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James Joyce

Extraits

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Littérature étrangère

James & Nora. Portrait de Joyce en couple

Edna O'Brien n'a jamais caché que James Joyce lui avait ouvert les portes de la littérature. Vibrant hommage à un "mec funnominal" - mot emprunté à Joyce - et à son stupéfiant corps-à-corps avec le langue, James & Nora retrace la vie de l'artiste en couple, depuis sa rencontre à Dublin en juin 1904 avec une belle fille de la campagne originaire de Galway, Nora Barnacle, jusqu'à sa mort, en 1941. Leur fuite on Italie, la naissance de leurs enfants, leur misère matérielle, leur flamboyante vie sexuelle, et aussi leurs deux solitudes, Edna O'Brien les concentre en autant de fulgurants instantanés.

03/2021

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Critique littéraire

James Joyce et la création d'Ulysse

A Zurich, en 1918 et 1919, le peintre anglais Frank Budgen et l'écrivain irlandais James Joyce se rencontraient presque quotidiennement pour de longues conversations, soit au cours de promenades à travers les rues, soit devant un verre de vin dans quelques brasseries de la ville. L'objet le plus fréquent de leurs entretiens était cet Ulysse que Joyce écrivait alors et dont il communiquait au fur et à mesure des épisodes à son ami. Cette chronique d'une amitié fut élaborée du vivant de Joyce qui, maintes fois, suggéra à Budgen des précisions et des mises au point. Elle nous donne une image extrêmement vivante de l'auteur d'Ulysse, de la lente gestation de son oeuvre, de sa conception de l'art et de l'écriture. Budgen s'est aussi voulu le guide attentif et méthodique des lecteurs d'Ulysse. Il nous mène d'un épisode à l'autre à travers ce vaste continent. S'aidant de sa connaissance concrète de Joyce, il analyse de la façon la plus claire, la plus directe, une oeuvre qui est devenue un mythe mais dont peu de lecteurs ont vraiment exploré tous les aspects.

05/2004

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Poches Littérature internation

Giacomo Joyce

Depuis 1905, Joyce est à Trieste. Durant les premiers mois de l'année 1913, il fait de nouvelles tentatives afin de faire publier Dubliners tout en avançant dans l'écriture du Portrait et commençant Ulysse. Est-ce par lassitude de voir son premier livre refusé ou par peur de se voir vieillir — il a passé la trentaine —, toujours est-il que, malgré son lien avec Nora définitivement noué, il va s'amouracher d'une de ses élèves, Amalia Popper. Comme, jeune homme, il avait aimé en secret Mary Sheehy, il se prend d'adoration pour Amalia lui faisant une cour discrète, digne d'un collégien. Cela durera plusieurs mois et, surtout, cette expérience provoque l'écriture de Giacomo Joyce. Son manuscrit, conservé par Stanislaus, ne sera publié que de façon posthume par Richard Ellmann. Cet étrange poème en prose est des plus précieux ; il représente une étape majeure entre l'écriture du Portrait et celle d'Ulysse.

09/2018

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Anglais apprentissage

Lectures de A portrait of the Artist as a Young Man James Joyce

Roman de formation, autofiction, le Portrait de l'artiste jeune homme est une oeuvre clé du XXe siècle, et de la modernité en son ensemble. Deuxième par ordre chronologique des quatre monuments qu'a laissés Joyce, il a constitué une véritable révolution littéraire en mettant l'écriture elle-même au centre du processus de formation de l'artiste; l'écriture du Portrait en effet reproduit de façon mimétique l'évolution de son jeune héros, Stephen Dedalus. Portrait retouché, très ironique, de Joyce jeune par lui-même, le roman est à la fois un credo artistique et un manifeste politique. Etat des lieux d'une Irlande encore colonie britannique, ce portrait sans illusions est aussi celui d'une ville, Dublin, que Joyce qualifiait depuis Dubliners de " centre de la paralysie " et, au-delà, celui de la nation irlandaise tout entière à laquelle Joyce l'exilé volontaire voua toute sa vie un amour aussi ambivalent et douloureux qu'indéfectible. Comme le dit Stephen dans une de ses célèbres formules lapidaires: " Ireland is the old sow that eats her farrow ". Ces lectures, qui font le point sur les principaux enjeux littéraires, esthétiques et historiques du Portrait, ont pour ambition de faire découvrir - ou redécouvrir - aux étudiants anglicistes ce texte fondamental de notre culture contemporaine.

