L’émerveillement ouvrirait ce qui est fermé. Souvent il passe par l’étonnement, la découverte. Sortir des sentiers battus, voilà un des grands moyens de l’éblouissement, ce dont sont capables les artistes. Parmi eux, les auteurs, grâce à leur style, leur propension à prendre le problème par un bout qui échappe à tout le monde, ou à leur trait de crayon.
Dans le cadre de ses missions d’aide à la publication, le Centre national du livre permet à de nombreux éditeurs de promouvoir une large diversité d’écrits. L’opportunité de proposer un panel thématique, en partenariat avec ActuaLitté, de cette pluralité d’œuvres, en puisant dans le fonds des ouvrages soutenus par le CNL.
La poésie, le roman, le livre jeunesse ou encore la bande dessinée : que de sources d’étonnement ou d’enchantement quand l’auteur ou l’autrice a réussi son coup. Assimiler des idées à « des drôles de bestioles », comme le fait Isabelle Simler armée de ses couleurs, ou le mot « Rage » avec la tendresse comme dans la poésie de Jérôme Bertin. Libérer les démons par ambition et par l’art du dessin, ou même faire pleurer les bonbons, comme Sandra Lillo.
Mais à côté des formes littéraires, l’essai et les textes scientifiques ne seraient-ils pas capables de charrier le songe. Joseph Tonda prouve le contraire avec son Afrodystopie, ou quand « l’imaginaire d’une chimère réelle éclaire la vie dans le rêve des abstractions et des choses ». Le philosophe, Georges Didi-Huberman, creuse de son côté pour retrouver la source de nos soulèvements.
Même la critique littéraire peut sortir des sentiers battus, comme avec Anne Simon et ses Essais de zoopoétique. Mais comme dirait Pascale Dietrich, faut pas trop rêver non plus... Crédits photo : Artem Beliaikin (Domaine public)
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InsoliteCNL – Qu’est ce qu’une idée ? Comment vient-elle, que fait-elle, où va-t-elle ? Ces questions, tout le monde se les pose un jour, mais comment y répondre, comment en rendre compte sans entrer dans d'obscures explications ?
Isabelle Simler prend ses crayons pour illustrer, à sa manière, et expliquer aux enfants les chemins que prennent nos pensées. En créant des analogies avec des animaux familiers, elle invente un univers où les idées vivent et évoluent sous nos yeux. Poisson d’argent, silhouette de gazelle élancée ou lièvre prêt à bondir, les idées s’échappent comme des anguilles, émergent comme des têtards, surgissent la nuit comme la biche puis se volatilisent dans la nature. Le narrateur/lecteur suit ainsi le fil de la pensée en train de se faire et décrit la naissance d’une idée.
Entre le monde intérieur et l’extérieur, l’idée se balade, joue, se perd et reparaît au moment où l’on s’y attend le moins. Elle connecte le narrateur à son environnement mais peut aussi l’emmener dans un univers fantaisiste et inventé. Elle est libre comme l’air.
08/2021
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InsoliteCNL – Une jeune joggeuse croisée dans le bassin minier du Pas-de-Calais a inspiré un roman et cette chanson de geste. Images, vers de 11 pieds, assonances et allitérations, mais rien d’épique dans le propos puisqu’on y découvre comment, pendant un mois, tous les jours nombres premiers, la narratrice est allée jusqu’au parc de la jeune athlète sur un vélo en fin de carrière, observant la vie des oiseaux d’eau, subissant la météo, variant ses pique-niques, se trouvant de nouveaux spots de pipi nature et chantant cajun. Ce road-trip...
04/2021
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