Recherche

Jorge Luis Borges

Extraits

ActuaLitté

Critique littéraire

Jorge Luis Borges. Biographie littéraire

La légende de la vie de Jorge Luis Borges se résume à peu près ainsi : un obscur écrivain argentin, qui avait écrit quelques nouvelles laconiques sur des thèmes philosophiques, fut miraculeusement découvert par le monde littéraire français, et devint par la suite l'un des écrivains les plus admirés du XX ? siècle. Le professeur Monegal, ami de Borges depuis plus de trente ans, a réussi, comme nul autre ne pouvait le faire, à mettre en lumière les faits cachés sous cette légende que Borges a si habilement construite autour de lui-même. II en résulte un récit aussi passionnant qu'un des propres "contes policiers" de Borges. Monegal suit pas à pas l'évolution de Borges comme écrivain, depuis le temps où il était un enfant qu'on appelait Georgie, habitant dans un quartier inconnu de la banlieue de Buenos Aires, et apprenant l'anglais avant même l'espagnol, jusqu'aux années de gloire où il accumula les distinctions littéraires internationales. Avec beaucoup d'adresse, l'auteur met en relation l'existence personnelle de Borges et sa production littéraire, nous donnant ainsi une description fascinante du développement et de la maturité finale d'un génie créateur. Le professeur Carter Wheelock, de l'Université du Texas, a noté à propos de ce livre : "Seul Rodriguez Monegal pouvait écrire la biographie de Borges avec autant d'intuition et d'habileté, en reliant la vie et l'oeuvre de Borges d'une façon qui modifiera l'orientation de la critique borgésienne. Son livre constitue un événement et une révélation, il est indispensable au critique comme à tout lecteur sérieux de l'oeuvre de Borges" .

10/1983

ActuaLitté

Critique littéraire

Fictions de Jorge Luis Borges

Un essai Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'œuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Une iconographie Des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire.

01/1992

ActuaLitté

Poésie

Tombeau de Jorge Luis Borges. Suivi d'autres stèles

Ce recueil plein de qualités illustre bien un genre un peu particulier que l'on pourrait appeler "poésie critique" ; c'est-à-dire que l'éloge d'un autre poète (ici le plus souvent Borges) est fait par la mise en valeur de ses thèmes et de son "imagerie" personnelle dans le miroir non moins personnel que lui tend le poète-commentateur. Il y faut une connaissance de l'oeuvre du poète en question, une délicatesse de touche et une modestie qui ne manquent pas à Daniel Kay. En effet, tout ce qui fait le monde de l'illustre poète de Buenos Aires : le tigre, la rose, la théologie, le bandonéon, la bibliothèque, etc. se retrouvent ici transposés dans la langue vigoureuse et inventive de l'auteur. A ce tombeau, l'auteur a cru bon d'ajouter quelques stèles plus modestes : Georges Perros, Armand Robin, Victor Segalen et une très belle série de menhirs pour l'entourer et lui rendre hommage.

06/2021

ActuaLitté

Critique littéraire

Borges and Borges Illimited

Du corps comme bibliothèque infinie - le zoo - l'Empire des vagues - le bateau des morts Babel TV - Monsieur Tout Le Monde - le jardin aux herbes indéfinies - La Cité des ensommeillés La Chambre borgesienne - "Nuit et brouillard", Requiem - le cycle de la viande - Le meurtre de Jorge Luis Borges. - Ces 12 récits s'inscrivent dans le prolongement de La Bibliothèque de Babel de Borges, laquelle fonctionne sur la transparence, sur l'étagement de discours lisibles les uns au travers des autres. La Bibliothèque de Babel (texte-princeps de Borges et archétype de tout texte littéraire) se donne à lire au travers d'une série de variations, de lectures et de dérives. Infinie, La Bibliothèque de Babel contient tous les livres, toutes les critiques, interprétations et variations sur ces livres. Elle englobe à elle seule la totalité du cosmos et contient donc déja aussi, et par avance, ces douze récits. - Préface imaginaire d'Umberto Eco.