01/2010

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Photographie

Trois jours avec Joyce

"A cette époque, j'avais une vingtaine d'années et j'étudiais la sociologie et l'histoire de l'art. Pour payer mes études, j'avais commencé à faire des reportages photographiques et des portraits, grâce à un petit Leica que mon père m'avait offert quelques années plus tôt. Je ne me doutais pas, à ce moment-là, que la photographie deviendrait mon métier. Joyce arriva accompagné de sa femme Nora qui était fort belle. Il était grand et mince et déjà un peu voûté. Pourtant il n'avait que cinquante-trois ans. Il marchait en tâtonnant, sans doute parce qu'il voyait très mal. Je savais qu'il avait subi un grand nombre d'opérations pour sa vue. Il était élégamment vêtu d'un costume clair et portait un noeud papillon. Son front était haut et ses cheveux bruns très lisses, déjà grisonnants et clairsemés. Sa bouche aux lèvres extrêmement minces ressemblait à une fente dans son visage osseux. Le dîner se passa dans une atmosphère gaie et détendue. Le vin blanc suisse du Valais, le préféré de Joyce, y était peut-être pour quelque chose. En observant l'écrivain, je pensais à la possibilité de le photographier. ". . Gisèle Freund.

11/2006

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Littérature étrangère

La fille de Joyce

Paris, 1928. Lucia Joyce vient de se produire sur la scène avant-gardiste du théâtre des Champs-Elysées et les journaux ne parlent plus que d'elle. Ils voient dans cette danseuse de génie, autodidacte et pionnière de la danse contemporaine, un avenir brillant... prédisant même qu'elle fera oublier qu'elle est la fille de James Joyce. C'est sans compter sur la puissance dévastatrice de cette famille, dont chaque membre va laisser doucement Lucia s'enfoncer dans la folie. Zurich, 1934. Alors que sa vie est en lambeaux, Lucia est envoyée par son père chez le psychanalyste Carl Jung. Restée muette pendant des années, elle a décidé de parler. Avec une grande finesse, Annabel Abbs livre l'histoire terrifiante d'une femme et d'une artiste dont le talent a été annihilé par une société corsetée et conservatrice. Elle est ainsi devenue l'une de ces "artistes sans oeuvre ", comme Camille Claudel et tant d'autres femmes au début du xxe siècle.

05/2021

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Poches Littérature internation

L'élève de Joyce

Qu'ils arpentent une rue de Trieste ou un campus américain, qu'ils méditent dans une chapelle castillane ou dans le métro new-yorkais, les personnages de Drago Jancar voient soudain le sol s'ouvrir sous leurs pieds et restent penchés au-dessus de ce gouffre comme sur une énigme indéchiffrable. Dans le récit qui ouvre ce recueil, l'élève de Joyce débat ainsi avec son maître de Schopenhauer ou de Thomas d'Aquin, mais sa propre existence lui demeurera un mystère jusqu'à son dernier souffle... Ces dix nouvelles de l'écrivain slovène Drago Jancar, brillantes, cruelles, mettent en lumière le tragique, voire l'absurde, de notre existence, qu'il s'agisse de simples faits divers ou de la grande histoire.

