#Polar

Mutualisation du crime

Jean-Marc Pitte

Quand la vengeance vient des personnes disparues...
Lors d'une enquête à Budapest, sur Imre Bajdel, un homme soupçonné d'ignobles trafics. Bajdel, meurt devant les yeux de Cedric dans un bain public. Il voit une femme qu'il reconnait, il peine à y croire...
Cette femme il a écrit sur elle il y a 14 ans. Elle fait partie des victimes de l'attentat du 11 septembre...
Quand la vengeance vient des personnes disparues...
Otis est journaliste. Célibataire depuis que Claire, la femme qu'il aimait, a été violée et assassinée il y a quelques années.
Lors d'une enquête à Budapest sur Imre Bajdel, un homme soupçonné d'ignobles trafics. Otis voit ce dernier mourir devant ses yeux. Sur la scène du crime il apperçoit une femme qu'il reconnait. Il peine à y croire.
Cette femme, il a écrit sur elle il y a 14 ans. Elle fait partie des victimes de l'attentat du 11 septembre.
Le journaliste va très vite découvrir l'existence d'une organisation, l'Hippocampe, ayant pour objectif d'implanter la loi du talion en mutualisant des crimes. Il sera lui-même tenté par ses membres... et s'il était possible de faire justice soi-même?

Par Jean-Marc Pitte
Chez French Pulp Editions

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Genre

Policiers

21/06/2018 18,00 €
Scannez le code barre 9791025103722
9791025103722
© Notice établie par ORB
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Préface

Déjà le titre, je fronce les sourcils… mais j’y vais, je me plonge dans les premières pages comme un gosse qui redoute les profondeurs mais qui veut voir ce qui se passe au fond des océans, et qui tête baissée entre les bras et les mains jointes façon prière, quitte le sol pour une exploration, une aventure…

Et je fus servi, style : royal au bar des Hemingway, Monfreid et autres voyageurs de l’écriture !

J’en étais même à me demander dès les premiers verres (oui oui, de ceux que l’on boit !) de sa prose si Jean-Marc n’avait pas avalé un machin du genre à faire de vous un double, un autre, un… sais pas, pas assez de mots moi, l’écriture, ce n’est pas mon truc !

Bref, son crime, ses personnages, ses décors, ses ambiances, ça m’a foutu un choc ! Je me suis demandé s’il n’avait pas pompé mon copain J. C. Rufin ou encore piqué un scénar chez Besson & Co… Va savoir ! Faut se méfier de tout le monde, même de ses potes !… Ouais… ; enfin… pardon, non là, mon Jean-Marc, si tu lis un jour ces lignes, te d’mande pardon, c’est moi qui délire mais comprends-moi aussi, tu as toujours été un des meilleurs reporters de ma connaissance, avec ta rigueur un poil chiante, avec ta provoc, et ton œil qui ne rate jamais un détail… D’ailleurs au fait j’y pense, vous qui hésitez à ouvrir ce bouquin, qu’avez-vous fait de ces vingt ans, oui oui, les vingt qui viennent de défiler ! ? Non, parce que lui, le JMP comme je dis souvent, le Jean-Marc Pitte, lui n’a rien oublié et tout retenu, tout ordonné dans sa tête brûlée !! Tu ne me crois pas (pardon, je dis « tu » facilement, c’est l’âge…) ?? Eh ben vas-y, lance-toi !! Tu vas découvrir, revisiter ton monde comme jamais l’occasion ne t’en a été donnée, tu vas joindre les deux hémisphères de ta terre si belle, si honnête, et tu vas te demander au bout du compte ce que tu as fait de pas trop mal pour protéger les enfants des enfants de ceux que tu aimes et admires ! Ben oui, c’est ça la vie et les romans, ça vous renvoie en pleine face que le vice, la violence, l’appât du gain et la soif de pouvoir sur la moindre cellule vivante, que tout est lié pour façonner ces êtres abjects… Que l’on rêve ne jamais avoir croisés ! Mais si c’était le cas, si ces horreurs étaient bien là, au bas de ton immeuble ou à l’autre bout du monde, si ton voisin était un monstre et ta voisine une tueuse… Je la connais la vie de mon JMP, je sais qu’il sait et que tout est vrai… ou presque ?

Nous sommes le 4 avril 2018, je suis en grève pour protester contre le licenciement de JMP par les RH de son journal… pas par ses pairs, non…

 

 

Laurent Bignolas

 

 

Chapitre 1

Otis-Budapest décembre 2015

C’est impossible. Ce ne peut être qu’une illusion, un mirage qui s’appuie sur la complicité des volutes de vapeur d’eau. Pourtant… ce visage… ce regard…

 

 

Je sors de ma torpeur, de ma rêverie. Les 38 °C de ce bassin des bains Széchenyi n’incitent pas à la suractivité. J’étais plongé depuis quelques minutes dans mes pensées que je laissais vagabonder. Le dos appuyé sur le rebord de la piscine, je posais mollement mon regard sur le décor xixe de ces bains en plein air, passant du dos d’une sculpturale beauté blonde aux chairs avachies d’un joueur d’échec septuagénaire. Je tuais le temps. Mon avion ne repart que dans cinq heures. J’ai décidé d’en profiter pour jouer un peu les touristes dans cette capitale hongroise, me plonger, au sens premier du terme, dans ce que Budapest a de plus séduisant.

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