12/1993

ActuaLitté

Pléiades

Oeuvres complètes. Tome 1

"Je n'écris pas pour une minorité choisie, qui ne m'importe guère, ni pour cette entité platonique tellement adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois à aucune de ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour atténuer le cours du temps". Sans doute Borges considérait-il les lecteurs de la Pléiade comme des amis inconnus : il envisageait avec bonheur la perspective d'entrer dans cette "Bibliothèque". Non content d'autoriser cette édition, il a pris part à son élaboration jusqu'à l'extrême fin de sa vie : il a guidé le travail de traduction et d'annotation, en livrant avec générosité ses réflexions sur son oeuvre, et en indiquant quels textes oubliés il acceptait que l'on exhumât pour l'occasion. On parlerait volontiers d'édition définitive, si Borges n'avait écrit (dans sa préface à la traduction en vers espagnol du Cimetière marin de Valéry) que "l'idée de texte définitif ne relève que de la religion ou de la fatigue"...

04/2010

ActuaLitté

Critique littéraire

L'art de poésie

" Borges savait que tout, à la longue, se convertirait en mots, et qu'il n'avait jamais douté que son destin était la littérature. Aussi a-t-il provoqué de nombreuses gloses étonnantes ; mais il n'a pas proposé une approche plus claire, plus précise de son intime vision d'écrivain, de créateur, que dans ses conférences, ses improvisations sur une tribune - ses confidences. " Hector Bianciotti

04/2002

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Le livre des êtres imaginaires

" On emmène un enfant pour la première fois au jardin zoologique. Cet enfant pourrait être n'importe lequel d'entre nous, ou, inversement, nous avons été cet enfant et nous ne nous en souvenons pas. Dans ce jardin, dans ce terrible jardin, l'enfant voit des animaux vivants qu'il n'a jamais vus, il voit des jaguars, des vautours, des bisons, et, ce qui est plus étrange, des girafes. Il voit pour la première fois la multitude effrénée du royaume animal, et ce spectacle, qui pourrait l'alarmer ou l'horrifier, lui plaît. Cela lui plaît tellement qu'aller au jardin zoologique est un divertissement enfantin, ou peut le sembler. Comment expliquer ce fait commun et en même temps mystérieux ? (...) Passons, maintenant, du jardin zoologique de la réalité au jardin zoologique des mythologies, dont la faune n'est pas de lions mais de sphinx et de griffons et de centaures. (...) Flaubert a rassemblé, dans les dernières pages de la Tentation, tous les monstres médiévaux et classiques et il a essayé, nous disent ses commentateurs, d'en fabriquer ; le chiffre total n'est pas considérable et ils sont très peu nombreux ceux qui peuvent agir sur l'imagination des gens. Celui qui parcourra notre manuel constatera que la zoologie des songes est plus pauvre que la zoologie de Dieu.

04/2007

ActuaLitté

Littérature étrangère

Enquêtes

L'imagination et l'esprit critique sont chez Borges une seule et même chose, et le fantastique naît d'une réflexion aiguë sur le monde et les ouvrages de l'esprit. On reconnaît bien, dans ces Enquêtes, la même substance dont sont faites les célèbres nouvelles de Fictions, les mêmes thèmes sur lesquels l'auteur exerce sans fin son esprit : la multiplicité du monde, ses pièges et ses détours, l'irréalité du moi, l'inconsistance du temps, l'obscurité de l'être, les paradoxes de toutes sortes de l'univers. Mais on y trouve en outre une curiosité ouverte et multiple, une intuition parfois étonnamment concrète des êtres auxquels il s'intéresse. Les épisodes les plus divers de l'histoire des empires, des philosophies ou des littératures ne sont pas seulement un prétexte à de triomphantes, et déroutantes investigations. Il arrive que Borges, sans cesser d'être Borges, éclaire d'un jour profondément sympathique une époque, une civilisation ou un auteur. Les Enquêtes, notes et méditations suggérées à un esprit sans pareil par une lecture infiniment variée, se présentent pourtant à nous comme autant d'oeuvres, courtes et achevées. On y retrouve cet art allusif, cette grâce sobre et difficile qui sont le secret de Borges.