08/2017

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Littérature étrangère

Brouillons d'un baiser. Premiers pas vers Finnegans Wake

"Avec la découverte récente de quelques pages de brouillons égarées, c'est le chaînon manquant entre Ulysse et Finnegans Wake qui a été mis au jour. Pour se relancer alors qu'il traversait une période d'incertitude, Joyce s'est mis à écrire de curieuses vignettes sur des thèmes irlandais. Ces petits textes, apparemment simplistes, sont les germes de ce qui deviendra le plus complexe des chefs-d'oeuvre du vingtième siècle. Nous publions ici pour la première fois, dans la langue originale et en traduction française, le coeur de cet ensemble qui s'organise autour de la légende de Tristan et Iseult et notamment du premier baiser des deux amants. Joyce s'efforce de décrire, dans une veine tantôt grotesque, tantôt lyrique, ce baiser, présenté aussi bien comme un événement cosmique que comme un flirt sordide. L'étreinte se déroule sous le regard libidineux de quatre voyeurs séniles, dont les divagations donneront le ton et fixeront le style de Finnegans Wake. Ces textes nous révèlent un aspect inattendu de la démarche créative de Joyce et offrent une voie d'accès à qui voudrait commencer à s'aventurer dans l'univers si intimidant de sa dernière oeuvre", Daniel Ferrer.

11/2014

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Littérature étrangère

Finnegans wake

Traduit pour la première fois dans sa version intégrale, Finnegans Wake, ouvre rebelle, s'exprime par épiphanies, telles que définies dans Ulysse - c'est-à-dire ces instants où les mots comme des photons reconstituent la figure d'interférence, visible seulement dans sa frange brillante. Pour certains, la révolution est à peine suffisante. Ils partent, hantent les asiles dont ils font une bibliothèque, habitent les prisons où flotte le feu de leurs rêves, créent un pseudo-langage qui n'est plus entendu mais reconnu de leurs seuls semblables. Errants jusqu'à l'inconsistance, telle la révolutionnaire russe Alexandra Kollontaï : «... Comme j'aimais Kuusa en septembre... l'odeur des pins et, comme des toiles d'araignées tendues entre eux, les nuages chargés de rosée, au matin.»Philippe Lavergne.

11/1982

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Littérature étrangère

Lettres

Ce troisième volume de la correspondance de Joyce, préparé par Richard Ellman, concerne la période de 1920 à 1939, où Joyce vécut à Paris. Grâce à Ezra Pound et à ses amis, Joyce fut aussitôt très entouré. On parla de traduire son oeuvre, de monter Exiles au théâtre : ainsi encouragé, Joyce s'acharna à terminer Ulysses et à le publier. Toutes les tentatives de publication en Angleterre ou aux Etats-Unis ayant échoué, c'est Sylvia Beach, propriétaire de la librairie Shakespeare and Company, rue de l'Odéon, qui offrit de le faire imprimer. C'est aussi à Paris, le 10 mars 1923, que Joyce commença la rédaction de Finnegans Wake. Ce livre devait allier l'affirmation de la vie, ce qui, pour Joyce, est le rôle prépondérant de la littérature, et le scepticisme envers les êtres humains, qu'il ressentait particulièrement. L'accueil réservé qui fut fait à ce livre affecta beaucoup l'écrivain. Pendant ce temps, Joyce souffrait de la formation de cataractes oculaires successives. Il subit dix opérations de 1923 à 1930. Ce volume réunit environ trois cents lettres adressées à Miss Shaw Weaver, Ezra Pound, Sylvia Beach, Samuel Beckett, Louis Gillet, Valery Larbaud, Jenny Serruys (Mrs. Bradley), Philippe Soupault, W.B. Yeats, Scott Fitzgerald...

