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1915, le génocide des Arméniens

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Arménie

1915, le génocide des Arméniens

Les spécialistes Gérard Chaliand et Yves Ternon présentent une synthèse documentée et mise à jour sur le Génocide arménien de 1915. Un livre de référence, par deux des meilleurs spécialistes Reconnu après une longue lutte de procédure par la sous-commission des Droits de l'homme des Nations unies en 1986 et par le Conseil de l'Europe l'année suivante, et plus récemment par le président américain Joe Biden, le génocide des Arméniens (1915) est toujours nié par l'Etat turc. Cet ouvrage éclaire et met en perspective la déportation et les massacres en masse des populations arméniennes d'Anatolie exécutées durant la Première Guerre mondiale par le gouvernement jeune turc. Le cheminement qui a ramené l'attention sur ce génocide et sa reconnaissance par diverses instances internationales est également décrit et analysé. Enfin, Gérard Chaliand et Yves Témoin, en marge de leurs contributions respectives, ont rassemblé un choix de documents et d'archives allemandes, américaines et britanniques qui établissent les faits et décrivent l'assassinat d'une nation. Première édition : Complexe, 2006. Une postface inédite fait le point sur les avancées historiographiques et diplomatiques au cours des quinze dernières années.

04/2022

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Histoire internationale

1915 le génocide Arménien

La déportation et le massacre des Arméniens en 1915, la question de leur reconnaissance et les débats relatifs à l'effondrement de l'Empire ottoman, cette période de la Première Guerre mondiale où les terres impériales ont subi des attaques conjointes de la part des Alliés et de la Russie tsariste n'ont cessé d'agiter la Turquie depuis sa fondation. En 2005, des versions antinomiques de l'Histoire se font face lorsqu'un groupe d'intellectuels turcs se prononce pour la reconnaissance du génocide. Parmi eux, Hasan Cemal, petit-fils du dernier ministre de la Marine et gouverneur de Syrie en 1916-1918, Djemal Pacha (1872-1922), considéré comme l'un des instigateurs du génocide. Il a choisi de raconter ici son expérience individuelle et familiale. Ce livre, qui a fait grand bruit en Turquie, retrace aussi le parcours d'un homme de gauche qui, d'Erevan aux Etats-Unis en passant par la France, dans la diaspora arménienne, désire tendre la main et rendre hommage à son ami Hrant Dink, le journaliste à l'origine de ce processus, qui fut assassiné en 2007. Un essai essentiel dans une démarche inaugurée il y a dix ans et qui entend prendre en compte la part arménienne du peuple de Turquie.

03/2015

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Histoire internationale

Le génocide des Arméniens. Cent ans de recherche 1915-2015

Le génocide des Arméniens : Un siècle de recherche (1915-2015) est publié à l'occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du colloque international "Le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche". Il réunit les contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au Mémorial de la Shoah, à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et à la Bibliothèque nationale de France. Ce colloque introduit par le président de la République est organisé par le Conseil scientifique international pour l'étude du génocide des Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du centenaire 2015 et de nombreuses institutions savantes. Un siècle après le déclenchement à Constantinople, le 24 avril 1915, de l'extermination des Arméniens ottomans par l'Etat unioniste, la recherche internationale démontre par cette publication l'étendue de la connaissance scientifique sur le premier génocide contemporain. Cet ouvrage s'inscrit dans le mouvement des études sur les génocides, en plein développement en France comme dans le monde. Le centenaire de 1915 marque un tournant dans la résonance publique des savoirs scientifiques les plus élevés et l'affirmation d'une conscience internationale de prévention des génocides.

03/2015

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Arménie

Comprendre le génocide des arméniens. De 1915 à nos jours

1915. Les Arméniens, parfaitement intégrés à l'Empire ottoman, sont exterminés par les radicaux du gouvernement unioniste turc. Bilan : 1, 5 million de victimes arméniennes, sujets ottomans, persans et russes. Au printemps 1915, la population arménienne ottomane est victime d'un génocide - arrestations massives, déportations et massacres - planifié et exécuté par le parti au pouvoir à Istanbul, le Comité Union et Progrès. Longtemps contesté, le génocide des Arméniens ne fait plus aucun doute mais Ankara continue d'exercer des pressions pour empêcher sa reconnaissance officielle. Cent ans après, trois historiens ont uni leur force pour concevoir la première synthèse sur l'extermination d'un peuple qui fait entrer l'humanité dans l'âge des génocides.