10/1986

ActuaLitté

Poches Littérature internation

L'auteur et autres textes. El hacedor édition bilingue

" C'est à l'autre, à Borges, que les choses arrivent. Moi, je marche dans Buenos Aires, je m'attarde peut-être machinalement, pour regarder la voûte d'un vestibule et la grille d'un patio. J'ai des nouvelles de Borges par la poste et je vois son nom proposé pour une chaire ou dans un dictionnaire biographique. [...] Il y a des années, j'ai essayé de me libérer de lui et j'ai passé des mythologies de banlieue aux jeux avec le temps et avec l'infini, mais maintenant ces jeux appartiennent à Borges et il faudra que j'imagine autre chose. De cette façon, ma vie est une fuite où je perds tout et où tout va à l'oubli ou à l'autre. Je ne sais pas lequel des deux écrit cette page. "

11/1982

ActuaLitté

Pléiades

Oeuvres complètes. Tome 2

"Je n'écris pas pour une minorité choisie, qui ne m'importe guère, ni pour cette entité platonique tellement adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois à aucune de ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour atténuer le cours du temps". Sans doute Borges considérait-il les lecteurs de la Pléiade comme des amis inconnus : il envisageait avec bonheur la perspective d'entrer dans cette "Bibliothèque". Non content d'autoriser cette édition, il a pris part à son élaboration jusqu'à l'extrême fin de sa vie : il a guidé le travail de traduction et d'annotation, en livrant avec générosité ses réflexions sur son oeuvre, et en indiquant quels textes oubliés il acceptait que l'on exhumât pour l'occasion. On parlerait volontiers d'édition définitive, si Borges n'avait écrit (dans sa préface à la traduction en vers espagnol du Cimetière marin de Valéry) que "l'idée de texte définitif ne relève que de la religion ou de la fatigue"...

04/2010

ActuaLitté

Musique, danse

Le tango. Quatre conférences

Au mois d'octobre 1965, Jorge Luis Borges donne quatre conférences sur l'histoire du tango devant un groupe d'admirateurs et d'amis réunis à Buenos Aires. L'un des invités enregistre secrètement les propos de l'écrivain, mais les bandes sonores s'égarent et ne sont retrouvées que quarante ans plus tard. En 2013, María Kodama, la veuve et ayant droit du grand auteur argentin, certifie l'authenticité des enregistrements et en autorise la transcription et la publication. Voilà en quelques lignes l'histoire rocambolesque de ce petit livre délicieux. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un texte littéraire conçu comme tel par Borges, la transcription des quatre conférences porte en elle toute la vitalité et la force de la prose borgésienne grâce à la richesse des anecdotes, des contes et des digressions s'immisçant tout au long d'une intervention qui semble soigneusement préparée. Chaque conférence nous offre l'occasion unique de redécouvrir un auteur qui, avec humour et poésie, n'hésite pas à réciter ni à chanter des tangos, tout en déployant son incroyable érudition sur la culture de Buenos Aires et sur la formation de l'Argentine moderne au début du XXe siècle. Comme on pourra le constater, le souvenir, le savoir et l'émotion vive se conjuguent souvent dans ses paroles et font de ce livre un ouvrage exceptionnel qui ravira, sans nul doute, les lecteurs de Borges, mais aussi tous les amateurs de tango et de bonne littérature.