10/1981

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Théâtre

Les exilés. Trois actes

Les Exilés ont paru en 1918. Cette pièce en trois actes, intensément dramatique, dont l'action se situe à Dublin en 1912, marque le passage entre les oeuvres de jeunesse de Joyce et celles de sa maturité. Le conflit intérieur qui déchire Berthe, son mari Richard et leur ami Robert, et cette sorte d'expérience de liberté totale que veulent se donner ces personnages, peuvent s'interpréter de diverses façons. A coup sûr, leur réalité vigoureuse, derrière leur dialogue en paroles de tous les jours, ces trois personnages et ceux qui les entourent cachent des symboles. Joyce a d'ailleurs donné la clé de sa pièce sur son manuscrit : "L'âme comme le corps peut bien avoir une virginité. Pour la femme de la céder, et pour l'homme de la prendre est l'acte d'amour. Amour (compris comme le désir du bien d'un autre) est en fait un phénomène si peu naturel qu'il ne peut guère se répéter, l'âme ne pouvant redevenir vierge et n'ayant pas suffisamment d'énergie pour se jeter de nouveau dans l'océan de l'âme d'un autre. C'est la conscience refoulée de cette incapacité et le manque d'énergie spirituelle qui expliquent la paralysie mentale de Berthe".

03/1950

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Littérature étrangère

Essais critiques

Ces textes très divers, écrits entre 1896 et 1937, sont présentés dans leur ordre chronologique. Ils complètent l'autobiographie romancée que Joyce passa sa vie à édifier. Faisant appel à des connaissances historiques, politiques, littéraires, philosophiques et religieuses, chaque exposé, essai, conférence, compte rendu de lecture, article de journal, lettre, poème, rassemblés ici pour la première fois, donne au lecteur une image non falsifiée de la pensée de Joyce. On découvre la source des idées de Stephen Dedalus ou de Léopold Bloom. Ce recueil d'essais facilite l'accès de ce labyrinthe savamment conçu qu'est toute l'ouvre de Joyce. A partir d'un devoir de collégien, «Il ne faut pas se fier aux apparences», écrit par Joyce à l'âge de quatorze ans, on assiste à la formation du sens critique de l'auteur, à la naissance de ses enthousiasmes. On découvre la passion qu'il met à analyser le théâtre d'Ibsen (on retrouve la fameuse conférence de Stephen Dedalus, «Le Théâtre et la Vie», dans son texte original, différent de la version romancée qu'en donne Stephen) ; son ennui et son intransigeance devant certains comptes rendus de lecture fastidieux ; son romantisme lorsqu'il parle de l'Irlande aux Italiens ; sa verve et son humour, enfin, dans ses poèmes satiriques.

04/1966

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Littérature étrangère

Gens de Dublin

Ceux qui venaient de recevoir, en lisant Ulysse, le choc de la révélation d'une ouvre géniale demeurèrent stupéfaits à la lecture de ces quinze nouvelles, si sages, si classiques, si claires. Ce n'était point encore " le flux de la conscience " mais l'exploration intérieure de thèmes et de personnages chers à Joyce, en un livre qui résume les stades de la vie individuelle et collective de la cité de Dublin : l'enfance, l'adolescence, la maturité et la vie publique. Joyce mit plus de sept ans (de 1907 à 1914) pour convaincre les censeurs anglais que les précisions sexuelles d'" Une rencontre " et des " Deux galants ", ou que l'hommage à Parnell dans " On se réunira le 6 octobre ", étaient des audaces légitimes, que contrebalancent d'ailleurs dans " Les Morts ", ou même dans un récit tout simple comme " Eveline ", la puissance transmutatrice du regard et le don vertigineux de soi, qui sont la marque du poète. Nul ne lira sans gratitude la préface de Valery Larbaud, chef-d'oeuvre de finesse et de lucidité prophétique.

