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geopolitique politique

La constitution de l'Europe

L'Union européenne est-elle désormais contre la démocratie? Avec l'épisode du référendum grec et l'effroi qui saisit tous les dirigeants de voir un peuple, auquel on avait imposé une cure problématique, entrer en résistance, la crise de la dette a révélé le déficit démocratique des institutions européennes. Jürgen Habermas nous alerte sur les risques que prend l'Europe à s'engager dans une voie 'postdémocratique' pour régler la question de la dette des pays de la zone euro. L'union monétaire européenne ne disposant pas d'un contrôle supranational à sa mesure, les dirigeants allemand et français veulent une collaboration intergouvernementale renforcée. Le Conseil européen doit s'employer à la mettre en place. Ce changement en apparence minimal devrait se traduire par une perte progressive de contrôle des Parlements nationaux sur les lois de finances ; cette réforme insidieuse asphyxierait petit à petit le poumon de la démocratie à l'échelle nationale, sans que cette perte soit compensée au niveau européen. Le processus grec ouvre-t-il le passage d'une Europe de gouvernement à une Europe de la 'gouvernance' – joli euphémisme pour désigner une forme dure de domination politique, qui ne repose que sur le fondement faiblement légitimé des traités internationaux? La 'démocratie d'un seul pays' n'est plus à même de se défendre contre les injonctions d'un capitalisme forcené, qui franchissent, elles, les frontières nationales. Il faut avancer vers et dans la constitution de l'Europe, pour que les peuples regagnent des latitudes d'action au niveau supranational, sans pour autant sacrifier la démocratie. La crise de l'Europe des gouvernements doit conduire à la constitution d'une Europe des peuples. Telle est la conviction de Jürgen Habermas dans ce petit traité de démocratie, vif, tonique et constructif.

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psychologie faits de societe, temoignages recents, actualite, biographies

Sais tu pourquoi je saute ? ; la voix intérieur d'un jeune autiste de 13 ans

« Quand Naoki explique Pourquoi je saute? c’est à se demander pourquoi le reste du monde, lui, ne saute pas du même élan du coeur » — Josef Schovanec Pour la première fois, un enfant atteint d’autisme sévère nous raconte l’autisme de l’intérieur. Il répond aux questions que les parents se posent: Pourquoi fuis-tu le contact visuel? Est-il vrai que tu détestes qu’on te touche? Pourquoi répètes-tu la même question sans arrêt? Pourquoi sautes-tu en tapant des mains?, etc. David Mitchell, l’un des meilleurs écrivains anglais de sa génération et père d’un enfant autiste, a découvert ce texte qui fut pour lui une révélation, une sorte de Scaphandre et le Papillon de l’autisme: « J’ai eu l’impression, pour la première fois, que notre fils nous racontait ce qui se passait dans sa tête. » Il a décidé de le traduire du japonais avec sa femme KA Yoshida: « Ce livre est bien plus qu’une somme d’informations, il apporte la preuve qu’il y a, emprisonné à l’intérieur du corps autistique, apparemment impuissant, un esprit aussi curieux, subtil et complexe que le vôtre, le mien, celui de n’importe qui. » Naoki a appris à communiquer grâce à une grille alphabétique. Il a écrit ce livre à 13 ans et l’a d’abord publié via Internet. Il a aujourd’hui 22 ans et communique toujours grâce à son clavier. Il vit à Kimitsu et tient un blog. Traduit de l’anglais par Daniel Roche

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litterature francaise romans nouvelles correspondance

Décembre m'a ciguë

La narratrice attend. Elle attend, elle redoute une nouvelle qu'on doit lui annoncer au téléphone. Une mort. Celle d'une grand-mère bien aimée. Elle se souvient, elle évoque des souvenirs d'enfance bien sûr, mais pas seulement. Elle se rappelle les histoires que lui racontait cette grand-mère lorsqu'elle était enfant. Elle se rappelle des moments, des gestes, des paroles, des sentiments. Elle souffre, elle a peur, et puis finalement le téléphone sonne, comme il était prévu. Chaque phrase de ce texte atteint un degré inouï d'intensité et de douleur, de colère contre l'inéluctable. On se dit que non, cela ne peut durer ainsi, à ce niveau tout un livre. Et pourtant si, Édith Azam arrive à fouiller suffisamment profondément en elle pour y trouver un gisement de souffrance qui semble inépuisable ainsi que les mots, toujours nouveaux, pour le traduire.