10/2018

ActuaLitté

Poésie

Poèmes d'amour. Edition bilingue français-espagnol

"Presque tous les recueils de Borges contiennent au moins un poème d'amour. Cette flamme - obscure merveille -, qui n'allume en général que quelques lignes à la fin du poème peut passer inaperçue. Après le recensement de thèmes qui lui sont chers, il lève la voix brièvement comme s'il proférait une sentence. Le lecteur fait halte sur ces mots qui s'écrivent simplement, de manière douloureuse et à la fois heureuse. Le bonheur est-il douloureux ? Borges nous donne à comprendre que, déchiré et heureux, il souffre d'amour comme tous les hommes" Silvia Baron Supervielle.

03/2014

ActuaLitté

Littérature étrangère

La rose profonde. La monnaie de fer. Histoire de la nuit

Après Ouvre poétique (1970) et L'or des tigres (1976), ce volume de poèmes rassemble les trois recueils publiés par Borges en 1975, 1976 et 1977. Les labyrinthes et les épées, les miroirs, les jeux avec le temps qui passe et l'identité qui demeure, le culte des aînés et celui des anciennes littératures germaniques trouvent ici des variantes de plus en plus subtiles, que l'écrivain semble proposer comme la version épurée, définitive des thèmes qui lui sont chers depuis toujours. Si chacun des livres de Borges résume toutes ses préoccupations, aucun n'est aussi personnel que celui-ci. Il rappelle la fable que le poète écrivit jadis, et dont le héros entend dessiner le monde. Au fil des ans, il peuple ainsi une vaste surface d'images, de provinces, de royaumes, de montagnes, de golfes, de navires, d'îles, de poissons, de maisons, d'instruments, d'astres, de chevaux et de gens. Pour s'apercevoir, en fin de compte, que ce patient labyrinthe de formes n'est rien d'autre que son portrait...

09/1983

ActuaLitté

Poésie

L'or des tigres. L'autre, le même II Eloge de l'ombre Ferveur de buenos Aires

"Curieuse destinée que celle de l'écrivain, dit Borges dans l'une des préfaces qui scandent ce volume : à ses débuts il est baroque, vaniteusement baroque. Au bout de longues années il peut atteindre, si les astres sont favorables, non pas la simplicité, qui n'est rien, mais la complexité modeste et secrète". On ne saurait mieux dire et, de fait, le lecteur reconnaîtra dans ces poèmes, où la parabole succède à la confidence, et le vers blanc au sonnet, tous les thèmes essentiels de l'oeuvre de Borges, des miroirs aux labyrinthes et aux épées, du culte des aînés à la contradiction du temps qui passe et de l'identité qui demeure. Mais dépouillés et comme transfigurés par une voix en sourdine, et souvent pathétique, où tremblent les accents de la plus profonde intimité.

11/2005

ActuaLitté

Littérature étrangère

Discussion

Ce recueil de textes de jeunesse, disposés selon un ordre rigoureux, constitue un ensemble qui reflète déjà de façon presque intime la personnalité de J L Borges et donne les clés de son ouvre future, de ses mythes et de ses labyrinthes. Le lecteur passe d'un texte à l'autre sans s'apercevoir aussitôt que leur diversité n'est qu'apparente. Ils se rejoignent à un niveau caché, là même où s'élabore l'alchimie de la création : L'art narratif et la magie, Films, Une défense de la Cabale, La durée de l'Enfer, L'avant-dernière version de la réalité, L'autre Whitman sont autant de relais dans la vaste expérience culturelle de celui qu'on appellera le bibliothécaire de Babel. La présente édition de cet ouvrage a été augmentée de trois textes, dont un inédit en français (La poésie du gaucho). Elle constitue la version définitive telle que l'auteur l'a établie.

10/1986

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Le Sud et autres fictions

"Une balafre rancunière lui sillonnait le visage : arc gris cendré et presque parfait qui d'un côté lui flétrissait la tempe et de l'autre la pommette. Son vrai nom n'importe guère ; à Tacuarembo on l'appelait l'Anglais de la Colorada. Cardoso, le propriétaire de ces terres, ne voulait pas vendre ; j'ai entendu dire que l'Anglais avait eu recours à un argument imprévisible : il lui avait confié l'histoire secrète de sa cicatrice". Plongeant au coeur de la réalité mouvante, multiple, des êtres et des choses, Borges se joue de son lecteur pour mieux l'envoûter : un éblouissement.