02/1974

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Littérature étrangère

Lettres IV

Quatre volumes de lettres de James Joyce, le premier réuni par Stuart Gilbert, les autres par Richard Ellmann, révèlent le personnage de Joyce à diverses étapes de sa vie. Distant, froid, mais aussi bon fils, père aimant, époux exigeant mais fidèle (si l'on excepte deux tentatives d'aventures qui furent des échecs), on voit Joyce lutter âprement pour faire imprimer, publier, puis reconnaître son oeuvre ; il suit avec acharnement la ligne qu'il s'est tracée en dépit des critiques de ses proches, de l'incompréhension de ses contemporains, de la censure et de la quasi-cécité qui l'amena à subir de nombreuses et douloureuses interventions chirurgicales. Là se dévoile un admirable trait du caractère de Joyce : son courage, soutenu par un espoir indomptable et un humour qui lui fait accepter la pauvreté, les misères physiques, la maladie mentale de sa fille Lucia en minimisant, en dédramatisant tout avec un acharnement qui force le respect. Richard Ellman a introduit dans ce volume, avec une extrême compétence, un grand nombre de lettres adressées à Joyce par Yeats, George Moore, T.S. Eliot, etc. , ainsi que celles adressées par lui à Valery Larbaud, à Italo Svevo, à Ezra Pound, etc. Ce volume est précieux pour tous ceux qui reconnaissent, en James Joyce, un écrivain génial qui usa sa vie à percer les mystères de l'homme et du langage.

04/1986

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Poches Littérature internation

Un petit nuage. Et autres nouvelles

"Little Chandler accéléra l'allure. Pour la première fois de sa vie, il se sentait supérieur aux gens qu'il croisait. Pour la première fois son âme se révoltait contre l'inélégance de Capel Street, si morne. Aucun doute, si on voulait réussir, il fallait s'en aller. À Dublin, on ne pouvait rien faire". Dans le Dublin des années 1900, Joyce dévoile avec un sens aigu de l'observation, à travers ces cinq nouvelles au style limpide, les profonds remous qui agitent les existences en apparence les plus lisses.

05/2014

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Théâtre

Exils

Exils, seule pièce de Joyce qui ait survécu, recèle des trésors. Véritable laboratoire donnant accès au coeur de l'oeuvre, elle explore hardiment la cruauté et la jalousie des amants. jouant sur la structure du marivaudage classique - deux hommes et deux femmes se trouvent pris clans un quadrille où la tromperie le dispute à la franchise la plus crue -, elle interroge sans relâche la relation amoureuse. Annonçant le théâtre de Beckett et de Pinter, la pièce ne conclut jamais. Une vertigineuse spirale d'introspection et de questionnements de plus en plus angoissés amène à poser la question ultime : que veut dire se donner à quelqu'un ?

08/2012

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Poches Littérature internation

Lettres à Nora

On sait que Nora joua un rôle essentiel dans la création des grandes figures féminines de l’œuvre de Joyce : Gretta, Bertha, Molly, Anna Livia renvoient sans cesse en écho au mystère de la féminité, sur lequel il n’a cessé de s’interroger et dont Nora représentait pour lui le modèle vivant à travers ses infinis avatars.Les lettres de James Joyce à Nora se concentrent sur deux grandes périodes. 1904, d’abord ; l’année de leur rencontre : de juin à décembre 1904, une douzaine de lettres font une chronique passionnée et émouvante de la naissance d’une relation amoureuse, avec ses envolées romantiques, ses moments de doute et ses morsures de jalousie. L’autre moment fort de cette correspondance, ce sont les lettres qui vont d’août à décembre 1909. Joyce est à Dublin et Nora est restée à Trieste. Les conversations que Joyce va avoir avec ses anciens amis à Dublin vont rapidement semer en lui le doute sur la fidélité de Nora et donner naissance à une série de lettres qui, dans leur mélange de passion amoureuse, de jalousie, de franchise sexuelle et parfois d’obscénité, sont un extraordinaire document.