01/2022

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Histoire internationale

Mémorial du génocide des Arméniens

Un siècle après le génocide arménien qui a fait 1,2 million de morts, l'Etat turc pratique toujours le négationnisme. Le Mémorial, fruit des recherches de deux spécialistes de la question, rassemble en un projet ambitieux la totalité des connaissances actuelles sous forme d'illustrations, de tableaux démographiques, de fac-similés de textes législatifs originaux et de discours officiels traduits et accompagnés des commentaires et analyses des auteurs. Il s'organise chronologiquement : " La genèse du processus et le contexte de guerre (juillet 1914 - mars 1915) " expose les événements politiques et militaires de la période, les choix législatifs (projet de réforme des provinces) et économiques (campagnes de boycott des entreprises grecques et arméniennes) constituant le creuset qui amènera les premiers massacres puis les premières déportations. " Le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman (avril 1915 - décembre 1916) " présente la carte générale des axes de déportation et celle des principaux sites d'extermination. Elles sont accompagnées de la description minutieuse, région par région, de la première phase du génocide puis d'un ensemble consacré aux camps de concentration et d'extermination : leur organisation (camps du chemin de fer de Bagdad, camp d'Alep, camp de l'Euphrate), les témoignages de survivants, les sauveteurs. " Après le génocide, éradication et conséquences (1971-1923) " décrit les ultimes massacres dans le Caucase et en Azerbaïdjan persan puis revient sur la fin de l'Empire Ottoman pour se terminer sur les débats, jugements et procès qui se déroulent du côté des bourreaux, la situation des rescapés, des orphelins et le sort des biens abandonnés du côté des victimes.

11/2014

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BD tout public

Varto. 1915, deux enfants dans la tourmente du génocide des Arméniens

Avril 1915. La Première Guerre mondiale fait rage. Un adolescent turc, Hassan, se voit confier par son père une périlleuse mission : accompagner en lieu sûr deux enfants arméniens, Maryam et Varto. Leur histoire a, de nos jours, des conséquences bouleversantes.

05/2017

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Historique

Une histoire du génocide des Arméniens

1915. Si la situation politique est tendue dans l'Empire Ottoman depuis de nombreuses années, les populations turques et arméniennes vivent dans une entente cordiale à Dendil, petit village de montagne où réside la famille Hagopian, composée des parents Arakel et Vartouhie, et des enfants Mikael et Anouche. Mais tandis que les puissances européennes s'étripent dans les tranchées, un plan d'extermination général des Arméniens est mis en place par le gouvernement ottoman. Arakel, comme tous les Arméniens du village, est faussement mobilisé pour participer à la guerre et sera fusillé par les Ottomans, tandis que Vartouhie et Anouche sont forcées de rejoindre les longues files de déportation à travers le désert. Mikael, condamné à vivre caché à Dendil, parviendra-t-il à retrouver sa famille ? En présentant le quotidien d'une famille arménienne brisée par les déportations, la bande dessinée nous plonge avec émotion dans l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle. Les pages documentaires, illustrées de photographies d'archives donnent à voir l'ampleur du massacre orchestré par les autorités ottomanes. Un album essentiel pour tout comprendre et entretenir la mémoire.

09/2022

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Histoire internationale

Le massacre des arméniens. Le meurtre d'une nation (1915-1916)

En pleine Première Guerre mondiale, entre avril 1915 et juillet 1916, se déroula le premier génocide du XXe siècle : sur ordre du gouvernement nationaliste jeune-turc, près de 1,5 million d'Arméniens de l'Empire ottoman furent exterminés. Dès novembre 1915, dans cet ouvrage pionnier, l'historien anglais Arnold J. Toynbee, l'une des grandes figures intellectuelles et humanistes du siècle passé, décryptait de façon synthétique les causes et les mécanismes du « meurtre d'une nation ». « Les déportations furent délibérément conduites avec une brutalité calculée pour provoquer un maximum de victimes en route, écrira-t-il en 1967 dans ses Mémoires. Là est le crime. Et l'étude que j'y consacrai laissa dans mon esprit une impression qui ne fut pas effacée par le génocide commis avec encore plus de sang-froid, et sur une plus grande échelle, pendant la Seconde Guerre mondiale par les Nazis. »