01/2014

ActuaLitté

Poésie

La proximité de la mer. Une anthologie de 99 poèmes

Malgré une éclipse considérable de trente ans entre son troisième recueil - Cuaderno San Martin (1929) - et son quatrième - L'Auteur (1960) -, durant laquelle il a composé ses proses les plus mémorables, Borges n'a cessé, sinon (le publier, du moins d'écrire de la poésie. Peut-être parce que le poème relève pour lui d'une nécessité existentielle. S'il y a recours aux mêmes obsessions et paradoxes qui ont fait la célébrité de ses récits - labyrinthes, tigres et miroirs, jeux sur le temps, l'espace ou l'identité, mais aussi mythologie de faubourgs, de malfrats, de guitare et de couteaux qui est celle de la milonga et du tango, à laquelle il restera attaché toute sa vie -, c'est moins pour nous plonger et nous perdre dans leur fascinant vertige, que pour les interroger ou nous en communiquer mezza voce l'inquiétante familiarité. Dans ses poèmes, Borges médite et chante. Et ce croisement de pensée et d'émotion leur donne ce mélange très particulier de rigueur et d'abandon, d'emphase maîtrisée et de simplicité retorse qui fait leur tonalité singulière. Quelque chose qui hésite, entre le vers bien frappé et la confidence chuchotée, entre l'épique et l'élégiaque, entre le baroque et, nous dit Borges, " non pas la simplicité, qui n'est rien, mais la modeste et secrète complexité". Jacques Ancet

09/2010

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Fictions

"Des nombreux problèmes qui exercèrent la téméraire perspicacité de Lönnrot, aucun ne fut aussi étrange - aussi rigoureusement étrange, dirons-nous - que la série périodique de meurtres qui culminèrent dans la propriété de Triste-Le-Roy, parmi l'interminable odeur des eucalyptus. Il est vrai qu'Eric Lönnrot ne réussit pas à empêcher le dernier crime, mais il est indiscutable qu'il l'avait prévu. ". .

11/2018

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Anthologie personnelle

En 1961, après la publication de L'Auteur et autres textes, Jorge Luis Borges envisage de publier une anthologie personnelle de ses oeuvres, une sélection dans son " propre cosmos ". Le voici donc lecteur de l'auteur, selon un processus labyrinthique qui lui est cher, dans une nouvelle enquête, à la recherche du livre de ces livres. Cette anthologie personnelle rassemble une cinquantaine de courts textes et poèmes. De Fictions à L'Aleph, de L'Auteur à Autres inquisitions et à L'Autre, le même, Borges illustre, par ses choix, tous les thèmes de son oeuvre - l'espace des miroirs, le Moi révélé ou rêvé, le chaos du monde, la fascination du silence : " La salle s'est vidée. Il fera bientôt nuit, Et le livre muet poursuit ses longs voyages. Derrière lui restent les flots, les vents, les âges, Le jour, l'ombre - et ma vie, rêve qui s'enfuit. " (Jorge Luis Borges, " Arioste et les Arabes ", L'Auteur, 1960)

06/2016

ActuaLitté

Poésie

Oeuvre poétique (1925-1965)

La place de la poésie dans l'oeuvre de Borges est considérable par sa valeur et sa signification. A partir du moment où il est pratiquement devenu aveugle, Borges n'a plus guère composé qu'en vers. Le lecteur trouvera dans cette poésie tous les thèmes de la prose de Borges, mais profondément transfigurés : à la fois humanisés, stylisés et plus dépouillés. Et d'après le poète lui-même, la transposition française d'Ibarra donne à ces textes "une nouvelle vie lucide et mystérieuse tout ensemble".

