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La génération perdue. Des Américains à Paris, 1917-1939

Vincent Bouvet

Jusque dans les années 1950, Paris demeura la capitale culturelle du monde occidental. Elle exerça un attrait quasi magnétique sur des générations entières d'artistes et d'intellectuels. Beaucoup d'entre eux migrèrent vers la Ville Lumière pour une période plus ou moins longue. Durant l'entre-deux-guerres, les expatriés anglophones, américains pour la plupart, furent particulièrement nombreux, impressionnés par la beauté de la ville, subjugués par la prégnance de l'Histoire, séduits par les restaurants et les cafés, attirés par la vie nocturne. L'épicentre de la communauté se situait rive gauche, dans le quartier Montparnasse. Paris devint un terrain favorable pour que se révèlent des écrivains novateurs et controversés : Ernest Hemingway, puis Henry Miller. Une certaine "américanité" trouva ainsi sa source sur les bords de Seine et investit tous les arts : peinture, photographie, sculpture, architecture, danse, mode, etc. Durant ces deux décennies, 1920-1930, vécurent à Paris quelques-unes des autres figures littéraires américaines majeures comme Francis Scott Fitzgerald, John Dos Passos, William Carlos Williams, mais aussi les Britanniques James Joyce ou Samuel Beckett. Les femmes, dont Gertrude Stein ou Djuna Barnes, furent des actrices à part entière dans cette révolution du modernisme. A la citation "L'Amérique est mon pays et Paris est mon chez-moi" de Gertrude Stein pourrait répondre le refrain de la chanson "J'ai deux amours, mon pays et Paris" de Joséphine Baker. Ces deux adages résument ce que fut cette aventure singulière de la Génération perdue.

Par Vincent Bouvet
Chez Cohen&Cohen

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Genre

Critique littéraire

28/04/2016 284 pages 65,00 €
Scannez le code barre 9782367490199
9782367490199
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