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psychologie / psychotherapie

L'odeur du si bémol ; l'univers des hallucinations

Vous est-il déjà arrivé de voir quelque chose qui n’était pas vraiment là? De vous entendre appelé par votre nom dans une maison vide? D’avoir l’impression que quelqu’un vous suivait puis de vous retourner sans rien découvrir? La migraine peut faire voir des arcs-en-ciel chatoyants aussi bien que de minuscules personnages lilliputiens. La malvoyance ou la cécité peut paradoxalement finir par précipiter dans un monde visuel hallucinatoire. Une simple fièvre, ou même l’acte de se réveiller ou de s’endormir, peut faire halluciner des lumières colorées, des visages détaillés ou des ogres terrifiants. Les sujets endeuillés reçoivent parfois la « visite » réconfortante de l’être cher qui les a quittés. Procédant avec son élégance, sa curiosité et sa compassion habituelles, Oliver Sacks mêle ici les récits de ses patients à ses propres expériences des psychotropes pour tenter de répondre à plusieurs questions majeures: Les hallucinations reflètent-elles l’organisation et la structure de nos cerveaux? En quoi ont-elles influé sur le folklore et l’art de chaque culture? Et pourquoi la capacité d’halluciner potentiellement présente chez chacun d’entre nous constitue-t-elle une facette essentielle de la condition humaine? Oliver SacksMédecin, professeur de neurologie et de psychiatrie à la Columbia University (New York). Auteur de plusieurs best-sellers, notamment L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau (1988), et plus récemment, de Musicophilia (2009). Traduit de l'anglais par Christian Cler

01/2014

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autobiographies contemporaines anthologies/dico

Proust entre deux siècles

Marcel Proust a trente ans en 1901. Il meurt en 1922. C’est dire qu’il a plus vécu au XIXe qu’au XXe siècle. Son œuvre puise ses affinités esthétiques dans le siècle de Baudelaire, de Wagner et de Ruskin, mais lui échappe cependant. Comme elle échappe au XXe siècle. Sans doute ce partage n’a-t-il pas de sens en soi ; mais toute grande œuvre manque d’aplomb: les œuvres assurées passent de mode, celles qui deviennent classiques sont ambiguës. C’est parce que la Recherche du temps perdu est irréductible aux deux siècles, qu’elle continue de fasciner. Ce livre essaie de comprendre la puissance paradoxale du roman de Proust en le confrontant à quelques lieux communs fin de siècle: le débat entre les conceptions organique ou fragmentaire de l’œuvre d’art, la sexualité décadente, la science psychiatrique ou étymologique, l’idée de progrès en art, la naissance du mythe de l’avant-garde, etc. Comment Proust les a-t-il côtoyés et de quelle façon les a-t-il transformés? Par quels retours à d’autres siècles aussi? Deux ombres ne quittent jamais Proust: Racine et Baudelaire, dont les destins critiques se croisent étrangement avant 1900. On découvre alors la violence chez le dramaturge et le classicisme chez le poète maudit. Ils deviennent frères, et Proust entre deux siècles, c’est aussi Proust entre ces deux poètes. Antoine CompagnonProfesseur au Collège de France et à Columbia University, New York. A établi l’édition de Sodome et Gomorrhe dans la « Pléiade » (Gallimard, 1988).

03/2013

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