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LETTRES DE PRISON

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Critique littéraire

Lettres de prison

Arrêté en 1962 par le gouvernement de l'apartheid d'Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants. Les lettres choisies dans ce livre offrent le portrait le plus intime qu'on ait lu de Nelson Mandela, et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu son isolement. Elles révèlent l'héroïsme d'un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l'humanité de l'une des plus grandes figures du XXe siècle.

09/2019

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Faits de société

LETTRES DE PRISON

Il est délicat de publier les lettres d'une morte. Si je le fais ici, conscient des légitimes hésitations de la famille de Gabrielle Russier et ses amis les plus proches, mais avec leur accord, c'est pour deux raisons. La première : après tout ce qu'on s'est permis d'écrire ici et là sur Gabrielle, sans la connaître ou en l'ayant connue (et je ne réserve pas un traitement de faveur à mon propre texte), il m'a semblé indispensable de la laisser s'exprimer elle-même, de lui donner " la parole ". La deuxième : il m'a paru difficile de ne pas faire sortir de l'ombre des lettres qui constituent, à mon sens, un document humain d'une qualité exceptionnelle. Elles sont de nature à permettre, aux yeux de n'importe qui, ce qu'on pourrait appeler la "réhabilitation" de Gabrielle. Ses épreuves s'y reflètent avec une vérité bouleversante. On y suit pas à pas le progrès de son désespoir, et quelquefois de son espoir. Elles expriment ce qu'elle a vécu mieux que tous les commentaires et rendent un son qui ne trompe pas. Comme je l'ai dit, elles sont authentiquement "le journal d'une angoisse". A l'heure où l'on privilégie volontiers la "littérature de témoignage", elles apparaissent en outre, souvent, comme l'oeuvre d'un véritable écrivain. La plupart d'entre elles ont été écrites de prison - lors du deuxième séjour aux Baumettes, en avril, mai et juin 1969. Un certain nombre, pourtant, sont antérieures et sont données à titre de repères. D'autres enfin, plus rares mais particulièrement importantes, ont été envoyées de "La Recouvrance", la maison de repos des Pyrénées, quelques semaines et parfois quelques jours avant le suicide de Gabrielle. Raymond Jean

03/1970

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Allemagne

Lettres de prison

Pour ses positions radicalement pacifistes, Rosa Luxemburg fut arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises entre 1915 et 1919, pour être bientôt assassinée, à coups de crosse de fusils et d'une balle dans la tête, avant que son corps soit jeté dans un canal. Le même jour, Karl Liebknecht, avec lequel elle a fondé la Ligue spartakiste, connaîtra le même sort. C'est à la femme de ce dernier, Sonia, que sont adressées ces Lettres de prison. A son plus grand étonnement, certainement, le lecteur y découvrira un véritable hymne, sans nul autre pareil, à la vie comme à la nature. D'un stoïcisme incomparable, en effet, Rosa Luxemburg s'attache, au fil des jours, aux mouvements du ciel et de ses couleurs, aux animaux, aux plantes qui peuvent l'entourer et qu'elle observe avec tendresse et félicité. Rien ne lui est indifférent, un moindre bourdonnement, la forme d'une pierre, les signes infimes du passage des saisons... Ce sont là des pages violemment émouvantes, d'une douceur sans équivalence. On pourrait presque dire : d'un grand bonheur. En ce sens, Marcel Conche a-t-il sans doute pleinement raison de noter que la sympathie de Rosa pour toutes les formes de la vie est si forte qu'elle trouve un réconfort dans la pensée que, quoi qu'il en soit de l'avenir de l'homme, des échecs humains, y compris de l'échec possible de la révolution, il y aura toujours la vie.

10/2022

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Littérature française (poches)

Journal et lettres de prison

En septembre 1974, Eva Forest, est arrêtée en même temps que d'autres camarades anti-franquistes. Elle est incarcérée à Yeserías, la prison pour femmes de Madrid, où elle passera dix-sept jours au secret. Yeserías, le 10 novembre, "Et tous nos amis sont là, nos camarades dispersés dans tous les coins du monde, dont le coeur bat au même rythme que le nôtre, dont les préoccupations sont les mêmes que les nôtres ! Et chaque matin je me lève pour un jour nouveau, je regarde l'avenir, je fais des projets de travail et je me dis que rien de ce que nous éprouvons n'est inutile, que tout s'inscrit en nous, s'accumule comme puissance créatrice pour se transformer un jour en une énergie nouvelle qui servira aux êtres de demain". E. F.

