qui était déployée contre lui, à la facilité avec laquelle n'importe quel intellectuel le remettrait à sa place avec des arguments subtils qu'il serait incapable de comprendre, et plus encore de contrer. Et pourtant, il avait raison ! Ils avaient tort, il avait raison. Il fallait défendre les évidences, les platitudes, les vérités. Les truismes sont vrais, accrochons-nous à cela ! Le monde physique existe, ses lois ne changent pas. Les pierres sont dures, l'eau est liquide, tout objet lâché est attiré par le centre de la terre. Avec le sentiment de s'adresser à O'Brien, et aussi d'énoncer un axiome important, Winston écrivit : "La liberté est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Si cela est accordé, tout le reste suit. "" Dans la mégapole d'une superpuissance mondiale, Winston Smith vit, cadenassé dans sa solitude, sous le regard constant du télécran. Employé au ministère de la Vérité, il réécrit quotidiennement les archives de presse pour les rendre conformes avec la ligne officielle du moment. Mais un jour, le petit employé de bureau se rebelle, commence un journal, tombe amoureux et flâne dans les quartiers où vivent les proles, soustraits à la discipline du Parti. Dans ces lieux où subsistent quelques fragments du passé aboli, il va s'engager dans la rébellion. "Novlangue" , "police de la pensée" , "Big Brother" ... Soixante-dix ans après la publication du roman de George Orwell, les concepts clés de 1984 sont devenus des références essentielles pour comprendre les ressorts totalitaires des sociétés contemporaines. Dans un monde où la télésurveillance s'est généralisée, où la numérisation a donné un élan sans précédent au pouvoir des grandes entreprises et à l'arbitraire des Etats, où le passé tend à se dissoudre dans l'éternel présent de l'actualité médiatique, le chef-d'oeuvre d'Orwell est à redécouvrir dans une nouvelle traduction et une édition critique. Parue pour la première fois au Québec en 2019 aux éditions de la Rue-Dorion, cette nouvelle version corrige les lacunes de la traduction initiale réimprimée à l'identique depuis 1950 (une quarantaine de phrases manquantes, de nombreux contresens) ; et, au contraire de la traduction "moderne" parue en 2018, restitue la dimension philosophique et la fulgurance politique du roman d'Orwell dans les termes que des millions de lecteurs se sont appropriés depuis plus d'un demi-siècle ; tout en rendant hommage à la dimension poétique de cette oeuvre pleine d'humour, d'amertume et de nostalgie.

01/2021

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Poches Littérature internation

Sommes-nous ce que nous lisons ?

"C'est lorsqu'on commence à entretenir une relation professionnelle avec les livres que l'on découvre à quel point ils sont généralement mauvais". Ce recueil inédit présente quatre textes sur le livre et la lecture écrits par l'auteur de 1984. Nourri de ses expériences de lecteur, de critique littéraire et de libraire, George Orwell y déploie son génie visionnaire allié à un humour ravageur. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Charles Recoursé

04/2022

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Critique littéraire

Comment meurt la littérature

"Dans un futur lointain, nous apprendrons peut-être à dissocier la création littéraire de l'honnêteté intellectuelle. Pour l'heure nous savons seulement que l'imagination, tout comme certains animaux sauvages, n'est pas féconde en captivité. Tout écrivain ou journaliste qui nie cela appelle, en réalité, à sa propre destruction." George Orwell.

03/2021

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Critique littéraire

L'empêchement de la littérature. Sur la liberté d'expression et de pensée

L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.

07/2020

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Littérature étrangère

Quadrupède bien, bipède mal

George Orwell ou le prophète sombre de lendemains qui ne chantent guère, de temps uniformisés, amoindris par toutes sortes de contraintes, violences, oppressions plus ou moins voilées. Le prophète sombre d'une société où la guerre était une sauvegarde de la santé mentale, où l'usage de la parole était réduit au minimum, où un caquètement de canard remplaçait peu à peu les mots, nos propres mots. Sa terrible utopie, voilà que nous y sommes largement et sciemment entrés à l'aide de nos proliférantes prothèses technologiques. Lanceur d'alerte en quelque sorte, George Orwell a levé son écriture contre toute dictature, contre toute vie ossifiée pour préserver notre liberté de mouvement, de sentir et de penser.

03/2022

ActuaLitté

Littérature étrangère

Essais, articles, lettres. Volume IV (1945-1950)

" Une bonne part de ce que nous appelons plaisir n'est rien d'autre qu'un effort pour détruire la conscience. Si l'on commençait par demander : Qu'est-ce que l'homme ? Quels sont ses besoins ? Comment peut-il le mieux s'exprimer ? on s'apercevrait que le fait de pouvoir éviter le travail et vivre toute sa vie à la lumière électrique et au son de la musique en boîte n'est pas une raison suffisante pour le faire. L'homme a besoin de chaleur, de vie sociale, de loisirs, de confort et de sécurité : il a aussi besoin de solitude, de travail créatif et du sens du merveilleux. S'il en prenait conscience, il pourrait utiliser avec discernement les produits de la science et de l'industrie, en leur appliquant à tous le même critère : cela me rend-il plus humain ou moins humain ? Il comprendrait alors que le bonheur suprême ne réside pas dans le fait de pouvoir tout à la fois et dans un même lieu se détendre, se reposer, jouer au poker, boire et faire l'amour. Et l'horreur instinctive que ressent tout individu sensible devant la mécanisation progressive de la vie ne serait pas considérée comme un simple archaïsme sentimental, mais comme une réaction pleinement justifiée. Car l'homme ne reste humain qu'en ménageant dans sa vie une large place à la simplicité, alors que la plupart des inventions modernes - notamment le cinéma, la radio et l'avion - tendent à affaiblir sa conscience, à émousser sa curiosité et, de manière générale, à le faire régresser vers l'animalité. " " Les lieux de loisirs "

04/2004