09/2012

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Arménie

Petite encyclopédie du génocide arménien

L'impossibilité d'épuiser un sujet d'histoire aussi imposant que le génocide des Arméniens devait-elle pour autant interdire d'aborder les thématiques essentielles sur lesquelles se sont penchés historiens, penseurs, artistes, juristes et autres qui s'intéressent forcément au fait qu'un peuple puisse se donner pour objectif d'en supprimer un autre ? Le titre seul de Petite encyclopédie du génocide arménien suffit à exprimer l'humilité mais aussi l'ambition qui auront présidé à la synthèse d'une abomination qui dépasse l'entendement. La conception d'une telle entreprise est née du constat que l'acharnement à effacer, parla dénégation, la disparition des Arméniens par un génocide risquait de provoquer une accélération de l'oubli sur un contentieux majeur de l'histoire du XXe siècle : une impunité doublée d'amnésie et de mensonge aura par la suite encouragé d'autres crimes de masse. L'onde de choc déclenchée par le génocide des Arméniens aura ouvert en cent ans un large spectre d'études et de réflexions dans tous les domaines du savoir. Le temps était venu d'en faire le bilan pour dégager l'ampleur d'une catastrophe qui aura affecté autant les esprits que les institutions et les relations internationales. Mais pour transmettre les données et les leçons d'un phénomène aussi monstrueux encore fallait-il en rendre la complexité abordable. Cette petite encyclopédie se décline sous forme de fiches thématiques, dont la fiabilité s'appuie sur un recours constant à des spécialistes de la question génocidaire et principalement de la Question arménienne. Il reste que l'objectif d'un projet aussi sensible ne saurait avoir plus secrète ambition que de contribuer à combattre les obscurantismes qui conduisent immanquablement l'humanité aux dérèglements extrêmes.

12/2021

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Histoire internationale

Détruire les Arméniens. Histoire d'un génocide

Dans cet ouvrage sont présentés les grands enjeux du génocide arménien, et plus largement de ce que le langage diplomatique a nommé la «question arménienne». Pour bien comprendre les racines du processus génocidaire, l’auteur remonte au début du règne du sultan Abdülhamid (1876-1909) et aux massacres de 1894-1896, qui provoquèrent la mort de plus de 100 000 Arméniens d’Anatolie sans réaction militaire de la part des Puissances européennes. Le régime constitutionnel qui succède en juillet 1908 à celui du sultan, sous la pression des officiers jeunes-turcs, est en théorie fondé sur l’égalité de tous les peuples de l’empire, mais il débouche très vite, dès avril 1909, sur les massacres de Cilicie durant lesquels plus de 20 000 Arméniens trouvèrent la mort. La montée des périls et des nationalismes qui touche également les élites ottomanes, notamment au cours des guerres balkaniques de 1912-1913, radicalise leurs positions idéologiques et incite les dirigeants jeunes-turcs à s’engager dans la guerre aux côtés de l’Allemagne pour se débarrasser de la tutelle des Puissances dans les affaires intérieures ottomanes. La destruction d’1,2 million d’Arméniens (sur 1,9 million) constitue un des aspects majeurs de cette politique d’émancipation, dans la mesure où ils sont considérés comme des agents infiltrés au service de puissances étrangères. Le processus génocidaire met ainsi en lumière l’aspect totalitaire de la politique jeune-turque, à la fois dans sa gestion de l’Etat et dans son projet de société devant aboutir à la naissance d’un «homme nouveau» turc par la destruction de toutes les populations non musulmanes d’Anatolie.

01/2015

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Arménie

Les Justes et gens de bien du génocide des Arméniens

Parmi les Justes et gens de bien qui prirent des risques majeurs pour sauver les Arméniens pendant le génocide de 1915, il y eut aussi bien des Occidentaux chrétiens ou juifs, que des Orientaux musulmans de diverses confessions. Malgré l'absence d'ordre de son ministère de tutelle le vice-amiral Louis Dartige du Fou net osa prendre les mesures nécessaires pour recueillir les Arméniens qui, retranchés dans la "Montagne de Moïse", avaient résisté pendant plus de quarante jours à une armée turque. Sauvetage des combattants arméniens du Musa Dagh. Témoignage du Pasteur Andreassian (2 sept. 1915) : C'était le Guichen, vaisseau français Pendant qu'on abaissait ne chaloupe, plusieurs de nos jeunes s'étaient élancés vers la mer, et bientôt ils nageaient dans la direction du beau navire qui semblait nous venir de Dieu. Avec des coeurs qui battaient fort, nous descendîmes sur la plage et le capitaine nous invita à lui envoyer une délégation pour rendre compte de notre situation. Il lança un télégramme sans fil à l'amiral et, peu après, le vaisseau Jeanne d'Arc apparaissait à l'horizon, suivi par d'autres navires de guerre français. L'amiral nous dit des paroles d'encouragement et ordonna que chaque membre de notre communauté Rit accueilli à bord des vaisseaux. Raymond H. Kévorkian, Yves T non, Mémorial du génocide des Arméniens, p 447-448. La région montagneuse du Dersim, à l'est de l'Anatolie, était peuplée de Kurdes, en grande partie de confession dévie - marquée par le mysticisme et le respect de la personne humaine - qui ne participèrent pas au génocide des Arméniens, protégèrent ceux-ci, mettant en péril leur propre sécurité, voire leur vie. La politique de turquification mise en oeuvre par Mustafa Kemal entraîna une révolte massive des Kurdes du Dersim (1936-1938), qui se termina par une répression qui fit des milliers de morts. Sauvetage d'Arméniens par des Kurdes du Dersim (un chef de village rassure une déportée sur le sort de sa soeur) : Vallahi, billahi [Jurer Dieu], elle est en sécurité et son honneur autant. J'ai emmené en même temps que les Simonian une centaine de familles dans le seul but de les sauver. Lorsque j'ai vu ta soeur, ta belle-soeur, Mme Anub, des dames si bien élevées. si raffinées. je les ai prises en pitié. Je .savais qu'elles étaient condamnées à périr dans des conditions horribles. Dès lors, j'ai formé le projet de les sauver, mais je n'arrivais pas à les convaincre de la pureté de mes intentions. Elles refusaient obstinément de me suivre. Elles ne cessaient de crier : ,, Nous mourrons s'il le Faux ; ; nais nous n'irons pas avec vous ". Alors, je leur ai envoyé mes Kurdes armés et une charrette pour les emmener de force. Maintenant elles ne savent comment me témoigner leur reconnaissance. Elles voient en moi leur sauveur. Raymond H. Kévorkian. Yves Ternon. Mémorial du génocide des Arméniens, p. 450.