03/1976

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Histoire internationale

Les lettres de prison de Nelson Mandela

Arrêté en 1962 par le gouvernement d'apartheid d'Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison - du 7 novembre 1962 au 11 février 1990. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant des centaines de lettres aux autorités inflexibles, à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants. Les 255 lettres choisies dans ce livre, pour la plupart inédites, offrent le portrait le plus intime qu'on ait lu de Nelson Mandela et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu cet isolement. Elles révèlent l'héroïsme d'un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l'humanité de l'une des plus grandes figures du XXe siècle.

07/2018

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Critique littéraire

De profundis. suivi de Lettres sur la prison

Installé ici dans cette sombre cellule, vêtu d'habits de forçat, ruiné, perdu de réputation, je m'adresse des reproches. Au cours de ces nuits inquiètes hachées par l'angoisse, au cours de ces interminables journées de souffrance, c'est à moi que j'adresse des reproches. Je me reproche d'avoir permis à une amitié dépourvue de toute dimension intellectuelle, à une amitié dont le but principal n'était pas la création et la contemplation de choses belles, de totalement dominer ma vie. Dès l'origine, un fossé bien trop large nous séparait. (...) Tu ne te rendais pas compte qu'un artiste, et particulièrement un artiste comme moi, c'est-à-dire un être dont la qualité de travail repose sur l'approfondissement de sa personnalité, a besoin pour que son art se développe d'une communauté d'idées, et d'une atmosphère intellectuelle faite de calme, de paix et de solitude. Tu admirais mon travail lorsqu'il était achevé ; tu aimais le succès éclatant de mes premières, et les brillants festins qui les suivaient ; tu étais fier, et c'était fort naturel, d'être l'ami d'un artiste aussi éminent ; mais tu étais incapable de comprendre les conditions requises par la production d'une œuvre d'art. (...) ma vie, dès l'instant que tu étais à mes côtés, fut entièrement stérile et, en termes artistiques, improductive. Et je dois dire avec regret que, hormis quelques courtes périodes, tu t'es trouvé constamment à mes côtés.

12/1991

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Littérature française

Lettres de prison. Adressées à Roland Cailleux, 1945-1952

L'homme incarcéré à Fresnes après la Libération pour intelligence avec l'ennemi n'est plus l'auteur adulé des Décombres. En pleine déroute, Rebatet, polémiste antiparlementaire, antibourgeois et antisémite qu'il était depuis 1935, n'aspire plus qu'au roman. En prison, il lit beaucoup et écrit à son confident épistolaire Roland Cailleux, qui l'incite à terminer Les deux étendards. Ce roman cristallise tout l'enjeu de la correspondance ; son aboutissement occulte très vite toute autre préoccupation. Et l'incertitude sur le temps qui lui reste à vivre en prison, si elle le stimule jusqu'à sa condamnation à mort, puis jusqu'à sa grâce, devient intolérable dès qu'il se sait sauvé.

08/1998

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Histoire de France

Jules Durand. Lettres de prison (septembre 1910-février 1911)