05/2015

ActuaLitté

Espagnol apprentissage

Fictions : Ficciones

"Maître des splendides possibilités littéraires de la métaphysique considérée comme partie intégrante de l'univers fantastique, adepte pratiquant de l'élégante rigueur du genre policier, riche d'une culture polyphonique peu commune et d'une formidable intelligence sans failles, joueur dans l'âme, Borges, dans les contes de Fictions, invente des systèmes à plusieurs degrés, des mondes, des mondes de mondes, labyrinthes de labyrinthes, dans lesquels le réel le plus élémentaire et l'imaginaire le plus débridé se fondent au sein d'une harmonie recomposée qui impose au chaos un ordre découvert dans l'esthétique des miroirs". Jean Pierre Bernès.

09/2002

ActuaLitté

Critique littéraire

Cours de littérature anglaise

Je crois que la formule " lecture obligatoire " est un contresens ; la lecture ne doit pas être obligatoire. Parle-t-on de plaisir obligatoire ? A quoi bon ? Le plaisir n'est pas une obligation, c'est une quête. Bonheur obligatoire ! Le bonheur aussi est une quête. J'ai été professeur de littérature anglaise pendant vingt ans à la faculté de philosophie et de lettres de l'université de Buenos Aires. J'ai toujours donné ce conseil à mes étudiants : si un livre vous ennuie, abandonnez-le ; ne lisez pas un livre parce qu'il est fameux, ou moderne, ou ancien. Si un livre vous semble ennuyeux, laissez-le ; même si ce livre est le Paradis perdu - qui pour moi n'est pas ennuyeux - ou Don Quichotte - qui pour moi ne l'est pas davantage. Mais si un livre vous ennuie, ne le lisez pas ; c'est qu'il n'a pas été écrit pour vous. La lecture doit être une des formes du bonheur : voilà pourquoi je conseillerais aux possibles lecteurs de mon testament - que je n'ai d'ailleurs pas l'intention de rédiger - de lire beaucoup, de ne pas se laisser effrayer par la réputation des auteurs, de rechercher un bonheur personnel, un plaisir personnel. Il n'y a pas d'autre façon de lire. J. L. B.

05/2006

ActuaLitté

Pléiades

Borges, oeuvres complètes. Coffret en 2 volumes

Coffret de deux volumes vendus ensemble, réunissant des réimpressions récentes des premières éditions (2010)

04/2016

ActuaLitté

Espagnol apprentissage

L'Aleph et autres contes. Edition bilingue français-espagnol

"Je vis l'Aleph, sous tous les angles, je vis sur l'Aleph la terre, je vis mon visage et mes viscères, je vis ton visage, j'eus le vertige et je pleurai, car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural, dont les hommes usurpent le nom, mais qu'aucun homme n'a regardé : l'inconcevable univers". Trois contes tirés du célèbre recueil L'Aleph, dans lequel Borges livre une démonstration magistrale de son art, faisant de la symétrie fondamentale, presque vertigineuse, la clef de voûte de son oeuvre. Sa préoccupation essentielle : traiter des rapports du fini et de l'infini, de la mort et de l'immortalité, de la barbarie et de la civilisation... A la fois l'alpha et l'oméga.

06/2017

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Le rapport de Brodie

"En 1885 Kipling avait commencé, à Lahore, une série de brefs récits, écrits de façon simple, dont il allait faire un recueil en 1890. Beaucoup d'entre eux - In the House of Sudhoo, Beyond the Pale, The gate of the Hundred Sorrows - sont de laconiques chefs-d'oeuvre ; je me suis dit un jour que ce qu'avait imaginé et réussi un jeune homme de génie pouvait, sans outrecuidance, être imité par un homme au seuil de la vieillesse et qui a du métier. Cette pensée a eu pour résultat le présent volume que mes lecteurs jugeront". J. L. Borges.