05/2021

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Arménie

La malédiction. Le génocide des Arméniens dans la mémoire des Kurdes de Diyarbekir

On sait maintenant que les auteurs de violences sont assaillis de cauchemars et que leur mal-être se transmet de génération en génération. C'est la malédiction dont il est question ici, celle qui rôde en Turquie, encore et encore, depuis le génocide des Arméniens en 1915. Cet ouvrage dévoile et analyse la mémoire collective du génocide parmi les Kurdes de la région de Diyarbekir, dont les auteurs ont recueilli et analysé les témoignages. La "malédiction", selon l'un des interviewés, aurait été pour au moins un siècle le prix du crime originel. La déportation des Arméniens et le génocide ont été perpétrés au vu et au su de la population, et les Kurdes, marqués par les récits de leurs parents ou grands-parents (parfois arméniens), ont brisé le tabou du silence et du déni, bravant les mensonges de l'Histoire officielle de l'Etat turc. Le malaise les poursuit, et, d'une manière ou d'une autre, le génocide fait partie de leur vie. Comme le dit l'écrivain Zülküf Kisanak : "Tu prends conscience que tu as construit toute ta vie sur des mensonges. Tes joies, ton bonheur, tes peines, tes vêtements. Tu passes tes vingt-quatre heures avec des mensonges. Dans un coin de ton cerveau, une vérité continue de vivre, peut-être, mais elle n'arrive pas à se trouver une place dans la vie."

04/2021

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Histoire internationale

Qui s'en souviendra ? 1915 : le génocide assyro-chaldéo-syriaque

"En niant l'existence d'un génocide, en l'oubliant, on assassine les victimes une seconde fois" (Elie Wiesel). Au moment où l'on commémore le centenaire du génocide arménien, il est bon de ne pas oublier celui d'autres peuples chrétiens, notamment celui des Assyro-Chaldéens perpétré au même moment. 1er novembre 1914. L'Empire ottoman entre dans la Grande Guerre contre les Alliés. La Guerre Sainte est proclamée contre les chrétiens : entre avril 1915 et juillet 1916 plus de 1 200 000 Arméniens et 250 000 Assyro-Chaldéens seront massacrés. Ce premier génocide du XXe siècle, qui mit longtemps avant d'être reconnu par la communauté internationale, fit dire à Hitler en 1939 : "Qui se souvient aujourd'hui de l'extermination des Arméniens ?". On sait depuis quelle autre amnésie il avait déjà en vue. Ces massacres ont poussé les Assyro-Chaldéens à chercher refuge hors de leur région d'origine, notamment en Occident. Aujourd'hui, cette nation compte dans le monde environ un million et demi de personnes, dont une communauté de 80 000 en France. Premier ouvrage d'envergure consacré à la destinée d'un peuple jusque-là occultée par l'histoire, cette somme passionnante, racontée ici avec autant de souffle que de précisions, est le grand oeuvre du spécialiste en la matière, lui-même descendant d'une famille de rescapés du génocide. Il confère à son travail scientifique tout le poids et le prix d'un témoignage. Ce livre unique est illustré d'un cahier photo et de cartes.