Jules Durand, docker charbonnier, va sortir de l'anonymat des quais du port du Havre en 1910. Reconstituant le syndicat et animant une grève il devient, à ce titre, la cible des armateurs, l'homme à faire taire. Victime d'une machination orchestrée par la Compagnie Générale Transatlantique, d'une instruction et d'un procès à charge, il est condamné à mort le 25 novembre 1910 pour un crime qu'il n'a pas commis. L'affaire provoque des réactions de solidarité dans le monde entier mais la réhabilitation officielle de Jules Durand tardera. Après le rejet d'un premier recours en décembre 1910 et un très long parcours judiciaire, que la guerre ne suffit pas à justifier, la Cour de cassation reconnaît enfin l'innocence de Jules Durand le 15 juin 1918. Non seulement cette décision passa quasiment inaperçue mais, de plus, Jules Durand ayant sombré dans la folie, interné au régime des indigents à l'asile de Quatre-Mares, près de Rouen, l'ignora. En cette année du centenaire du prononcé de son innocence, l'association "les Amis de Jules Durand" publie ses lettres de prison connues à ce jour, accompagnées de contributions contemporaines. Redonner la parole à Jules Durand, la rendre publique, et lire ses lettres, contribue à une véritable réhabilitation publique "d'un homme simple, attachant, désireux d'une bonne vie mais pour tous, et que son engagement de "meneur" et l'injustice sociale ont totalement détruit. Jusque dans les mémoires", selon les mots de Michelle Perrot.

06/2018

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Anglais apprentissage

Lettres de Londres (choix) . Letters from London (Selected Letters)

" Au début des années 1990 ; j'étais correspondant à Londres pour le New Yorker Magazine. C'était un travail excitant et quelque peu étrange : être correspondant à l'étranger dans mon propre pays, jeter un regard neuf sur des coutumes établies et essayer de les expliquer à un public éloigné qui partage la même langue et pourtant peu d'usages communs. Dix ans plus tard, dans le nouveau siècle et le nouveau millénaire, les choses ont changé et pourtant -c'est la Grande Bretagne- n'ont pas beaucoup changé. Aurions-nous dû être surpris ? sans doute pas ; la Grande Bretagne est un pays profondément conservateur, peu importe qui le dirige. "

09/2005

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Littérature Allemande

Prison

"S'il est interdit de monnayer des heures d'amour, il devrait être interdit d'acheter des heures d'amour. Mais l'expérience nous montre que l'être humain ne peut pas vivre sans heures d'amour. Il faudrait donc organiser l'amour autrement. "Amour organisé" c'est affreux à entendre. Et pourtant, on y revient toujours. Le tribunal est une affaire d'hommes et châtier le sexe faible exige moins d'efforts que demander des comptes à des hommes trop jaloux de tenir secrets leurs penchants les plus forts. Je voudrais que les hommes abusés puissent voir le sourire de mépris qui se peint sur le visage de leurs séductrices quand, devisant tout bas dans les couloirs du pénitencier, elles éventent les secrets de leurs accusateurs. Dans la cour de la maison d'arrêt, j'ai vu le sourire souverain sur les visages des femmes et des filles qui font le trottoir ; filles victorieuses qui ont l'élégance de se déclarer vaincues. Cette courtoisie doit être bien dangereuse, pour qu'on les enferme entre des murs épais."

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Réalistes, contemporains

Prison

Comment la France traite-t-elle ses prisonniers ? Face à cette question, il y a ce qui est dit, et ce qui se passe ; il y a la lumière, mais beaucoup de zones d'ombre. Ces zones d'ombre, Fabrice Rinaudo a voulu les explorer. A travers quatre contes cruels, il a choisi de montrer ce qui ne se montre pas. Ses personnages, qu'ils soient braqueurs, dealers, cambrioleurs, ou simples gardiens de prison, doivent affronter une réalité brutale où la violence, la détresse et la corruption cohabitent malgré tout avec la débrouille et la solidarité. Accompagné par Sylvain Dorange et Anne Royant aux dessins, Fabrice Rinaudo nous ouvre les portes d'un milieu clos, sombre, presque secret. Sans concession, il nous dévoile un univers à part entière, ses différents acteurs, ses mécanismes mais aussi ses paradoxes, son absurdité, sa folie. Finalement, un constat : la privation de liberté ne réinsère pas. Elle sanctionne, brime, humilie, déshumanise. La prison, cette Ogresse, ne protège personne.