04/2012

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Poches Littérature internation

Portrait de l'artiste en jeune homme précédé de Portrait de l'artiste

C'est le premier succès achevé de Joyce, terminé vers 1914. Roman autobiographique, l'auteur y raconte son enfance et sa jeunesse à Dublin, son éducation chez les Jésuites, ses révoltes contre ces mondes clos, sa libération par la vocation artistique (d'où le titre). Le style va du réalisme brutal à la plus grande poésie, de l'ironie à l'émotion. Joyce y donne une clarté - ce sont deux ouvrages ultérieurs, Ulysse et Finnegans Wake, qui passent pour obscurs - sa vision du réel et de l'imaginaire. Ce roman de formation, document capital sur Joyce, est aussi un grand livre.

06/2009

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Poches Littérature internation

Dublinois

Après la publication en 1907 de poésies de jeunesse, James Joyce publie en 1914 un recueil de nouvelles commencé dès 1902. Il s'agit de Dublinois. Quelle surprise pour les lecteurs de découvrir ces quinze nouvelles, si sages, si classiques, si claires. Dans ce livre, Joyce décrit, avec un sens profond de l'observation, les moeurs de la bourgeoisie irlandaise, l'atmosphère trouble et le destin tragique de la société de l'époque. Les thèmes favoris de Joyce, l'enfance, l'adolescence, la maturité, la vie publique sont ici incarnés par divers types d'habitants de Dublin, " ce cher et malpropre Dublin " que Joyce aimait tant.

06/2010

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Littérature étrangère

Lettres. Tome 2

Depuis la publication, en 1957, du premier tome de la correspondance de James Joyce, réunie par Stuart Gilbert, un grand nombre de lettres ont été retrouvées à Trieste et ailleurs. Richard Ellmann, dont la magistrale biographie sur James Joyce fait autorité, les a groupées en deux tomes. Les lettres de Joyce adressées à ses parents, à son frère, à sa femme, à T.S. Eliot, Ezra Pound, Valery Larbaud, ainsi que les réponses de Yeats, George Moore, William Archer, T.S. Eliot, les photos de Joyce et de leurs amis permettent de suivre le grand écrivain au cours des diverses époques de sa vie.

02/1973

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Pléiades

Oeuvres. Tome 1

Légendaire par ses héros éponymes, l'ouvre de Joyce l'est encore par la manière dont elle a affirmé sa présence dans la littérature. Ouvre canonique, référence obligée de la critique, elle s'impose maintenant au lecteur moderne avec toute la force que souhaitait son auteur. Elle est, pour tous les hommes du vingtième siècle, ce qui doit être lu et relu : tel est bien le sens de son accès à la Bibliothèque de la Pléiade, accès qui fut agité pour la première fois, en vain, au moment où l'Irlande, elle, de légende, redevenait histoire. Il est cependant moins important de s'interroger sur une incompréhension passée que sur une méconnaissance aussi actuelle que générale : car il est peu d'ouvres qui aient aussi bien réussi à décourager son lecteur. Que se passe-t-il donc dans cet agencement de textes, qui leur confère cette insistance, faite de présence fabuleuse et d'inaltérable faculté de s'éluder ? C'est sans doute qu'ils participent à cette « restitution des lettres » qui est le propre de toutes les Renaissances. Peut-être ce dernier vocable prête-t-il à malentendus. Disons alors ceci : l'ouvre de Joyce culmine sur un livre, Finnegans Wake, auquel fut consacré la moitié de son existence d'écrivain. Plus explicitement encore que son prédécesseur Ulysse, il est placé sous le signe du Phoenix. Mais il est révélateur que ce Phoenix soit un parc, un champ, un lieu en définitive identifiable au livre lui-même. Tel est bien ce que Joyce n'a cessé de viser : la restitution des lettres au livre, à ce champ symbolique de l'homme qui n'existe que pour être donné à lire, et donner à relire.