10/2014

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Arménie

Paroles d'enfants arméniens. 1915-1922

Sonya Orfalian, réfugiée d'Arménie en Libye puis à Rome, s'est donné pour mission de recueillir, tout au long du siècle, les souvenirs des rescapés des massacres de masse des années 1915-1922, qu'ils ont vécus eux-mêmes quand ils étaient enfants. Ces "voix brisées", dit-elle, aucun micro, aucune caméra ne les a jamais données à entendre ou à voir. Des voix d'une autre époque, fragmentées, qui relatent chacune à leur manière des violences inouïes, des fuites rocambolesques, des survies miraculeuses. Un livre poignant et nécessaire. Ces témoignages sont encadrés par la présentation de Gérard Chaliand, la mise en contexte historique d'Yves Ternon et le parallèle avec la Shoah de Joël Kotek.

05/2021

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Histoire internationale

Arménie 1915 . Un génocide exemplaire

Quand ce livre parut pour la première fois en 1975, c'était aussi la première fois que le génocide subi par le peuple arménien en 1915 était relaté en français. Ce fait historique a pourtant encore bien du mal à trouver sa place dans l'histoire du XXe siècle, même si depuis quelques années un mouvement puissant l'a fait reconnaître de tous... à l'exception des auteurs du crime ! La République turque continue toujours en effet de nier la responsabilité de ses prédécesseurs jeunes turcs, au point d'avoir maintenu comme délit dans son code pénal - même révisé récemment pour faciliter son adhésion à l'Union européenne - le seul fait de nommer le génocide arménien. Aussi n'est-il pas indifférent que l'Année de l'Arménie en France ait accordé son label à la réédition d'un ouvrage précurseur sur ce génocide que la loi française a reconnu comme tel en 2001. C'était aussi l'occasion de revenir, par une réflexion historique et politique inédite, sur tous les développements de la question arménienne en France depuis les années soixante jusqu'à aujourd'hui.

10/2006

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Religion

A nos morts ignorés. Les musiciens et la grande guerre XV

Reynaldo Hahn A nos morts ignorés (1915) Rudi Stephan (1887-1915) Pantherlied / In Nachbars Garten / Am Abend / Abendlied Albert Roussel Light / A Farewell (1918) André Caplet La Croix douloureuse (1916) / Détresse (1918) Ivor Gurney In Flanders / Severn Meadows / All night under the moon (1917) Claude Debussy Berceuse héroïque (1914) Fernand Halphen (1872-1917) Le jour succombe Lili Boulanger (1893-1918) Dans l'immense tristesse (1918) Nadia Boulanger Soir d'hiver (1914-1915) Georges Antoine Wallonie (1917) Marches Oh what a lovely war (1917), Roses of Picardy (1916) Quelle diversité d'expression - littéraire et musicale - dans ces mélodies de la Grande Guerre : elles sont parfois détachées de toute actualité (Stephan, Halphen, Roussel) ; ou elles évoquent les événements tragiques, implicitement (Lili Boulanger) ou avec des tonalités diverses : nostalgique (Gurney, Antoine), mélancolique (Debussy), pathétique et révoltée même chez Caplet tandis que Reynaldo Hahn recherche l'apaisement.

11/2015

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Histoire internationale

Souvenirs des jours sombres. Le génocide arménien : un pasteur alsacien témoigne

En 1916 la Turquie est l'alliée de l'Empire allemand. Le pasteur alsacien Paul Berron, encore citoyen allemand, se trouve à Alep, en territoire ottoman. C'est là qu'il a vu et vécu ce qu'il évoque dans Souvenirs des jours sombres : les terribles persécutions dont le gouvernement turc a frappé tout un peuple. C'est un témoignage de première main sur le "génocide arménien". Si l'auteur dénonce la "politique d'extermination" mise en oeuvre par les autorités turques de l'époque, il refuse cependant de jeter l'opprobre sur tout un peuple, et tous les dirigeants turcs dans le même sac : tous n'étaient pas complices du crime. Par ses points de vue sur l'Orient musulman l'auteur peut nous apparaître comme un homme d'un autre âge : ce sont ceux d'un Européen et d'un missionnaire du début du XXe siècle, quand l'Europe était colonialiste.

07/2015

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Histoire internationale

Du génocide des arméniens à la Shoah. Typologie des massacres du XXe siècle

Unique publication de cette ampleur en langue française sur le sujet, cet ouvrage établit un pont entre le génocide des Arméniens (1915) et la Shoah (1939-1945). A travers les étapes et les spécificités de l'anéantissement des populations concernées, les principaux thèmes - approches comparatives, témoignages, histoire et mémoire, négationnisme et enseignement - sont traités dans une perspective pluridisciplinaire. Par la variété et la richesse des études rassemblées, ce livre propose un éclairage nouveau pour la compréhension du phénomène génocidaire, qui se retrouve au coeur de l'histoire du XXe siècle, débordant même sur le XXIe, et qui concerne toute l'humanité. Dirigé par les professeurs Gérard Dédéyan et Carol Iancu, cet ouvrage réunit des auteurs, enseignants et chercheurs représentants des universités et des institutions scientifiques et culturelles de dix pays différents. Du génocide des Arméniens à la Shoah apporte une contribution significative au soixante-dixième anniversaire de la libération d'Auschwitz et des autres camps nazis, et au centième anniversaire du génocide des Arméniens.