10/2022

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Littérature Allemande

Prison

"S'il est interdit de monnayer des heures d'amour, il devrait être interdit d'acheter des heures d'amour. Mais l'expérience nous montre que l'être humain ne peut pas vivre sans heures d'amour. Il faudrait donc organiser l'amour autrement. "Amour organisé" c'est affreux à entendre. Et pourtant, on y revient toujours. Le tribunal est une affaire d'hommes et châtier le sexe faible exige moins d'efforts que demander des comptes à des hommes trop jaloux de tenir secrets leurs penchants les plus forts. Je voudrais que les hommes abusés puissent voir le sourire de mépris qui se peint sur le visage de leurs séductrices quand, devisant tout bas dans les couloirs du pénitencier, elles éventent les secrets de leurs accusateurs. Dans la cour de la maison d'arrêt, j'ai vu le sourire souverain sur les visages des femmes et des filles qui font le trottoir ; filles victorieuses qui ont l'élégance de se déclarer vaincues. Cette courtoisie doit être bien dangereuse, pour qu'on les enferme entre des murs épais."

02/2024

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Littérature française (poches)

Chroniques de la citadelle d'exil. Lettres de prison 1972-1980, 2e édition

"Avec ces Chroniques de la citadelle d'exil, Laâbi nous donne un nouveau témoignage sur la prison. Des lettres qui sont des documents bruts, une douloureuse radiographie de la vie quotidienne dans les geôles marocaines. Pour combattre sa solitude, et dirait-on pour la nier, le prisonnier s'accroche à deux étoiles qui n'ont cessé de scintiller en lui : l'amour et le travail de l'esprit. Ce livre raconte, au jour le jour, l'histoire d'un couple interdit, déchiré : il ne leur reste que le langage, que les mots et le papier pour vivre leur passion, comme si le simple fait d'écrire l'amour le rendait encore plus absolu. Quant aux activités de l'esprit, Laâbi y a trouvé un formidable refuge : c'est un pied de nez à ses gardes-chiourme, un jardin au coeur du cachot où se rencontrent les voix fraternelles d'Aragon, de Nazim Hikmet, de Gorki, de Neruda, de Maïakovski. Jamais la vie, jamais l'intelligence ni la liberté n'ont vibré aussi fort que dans ce livre né de l'injustice et de l'oppression." André Clavel, Le Journal de Genève.

09/2012

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Histoire internationale

Cahiers de prison

En 2011, l'arrestation du Président Gbagbo et l'emprisonnement de nos dirigeants me conduisirent à la plus grande audace, à la plus grande folie peut-être : c'est au plus haut qu'il me fallait hisser le Front Populaire Ivoirien. Ma témérité et ma combativité consistaient uniquement dans l'intransigeance en faveur de la libération du président Gbagbo. Il me fallait vite passer sur l'émotion pour me concentrer sur ce combat... Pendant la durée de mon mandat à la tête de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien comme après, j'ai employé toute la vigueur de mon caractère et j'ai apporté dans le Front Populaire Ivoirien tout le zèle et toute l'activité du citoyen embrassé de l'amour de son pays. Le but de mon engagement, au lendemain du 11 avril 2011, était davantage pour moi d'obtenir la libération du président Gbagbo et de protéger le Front Populaire Ivoirien des empiètements du régime du Rassemblement Des Républicains que de me couronner de fleurs. Dans cette période difficile de 2011, pour échapper aux armes des rebelles, je me suis condamné à une vie clandestine, relancé de temps à autre par des tournées, obligé de me cacher, errant dans les rues au milieu de la nuit, et ne sachant quelques fois où trouver un dortoir, plaidant au milieu des armes la cause du président Gbagbo, défendant les opprimés, la tête sur le billot, et n'en devenant que plus redoutable encore aux bourreaux et aux fripons publics. J'ai mené cette vie neuf ans durant, sans me plaindre un instant, sans regretter ni repos ni plaisirs, sans tenir compte de la perte de mon statut de fonctionnaire, de ma santé, et sans jamais pâlir à la vue du danger toujours dressé sur mon chemin. Que dis-je ? Je l'ai préféré et souhaité. Si j'avais simplement voulu garder le silence, si j'avais voulu déshonorer le combat de Gbagbo, que de propositions alléchantes ne m'ont-ils pas faites ?

