#Essais

On achève bien les jeunes

Bernard Spitz

Il y a dix ans, Bernard Spitz écrivait Le Papy Krach avec la conviction que notre pays était en train de sacrifier sa jeunesse. Qu'une France vieillissante s'installait dans le confort grâce à des prestations qu'elle n'avait plus les moyens d'assurer ; qu'on fermait aux jeunes l'accès au marché du travail, aux responsabilités publiques comme privées ; que l'éducation était sacrifiée. Bref, que les générations du baby-boom avaient organisé, avec la complicité d'une classe politique aussi conservatrice que timorée, le hold-up de leurs enfants et petits-enfants. Deux quinquennats plus tard, la situation est devenue critique. Les forces du déni et de la conservation se sont organisées pour que rien ne bouge : droit du travail rigide, système de formation ubuesque, politique du logement profitant aux prioritaires déjà installés. Avoir 20 ans n'a jamais été plus dur, sauf à pouvoir compter sur une famille aisée ou bien connectée. Rien d'étonnant dès lors à ce que les moins bien lotis quittent une France qui achève ses jeunes. En passant au crible nos choix collectifs en matière d'économie, d'emploi, de santé, ce nouveau livre montre que la jeunesse demeure l'éternelle variable d'ajustement de notre société, alors même qu'elle est notre seule planche de salut. C'est sur ce sujet, auquel sera consacré l'Université d'été du MEDEF fin août, que se jouera la prochaine élection présidentielle.

Par Bernard Spitz
Chez Grasset & Fasquelle

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Actualité et médias

02/09/2015 155 pages 15,90 €
Scannez le code barre 9782246858928
9782246858928
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