04/2015

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Histoire de France

Par-delà les ténèbres

L'épopée, dans un combat inégal, de l'humain contre la barbarie, Le récit de Mihran Michel Mavian, déporté, rescapé du "convoi des Tatoués", Emprisonné à Fresnes puis détenu au camp de Compiègne-Royallieu, il est envoyé à Auschwitz le 27 avril 1944. Miraculé, il est expédié à Buchenwald puis au camp d'extermination de Flossenbürg, L'importance qu'il donne dans le récit, aux rencontres dans les camps avec ses compatriotes arméniens, arrêtés en France ou officiers et soldats de l'armée soviétique, traités en tant que Russes avec une extrême cruauté, en fait un témoignage rare. Libéré par l'armée américaine en Avril 1945 pendant les marches de la mort, Mavian disait "Avril 1945, une deuxième naissance", il aurait pu parler de troisième naissance puisque, en 1915, à l'âge de 15 ans, il avait survécu au génocide des Arméniens. Le récit d'origine, écrit en arménien, publié en 1976, a été traduit par sa fille avec de nombreux temps de pause, nécessaires pour surmonter l'émotion accumulée au fil de ces pages de souffrance et d'horreur et de solidarité entre frères de captivité.

04/2010

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BD tout public

Putain de guerre ! Tome 1 : 1914-1915-1916

Du fond de nos tombes, on a compris qu'on était là pour un long moment. Les Alboches n'étaient pas décidés à rentrer chez eux et on était encore assez loin de Berlin. Pour Noël, la trêve a tourné en fraternisation, surtout entre les Anglais et les Allemands. Ca partait d'un bon sentiment. Quelques heures à s'échanger des clopes et des bonbons, avant de retourner chacun dans son trou pour recommencer à s'entretuer. Moi, tout ce que je comprenais, c'est qu'on s'installait dans la guerre.

11/2008

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Histoire internationale

La Turquie et le fantôme arménien. Sur les traces du génocide

Le premier génocide du XXe siècle reste impuni. La Turquie continue de nier les massacres de centaines de milliers d'Arméniens ottomans pendant la Première Guerre mondiale et s'efforce d'effacer les traces de ce crime. Présents en Turquie depuis bientôt une décennie, deux journalistes, Laure Marchand et Guillaume Perrier, ont mené une vaste enquête de terrain - une première - sur la mémoire du génocide dans la Turquie d'aujourd'hui. Ils ont retrouvé des survivants, des Arméniens convertis à l'islam pour être épargnés, des descendants de Justes turcs qui ont sauvé des Arméniens, des témoignages enfouis dans le silence, des traditions et des églises qui ont survécu à un siècle de déni et d'hostilité. D'Istanbul à la frontière irakienne, de la mer Noire à la Méditerranée, les deux auteurs ont rassemblé les preuves bien vivantes et si nombreuses du génocide. A deux ans du centenaire des massacres, ces récits, ces reportages et ces rencontres dessinent le portrait d'un pays malade de son négationnisme, hanté par ce passé qui ne passe pas. Même si des Turcs se battent courageusement contre l'idéologie officielle, à l'instar de Taner Akçam, qui préface ce livre. Enfin, La Turquie et le Fantôme arménien apportera également des éléments au débat en cours en France sur la pénalisation de la négation du génocide arménien : la loi votée en janvier 2012 a été invalidée par le Conseil constitutionnel et le président François Hollande a promis un nouveau texte.

03/2013

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Ouvrages généraux

La Turquie aux turcs

Ce livre explore avec rigueur les différentes modalités de la disparition des chrétiens d'Anatolie (1915-1924). De 1914 à 1924, des communautés chrétiennes de l'Empire ottoman ont été détruites. Ces chrétientés orientales, pour certaines nées des schismes du Ve siècle, s'étaient maintenues dans leur diversité pendant la période ottomane dans un empire multiethnique et pluriconfessionnel. Nestoriens, chaldéens (également appelés assyro-chaldéens), syriaques et Grecs, disparaissent, les uns au cours du génocide des Arméniens (avril 1915-décembre 1915) et jusqu'en 1918, les autres dans un contexte différent, comme les communautés grecques dont la destruction s'étend de 1914 à 1924. Le responsable de cette destruction est le nationalisme turc. Exprimé sous la forme d'un turquisme, voire d'un panturquisme et d'un pantouranisme chez les Jeunes Turcs du Comité Union et Progrès, ou d'un turquisme moins conquérant dans le mouvement kémaliste de 1919 à 1924, il obtient le même résultat : un nettoyage ethnique et religieux qui exclut les chrétiens d'une Turquie où les musulmans sont, dans l'esprit de ces idéologues, les seuls à même d'adhérer à un projet national turc. Ce livre explore avec rigueur les différentes modalités de la disparition des chrétiens d'Anatolie, à partir d'une abondante documentation complétée par la récente publication des Archives du Vatican.