02/2020

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Littérature étrangère

De ma prison

C'est en effet d'une prison que Taslima Nasreen lance ces émouvants textes-messages à ses amis. D'une prison rebaptisée safe house, où le gouvernement indien l'a tenue enfermée depuis novembre 2007 sous prétexte d'assurer sa protection. D'abord assignée à résidence début septembre dans sa maison de Calcutta, l'écrivain découvre l'inquiétude du gouvernement local, soumis à la pression des partis politiques soucieux de s'assurer le vote islamiste. À partir du 23 novembre, ce sera l' " éloignement " dans un endroit inconnu près de Delhi. Mesure qui se transforme vite en un internement pur et simple, destiné à obliger la prisonnière à quitter l'Inde de son propre gré. Ce qu'elle refuse absolument. Cloîtrée dans sa cellule, avec pour seuls compagnons un ordinateur et un téléphone capricieux, elle résiste jusqu'au moment où, privée des soins appropriés, sa santé chancelle. Fin mars 2008, Taslima Nasreen a repris le chemin de l'exil. Ces pages, tissées d'angoisse et de solitude, sont aussi un long cri d'étonnement : pourquoi cette grande démocratie laïque qu'est l'Inde, où elle avait cru trouver enfin refuge et justice, lui a-t-elle infligé cette ultime punition ? De quel péché Taslima s'est-elle rendue coupable ? Celui d'avoir dit la vérité ?

05/2008

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Littérature étrangère

Mémoires de prison

En 1936, Graciliano Ramos est directeur de l'Instruction publique de l'Etat d'Alagoas, dans le Nordeste brésilien. C'est aussi un écrivain connu. Il vient de publier São Bernardo, il achève Angústia (Angoisse). Ce qu'il écrit, ce qu'il pense composent de lui la figure d'un homme libre. Il n'en faut pas davantage alors pour devenir suspect : le climat politique est tendu, Getúlio Vargas prépare le coup d'Etat qui installera la dictature de l'Estado Novo. Les prisons se remplissent. Les communistes sont visés, mais aussi tout ce qui peut faire obstacle aux desseins de l'homme fort du Brésil : la gauche, les libéraux, les intellectuels, les étrangers. Un jour de mars de cette année agitée, Graciliano Ramos est arrêté, sans motif, sans explication. Pendant onze mois ce seront la même opacité, la même angoissante absurdité. Le fond de l'horreur est atteint au bagne d'Ilha Grande, colonie pénitentiaire sous les tropiques. Là sont parqués "politiques" et prisonniers de droit commun. Lorsqu'il quitte la colonie, Graciliano Ramos, à quarante-quatre ans, est un vieillard épuisé. Dix ans plus tard, il entreprend la rédaction de ses Mémoires de prison. Un projet longuement médité, longtemps ajourné. Il y consacrera les dernières années de sa vie. Livre de la mémoire, cet ouvrage ne sera pas un pamphlet politique. Graciliano Ramos se garde aussi de tout exhibitionnisme. Ce qu'il veut, c'est communiquer le plus aigu des sensations, des situations, des sentiments. Cette recherche au fond de soi et des autres était indissociable d'une réflexion sur la véracité du récit : une entreprise de rigueur. "Les prisons sont notre miroir", écrivait à Cannes, il y a quelques années, J. M. G. Le Clézio à propos du beau film de Nelson Pereira dos Santos adapté de ces Mémoires. Ces mots valent pour ce chef-d'oeuvre de la littérature brésilienne.

10/1988

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Littérature française

Carnet de prison

L'auteur, ayant retrouvé par hasard un carnet sur lequel il avait pris des notes pendant un séjour en prison, revoit l'intérieur de la maison d'arrêt avec son rythme, son atmosphère et surtout ses habitants : détenus, surveillants, directeur. Les quatre années de détention dans cet établissement lui reviennent en mémoire. Il fait suivre ces souvenirs des notes prises sur le carnet pendant quelques mois, au temps de sa condamnation en cour d'assises pour une supposée tentative d'assassinat.