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enfants

Les humiliations de l'exil ; la pathologie de la honte chez les enfants migrants

« Francine Rosenbaum nous donne à travers les récits de son travail, élaboré depuis de nombreuses années, la certitude que nous ne pouvons agir avec les enfants et leurs familles qu’à partir de leurs attachements multiples à des langues, des lieux, des ancêtres, des manières de faire… Les différentes parties du livre sont largement illustrées de prises en charge très détaillées, dont les récits captivants illustrent les concepts théoriques tels que la construction d’un génogramme, technique qu’elle maîtrise avec brio. Parmi les concepts analysés, elle nous parle de multiculturalité dans l’exercice de son travail thérapeutique autour du langage et de la communication, en tant que « passeur de la pensée à la parole ». Son travail de thérapeute s’épanouit dans sa capacité à traduire les données malheureuses qui bloquent la situation en une nouvelle proposition qui est le résultat de ce singulier travail de tissage entre les hétérogènes. » Claude Mesmin

01/2010

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litterature nordique

La vie au ralenti

Mathea Martinsen, une veuve âgée de « presque cent ans", vit seule dans un petit appartement à Haugerud, une banlieue calme d’Oslo. Depuis le décès de son mari, Epsilon, elle sent l’approche de sa propre mort, et sa pente la vouerait facilement à l’effacement, au repli ou à la transparence, mais elle décide de surmonter sa phobie sociale afin de laisser quelques traces dans ce monde. Ses efforts de socialisation sont héroïques, drôles, et souvent ratés. Sa meilleure compagnie demeure en fin de compte les fantômes qui l’habitent, en particulier celle d’Epsilon, avec qui elle maintient un dialogue presque permanent, pour une belle histoire d’amour qui ne s’éteint pas. Un roman écrit à la première personne, où souvenirs et impressions se confondent dans un présent décloisonné et hanté par le passé, pour offrir le récit drôle et poignant de la vieillesse approchant de son terme. Kjersti Annesdatter Skomsvold est née en 1979 à Lutvann (Oslo). Jo fortere jeg går, jo mindre er jeg, publié en 2009 aux éditions Oktober, est son premier roman. Il a reçu le Prix Débutant Tarjei Vesaas en 2009, et s’est vu traduire dans une dizaine de langues. Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

01/2014

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litterature francaise romans regionaux

Les brûlés du Lubéron

Au XVIe siècle, l'épopée tragique et romanesque des vaudois, rattachés au protestantisme, pourchassés par les catholiques. Au moment où la France sort des rudesses du Moyen Age pour plonger dans les joliesses de la Renaissance, se préparent les massacres des guerres de Religion. Protestants avant l'heure, les vaudois du Luberon, vaudois parce qu'émules de Pierre Valdès, un négociant lyonnais qui, au XII e siècle, prônait la pauvreté et l'humilité de l'Eglise, seront les grandes victimes du siècle de Montaigne et La Boétie. Sibylle, jeune veuve du seigneur de Buoux, dans le Luberon, elle-même vaudoise, prend fait et cause pour les siens, pourchassés, torturés, violés, brûlés ou tués par Meynier d'Oppède, premier président du parlement d'Aix-en-Provence. Tout cela dans un silence des puissants qui frise la connivence si ce n'est l'assentiment. Sibylle se rend au Vatican pour tenter de convaincre le pape Paul III. Lequel n'est pas contre un peu plus de compassion mais ne fait rien. C'est surtout la jeune femme qui l'intéresse. Pas ces hérétiques qui ont le culot de traduire les Ecritures sacrées en occitan, c'est-à-dire dans la seule langue que les fidèles comprennent. Des hérétiques! Sibylle, dévouée à sa cause, va aussi rencontrer François 1 er, le roi de France. Vieillissant, celui-ci n'a d'intérêt que pour sa lutte contre l'empereur Charles Quint qui convoite la Provence, donc le Luberon! Et pendant ce temps, les villages de Gordes, Roussillon, Bonnieux, Ménerbes, Mérindol, Lourmarin sont mis à sac et détruits par le feu. Trois mille personnes sont exterminées, hommes, femmes, enfants, en cinq jours, sept cents envoyées aux galères, les cultures détruites et les troupeaux décimés.

06/2013

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