Recherche

scènes livres lecture

Extraits

ActuaLitté

Albums

Le Petit Chaperon rouge

"Il était une fois une petite fille, la plus jolie que l'on eût su voir. Sa mère en était folle, sa mère-grand plus folle encore." 

Xavier Deneux revisite le conte traditionnel du Petit Chaperon rouge et nous propose cet album à la démarche artistique étonnante et audacieuse. Dans un savant jeu graphique, qui mêle illustrations, photos et ombres chinoises, il met en scène l'histoire de la fillette de manière très moderne. Les personnages, les lieux et les éléments de décor sont stylisés et représentés symboliquement. Ainsi, le Petit Chaperon rouge est une petite main d'enfant facétieuse et innocente, le loup une ombre chinoise sombre et inquiétante, etc. Cette lecture simplifiée est accessible aux plus petits. 

Dans son adaptation, Xavier Deneux s'amuse à croiser les genres : théâtre d'ombres, jeu de mimes et art photographique. Et multiplie les hommages. Tout d'abord à Charles Perrault, que l'on retrouve dans le texte court et rythmé. Puis dans le traitement graphique fort, qui rappelle le travail de l'affichiste polonais Roman Cieslewicz. 

Un bel album grand format, pour faire découvrir (ou redécouvrir) ce conte aux enfants et aux plus grands ! 


 Dans la liste des cadeaux de Noël des livres jeunesse Milan

10/2020

ActuaLitté

Non classé

Portulans

Almagestes se rapportait essentiellement au Langage. Portulans concerne la Subjectivité - mieux vaudrait dire les figurations romanesques de cette construction idéologique particulière que depuis deux ou trois siècles on appelle: sujet, personne, individu, conscience, et au dépérissement de laquelle nous avons le bonheur ambigu d'assister. Ce qu'Almagestes tentait au niveau des structures élémentaires de l'expression romanesque (styles, codes, syntaxes... ), Portulans l'entreprend donc, d'une manière infiniment plus classique, au niveau des "grandes formes": description, narration, chronologie, personnages, scènes, etc. C'est dire qu'à la différence d'Almagestes, Portulans est un roman. Cependant ce roman demeure critique, puisque aussi bien le point de vue de la subjectivité n'est pas, pour l'auteur, celui de la vérité. De là que Portulans enveloppe la possibilité d'une double lecture. On peut y voir un roman traditionnel, où sept personnages, peut-être huit, et peut-être neuf, tissent et défont, dans des aventures ordonnés, le réseau mobile de leurs rapports. Mais on peut considérer que ces personnages composent les diverses figures structurées d'une seule subjectivité, progressivement inscrite dans le mécanisme fatal qui les gouverne tous sans qu'ils le sachent, si même ils le pressentent: ainsi se trouve montré que le Sujet trouve son être inévitable dans un Jeu où ce qui s'atteste n'est que son manque. La lecture de Portulans se trouve être, de ce fait, inverse de celle d'Almagestes. Le premier livre dispersait des thèmes simples dans une prolifération culturelle délibérement hétérogène et retorse. L'idée de Portulans, c'est-à-dire la structure souterraine qui en est le sujet véritable, n'est guère simple. Mais son évidence extérieure est celle d'un roman "d'autrefois", qu'il n'est pas interdit de lire pour le calme intérêt des histoires qu'il raconte, des personnages qu'il invente et des lieux qu'il décrit.

10/1967

ActuaLitté

lettres et linguistique critiques et essais

Naissance littéraire du fascisme

Fin 1897, l’innocence du capitaine Dreyfus éclate au grand jour. S’opère alors un étonnant chassé-croisé. Bernard Lazare, le premier à avoir réfuté publiquement la thèse d’un Dreyfus coupable, se retire de la scène médiatique. Alors que Maurice Barrès, jusqu’ici silencieux, s’engage dans le déni de l’évidence: l’injustice commise à l’égard du capitaine juif. Le livre d’Uri Eisenzweig se penche sur ce moment paradoxal. Il en propose une interprétation touchant aux positions de fond de ces deux penseurs majeurs du dreyfusisme et de l’antidreyfusisme. Marqués par une même sensibilité littéraire fin de siècle, tous deux rejettent le récit comme forme privilégiée du vrai. C’est ce rejet qui, après avoir guidé son effort pionnier de démystification, écarte l’anarchiste Lazare du combat centré sur l’effort de raconter la vérité – dont le « J’accuse! » de Zola est le modèle. En même temps, la fascination pour une vérité échappant au récit génère chez Barrès une imagination romanesque qui, transposée au domaine politique, annonce le fascisme: la conception de la Nation comme entité organique enracinée, fatalement menacée par toute altérité, tout récit. À cette vision du monde correspond un refus de l’universel, pour les valeurs communes, et un déterminisme racial pour l’identité des individus. Le livre se termine sur une lecture du superbe Journal d’une femme de chambre (1900) d’Octave Mirbeau. Inversant le rapport barrésien entre récit et vérité, ce roman est le premier à souligner que l’imaginaire fasciste naissant est indissociable d’un nouveau statut littéraire pour l’Autre – ici, le Juif, tel que le représente l’antisémitisme.

10/2013

ActuaLitté

histoire du 20Ème siecle a nos jours

1914, une guerre par accident

Ce livre fait froid dans le dos !rnPourquoi les hommes d'Etat européens, politiques et têtes couronnées, n¿ont-ils pas empêché la guerre monstrueuse de 1914, pourtant si souvent annoncée ? rnCertes, il existait parmi eux des hommes d'Etat à la forte stature, tels Churchill, Poincaré et Clemenceau. Mais il y avait aussi des empereurs et des princes consternants de frivolité, des politiciens à courte vue, susceptibles et égocentriques, des officiers bornés, n'envisageant les problèmes internationaux qu'à travers la logique militaire. Certains furent prisonniers de leurs obsessions ou de leurs propres limites. D¿autres se montrèrent paralysés par leur passivité ou leur prudence même. Tous, ou presque, péchèrent par l¿inconscience du péril.rnEn suivant les événements qui se sont succédé pendant trente-sept jours de crise, de l'attentat de Sarajevo aux déclarations de guerre, Georges Ayache nous plonge dans un drame effrayant. Il met en scène ses protagonistes et les ressuscite dans le secret des chancelleries diplomatiques et des antichambres du pouvoir. Il exhume leurs passions et leurs doutes, leurs arrière-pensées et leur logique. Il décrit enfin les coups de théâtre, les rebondissements et les affrontements dramatiques qui animèrent une spirale meurtrière sans précédent. De la lecture de ce livre, on sort épouvanté par les défaillances des gouvernants d'alors.

01/2012

Articles

ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté
ActuaLitté