04/2017

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Histoire internationale

Carnets de prison

Ces notes furent rédigées en 1992 par Erich Honecker, principal dirigeant de la RDA de 1971 à 1989, dans la prison de Moabit, à Berlin - celle-là même où les nazis l'avaient enfermé dans sa jeunesse - après que les autorités revanchistes de l'Allemagne fédérale eurent lancé toute une série de procès politiques afin de délégitimer par la calomnie le premier Etat socialiste édifié dans la patrie de Marx et Engels. Malgré le caractère sordide de cet emprisonnement et le poids de la maladie qui allait l'emporter, ces notes sont tout sauf pessimistes. Honecker voyait bien que le capitalisme s'était "empêtré dans un noeud de contradictions qui exigent une solution". Se moquant de la croyance selon laquelle "le marché va tout régler", Honecker partait du principe que de nouvelles forces sociales apparaitront inévitablement et construiront de nouveaux rapports sociaux. Et il parvenait à la conclusion dont les marxistes sont convaincus depuis toujours "Soit l'humanité sera précipitée dans l'abime par le capitalisme, soit elle vaincra le capitalisme. Cette dernière solution est la plus vraisemblable et la plus réaliste, car les peuples veulent vivre. Malgré toutes les difficultés et les dangers, malgré la sinistre situation actuelle, je suis et demeure confiant. L'avenir appartient au socialisme".

03/2019

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Poésie

Poèmes de prison

C'est sur du papier hygiénique, des serviettes en papier qu'elle écrit ses poèmes, incarcérée dans les plus dures prisons d'Iran. Son seul crime est d'avoir une foi qui prône l'égalité des droits des femmes et des hommes, le droit à l'éducation, à l'accord entre la science et la religion, à la recherche indépendante de la vérité. Mahvash Sabet fut arrêtée en 2008, et finalement accusée et condamnée en 2010, avec six compagnons, à vingt ans d'emprisonnement pour seul motif d'être baha'ie. Ces poèmes témoignent du courage et du désespoir, de la misère et des espoirs de milliers d'Iraniens luttant pour survivre aux conditions d'extrême oppression.

10/2016

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Asie du sud-est

Journal de prison

Il mérite d'être appelé le "Nelson Mandela bengali". Sheikh Mujibur Rahman fut emprisonné pendant dix ans de sa vie pour avoir rêvé d'un Bengale libre où l'identité culturelle bengalie serait plus importante que l'identité religieuse musulmane majoritaire. Il était entré en politique dans les dernières années de la lutte des Indiens pour s'affranchir du joug britannique. Issu d'une famille musulmane de la classe moyenne rurale du Bengale, il fut d'abord enthousiasmé par la création du Pakistan, un Etat séparé qui serait le refuge des musulmans de l'Inde libérée des Anglais. Mais il devait déchanter dés le lendemain de la création du nouvel Etat, le 14 aoùt 1947. L'imposition de l'ourdou comme langue officielle unique du Pakistan, alors que le Pakistan-Oriental d'expression bengalie représentait les deux tiers de la population totale du pays, constitua le premier acte d'une longue série d'agressions contre le peuple bengali. Dès lors, Sheikh Mujibur Rahman, avec son parti, la Ligue Awami, allait vouer sa vie k la cause d'un nationalisme bengali, d'abord linguistique et culturel, puis politique, administratif et économique. Ce long combat fut aussi un combat pour la démocratie, contre la dictature du général Ayub Khan, qui abattit sa répression sur le pays k partir de 1958. Son rôle de dirigeant de ce mouvement légaliste et non-violent devait valoir k Sheikh Mujibur Rahman le titre populaire de "Bangabandhu", l'"Ami du Bengale". Mais l'intransigeance des militaires et de la classe politique de la partie occidentale du pays, face à la victoire des partisans de Sheikh Mujibur Rahman dans les urnes, devait conduire à la sécession de la partie orientale du pays, en 1971, suivie d'une guerre pour la libération du Bengale. La victoire, favorisée par l'intervention militaire indienne en décembre 1971, aboutit à la naissance d'un nouveau pays sur la carte du monde : le Bangladesh. Sheikh Mujibur Rahman en fut le premier dirigeant, avant d'être assassiné lors d'un coup d'Etat, le 15 août 1975.