05/2021

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Turquie

Talaat Pacha. L'autre fondateur de la Turquie moderne, architecte du génocide des Arméniens

Grand Vizir, homme de parti à la tête du Comité Union et Progrès, Talaat Pacha (1874-1921) a exercé un pouvoir considérable et s'est imposé comme le dirigeant de facto de l'Empire ottoman pendant la Grande Guerre. Hans-Lukas Kieser brosse ici magistralement son portrait, depuis son rôle dans la révolution jeune-turque de 1908 jusqu'à son exil dans l'Allemagne de Weimar en 1918 et son assassinat. Il explique comment Talaat s'est maintenu à la tête de l'Empire grâce à un puissant mélange d'impérialisme revisité, d'islam politique, de violence extrême et d'ultra ethno-nationalisme qu'il a contribué à forger et qui a affecté toutes les minorités non turques. Il examine précisément ce qui l'a conduit à organiser et faire exécuter un acte monstrueux, fondateur de la nation turque : le génocide des Arméniens. Replaçant cette histoire au coeur des événements mondiaux, pointant la complicité plus ou moins appuyée de ses voisins occidentaux, Hans-Lukas Kieser montre combien les actions cataclysmiques de Talaat et ses crimes, restés impunis, ont été déclencheurs de notre "? terrible XXe ? siècle ? ". Par sa conception de ce que devait être la nation, Talaat, avant Kemal Atatürk en 1923, a posé les fondations de la Turquie moderne. Il a continué à exercer une influence souterraine jusqu'à nos jours. Préface d'Antoine Garapon Traduction de l'allemand par Gari Ulubeyan

05/2023

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Sciences politiques

Le Mouvement National Arménien (1914-1923)

La « Question arménienne », venue tardivement dans la question d’Orient, fait son apparition officielle qu’en 1878, des suites de la guerre russo-turque. Demeurée jusque-là une affaire intérieure à l’Empire ottoman, elle entre, avec l’article 16 du traité préliminaire de San Stefano (3 mars 1878), dans l’arène des questions internationales. L’Europe, habituée depuis des siècles à ne voir dans les Arméniens qu’une communauté religieuse ou un peuple s’adonnant au commerce depuis Constantinople jusqu’en Europe ou aux Indes, découvre soudain le rattachement de ce peuple pour sa patrie séculaire. Les Arméniens, aussi, manifestaient des revendications similaires à celles des peuples chrétiens des Balkans qui tentaient, eux, depuis près d’un siècle, de secouer le joug conquérant.

10/2011

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Littérature française

Ma grand mère d'Arménie. Une histoire

Le livre d'Anny Romand présente la vie extraordinaire de sa grand'mère, jeune femme qui, emportée dans la tourmente du génocide des Arméniens, a noté pendant les années 1915-1917 et donc pendant qu'elle était en danger ce qu'elle voyait dans un carnet, avant d'échapper aux dangers et de rejoindre la France, avec son fils miraculeusement retrouvé. Quand elle a découvert ce carnet, elle a décidé de mettre en scène avec naïveté et vérité, la petite fille qu'elle était, face à une grand'mère bien aimée racontant le génocide.

01/2020

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Histoire internationale

Frère arménien, frère juif, frère tutsi. Les combats d'une vie

Jeune chirurgien, Yves Ternon se voit demander par la fédération de France du FLN d'opérer les blessés algériens de la guerre triangulaire que se livrent OAS, gaullistes et indépendantistes. Cette irruption tragique de l'Histoire dans son quotidien va déterminer son engagement pour la justice et les droits de l'homme, mais aussi sa volonté d'établir la vérité des faits. Dès 1965, il entame des recherches qui le conduisent à publier trois livres sur les crimes des médecins nazis. L'étude de la Shoah, par une série de hasards, l'amène à découvrir que les Arméniens de l'Empire ottoman, en 1915, furent eux aussi victimes d'un génocide oublié, auquel il s'intéresse au moment même où des voix s'élèvent contre sa négation par le gouvernement turc. Conduit sur près de quarante ans, son travail lui permettra de rapprocher les deux événements, mais aussi de proposer une définition juridique universelle de la notion de génocide. Celui des Tutsi au Rwanda, en 1994, viendra confirmer l'importance d'une telle approche comparée. A l'heure où la France commémore officiellement le génocide arménien, les mémoires d'Yves Ternon, guidé par les impératifs de liberté, d'égalité et de fraternité, sont un plaidoyer contre la haine raciale et le négationnisme.