08/2019

ActuaLitté

Poches Littérature internation

Le livre de sable

"Ce livre comporte treize nouvelles. Ce nombre est le fruit du hasard ou de la fatalité - ici les deux mots sont strictement synonymes - et n'a rien de magique. Si de tous ces écrits je ne devais en conserver qu'un seul, je crois que je conserverais Le congrès, qui est à la fois le plus autobiographique (celui qui fait le plus appel aux souvenirs) et le plus fantastique. J'ai voulu rester fidèle, dans ces exercices d'aveugle, à l'exemple de Wells, en conjuguant avec un style simple, parfois presque oral, un argument impossible. Le lecteur curieux peut ajouter les noms de Swift et d'Edgar Allan Poe. Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps". Jorge Luis Borges.

11/2018

ActuaLitté

Critique littéraire

Entretiens sur la poésie et la littérature

"Quand on pense à un poète, on pense à sa voix. On ne pense pas à des pages imprimées. On pense à des cadences particulières, à une façon de parler, à une façon de penser". C'est la voix de Borges qu'on entend ici, quand le poète prononça les Conférences Morgan en 1983, devant un parterre des meilleurs spécialistes de son oeuvre à Dickinson College en Pennsylvanie. Se prêtant au jeu de l'auteur soumis à ses critiques, évoquant l'oeuvre d'Emily Dickinson, qu'il admirait tant, ou bien encore les rapports qu'il entretint avec les littératures hispanique et nord-américaine, Jorge Luis Borges traitait longuement de l'échange.

03/1990

ActuaLitté

Critique littéraire

Livre de préfaces suivi de Essai d'autobiographie

Ce Livre de préfaces, dont les textes s'échelonnent de 1923 à 1974 - sauf pour quelques pages ultérieures qui enrichissent la présente édition -, se situe parallèlement aux Enquêtes dans l'œuvre de l'écrivain argentin. Car, ici, la préface n'est pas une manière de toast mais une forme latérale de la critique. On y trouve des études consacrées à Swedenborg ou à Shakespeare, à Whitman, Cervantès ou Gibbon, à James ou à Carlyle ; et Spinoza peut tout naturellement éclairer les vers d'un poète populaire argentin ou Kafka modifier l'univers de Melville ou les paradoxes de Zénon. L'Essai d'autobiographie qui complète ce volume fut écrit en anglais en 1970. Dans un style oral, Borges, peu enclin aux confidences, parle de ses ancêtres, de ses lectures innombrables, de ses voyages, de la bibliothèque de son père, qui fut son école et dont il lui arrivait de penser qu'il n'était jamais sorti...

01/1987

ActuaLitté

Poches Littérature internation

L'Aleph

L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie ; une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie. Roger Caillois Traduit de l'espagnol par Roger Caillois et René L.-F. Durand.

06/2006

ActuaLitté

Littérature étrangère

Les conjurés précédé de Le chiffre

"Nul ne s'étonnera si le premier des éléments, le feu, n'abonde guère dans le livre d'un homme qui a plus de quatre-vingts ans. A l'heure de sa mort, une reine dit qu'elle est air et feu ; je ressens, pour ma part, que je suis terre, terre lasse. Je continue, cependant, à écrire. Quelle autre chance me reste-t-il, quelle autre merveilleuse chance ? La fortune d'écrire ne se mesure pas aux vertus ou aux faiblesses de l'écriture. Toute oeuvre humaine est périssable, affirme Carlyle, mais son exécution ne l'est pas. [...] J'ai remarqué, au cours des ans, que la beauté, tout comme le bonheur, est chose fréquente. Pas un jour ne s'écoule sans que nous ne vivions, un instant, au paradis. Pas un poète, si médiocre soit-il, qui n'ait écrit le meilleur vers de la littérature, mais aussi les plus déplorables. La beauté n'est pas l'apanage de quelques noms illustres. Il serait bien surprenant que ce livre, où se retrouvent une quarantaine de compositions, ne renferme pas une seule ligne secrète, digne de t'accompagner jusqu'à la fin." Jorge Luis Borges.

03/1988