06/2021

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Poésie

Poèmes de prison

Iouli Daniel, né à Moscou en 1925, est le fils d'un auteur connu de pièces de théâtre et de nouvelles en yiddish. Envoyé au front en 1943, grièvement blessé, il devient professeur de littérature en province en 1951. En 1954, il rentre à Moscou et se consacre entièrement à la poésie. Ses nouvelles publiées en Occident sous le pseudonyme de Nicolas Arjak lui valent d'être arrêté, avec Siniavsky, en 1965. Les Poèmes de prison, son premier recueil de vers publiés, sont ceux qu'il écrivit entre le moment de son arrestation jusqu'à son départ dans un camp de travaux forcés. Iouli Daniel y parle de sa condition et de son malheur. Libéré en 1970, interdit de séjour à Moscou, Iouli Daniel est mort en 1988.

03/1973

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Littérature française

Sortie de Prison

Je suis née dans une prison particulière. La prison que mon père avait bâtie pour l'ensemble de notre famille. Dans cet vous partage, je vous partage les écrits de ma vie. Ce livre est une idée du courage, de la liberté et un soutien à chaque femme qui subi, qui encaisse, qui a peur, se tait et qui ne sait pas comment s'en sortir. La liberté ne porte pas le même sens pour chacun d'entre nous. Nous naissons tous libres et égaux, ce sont les circonstances de la vie qui nous différencient.

03/2021

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Divers

Carnet de prison

Chronique de deux années et demie d'intervention en maison d'arrêt On m' avait prévenu, " soit tu ne tiens pas plus de deux heures, soit tu es fasciné. " Entré en prison pour donner des cours de dessin à des détenus, j' y suis resté deux ans ! " Mais qu' est-ce que tu fous ici ? " me demandent d' abord mes élèves. Etablir ma place puis la préserver va me demander une énergie considérable et une vigilance de chaque instant jusqu' au moment où, enfin, la confiance s' installe. Et là, les langues se délient... parfois même jusqu' à parler d' évasion ! Je m' étais préparé à découvrir un univers brutal et désolé, j' étais loin du compte. Cette expérience et ces rencontres sont au coeur de mon Carnet de prison .

03/2023

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Littérature étrangère

L'isle lettrée. Un roman de lettres

Dans ce roman épistolaire, Mark Dunn transporte le lecteur sur l'île imaginaire de Nollop, du nom de l'auteur du fameux pangramme : "Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume". L'île est un lieu idyllique, où les Nollopiens cultivent les arts et vouent une quasi-vénération à la langue. Or la chute d'une tuile (celle portant la lettre "Z") du monument funéraire qu'ils ont érigé en l'honneur de Nevin Nollop et de son illustre phrase entraîne une séquence d'événements qui menacent les fondements mêmes de l'Etat nollopien. Le Haut Conseil insulaire y voit une injonction à cesser toute utilisation de la lettre "Z" , puis de celles qui tour à tour tombent du monument, contraignant l'héroïne Ella Minnow Pea et sa famille, ainsi que tout le reste de la communauté, à vivre en état de siège linguistique. Les livres sont détruits. Les journaux arrêtent de publier. Les citoyens sont publiquement fouettés ou mis au pilori, leurs biens sont confisqués et leur vie ruinée, pour le simple fait d'avoir commis une ou plusieurs infractions. Avec l'aide de Nate Warren, un chercheur de Caroline du Sud, les habitants décident alors de se révolter contre le Conseil et de le renverser en créant un pangramme encore plus court et donc plus éblouissant que celui pour lequel Nollop fut élevé à un statut divin. Mais pourront-ils y arriver avant que le langage et la totalité de la société telle qu'ils la connaissent ne soient irrémédiablement perdus ? La réponse pourrait bien être dans ce texte étonnant qui évoque un exercice à la Perec dans une ambiance orwellienne !