04/2019

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Littérature française (poches)

Mémoire de ma mémoire

Longtemps, Gérard Chaliand a refusé de porter le poids du génocide arménien, dont les familles de ses grands-parents ont été victimes. C'est par bribes qu'il a écrit pendant vingt ans l'histoire de ce peuple qui faillit être anéanti entre 1915 et 1916. Avec une rigueur d'historien, il publie aujourd'hui la mémoire de sa mémoire, un récit du premier génocide du XXe siècle, de la fureur de la destruction et de l'ivresse des massacres.

10/2014

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Histoire internationale

Le rêve brisé des Arméniens

C'est dans la nuit du 23 au 24 avril 1915, à Constantinople, qu'eut lieu la première rafle d'Arméniens, annonçant la longue série de déportations, tueries et massacres qui vont durer plus de trois ans. 1 500 000 personnes y perdent la vie, soit deux tiers des Arméniens de l'Empire ottoman. Les autres fuient la fureur des soldats, constituant une diaspora importante en Europe, au Proche-Orient et en Amérique. Depuis un siècle, la Turquie nie toujours ce génocide. Mais que s'est-il passé exactement ? Comment en est-on arrivé là ? Pour saisir cette histoire dans toute son ampleur. Gaïdz Minassian a choisi de la raconter à travers les parcours des révolutionnaires arméniens, fascinés par le modèle français des Lumières et prêts à tout pour faire reconnaître leurs droits mais aussi défendre légalité entre les peuples. De leur mobilisation politique, encore pacifique, à la radicalisation armée, l'auteur retrace l'aventure de ces idéalistes grâce à leurs Mémoires ou journaux qui témoignent de leur vie clandestine, de leurs doutes et leurs espoirs perdus. Parmi eux, au premier rang, la figure charismatique de Christapor Mikaelian, le fondateur de la Fédération Révolutionnaire Arménienne (FRA) et chef de file du mouvement de libération nationale, hante ces pages... Quoi de mieux, quoi de plus vibrant que ces éclats de vie pour raconter cette histoire au souffle épique. Le dénouement - tragique - est à l'image du rêve brisé de ce peuple, partagé entre Orient et Occident et condamné à l'exil..

02/2015

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Histoire internationale

Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque

"Un acte honteux" : tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens qui, à partir de 1915, fit un million de victimes. Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes, clôt définitivement, à partir d'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires, le débat sur la principale question : celle de la responsabilité. Akçam montre de manière irréfutable, puisque ce sont les documents ottomans qui parlent, que, loin de n'être qu'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de "Jeunes-Turcs". Akçam, décortiquant non plus le point de vue des victimes mais celui des assassins, éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empire ottoman finissant à se transformer avec autant d'aisance en bourreaux. Enfin, il montre comment la Turquie, après avoir entrepris de premiers procès contre des exécuteurs, réussit avec l'arrivée au pouvoir de Kemal à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région, alors même que la République naissante recyclait dans son administration civile et militaire des acteurs de l'entreprise génocidaire. Aussi, aujourd'hui encore, malgré les mots mêmes de Kemal, les historiens turcs ne peuvent-ils travailler sereinement sur cet "acte honteux", la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites.

06/2012

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Romans historiques

Les 40 jours du Musa Dagh

En 1915, dans un climat alourdi par leurs revers dans le Caucase, les autorités turques procèdent à la liquidation des populations arméniennes. Dans l’ensemble de l’empire, les déportations de masse et les massacres s’organisent. C’est le début du premier génocide de l’histoire du XXe siècle. Au nord-ouest de la Syrie ottomane, des villageois arméniens refusent de se rendre et gagnent les hauteurs du Musa Dagh, la "montagne de Moïse", bien décidés à opposer aux Turcs une résistance farouche, jusqu’à la mort. Ils sont menés par Gabriel Bagradian, cet enfant du pays, expatrié, naguère vilipendé pour ses moeurs occidentales, mais qui, contre toute attente, refuse de fuir et choisit de lier son destin à celui du peuple de la montagne. Ecrit pendant la montée du nazisme, le roman, inspiré par un fait réel, connut un immense retentissement. Il ouvrait les yeux du monde sur le génocide arménien et établissait un lien entre ce dernier et l’idéologie nazie. Interdit par Hitler (à la demande des Turcs), détruit au cours d’autodafés, le livre continua de circuler sous le manteau dans tous les ghettos où les juifs s’identifiaient aux résistants arméniens.

02/2015