05/2005

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Anglais apprentissage

Un cas douloureux ; Les morts. Edition bilingue français-anglais

Un cas douloureux : A Dublin, Mr Duffy mène une vie monotone, ennuyeuse jusqu’au jour où il rencontre Mrs Sinico. Entre eux, l’amitié s’installe, mais un jour Mrs Sinico lui prend audacieusement la main et la presse contre sa joue. Bouleversé, choqué, Duffy s’enfuit. Quatre ans plus tard, il apprend la mort accidentelle de la jeune femme alors qu’elle était ivre. Duffy se sent responsable. N’est-ce pas parce qu’il l’a repoussée qu’elle est devenue alcoolique ? Les morts : Chaque année, les soeurs Morkan donnent un bal. Un chanteur y interprète une ballade celtique très triste qui provoque une vive émotion chez Gretta, l'une des invités. Elle raconte alors à son mari Gabriel que, lorsqu’elle elle était jeune, un homme l’aima tant qu’il en mourut. Gabriel est profondément affecté par les révélations de sa femme...

02/2013

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Théâtre

James Joyce fuit... Lorsqu'un homme sait tout à coup quelque chose. Suivi de Les Bavardages sur la Muraille de Chine

Résumé de : James Joyce Fuit... Lorsqu'un Homme Sait Tout à Coup Quelque Chose. Ca commence par parler, acter sans sujet, par la perte d'identité... La fuite d'une révélation qui implose, laissant place à l'hallucination dans une ville aux façades de cinéma qui s'effondrent. Alors il renaît à travers l'amour d'une actrice, réinvente un monde, s'invente des noms de poètes, James Joyce, Henri Michaux, Antonin Artaud, Arthur Rimbaud, comme les fous qui s'appellent Napoléon. Résumé de : Les Bavardages sur la Muraille de Chine. Lors d'une promenade sur la Muraille de Chine comme sur le fil du rasoir, Buck Mulligan et Humpty Dumpty inventent en " chinois " un dialogue entre James Joyce et Lewis Caroll. Ils se répandent en bavardages pour tuer le temps ou pour retarder le moment de l'angoisse qui les disloque en une multitude de personnages pour une mise en pièces du théâtre.

12/2015

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Documentaires jeunesse

James Tissot

James Tissot est né à nantes et étudie à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il mène une carrière des deux côtés de la Manche. Il peint la vie de la fin xixe siècle : les mondaines, les enfants dans les jardins, les scènes d'intérieur, la mode à la japonaise avec charme et grande précision qui nous fascine. Entrez dans l'atmosphère irrésistible de la belle époque !

06/2020

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Musique, danse

James Brown

Voici l'histoire : un enfant, né dans une cabane, au cœur d'une forêt perdue, grandit dans la misère. Il ramasse du coton, cire les chaussures, commet à seize ans une attaque à main armée, et se fait ouvrir à trente, honoré et respecté, les portes de la Maison-Blanche. Il invente le funk, révolutionne la soul, dynamite le rhythm and blues et le gospel, traverse le XXe siècle avec sa voix brûlante et ses pas de danse élastiques, et vend des millions de disques dans le monde. Quand il meurt, un 25 décembre, sa dépouille, exposée au théâtre mythique de l'Apollo à New York, est saluée par des milliers de fans. Son nom : James Brown (1933-2006), alias The Godfather of Soul, alias Mr. Dynamite, alias The hardest working man in show business.

10/2007

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Cinéma

James Dean

"Un acteur doit interpréter la vie, et pour y parvenir, se livrer à toutes les expériences qu'elle lui offre. Mais il doit exiger plus que cette offre. Au cours de sa brève existence, l'acteur doit apprendre à s'éveiller à la vie, et dans ce combat il doit être un surhomme." James Dean (1931-1955) a connu la gloire en l'espace de trois films. Sorti au lendemain de l'accident de voiture qui lui coûta la vie, La Fureur de vivre mit en évidence le malaise de toute une génération. Cinquante ans plus tard, le phénomène d'identification avec un comédien qui voulut cautériser les plaies de son enfance en multipliant les signes de rébellion est toujours aussi vivace.