05/2013

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Critique

Lettres de prison à Lucette Destouches et à Maître Mikkelsen. 1945-1947

Après avoir dormi pendant quelque quarante années dans les archives de son avocat danois, Maître Mikkelsen, puis dans celles de la fondation qui porte son nom, les lettres écrites de prison par Céline à sa femme et à son avocat voient enfin le jour grâce au travail de François Gibault et au soutien de Lucette Destouches et des Editions Gallimard. Ce sont autant d'émouvants documents écrits par Céline pendant les jours les plus sombres de son existence alors que, détenu au Danemark à la demande des autorités françaises, il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour trahison, crime alors passible de la peine de mort. Ces lettres, qui sont autant de cris lancés par un homme traqué, témoignent de sa fureur de vivre, de sa révolte face à l'injustice et de sa tendresse pour les seuls êtres qui lui restaient au monde, sa femme, Lucette Almansor, sans laquelle il n'aurait sans doute pas survécu, et leur chat Bébert, qui fut tout au long de ces années douloureuses leur affectueux et fidèle compagnon d'infortune. Ces lettres témoignent aussi du génie littéraire de Céline, par leur vaillance, leur poésie et leur drôlerie. Elles constituent, avec toutes les autres correspondances, déjà publiées ou à venir, une part importante de son oeuvre.

05/1998

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Etudes historiques

Lettres aux gens de Frotey. Lettre 2

Lettres aux gens de Frotey, par Auguste Guyard,... 1re [-7e] lettre... Date de l'édition originale : 1863-1865 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

10/2021

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Etudes historiques

Lettres aux gens de Frotey. Lettre 1

Lettres aux gens de Frotey, par Auguste Guyard,... 1re [-7e] lettre... Date de l'édition originale : 1863-1865 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF. HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande. Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables. Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique. Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

10/2021

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Littérature française (poches)

La prison

Combien de mois, d'années, faut-il pour faire d'un enfant un adolescent, d'un adolescent un homme ? A quel moment peut-on affirmer que cette mutation a eu lieu ? Il n'existe pas, comme pour les études, de proclamation solennelle, pas de distribution de prix, pas de diplôme. Alain Poitaud, à trente-deux ans, ne mit que quelques heures, peut-être quelques minutes, pour cesser d'être l'homme qu'il avait été jusqu'alors et pour en devenir un autre.

05/2013

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Poésie

Prison Slam

Ce livre est encore une immersion poétique, Qui nous plonge à l'intérieur d'un monde hermétique. Celui des sans voix, des prisonniers oubliés. De ceux que l'on pointe du doigt sans pardonner, Car le cœur de l'être humain ne sait plus donner. De ceux que certains choisissent comme modèle, Parce que leur destin leur a brûlé les ailes. Sans débordement et sans nourrir les clichés, Avec sincérité et authenticité, Verbal Sarrazin parle au milieu carcéral, Comme on oublie l'amour de façon viscérale. Son art prend tout son sens au service du social. De ses textes nés entre le bien et le mal, Des réflexions viendront peut-être se poser, Avant de répéter le pouvoir d'enfermer, Avec des lois systématiquement fermées. De nombreux écrits existent sur le sujet, Mais Prison Slam est unique dans son trajet. Intemporel et là pour durer des saisons, Cette oeuvre a sa place dans toutes les maisons. Issue d'une expérience professionnelle, Elle est aussi le fruit d'un parcours personnel...

09/2014

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Terreur

La prison

"Guetté de près par la dépression, Hugo, agent correctionnel, accepte un transfert dans un établissement à sécurité maximale se situant sur une île au milieu de l'océan. Désirant fuir sa triste réalité, son nouvel environnement ne lui accordera malheureusement pas le réconfort espéré. Il devra faire face non seulement au personnel inhospitalier, mais également à des prisonniers tous plus terrifiants les uns que les autres. Un étrange sous-sol dont l'accès lui est refusé ainsi qu'une voix ensorcelante pousseront Hugo à franchir les limites de l'interdit. A la suite d'une rencontre troublante, il sera contre son gré témoin de scènes aussi horribles qu'insupportables. Sera-t-il en mesure de se sortir de cette aventure sain d'esprit ? Trouvera-t-il les réponses à ses questions ? Le mystère qui plane sur cette île maléfique sera-t-il mis à jour ? Aux extrêmes limites de la folie, Hugo tentera de ne pas perdre la raison. Mais à quel prix ? "

09/2021