10/2005

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Psychologie, psychanalyse

Lacan, lecteur de Joyce. 2e édition revue et augmentée

Ce que Lacan chercha avec son titre Joyce le symptôme, James Joyce l'a réalisé par son art. Il fournit ainsi à Lacan l'exemple pour ainsi dire spontané, non analytique, qui apporte latéralement de l'eau au moulin de sa thèse d'une psychanalyse... réinventée, qui se passe du Père ; et surtout, un exemple qui montre ce qu'il faut bien appeler l'efficace du sujet, qui loin d'être seulement un effet du langage ou du discours comme il l'a d'abord développé, est aussi origine possible d'un dire constituant. Exemple sans prix dans notre époque de déploration des carences du discours et qui n'est pas resté sans suites. On trouvera dans cette édition augmentée certaines des élaborations postérieures par lesquelles Lacan amplifie les leçons qu'il a tirées de l'exemple Joyce : un autre narcissisme, outrepassant l'amour de soi, une conception renouvelée et généralisée du lien social et diverses perspectives nouvelles, notamment sur la littérature.

02/2019

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Critique littéraire

Littératures. Volume 1, Austen, Dickens, Flaubert, Stevenson, Proust, Kafka, Joyce

"La littérature n'est pas née le jour où un jeune garçon criant Au loup ! Au loup ! a jailli d'une vallée néanderthalienne, un grand loup gris sur ses talons : la littérature est née le jour où un jeune garçon a crié Au loup ! Au loup ! alors qu'il n'y avait aucun loup derrière lui. Que ce pauvre petit, victime de ses mensonges répétés, ait fini par se faire dévorer par un loup en chair et en os est ici relativement accessoire. Voici ce qui est important : c'est qu'entre le loup au coin d'un bois et le loup au coin d'une page, il y a comme un chatoyant maillon. Ce maillon, ce prisme, c'est l'art littéraire." V.N.

12/1983

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Littérature étrangère

James Miranda Barry

Dans l'aristocratie anglaise du XIXe siècle, une mère met en place un stratagème permettant à sa fille d'accéder à un statut social équivalent à celui des hommes. De son entrée à la faculté de médecine à l'âge de dix ans jusqu'à sa brillante carrière médicale et militaire, J. Miranda Barry entretiendra une relation troublante avec des hommes et des femmes, ne perdant jamais la reconnaissance qu'imposent sa science et ses talents de duelliste. Alice Jones, une jeune actrice qui joue des rôles d'hommes sur scène, sera son amante et son unique confidente. Ce roman, teinté de drame et d'ironie, raconte l'évolution d'un amour inavouable. Retraçant toute une vie, il pose la question des a priori et des rôles sexuels, interroge une identité ambiguë, et offre l'histoire passionnante d'une supercherie qui trompa tant les hommes que les codes sociaux. Ce n'est qu'à sa mort, en effet, que l'essentiel de son existence sera révélé.

01/2003

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Littérature française

James et Talia

Rue Lafayette, à Paris, au fond d'un jardin, s'élève un charmant hôtel particulier un peu décati que ses habitants nomment affectueusement la " Roulotte ". Annette Rahbani et son mari Maurice en sont les heureux propriétaires. Ils y accueillent quelques résidents farfelus : un retraité sans ressources, une actrice dont la carrière stagne, un jeune peintre amateur de poker, une Afghane sans papiers et un mystérieux Libanais qui paye sans rechigner un loyer conséquent. La dernière venue, une jeune Israélienne prénommée Talia, s'est installée là dans un but bien précis. Son arrivée va provoquer une cascade d'événements cocasses ou dramatiques. James, le chat de la maison, ne perd pas une miette de ces imbroglios qu'il raconte avec délectation. Béatrice Shalit nous livre ici une comédie sentimentale pleine d'humanité avec des personnages tous plus attachants les uns que les autres.

01/2020